Saint-Luc pourrait vider sa piscine thérapeutique pour renflouer le CHUM
L'hôpital Saint-Luc du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) songe à mettre à sec sa piscine thérapeutique qui dessert bon an mal an environ 250 patients requérant souvent des soins de physiothérapie quasi quotidiens.
La direction du CHUM a fait savoir il y a quelques semaines qu'elle fermera «temporairement» la piscine de l'hôpital Saint-Luc dès le 8 juin et qu'elle évaluera ensuite la pertinence de la maintenir ouverte à long terme, compte tenu du vaste plan d'optimisation en cours pour renflouer son budget déficitaire.
Hier, un porte-parole du CHUM a fait valoir que le déplacement du seul employé responsable de la surveillance et des soins à la piscine vers un autre poste était à l'origine de cette interruption de services et de la remise en question du service à long terme. «Si cet employé obtient son poste après 20 jours de probation, on verra, en fonction de notre plan, si on maintient la piscine thérapeutique», a indiqué hier André Ménard.
Les usagers
Mais les usagers de la piscine, eux, estiment que la décision de mettre la clé dans la porte est bel et bien arrêtée et que les patients ont déjà été invités à trouver les mêmes services ailleurs. «C'est inacceptable qu'on ferme cette piscine. Elle est centrale, à deux pas du métro, et beaucoup de gens qui l'utilisent sont en fauteuil roulant ou se déplacent difficilement. L'accès y est aussi gratuit, ce qui n'est pas le cas d'autres piscines thérapeutiques, comme la piscine du Centre Lucie-Bruneault», soutient un des usagers, Patrick Mainville.
Atteint d'une forme sévère d'arthrite, M. Mainville dit utiliser les services de cette piscine plusieurs fois par semaine. Une cure dont il ne se passe pas sans que cela ait un certain effet sur sa qualité de vie. «Certains ont arrêté les traitements pendant deux mois cet hiver parce que le moniteur responsable était en congé de maladie. Leur état de santé s'en est beaucoup ressenti», affirme ce patient. Les usagers de l'hôpital Saint-Luc font d'ailleurs circuler une pétition dénonçant la fermeture envisagée de la piscine thérapeutique.
Soins prescrits
En plus d'être chauffée à 33 degrés Celsius, la piscine offre les services d'un moniteur-sauveteur, des traitements d'hydrothérapie, et est adaptée aux personnes à mobilité réduite. Intégrée au service de physiothérapie, la piscine n'est fréquentée que par des patients à qui des traitements ont été prescrits par un médecin.
Hier, le porte-parole du CHUM a indiqué qu'au cours des prochaines semaines, les patients du service de physiothérapie de Saint-Luc pourront être traités à la piscine thérapeutique de l'hôpital Notre-Dame, où des plages horaires spécifiques leur seront réservées.
Selon la direction du CHUM, le coût de fonctionnement de la piscine thérapeutique de l'hôpital Saint-Luc, comprenant l'entretien et le salaire versé à l'unique employé, s'élève à environ 60 000 $ par année. Toutefois, le CHUM, avec un déficit d'environ 30 millions, est en très mauvaise posture financière. Le centre universitaire est d'ailleurs tenu de combler ce déficit en vertu d'un plan de retour à l'équilibre budgétaire, signé avec la Régie régionale de la santé de Montréal.
La direction du CHUM a fait savoir il y a quelques semaines qu'elle fermera «temporairement» la piscine de l'hôpital Saint-Luc dès le 8 juin et qu'elle évaluera ensuite la pertinence de la maintenir ouverte à long terme, compte tenu du vaste plan d'optimisation en cours pour renflouer son budget déficitaire.
Hier, un porte-parole du CHUM a fait valoir que le déplacement du seul employé responsable de la surveillance et des soins à la piscine vers un autre poste était à l'origine de cette interruption de services et de la remise en question du service à long terme. «Si cet employé obtient son poste après 20 jours de probation, on verra, en fonction de notre plan, si on maintient la piscine thérapeutique», a indiqué hier André Ménard.
Les usagers
Mais les usagers de la piscine, eux, estiment que la décision de mettre la clé dans la porte est bel et bien arrêtée et que les patients ont déjà été invités à trouver les mêmes services ailleurs. «C'est inacceptable qu'on ferme cette piscine. Elle est centrale, à deux pas du métro, et beaucoup de gens qui l'utilisent sont en fauteuil roulant ou se déplacent difficilement. L'accès y est aussi gratuit, ce qui n'est pas le cas d'autres piscines thérapeutiques, comme la piscine du Centre Lucie-Bruneault», soutient un des usagers, Patrick Mainville.
Atteint d'une forme sévère d'arthrite, M. Mainville dit utiliser les services de cette piscine plusieurs fois par semaine. Une cure dont il ne se passe pas sans que cela ait un certain effet sur sa qualité de vie. «Certains ont arrêté les traitements pendant deux mois cet hiver parce que le moniteur responsable était en congé de maladie. Leur état de santé s'en est beaucoup ressenti», affirme ce patient. Les usagers de l'hôpital Saint-Luc font d'ailleurs circuler une pétition dénonçant la fermeture envisagée de la piscine thérapeutique.
Soins prescrits
En plus d'être chauffée à 33 degrés Celsius, la piscine offre les services d'un moniteur-sauveteur, des traitements d'hydrothérapie, et est adaptée aux personnes à mobilité réduite. Intégrée au service de physiothérapie, la piscine n'est fréquentée que par des patients à qui des traitements ont été prescrits par un médecin.
Hier, le porte-parole du CHUM a indiqué qu'au cours des prochaines semaines, les patients du service de physiothérapie de Saint-Luc pourront être traités à la piscine thérapeutique de l'hôpital Notre-Dame, où des plages horaires spécifiques leur seront réservées.
Selon la direction du CHUM, le coût de fonctionnement de la piscine thérapeutique de l'hôpital Saint-Luc, comprenant l'entretien et le salaire versé à l'unique employé, s'élève à environ 60 000 $ par année. Toutefois, le CHUM, avec un déficit d'environ 30 millions, est en très mauvaise posture financière. Le centre universitaire est d'ailleurs tenu de combler ce déficit en vertu d'un plan de retour à l'équilibre budgétaire, signé avec la Régie régionale de la santé de Montréal.
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