Superinfirmières: toujours pas de financement en vue
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Toutes spécialités confondues, le réseau compte 59 infirmières praticiennes spécialisées.
Les doyennes des écoles de sciences infirmières sont sorties bredouilles hier de leur rencontre téléphonique avec les représentants des ministères de la Santé et de l'Éducation. Bredouilles, et un peu plus inquiètes encore que la veille pour l'avenir de leurs programmes destinés à former des infirmières praticiennes spécialisées (IPS), ces superinfirmières destinées à ranimer notre réseau sous perfusion.
Le gouvernement Charest n'a vraisemblablement pas été ébranlé par l'appel à l'aide des universités, qui menacent de mettre leurs programmes sur la glace sans une aide financière négociée d'ici le 1er avril. Au téléphone comme en Chambre, le gouvernement a répété qu'il croit en ce projet. Il a toutefois refusé de présenter une offre de financement concrète malgré des promesses répétées en ce sens.
La déception était vive pour la doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval, Diane Morin. «Nous avons la certitude d'avoir bien travaillé avec nos deux collègues des ministères, qui ont toute notre confiance. Nous sommes d'autant plus désolées de voir que, malgré le chemin parcouru, Québec n'est toujours pas en mesure de nous donner les paramètres optimaux pour déployer ces programmes.»
À la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), on commence aussi à s'impatienter. «Il y a un an et demi, nous avions reçu un excellent accueil des deux ministres qui avaient dit vouloir mener ce dossier avec diligence. Ils nous avaient promis une annonce en novembre, annonce qui a été reportée à décembre, puis janvier, février, mars et puis, plus rien», déplore le président de la Table de concertation en sciences infirmières, Bernard Garnier.
Acculées au pied du mur, les doyennes tout comme la CREPUQ misent leurs derniers espoirs sur le budget provincial qui sera présenté à la fin du mois. «Nous restons quand même optimistes. La formation des IPS fait l'objet d'un consensus unanime dans le réseau de la santé», a fait valoir M. Garnier. Mais si leurs espoirs sont encore déçus, les doyennes sont prêtes à prendre les grands moyens. «Nous allons surseoir nos programmes jusqu'à ce que Québec consente à les financer», a indiqué hier Mme Morin.
Explosif, le dossier a rebondi hier à l'Assemblée nationale. Le critique en matière de santé, Bernard Drainville, a accusé le ministre Bolduc d'avoir sciemment retardé la création d'IPS, une promesse que le gouvernement Charest traîne depuis sept ans. Yves Bolduc a reconnu que le Québec manque cruellement d'IPS. Mais il assure tout faire pour y remédier. «On est en train de regarder à mettre tout ça en place.»
Précisons que toutes spécialités confondues, le réseau québécois compte 59 IPS, auxquelles s'ajoutent 39 IPS en formation. Par comparaison, l'Ontario en a 1240, seulement sur sa première ligne.
Le gouvernement Charest n'a vraisemblablement pas été ébranlé par l'appel à l'aide des universités, qui menacent de mettre leurs programmes sur la glace sans une aide financière négociée d'ici le 1er avril. Au téléphone comme en Chambre, le gouvernement a répété qu'il croit en ce projet. Il a toutefois refusé de présenter une offre de financement concrète malgré des promesses répétées en ce sens.
La déception était vive pour la doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval, Diane Morin. «Nous avons la certitude d'avoir bien travaillé avec nos deux collègues des ministères, qui ont toute notre confiance. Nous sommes d'autant plus désolées de voir que, malgré le chemin parcouru, Québec n'est toujours pas en mesure de nous donner les paramètres optimaux pour déployer ces programmes.»
À la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), on commence aussi à s'impatienter. «Il y a un an et demi, nous avions reçu un excellent accueil des deux ministres qui avaient dit vouloir mener ce dossier avec diligence. Ils nous avaient promis une annonce en novembre, annonce qui a été reportée à décembre, puis janvier, février, mars et puis, plus rien», déplore le président de la Table de concertation en sciences infirmières, Bernard Garnier.
Acculées au pied du mur, les doyennes tout comme la CREPUQ misent leurs derniers espoirs sur le budget provincial qui sera présenté à la fin du mois. «Nous restons quand même optimistes. La formation des IPS fait l'objet d'un consensus unanime dans le réseau de la santé», a fait valoir M. Garnier. Mais si leurs espoirs sont encore déçus, les doyennes sont prêtes à prendre les grands moyens. «Nous allons surseoir nos programmes jusqu'à ce que Québec consente à les financer», a indiqué hier Mme Morin.
Explosif, le dossier a rebondi hier à l'Assemblée nationale. Le critique en matière de santé, Bernard Drainville, a accusé le ministre Bolduc d'avoir sciemment retardé la création d'IPS, une promesse que le gouvernement Charest traîne depuis sept ans. Yves Bolduc a reconnu que le Québec manque cruellement d'IPS. Mais il assure tout faire pour y remédier. «On est en train de regarder à mettre tout ça en place.»
Précisons que toutes spécialités confondues, le réseau québécois compte 59 IPS, auxquelles s'ajoutent 39 IPS en formation. Par comparaison, l'Ontario en a 1240, seulement sur sa première ligne.
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