Les infirmières se préparent pour un éventuel conflit
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Régine Laurent, présidente de la FIQ
Exaspérées devant la lenteur de leur négociation aux tables sectorielles, les infirmières ont décidé de fourbir leurs armes, au cas où.
La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent, a rencontré la presse, aujourd’hui à Montréal, pour indiquer qu’un conseil fédéral extraordinaire de la FIQ avait été convoqué, les 29 et 30 mars, afin de déterminer les services essentiels à maintenir, au cas où.
Les conventions collectives de tout le secteur public arrivent à échéance le 31 mars et les parties avaient toutes exprimé leur volonté de conclure une entente d’ici cette date butoir.
La FIQ a par ailleurs pressé le gouvernement d’intensifier la négociation d’ici là, se disant prête à négocier jour et nuit, s’il le faut.
Le comité de négociation de la FIQ a aussi été mandaté pour enclencher le processus de médiation au moment jugé opportun.
Ce n’est qu’après ce rapport de médiation que des moyens de pression plus lourds pourraient éventuellement être adoptés.
Mme Laurent affirme que personne ne souhaite recourir à des moyens de pression lourds, mais la FIQ veut tout de même se préparer, au cas où. Elle assure cependant que ces moyens de pression demeureront dans un cadre légal.
La FIQ représente 58 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires.
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