dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Santé effondrée

«Quand on se regarde, on se désole. Quand on se compare, on se console.» -- Daniel Johnson

Lise Payette   25 juin 2010  Santé
Notre système de santé va-t-il s'effondrer? Probablement. On peut bien faire semblant de ne rien voir, mais il faut faire preuve d'un réel optimisme pour penser que les choses vont vraiment s'améliorer dans nos hôpitaux dans un avenir prévisible. C'est plutôt le contraire qui nous pend au bout du nez. Malgré les sommes d'argent fabuleuses investies durant les dernières années pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être, la «santé» est devenue un gouffre sans fond. Dur constat pour un problème qui ne semble pas avoir de solution évidente.

La consolation, si c'en est une, vient du fait que nous ne sommes pas les seuls touchés par cette prédiction. La France connaît aussi des problèmes énormes dans le domaine de la santé. J'ai pu visionner récemment une émission de Canal+ qui avait pour titre La Santé sous tension et qui aurait pu être tournée au Québec tellement on s'y retrouvait. En l'an 2000, l'Organisation mondiale de la santé avait choisi le système de santé français comme étant le meilleur au monde.

Dix ans plus tard, que reste-t-il de tout cela? Une immense déception. Le système français coûte de plus en plus cher et soigne de plus en plus mal. Les raisons qu'on donne pour expliquer le phénomène sont les mêmes qu'ici: le vieillissement de la population et le manque d'argent. Des régions de France sont sans médecins, comme ici. Partout, il y a des listes d'attente, les soignants sont gourmands et les médecins n'hésitent pas à demander à être payés sous la table, en comptant et en secret. Tout le monde a compris que si on est riche, ça va plus vite. La médecine à deux vitesses est bien installée et rien ne permet de dire que ça va changer.

Il y a, comme par hasard, beaucoup plus de médecins sur la Côte d'Azur qu'ailleurs en France: un médecin pour 250 habitants. Il n'y a rien là de surprenant.

Les autorités françaises regardent ailleurs pour voir comment d'autres pays s'en sortent. Ils envient le système suédois et même le système anglais où, dit-on, les médecins n'ont plus l'entière liberté de s'installer où bon leur semble, mais doivent répondre aux besoins de la population. J'imagine le débat que ça ferait ici. Quand on sait, en plus, que dans ces deux cas, le paiement à l'acte a été aboli et que les médecins sont salariés. Ceux qui lisent cette chronique se sont déjà étouffés, c'est sûr...

Ce qui m'a fait plaisir en voyant cette émission, c'est de constater que la télé peut encore dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. La santé va peut-être s'effondrer en France, mais la liberté de presse n'est pas trop menacée. Il est vrai que ce ne sont pas les émissions qui attirent les plus gros auditoires, mais elles existent et sur un sujet comme la santé qui finit par toucher tout le monde, l'émission a fait un bon succès.

Je me sentirais rassurée si je savais qu'ici aussi on regarde la vérité en face et qu'on cesse de nous servir de la bouillie pour les chats au lieu de la vraie information. Comment voulez-vous qu'on trouve les solutions si personne ne nous dit où est vraiment le problème?

Mobilisation des femmes

Elles s'appellent Marie-Laure, Françoise ou Mathilde. Elles n'ont pas 30 ans. Je les ai rencontrées dans des villes où on a encore le temps de discuter. Elles se remobilisent, car comme ici elles sentent — pour la première fois depuis 1975 et la loi Veil sur l'interruption de grossesse — que leurs gains sont menacés. Elles font partie de ces jeunes femmes qui ont cru, comme nous, que ce qui était gagné ne serait jamais remis en question. Grave erreur.

Par exemple, en France, beaucoup de femmes ont le sentiment de rencontrer de vraies difficultés quand il s'agit d'avortement. Le nombre de centres offrant l'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'a cessé de diminuer. L'Internet, où n'importe qui peut dire n'importe quoi, devient la ligne d'attaque privilégiée des opposants qui ont repris du service et qui s'en donnent à coeur joie dans les menaces aux candidates à l'IVG. Les promesses faites par les autorités de l'époque d'assurer une bonne information au sujet de la contraception n'ont pas été tenues, si bien que le nombre d'avortements, s'il n'a pas augmenté, n'a pas diminué non plus.

Simone Veil, maintenant à l'Académie française, pourrait choisir d'intervenir. Le fera-t-elle? Les jeunes femmes françaises, qui cherchent des appuis, seraient sans doute heureuses de la voir à leurs côtés..
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 juin 2010 01 h 25
    Un marché, c'est ce que devient de plus en plus la santé.
    Nous avons les politiciens qu'on mérite. Ils favorisent le marché comme des aveugles qui marchent à côté d'un précipice.

    Est-ce que l'État fait partie du marché ou si c'est le marché qui devrait faire partie de l'État? Le marché doit faire partie de l'État mais les politiciens favorisent le contraire. Il n'y a pas que le marché qui dot faire partie de l'État, un peu de socialisme aussi serait un bon remède pour contrôler les abus du marché.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Liliane - Abonnée
    25 juin 2010 06 h 54
    L'utilité de savoir
    Il fut un temps où la profession d'infirmière était une dévotion féminine préparée pour entrer en relation d'aide pour les gens atteints dans leur santé. Il y avait aussi le service d'assistance aux médecins, dès qu'il y en avait un dans les parages... fallait être là... entièrement à son service, qu'il fut adéquat ou pas...
    Aujourd'hui, les médecins ont envahi tous les niveaux du système, ils sont devenus nombreux et gestionnaires du système: conseillers, spécialistes du téléphone et des ficelles à tirer pour obtenir encore plus de pouvoirs au profit de leurs intérêts corporatifs...
    La vieillissement de la population ? il a le dos large pour expliquer les difficultés du réseau. Il sert de camouflage à bien des analyses tronquées. On a déjà dit qu'au prorata du nombre d'aînés, il n'y avait pas plus de consommation de services que pour les autres groupes d'âges... On savait que les élévations de coûts du système étaient dus davantage aux nouvelles technologies, aux coûts exorbitants des médicaments et aux profits de l'industrie pharmaceutique ( de 400% de profits par année en moyenne), aux exigences de la rémunération des médecins et de leurs avantages connexes. Maintenant, on peut ajouter une évidente augmentation de gestionnaires dans ce réseau.
    Il y a aussi la mentalité assez curieuse qui dit que les changements de structure seront garants de la qualité des soins et services à la population...
    Le système de santé est malade. Il a besoin de libération face à des producteurs assoiffés de profits.
    Ce sont les membres du personnel soignant qui tiennent ce système à bout de bras... ceux-là qui n'arrivent pas à maintenir leur pouvoir d'achat, d'une négociation à l'autre...
    Ce sont leurs appels au secours sans de véritables réponses qui finissent par épuiser. la population ne peut plus rien faire de plus... elle fait déjà plus que sa part. En plus, elle attend.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Dombrowski - Inscrite
    25 juin 2010 07 h 21
    DEVENEZ VÉGÉTALIENS, C'EST ÉCONOMIQUE
    Madame Payette,

    J'ai souffert de spasmes (je ne vous dirai pas où car il y en a qui se choque de lire le mot sur un site public) et de crampes pendant des années. J'ai consulté trois gastroentérologues, passé des examens et ai eu des prescriptions. Mon cas, me disait-on, était particulièrement grave.

    Il y a environ cinq ans je suis devenue végétarienne. Pas pour des raisons de santé, pas pour l'environnement, par respect et amour des personnes des autres espèces. Mes spasmes à cet endroit que l'on ne saurait dire ont graduellement disparu. Je pensais bien qu'il y avait un lien avec mon changement de régime alimentaire mais n'étant pas diététicienne je ne pouvais mettre le doigt dessus.

    Il y a quelques semaines j'ai lu un article mentionnant que 300 réactions enzymatiques étaient associées au magnésium. Or dans la courte liste des symptômes mentionnés figuraient les spasmes et les crampes (qui ont finalement disparu elles aussi). Voilà j'avais mis le doigt dessus. De plus on mentionnait l'insomnie (je n'avais pas de problèmes à m'endormir mais je me réveillais régulièrement au milieu de la nuit et pouvais prendre une ou deux heures à me rendormir); alors je me suis mise à prendre des suppléments et voilà que mon problème d'insomnie est disparu.

    Pourquoi les médecins consultés ne m'en avaient-ils jamais parlé? Trop compliqué? Pensez à l'argent épargné si j'avais reçu les bons conseils. Mais c'est vrai que la première fois que j'ai consulté, dans les années 80, je n'aurais peut-être pas été aussi réceptive.

    Ce n'est pas en ajoutant un ou deux choux de Bruxelles à notre steak que l'on va réussir à réduire les coûts liés à la santé. C'est en changeant de fond en comble nos habitudes alimentaires. La clé de voûte pour beaucoup de gens c'est de cesser de refouler leur amour des animaux non humains et de l'affirmer, et en pensant au bien qu'ils font il leur sera beaucoup plus facile de changer leurs habitudes al
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guillaume Baillargeon - Inscrit
    25 juin 2010 08 h 21
    @Jacques Morrissette
    Si le socialisme est si efficace, comment expliquez-vous que la plupart des régimes socialistes se sont effondrés ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Belanger - Abonné
    25 juin 2010 08 h 25
    La santé.
    Premièrement, je suis très heureux de vous lire, tous vos sujets sont traités avec rigueur.
    Pour revenir à la santé si nos gouvernements investissaient moins dans les dédoublements administratifs ainsi que les études et le béton qui graisse les petits amis des caisses électorales, il en resterait sûrement pour les travailleurs de la santé. Les administrateurs coupent par exemple des travailleurs dans l’entretien, les préposés et les infirmières auxiliaires, ce qui coûte le moins cher (bout de chandelle). Ensuite ça coûte une fortune en épidémies bactériennes comme la C-difficile. Nous devons établir nos priorités pour un avenir en santé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    25 juin 2010 08 h 30
    Étonnant d'une social-démocrate...
    Il est fort étonnant qu'une social-démocrate telle que vous Madame Payette renforce cette idée que les systèmes publiques de santé sont en déroute.

    Car à mon avis, les solutions sont nombreuses, en commençant par la création d'une société d'État produisant des médiacaments à bon marché.

    Mais, il n'y a pas que ça.

    Il y a le renforcement du système social ; la trop grande pauvreté engendrant d'énormes coûts de soins de santé.

    Il faudrait aussi donner le choix aux malades d'être soignés en médecine douce souvent beaucoup moins coûteuse et souvent plus efficace.

    Il y a aussi les médecins que l'on forme au Québec, mais de qui on exige aucune année de service au Québec.

    D'autre part, les entreprises ne contribuent plus qu'à 10% des revenus fiscaux de la province ; ce qui est nettement insuffisant, alors que c'est l'État qui forme et soigne leur employés.

    Vous voyez bien..!

    Les solutions sont là !

    Mais il faut voter pour des gens qui les proposent...

    Vous devriez en parler avec Amir...



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire

    3.1 Santé et services sociaux :
    http://www.quebecsolidaire.net/engagements_2008#Se


    .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 juin 2010 08 h 55
    Il existe aussi les médecines douces. (1)
    Les collèges de médecins (omnipraticiens et spécialistes) font beaucoup de lobbyisme auprès des gouvernements pour conserver leurs acquis et améliorer leurs positi9ns dans la société. Note santé est donc confinée à se faire soigner surtout par eux, en tenant compte que c'est le plus souvent d'eux dont nous entendons parler.

    Il existe cependant d'autres approches pour se faire soigner. En effet, on oublie souvent qu'il existe aussi des médecines douces. Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais je vais vous raconter la petite historie de quelqu'un qui a vécu une belle expérience en se faisant soigner par un naturopathe,

    C'est un homme qui travaille sur la construction. Il est conducteur de camion. L'an passé, très harassé par le travail, il a eu mal au dos. Il s'est fait soigner par un médecin traditionnel. Pour le soulager, ce médecin traditionnel lui a prescrits des médicaments antidouleur et une semaine de repos sans travailler. Certains disent qu'il y a une surconsommation d'antidouleur.

    Récemment, ce travailleur de la construction a eu les mêmes douleurs au dos. Des collègues de travail lui ont parlé des médecines douces. Ils lui ont conseillé d'aller voir un naturopathe pour se faire soigner. C'est ce qu'il a fait. Le naturopathe lui a demandé de prendre un bain chaud 20 minutes pendant 7 jours. Il lui a demandé le travail qu'il faisait. Il lui a conseillé de ne plus sauter de la cabine de son camion sur le sol, mais de prendre le temps de descendre les escaliers à cet effet.

    J'ai voulu donner un exemple type de quelqu'un qui s'est fait soigner par des médecines douces. Il en existe plusieurs pour toutes sortes de maux. Autre chose aussi, ces spécialistes vous font prendre conscience que vous avez des responsabilités au sujet de votre santé. Ce camionneur a pu continuer de travaillé tout en se soignant. Il a appris aussi à prendre le temps qu'il faut pour ne plus avoir mal au dos.

    Suite: Les médecines douces. (2)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 juin 2010 08 h 55
    Les médecines douces. (2)
    Bien entendu, les collèges des médecins traditionnels sont portés à nous dire qu'il y a beaucoup de charlatans dans les médecines douces et ils le disent avec raison. Il faut donc faire attention quand on se décide de se faire soigner par des spécialistes des médecines douces. Sous ce rapport, l'État devrait faire leur devoir pour nous aider à faire la lumière des médecines douces, pour nous aider à désengorger en même temps notre système de santé.

    C'est rare que l'on puisse dire que la vérité ne se trouve que dans un camp. Pour les médecines traditionnelles, il n'y a que le corps qui leur parle. La psychologie n'existe pas, pour ainsi dire. Les médecines traditionnelles devraient apprendre à mettre un peu d'eau dans leur vin. Pourquoi sont-ils si souvent portés à nous faire croire que les médecines douces sont souvent le fait de des charlatans? N'est-ce pas notre santé à tous qui devrait passer au-dessus de leurs intérêts corporatistes?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Nicole Lamarre - Inscrit
    25 juin 2010 09 h 12
    Nous avons les politiciens qu'on mérite
    Je ne suis plus capable de l'entendre cette phrase là. On devrait dire que la population n'a plus de choix. Peu importe le parti du pareil au même.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    25 juin 2010 10 h 17
    ET SI TOUT LE MONDE Y METTAIT UN PEU DU SIEN...
    Les médecins ont une chasse gardée face autres autres disciplines de la santé. la même chose pour les infirmières face aux aides infirmières. les pharmaciens, etc.

    Si tout le monde laisserait son côté protection de son emploi et laisserait une certaine latitude aux autres corps d'emploi, on arriverait peu-être à quelque chose de pas trop pire et cela , sans compter d'autres règles à suivre. EXEMPLE

    1- Les infirmières pleurent sur le fait qu'elles sont fatiguées, etc . Un système parmi tan t d'autre qui s'est vu ailleurs: faire de quart de travail de 12 heures et tout le monde fait des fins de semaines. WOW disent, les plus âgées, on ne perdra pas nos fins de semaines ou nos nuits. Pourquoi ne pas instauré quand même ce système, avec des bonis aux plus âgées pour leurs fins de semaines perdues? Parce que à un moment donné, il faut prendre une décision. Mais j'ai entendu dire la présidente de la FIQ dire que les fins de semaines et le soir, ça se payait. Donc le problème n'est pas la fatigue mais l'argent !!!!

    2- Les aides infirmières pourraient faire certaines actions réservées aux infirmière. WOW, trop dangereux, disent les infirmières. Quand les médecins le disent, ce n'est pas pareil. BIZARRE

    3- les pharmaciens pourraient faire certains constats ou renouveler certaines prescriptions. En effet, qui n'a pas été chez son médecin pour JUSTE faire renouveler une prescription?

    4- Chargez des tarifs de formation plus élevés aux médecins, en autres et en crédité une partie au fur et à mesure de leur travail. On charge le coût de formation comme dans les autres provinces. EX: $8,000.00 par cession. Quand l'étudiant a fini sa médecine, il doit à l'État environ $100,000. Il a deux choix: il va pratiquer ailleurs et il rembourse à l'État ce $100,000.00 ou l'État lui crédite $8000.00 par année pour chaque années de travail au Québec dans un endroit choisi par l'état.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Micheline Gagnon - Abonnée
    25 juin 2010 10 h 22
    La valeur $ des diplômes

    De nos jours, toute personne qui étudie longtemps pense avoir ainsi obtenu le «droit» de faire partie des plus riches et ceci, dans tous les domaines. Parce qu’ils ne sont pas intéressés par la médecine familiale, beaucoup de médecins se sont dirigés vers les cliniques sans rendez-vous McDo où aucun suivi n’est fait et où, quand le quota est atteint, on ferme les portes.

    Nous devrions suivre l’exemple de l’Angleterre où les médecins sont salariés, la médecine axée sur le suivi et la prévention depuis la fin dela dernière guerre mondiale! Je crois aussi que, dans ce pays, des primes sont accordées pour les succès en prévention?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    25 juin 2010 10 h 26
    Médecins salariés
    Pourquoi faudrait-il s'étouffer à l'idée de salarier les médecins? Nous ne sommes pas tous des pontes du Collège des médecins, à ce que je sache!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Verreault - Inscrit
    25 juin 2010 10 h 35
    Faire passer un test d'abord
    Y-a-t-il une manière, une sorte de test pour savoir quelle est la principale motivation d'un candidat à la médecine. Si la richessse se classe en tête ou tout près, on le dirige ailleurs car c'est immoral de vouloir s'enrichir avec les malheurs de autres... Bien sûr toutefois, la société doit bien les rémunerer. Donner des bourses d'études aux candidats moins fortunés mais capables de devenir médecins, en échange de travailler dans un région "éloignée", serait peut-être bien.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Helene Bouchard - Abonnée
    25 juin 2010 12 h 21
    des politiciens et du système de maladie
    Je ne considère pas que l'on a les politiciens que l'on mérite. Je suis d'accord avec N. Lamarre. Le choix est restreint. On choisit le moins pire de ceux qui vont défendre les intérêts des financiers.

    je considère que le ministère de la santé devrait changer de nom pour ministère de la maladie. Il ne gère aucune santé, il gère des malades et de la maladie et tout un système qui bénéficie de la maladie ( pharma ).

    Commençons à parler santé et prévention, par des campagnes d'information comme il a été fait pour la cigarette. Parlons des méfaits des boissons gazeuses et des breuvages archi sucrés, du café à l'excès, encourageons les gens à manger plein de fruits et de légumes frais durant la saison d'été, la marche...
    Comme disait un chercheur dans le domaine, ( je ne me rappelle plus qui) , travaillons sur la demande de soins. Essayons de la diminuer. Il faut devenir responsable de sa santé. ( ou du moins une partie que l'on peut contrôler par une alimentation plus végé ou moins synthétique). On mange de la bouffe de laboratoire et de plus en plus préparée ailleurs qu'à la maison.Juste à regarder la longueur en pied linéaire de la bouffe préparée d'avance chez un IGA extra.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 juin 2010 12 h 52
    @ Guillaume Baillargeon
    Parce que le socialisme a lui aussi ses propres abus.

    Quand un État tient trop du Marché au détriment d'un peu de socialisme, c'est aussi pire qu'un État qui tient trop de Socialisme au détriment du Marché.

    L'État sain est celui qui tient compte des deux à la fois, le marché et le socialisme. Pour faire une petite comparaison, lu quelque part que « la lecture est à l,esprit ce que l'exercice est au corps ». J'ai déjà eu un copain universitaire qui n'avait jamais fait de sport jeune. Ce qui a fait de lui quelqu'un de très gauche (je n'ai pas dit gauchiste!), une fois adulte. Ce serait la même chose pour quelqu'un qui ne ferait que du sport, parfois un abruti. En connaissez-vous?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    25 juin 2010 14 h 08
    Payette oublie l'essentiel
    Mme Payette a certes raison de défendre notre système public de santé. Je ne connais pas le système français. Mais je ne comprend pas qu'elle ne voit pas ce qui va causer la ruine de notre système de santé.

    Le problème est que la moitié des personnes oeuvrant dans le système de santé ( ministère, agences régionales, hôpitaux et CLSC ) sont des bureaucrates qui ne donnent pas de services directs à la population. Ils travaillent sur des programmes et surveillent les personnes qui donnent des services. Ces " fonctionnaires " accaparent la moitié du budget de la santé et seulement 10% d'entre eux (max) sont essentiels.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 juin 2010 14 h 23
    En Europe, il y a certains pays qui ont des partis travaillistes.
    Alors qu'ici, il n'y en a pas. Les partis politiques d'ici se chauffent tous du même bois, et c'est souvent dans notre propre cour qu'ils viennent chercher le bois qui les chauffe.

    Les politiciens qui se présentent dans chacun des partis politiques sont ceux que l'Establisment de chacun de ces partis choisissent. La question de dire que nous avons les politiciens que nous méritons n'est pas très représentative de la réalité. Je dirais que nous avons les politiciens que les différents Establisments des partis choisissent en notre nom, même si ça va à l'encontre de nos intérêts en tant que contribuables et en tant que membre d'une collectivité.

    Ce n'est pas un parti qui défendrait une classe plutôt qu'une autre que j,aimerais. C'est un parti qui défendrait nos intérêts à tous, en tant que collectivité. Un parti qui serait capable d'être à la fois juste et équitable pour tous le monde. Au fait, n'y en a-t-il pas un quelque part qui cherche à émerger actuellement dans notre société actuelle?

    Il y a aussi les proportionnelles qui permettrait d'avoir des représentants qui donnerait un bien meilleur son de cloche des pourcentages de nos votes lors des élections. Actuellement, c'est la loi du tout ou rien avec comme résultat qu'un parti politique peut avoir le pouvoir tout en ayant pas obtenu le meilleur pourcentage des votes lors des élections.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    25 juin 2010 18 h 57
    Vous vous déshonorez
    En faisant la promotion de l'avortement vous vous déshonorez madame Payette. Le mouvement féministe se discrédite en tenant pareil discours. Vous contribuez à la disparition de votre propre peuple car le recours massif à l'avortement par les Québécoises (30,000 par année) pendant que d'autres peuples qui immigrent chez nous procréent abondamment, mènera à la disparition de notre ethnie à brève échéance. Grâce à vous et à vous pareilles.
    Henri-B. Boivin
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    25 juin 2010 19 h 46
    Un commentaire de la très méchante droite ...
    Je me décris comme de centre droite.

    Faut il le constater, Madame Payette; si je vais avec mon chien chez le vétérinaire, mon chien recevra de loin des meilleurs services et des services plus rapide que n'importe quel humain à l'hôpital actuellement.

    Ce n'est pas rien.

    Je suis le grand père d'une petite fille qui mange avec un tube depuis l'age de 6 semaines. Elle a aujourd'hui 22 mois. Il y a question maintenant qu'elle puisse manger normalement, ou presque. Mais avant, il faut passer un test pour confirmer. Dans 2 mois. J'ai téléphoné à New-York. Ils sont prêts à faire le test avec environ 48 heures d'avis. $2,000. Ma fille a dit de laisser faire, qu'elle était pour attendre.

    Il faut alors fermer l'assurance maladie et passer à 100% au privé, au Québec ? Absolument pas. Je suis le premier à le crier. Absolument pas.

    Mais il faut absolument que chaque québécois réalise maintenant que le système de santé n'est pas gratuit. et il y a une très petite minorité de gens au Québec qui payent une sacré fortune depuis très longtemps pour que ça marche. Ces gens sont essouflés; et ils vieillissent aussi.

    Il devient urgent que chaque québécois, sans exception, participe maintenant, ne serait-ce qu'un minimum au financement du système. Le dernier budget du Québec parle de $200 par année dans 2 ans. C'est en effet un minimum. Les québécois crient à l'injustice. Mais la vrai injustice est que la majorité des québécois ne paye rien, et une faible minorité paye tout. Ça ne peux plus tenir.

    Pour ceux qui diront que ces gens n'ont déjà pas assez d'argent; comment qu'ils vont faire? La réponse est fort simple. Augmentez vos revenus de $200 par année. C'est facile, vous verrez. Allez peinturer une journée ou deux. Vous pourrez même m'appeler; j'ai justement des logements à faire peinturer et nettoyer. Augmentez vos revenus de $200 pa année, et contribuez. C'est pour une bonne cause. U
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • taureau911 - Inscrit
    25 juin 2010 21 h 08
    soin de sante
    toutes les solutions neccessaires existent pour regler le probleme du financement de nos soins de sante.mais il existeaussi des politiciens expert en teflon et en political corectness et avec l'ultra conservatisme des quebecois c'est bloque. il y a apparence de faire du surplace mais pire encore nous nous enfoncons comme des sots.il y a apeine dix ans nous avions une dettes de 125 milliard et nous etions accules au pied du mur ''la decote a NY.aujourd'hui notre dettes est presque le double.d'un point de vue sociologique on pourait presqu'affirmer que les quebecois font un retour au source'' heureux son les pauvres''.pauvre dans un pays riche paralise.unpeuple a genoux.seule des politiciens d'experience peuvent reussir un tel exploit.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Vallee - Abonné
    25 juin 2010 21 h 08
    Pour commencer
    Plus d'exercice, meilleure alimentation, hygiène personnelle, Et moins de pilules et d'injections.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    26 juin 2010 09 h 35
    Avortement
    Madame Payette, qui parle aussi au nom de tous ces enfants non nés ?

    Je pense qu’il devient essentiel et urgent que l’on dise maintenant des vraies choses. Les vrais choses sont : 1) Il n’y a aucunement question au Québec que l’on revienne sur le droit fondamental à une femme de se faire avorter si elle le désire 2) Il y a beaucoup trop d’avortements au Québec.

    Moi je pense que seulement un avortement au Québec est trop si cet avortement a été décidé par une femme qui a jugé avec sa tête qu'elle n'avait pas le choix et qu'elle devait en toute logique de se faire avorter; et ce au détriment de son désir profond, ou idéal.

    Parallèlement, je ne trouverais pas que 40 000 avortements par années au Québec est trop si tous ces avortements avaient été décidés par des femmes qui ne veulent rien savoir d’avoir cet enfant et qu’elles veulent à tous prix se faire avorter pour les libérer.

    La vraie question est donc de se demander qu’est ce qu’on peut faire pour mieux aider les femmes au Québec qui se font avorter parce qu’elles jugent qu’elles n’ont pas le choix justement !

    Il y a du travail à faire. Oui, il y a du travail à faire. Il y a des femmes enceintes qui ont besoin d’aide, et il y a des fœtus qui meurent actuellement et qui devraient vivre.

    Je ne suis pas contre l’avortement, mais je suis pour aider les femmes qui voudrait bien avoir l’enfant, mais qui se font actuellement avorter quand même.

    JL
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    26 juin 2010 10 h 04
    No Fault
    Madame Payette, il faut bien se rendre aussi à l'évidence que le No Fault (belle francophonie) instauré il y a plusieurs années a été bon, mais, avec le temps, que c'est devenu un devenu à toute fin pratique un droit de frapper. Notre belle gauche du Québec, du Plateau, etc., est a instaurer des politique pour totalement blocker la circulation automobile à Montréal parce qu'ils son écoeurés de se faire fraffer par les autos. La réalité aujourd'hui, c'est que si tu n'a pas pris d'alcool, si tu ne parle pas au celluraire, si tu as ta ceinture, et si tu respecte la limite de vitesse, tu as le droit de tuer quelqu'un. No problem.

    J'ai entendu qu'en Hollande, l'automobiliste est toujours reconnu coupable quand il frappe un piéton ou un cycliste, et ce, peux importe les circonstances. Résultat de cette politique: il n'y a, en Hollande, presque aucun accident impliquant auto et piéton/cycliste.

    Jadis, au Québec, c'était comme ça. Faudrait que l'on revienne à cette mentalité. Quand tu conduit une auto, tu n'as pas le droit de frapper. Point final.

    On a un super brillant qui vient de faucher 6 cyclistes à Rougemont, tuant 3 femmes. On dit quoi de cet accident? Pauvre gars. Y a pas fait exprès. Il va faloir qu'il vive avec ça toute sa vie, pauvre lui !!

    Mentalité d'un ridicule à faire vomir ...

    JL
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    27 juin 2010 18 h 26
    Payer en double...
    La classe moyenne aisée ainsi que les retraités, avec pensions, ne sont pas ceux qui engorgent les urgences; ils se font traiter dans le privé mais ce sont eux qui paient pour maintenir à flot notre système de santé afin que les gens démunis puissent se faire soigner mais, il y a des limites à tout....à payer en double!

    Il ne faut pas mordre la main qui nous nourrit....!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Bureau - Abonné
    28 juin 2010 20 h 04
    Vieillissement et mourissement
    Madame Payette,

    Ce n'est pas tant le vieillissement qui fait problème, mais notre façon de terminer notre vie. Se peut-il que nous mourons trop longtemps ? Et si oui, comment concilier cela avec l'équité, dans un budget-Santé limité ?

    Côté économie, c’est pour quand un Sommet nord américain sur «Moins de sucre-Moins de sel-Moins de gras» ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • d.lauzon - Inscrit
    12 janvier 2011 11 h 18
    La nourriture qui rend malade et le sort des personnes âgées gardées en vie avec des doses massives de médicaments
    @ France Pombrowski
    Je dois dire que moi aussi j'avais une santé très fragile avant d'adopter un régime végétarien il y a 15 ans. Je n'achète pas de mets tout préparés car des tonnes de produits chimiques y sont ajoutés et je ne m'étendrai pas trop sur ce qui est de la viande car pratiquement tout le monde connaît, sans vouloir l'admettre, les mauvais traitements faits aux animaux et la piètre qualité de la viande. Je trouve tout à fait inacceptable que des vaches, des porcs et des poulets passent toutes leurs vies à l'intérieur de bâtiments (été comme hiver), sans jamais se retrouver dans des paturages comme cela se faisait il y a plusieurs années. On est rendu à l'ère de l'électronique où on envoie des satellites dans l'espace et on peut communiquer avec n'importe qui sur la planète mais on se nourrit comme à l'age de pierre. La seule différence c'est que la viande servie est assaisonnée.

    Je veux aussi parler d'un sujet plus délicat qui touche la surconsommation de médicaments. Dans ce cas-ci, on pense surtout aux personnes âgées. Je me demande quelle différence il y a entre garder une personne malade sous respirateur artificiel et prescrire des doses massives de médicaments aux gens les plus malades. Beaucoup parmi eux n'ont aucune qualité de vie et espèrent la mort. Mon père âgé de 94 ans ne me reconnaît plus et passe ses journées à dormir et manger. Il est aussi très médicamenté. Serait-il préférable de laisser partir ces personnes gravement malades de façon naturelle au lieu de prolonger leurs vies de façon artificielle avec des doses massives de médicaments? Mes propos ne visent pas les gens très médicamentés qui ont malgré tout le goût de vivre mais ceux qui sont là et qui voudraient partir pour l'autre monde. Un grand débat sur ce sujet s'impose.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bleuler - Inscrit
    14 décembre 2011 19 h 05
    Votre génération

    On a plus les moyens de payer les frais médicaux astronomiques de votre génération et c'est un peu à cause des choix de votre génération. Une grosse partie des fonds publics est consacrée au service de la dette et c'est en autre pour ça que l'on a plus les moyens. Vous avez beau vous targuer d'avoir acquis votre patrimoine pas votre travaille, vous ne devez quand même une partie à l'État. Que vous ayez fait fortune dans le secteur public ou dans un secteur privé tonifié par les dépenses de l'État, c'est à la politique d'emprunt publique que vous devez l'argent de vos comptes d'épargne.

    Et ce n'est pas le seul choix de votre génération qui a son prix. L'autre choix a été de ne pas avoir d'enfant (ou si peu) pour ne pas brider la liberté des jeunes adultes que vous avez été. Et aujourd'hui il y a un déséquilibre des générations. Nous ne sommes plus assez nombreux pour payer les factures.

    C'est bien beau de donner des leçons de justice sociale quand on a vidé la casserole dans sa propre assiette. Votre génération a fait des choix. Qu'elle en paye aujourd'hui le prix. Et si la justice sociale vous tient vraiment à cœur, militer pour une surtaxe à la santé spécifique aux 65 ans et plus.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
27 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012