Réduction de 25 % de la formation continue - Les infirmières jugent les compressions très inquiétantes
«La formation continue, c'est une obligation déontologique»
Couper dans la formation continue des infirmières est «irresponsable», a dénoncé hier l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). L'intention du gouvernement Charest, qui figure déjà aux budgets préliminaires des établissements, a littéralement stupéfait sa présidente, Gyslaine Desrosiers, qui presse Québec de revenir en arrière.
Par voie de communiqué, l'Ordre s'est dit «renversé» hier de voir que les propositions formulées dans le projet de loi 100 se retrouvent déjà dans les budgets initiaux que les agences ont envoyés aux établissements de santé. Conséquence: une réduction immédiate de 25 % des dépenses en formation, publicité et déplacements.
La directive ne pourrait survenir à un pire moment, croit Mme Desrosiers. «On a un réseau très fragile, hypersensible, et ils décident de mettre ensemble la publicité, les déplacements et la formation, comme si c'était accessoire. Je suis désolée, mais la formation continue, c'est une obligation déontologique et j'estime que c'est aussi une obligation de l'employeur.»
La formation continue aurait dû au contraire être rehaussée dans un contexte où Québec veut donner plus de terrain aux infirmières, juge la présidente de l'OIIQ. «Le rôle des infirmières et leurs conditions d'exercice sont en pleine transformation. [...] Plus que jamais les infirmières doivent avoir accès à de la formation pour maintenir et même rehausser leurs compétences.»
Ces coupes paraissent d'autant plus inquiétantes que l'accès à la formation continue était déjà difficile. L'an dernier, 25 % des infirmières n'ont déclaré aucune heure de formation. «Ce n'est pas normal dans une profession comme la nôtre, où 100 % des infirmières devraient déclarer [des heures de formation]», a fait valoir Mme Desrosiers.
L'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux juge aussi que Québec a mal choisi sa cible. L'Association est prête à souscrire à l'exercice collectif, mais pas en pigeant dans des secteurs névralgiques, indique la responsable des relations de presse, Martine Venne. «On demande aux établissements de recruter du personnel et de réorganiser le travail, mais on coupe dans la publicité et la formation. Ce n'est pas cohérent.»
Au cabinet du ministre de la Santé, Yves Bolduc, on insiste sur la nécessité de faire des sacrifices en ces temps économiques difficiles. «Tout le monde doit faire son effort», a rappelé son attachée de presse, Karine Rivard. Cette dernière assure qu'il sera toujours possible de développer les compétences dont le réseau a besoin. «L'objectif n'est pas d'éliminer la formation, mais de recentrer la formation autour de ce qui est le plus pertinent.»
Par voie de communiqué, l'Ordre s'est dit «renversé» hier de voir que les propositions formulées dans le projet de loi 100 se retrouvent déjà dans les budgets initiaux que les agences ont envoyés aux établissements de santé. Conséquence: une réduction immédiate de 25 % des dépenses en formation, publicité et déplacements.
La directive ne pourrait survenir à un pire moment, croit Mme Desrosiers. «On a un réseau très fragile, hypersensible, et ils décident de mettre ensemble la publicité, les déplacements et la formation, comme si c'était accessoire. Je suis désolée, mais la formation continue, c'est une obligation déontologique et j'estime que c'est aussi une obligation de l'employeur.»
La formation continue aurait dû au contraire être rehaussée dans un contexte où Québec veut donner plus de terrain aux infirmières, juge la présidente de l'OIIQ. «Le rôle des infirmières et leurs conditions d'exercice sont en pleine transformation. [...] Plus que jamais les infirmières doivent avoir accès à de la formation pour maintenir et même rehausser leurs compétences.»
Ces coupes paraissent d'autant plus inquiétantes que l'accès à la formation continue était déjà difficile. L'an dernier, 25 % des infirmières n'ont déclaré aucune heure de formation. «Ce n'est pas normal dans une profession comme la nôtre, où 100 % des infirmières devraient déclarer [des heures de formation]», a fait valoir Mme Desrosiers.
L'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux juge aussi que Québec a mal choisi sa cible. L'Association est prête à souscrire à l'exercice collectif, mais pas en pigeant dans des secteurs névralgiques, indique la responsable des relations de presse, Martine Venne. «On demande aux établissements de recruter du personnel et de réorganiser le travail, mais on coupe dans la publicité et la formation. Ce n'est pas cohérent.»
Au cabinet du ministre de la Santé, Yves Bolduc, on insiste sur la nécessité de faire des sacrifices en ces temps économiques difficiles. «Tout le monde doit faire son effort», a rappelé son attachée de presse, Karine Rivard. Cette dernière assure qu'il sera toujours possible de développer les compétences dont le réseau a besoin. «L'objectif n'est pas d'éliminer la formation, mais de recentrer la formation autour de ce qui est le plus pertinent.»
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