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Superinfirmières: rien ne va plus

Les universités pourraient mettre les programmes en veilleuse, faute d'aide de Québec; toujours pas de budget pour les 500 postes promis

Louise-Maude Rioux Soucy   17 mars 2010  Santé
L’arrivée de 500 superinfirmières permettrait à près d’un demi-million de personnes d’avoir accès à des services de première ligne.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
L’arrivée de 500 superinfirmières permettrait à près d’un demi-million de personnes d’avoir accès à des services de première ligne.
Il y a maintenant trois ans que les universités portent à bout de bras les programmes de formation des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) censées venir oxygéner le réseau. C'est que Québec rechigne toujours à prendre le relais en dépit de ses promesses répétées. Une situation difficile, voire intenable, qui force les universités à examiner toutes les options, y compris la mise sur la glace de ces nouveaux programmes universitaires, a appris Le Devoir.

Le silence de Québec inquiète la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), qui a multiplié les démarches auprès des ministères concernés. Ce matin, une conférence téléphonique est prévue entre le forum des doyens et les représentants des ministères de la Santé et de l'Éducation. Par lettre, les doyens ont déjà prévenu le sous-ministre qui pilote le dossier qu'une décision devra être prise d'ici la fin du mois. Faute de quoi, ils devront se résoudre à examiner toutes les possibilités.

Les universités sont en effet aux prises avec des déficits importants et affirment ne plus être en mesure de financer seules les programmes. «C'est devenu à ce point lourd à porter que nous sommes aux portes de grandes décisions», raconte la doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval, Diane Morin. Y compris celle de mettre les programmes entre parenthèses. «Au-delà de cette date, nous ne savons pas si nous allons garder nos offres ouvertes pour l'automne 2010», confirme Mme Morin.

L'École des sciences infirmières de l'Université McGill constate les mêmes problèmes et tire les mêmes conclusions. «Nous assumons le déficit lié à ce nouveau programme depuis le début, mais nous ne pouvons plus continuer ainsi, confie sa directrice, Hélène Ezer. Notre plan d'effectif prévoit le financement pour une cohorte de huit étudiants l'an prochain. Des discussions sont en cours, et nous espérons encore en arriver à un arrangement bientôt.»

Mais le temps presse. Déjà, la date d'inscription pour l'automne 2010 est passée. Et les cohortes présentes et futures de superinfirmières s'inquiètent de ce que l'avenir leur réservera, indique la professeure à l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke, Cécile Michaud. «Nos cohortes sont déçues. Elles se sentent abandonnées par un peu tout le monde.»

L'École elle-même ne cache pas sa déception. «Nous avons été de bonne foi dans cette aventure, raconte Mme Michaud. Nous avons tout fait pour mettre en place le programme le plus vite possible à la demande des ministères. Mais depuis, on attend.» Ces incertitudes font qu'il est devenu difficile de convaincre les étudiantes qu'elles ne font pas tout cela pour rien. «On ignore ce que le marché du travail va leur réserver. On voit déjà ce qui arrive aux bachelières, qui ne sont pas toutes utilisées à leur plein potentiel.»

Le problème des IPS est en effet double. Non seulement Québec ne finance pas leur formation, mais il tarde à financer des postes pour les accueillir. La situation a été une fois de plus dénoncée hier par la présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers, pour qui chaque «report» se traduit par «autant de reculs». À titre de comparaison, l'Ontario compte sur un réseau de 1240 infirmières praticiennes de première ligne, contre 19 seulement au Québec. Toutes spécialités confondues, le réseau ne compte que 59 IPS, auxquelles s'ajouteront 39 autres l'automne prochain, selon le ministère.

«Tout le monde convient pourtant que l'IPS est une solution importante aux problèmes que connaît la première ligne, fait valoir Mme Desrosiers. Partout où elles exercent, [ces infirmières] font une différence notable sur les délais d'attente et sur l'accès aux soins de santé.» Selon les projections du ministère de la Santé, 500 IPS permettraient à près d'un demi-million de personnes d'avoir accès à des services de première ligne.

Ce chiffre n'est pas neuf. L'introduction de superinfirmières est une promesse libérale qui a été répétée maintes fois au cours des dernières années. Encore l'automne dernier, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, réitérait son intention de créer 500 postes d'IPS de première ligne en cinq ans devant les membres de l'OIIQ. En décembre, un document ministériel jamais rendu public, mais signé par M. Bolduc et sa collègue à l'Éducation, donnait le feu vert au financement de places dans les universités et de postes dans les établissements.

Depuis, c'est le silence plat. Au cabinet des deux ministères, on se contente de répéter que c'est un «engagement du gouvernement» et personne n'est en mesure d'expliquer pourquoi l'annonce, reportée à janvier, puis au 1er mars, date limite des inscriptions dans les universités, a encore été repoussée. En entrevue la semaine dernière, le ministre de la Santé a refusé de parler du dossier, sinon pour dire que «le financement s'en vient. Notre gouvernement va en faire l'annonce plus tard». Des sources indiquent toutefois que le dossier, qui nécessiterait un investissement de 100 millions, a été transféré au Conseil du trésor.

Ces tergiversations désespèrent le critique en matière de santé de l'opposition officielle, Bernard Drainville, qui presse le ministre Bolduc de réagir en ajustant ses budgets en conséquence. «On ne peut pas se contenter de confiner les infirmières au rôle qu'elles occupent présentement. Mais pour ça, il va falloir que le gouvernement fasse les arbitrages et les choix difficiles qui s'imposent.»

C'est aussi l'opinion des médecins, spécialistes comme de famille qui, lundi encore, réclamaient la création de postes d'IPS pour les soutenir dans leur pratique. Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Gaétan Barrette, n'avait alors pu s'empêcher de souligner que ce genre de décision est moins financière que politique. «On a trouvé 80 millions pour la fécondation in vitro, mais on n'a rien à offrir aux infirmières alors que chacun sait et s'entend pour dire qu'elles peuvent faire toute la différence sur le terrain», avait-il alors déploré.

*****

Avec la collaboration d'Amélie Daoust-Boisvert
 
 
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  • André Loiseau - Abonné
    17 mars 2010 01 h 45
    Convergences bizarres

    Depuis M. Bouchard et son coup de hache, on dirait que le gouvernement met tout en oeuvre pour que le marasme hospitalier persiste et s'étende.(Pourrait-il oser demander aux infirmières de travailler plus fort?) Il y a eu les CLSC qui ont fait patate par un curieux manque d'accessibilité, puis la dangerosité conservée de tout séjour à l'hôpital, les pénuries d'infirmières que l'on décourage, à l'usure, du système publique, les attentes à rendre fou d'angoisse, le grand laxisme envers le lobby médical qui empêche le sang neuf des professionnels venant de l'extérieur, etc.
    La médecine d'affairiste se dirige tout droit vers une médecine à profits semblable à celle dont Obama aimerait se débarrasser. Et il y a longtemps que l'anguille des richards et des compagnies d'assurance s'agite sous la roche...Sa clientèle est prisonnière...et manipulée.
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  • Yves Côté - Abonné
    17 mars 2010 04 h 49
    Commandant, commandant...
    Commandant Québec, commandant, l'avion perd trop d'altitude !
    Commandant, commandant, répondez...

    Clic. Mesdames et messieurs, veuillez donc rester assis avec vos ceintures attachés, tel que le prévoit le règlement. Clic.

    Commandant ?
    Mais où êtes-vous donc ? Parlez, bon yenne !
    Si au moins vous n'aviez pas tout concentré sur vous du contrôle de l'appareil, en tant que co-pilote je pourrais prendre le contrôle. Mais maintenant que vous avez bloquez le pilote automatique sans me donner le mot de passe pour le débloquer, qu'est-ce que je peux faire ?

    Commandant, on plonge...

    Ah mais, qu'est-ce que je vois donc flotter en bas, côté droit de l'avion ?
    Un parachute ?
    Il y a quelque chose qui est écrit dessus. B-O-N-V-O-Y-A...
    Merde, je n'arrive plus à lire le reste, on va trop vite et il s'éloigne en douceur.

    Tant pis, va y avoir du dégât...
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  • Carole Dionne - Inscrite
    17 mars 2010 06 h 42
    CRÉ DOCTEUR LAMONTAGNE...
    Devant les caméras, suavement, il se dit d'accord `100% avec les super-infirmières. Mais dès que les caméras sont éteintes, il s,en va dire à ses médecins: " Don't be nervous, on est bon encore pour un bout de temps". Double discour. Moi je ne le crois plus.


    Mais au Québec, on est distinct.
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  • Nicole Rondeau - Inscrit
    17 mars 2010 06 h 56
    Superinfirmières: rien ne va plus
    Le programme des infirmières praticiennes (IPS) a débuté en septembre 2002. Au total 15 IPS débutaient le programme dans les Universités québécoises dans les spécialités de cardiologie et néphrologie.

    D'ors et déjà en 2002, les IPS qui amorçaient ce nouveau programme marchaient sur des sables mouvants. Malgré le nombre restreint au départ, plusieurs ont dû abandonner le programme en 2003, 2004 et 2005 faute de soutien des organisations et des décideurs politiques.

    Cette épreuve a miné la volonté, le courage et la santé des infirmières pionnières dans ces spécialités en émergence soient la cardiologie et la néphrologie.

    Alors, il n'est pas étonnant de se retrouver à la case départ après 8 ans de tergiversation entre 2002 et 2010.

    Nicole Rondeau, étudiante infirmière praticienne de la première cohorte à temps complet de 2002 à 2005, formation non complétée
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  • Claude Kamps - Inscrit
    17 mars 2010 07 h 54
    Quand on voit l'organigramme de la santé...
    Quand on voit l'organigramme de la santé... On comprend pourquoi rien ne vas plus en santé au Québec...
    Nos taxes sont gaspillée honteusement dans un système bureaucratique syndicale qui est une visse sans fin en expansion. La devise doit être « en fait pas trop on en engagera un de plus»
    Et avec ça au lieu d'avoir du personnel directement au contact des malades ou patients en suffisance on a des pousseurs de souris qui se divisent les tâches pour être plus inefficace.
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  • Jean-Pierre Aubry - Abonné
    17 mars 2010 09 h 44
    Se tirer dans le pied
    Le dossier des "superinfirmières" illustre parfaitement l’ampleur des problèmes de gestion du système public de santé. Voici un cas où on a trouvé une solution qui a fait ses preuves et où on a investi dans la formation du personnel pour accroître l’accessibilité de soins de santé et réduire les coûts unitaires. Il ne reste plus alors qu’à allouer des budgets d’opération et à incorporer ces ressources dans les modes d’opération pour rencontrer ces deux objectifs. Mais, tout bloque à deux pas du fil d’arrivée. Non seulement, on ne réalise pas les objectifs, mais on a investi inutilement dans la formation de ressources qui seront sous-utilisées. Finalement, ces superinfirmières seront tentées d’aller ailleurs, par exemple en Ontario, pour être pleinement utilisées et rémunérées. C’est ce qu’on appelle se tirer dans le pied.

    En passant, en Ontario, des budgets d’opération ont été mis en place dès que des superinfirmières ont été formées.


    Le problème ne réside pas dans l’absence de solutions mais dans la capacité et la détermination de les mettre en place.

    Jean-Pierre Aubry
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  • Jerome Letnu - Inscrit
    17 mars 2010 10 h 10
    Budget d'opération: guerre entre le ministère et les hopitaux
    Extrait: "Le problème des IPS est en effet double. Non seulement Québec ne finance pas leur formation, mais il tarde à financer des postes pour les accueillir."


    Le système est ainsi fait que les médecins sont payés directement par la RAMQ, alors que les hopitaux doivent payer les super-infirmières avec leur propre budget. Les hopitaux n'ont donc pas de réticences à accueillir de nouveaux médecins, mais il ne veulent pas alourdir davantage leur fardeau financier avec des super-infirmières.

    Québec ne tarde donc pas à financer les postes pour les accueillir: il a décrété que ces postes devaient être financées à même le budget de fonctrionnement des hopitaux. Les hopitaux disent: nouvelle responsabilité = hausse du budget, et Québec répond: faites plus avec le même budget. Entre les deux, il y a le patient, qui paye le prix, dans tous les sens du terme.

    Peut-être que les hopitaux auraient plus de moyens s'ils arrêtaient d'engager temporairement via des agences de placement, mais ça, ça demande de la vision, alors que dans le réseau, on fait de la gestion "à la petite semaine".

    Je ne suis aucunement inquiet: je suis jeune et en santé, et la génération qui a le plus de poids politiquement est à la veille d'avoir de grands besoins en matière de services de santé. Quand ils auront assez souffert, ça va rapidement se débloquer au niveau politique à commencer par la cessation du niaisage des médecins étrangers, qui sont accueillis plus rapidement dans le reste de l'amérique du nord qu'au Québec.
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  • Roland Berger - Abonné
    17 mars 2010 10 h 15
    Laisser traîner
    Si le gouvernement libéral conservateur pense sérieusement que les super-infirmières pourraient améliorer le système de santé public, il laissera traîner pour que le déclin du public puisse encore plus justifier l'essor du privé.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    17 mars 2010 10 h 52
    Blocage
    Si ça ne marche pas, c'est que quelqu'un bloque. Et, dans le réseau de la santé, les seuls qui peuvent bloquer, ce sont les médecins.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    17 mars 2010 11 h 01
    Incompétence
    Ce gouvernement libéral est réellement incompétent et pourri.
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  • Baillargeon Jean - Abonné
    17 mars 2010 11 h 36
    Messieurs les ministres, besoin d'aide ?
    M. Charest, M. Bolduc,
    je ne veux pas parler trop fort, on pourrait nous entendre. Y aurait-il un Rambo du côté des médecins ? Pas M. Lamontagne j'espère. Craignez-vous pour votre sécurité ?
    On pourrait mettre une ligne sans frais à votre disposition, tout à fait anonyme. Vous devriez dénoncer. On sera là pour vous appuyer. Si on arrive trop tard, ne vous inquiétez pas, on vous recevra à l'hôpital du mieux que l'on peut. Vous savez on manque de personnel.
    Ah oui, vous étiez au courant ?
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  • Etienne Merven - Inscrit
    17 mars 2010 11 h 52
    À M. Jean-Pierre Aubry
    Dans votre commentaire, vous dites : « En passant, en Ontario, des budgets d’opération ont été mis en place dès que des superinfirmières ont été formées ». Et vous faites référence à l'Ontario ailleurs dans votre texte.
    Je vais vous répéter ce que j'ai entendu bien souvent au Québec : « Mais on s'en fout de ce que les autres provinces ou pays font. Nous sommes au Québec ici et nous le ferons selon le modèle québécois ».
    Cela veut dire que, même si des mesures ont produit des résultats ailleurs, il n'est pas nécessaire de prendre les mêmes mesures au Québec. Nous crèverons tous par manque de soins, mais nous aurons respecté le modèle québécois! Plus con que ça, tu meurs!
    Et ça parle de faire un pays!
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  • BrigitteT - Inscrit
    17 mars 2010 12 h 53
    Plus de médecins
    Je dois dire que je préfère de beaucoup être soigné par un médecin que par une infirmière aussi super soit-elle. En formant des 'superinfirmières', on déplace tout simplement le problème du manque de médecins. Je comprends le Collège des médecins de s'y opposer dans les faits. On pourrait d'abord faciliter l'acceptation et l'intégration de médecins formés hors Québec. Ils ne nous ont rien coûté en formation, et pour le prix de la formation de ces infirmières, il serait probablement possible de les intégrer à notre système de soins de santé. Pour les infirmières, on pourrait plus réalistement leur impartir un certain nombre de tâches présentement réservés aux médecins. Des points de suture, des examens, etc, des tâches déjà accomplies par les infirmières travaillant en région éloignée.
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  • Jean-G. Lengellé - Inscrit
    17 mars 2010 14 h 36
    Mais où donc sont passés les 5 milliards ajoutés depuis 2003?
    C'est à y perdre son latin! Mais qui donc mène dans ce joyeux bordel de la santé?
    Ça coûte de plus en plus cher et il y a de moins en moins de services.
    Il y a de plus en plus de formation et de moins en moins d'infirmières!
    Où donc est la logique?
    Les soit-disantes super-infirmières font-elles partie du problème ou de sa solution.
    Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, les infirmières étaient formées dans les CEGEPS. Maintenant ça leur prend un bacc, et pour qu'elles soient efficaces, ça leur prend une formation additionnelle après le bacc de 115 crédits, ce qui vaut plus que la maîtrise (45 crédits en moyenne) et plus de la moitié d'un PhD, avec bien entendu les salaires en conséquence, ce qui fait qu'outre les coûts de formation, avec ce qu'il faudra de doyens et de leurs adjoints et secrétaires, plus les profs, les salaires seront d'au moins 50 millions de dollars récurrents par année pour 500 "infirmières praticiennes".
    Est-ce approprié de demander une scolarité supérieure en nombre de crédits de scolarité pour des infirmières praticiennes, à ce que l'on demande aux futurs médecins?
    Comme on dit en anglais: "the tail is wagging the dog", autrement dit c'est la queue qui remue le chien et non le chien qui remue la queue!
    À ce rythme là, la faillite est pour très bientôt !
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  • Nicole Rondeau - Inscrit
    17 mars 2010 17 h 40
    Réflexion d'une ex-infirmière praticienne de formation qui a connu les limites imposées par notre système de santé!
    Expérience de terrain à titre d'infirmière en hémodialyse, infirmìère de formation collégiale, formation bachelière et formation non complétée d'infirmière praticienne (60 crédits d'études de maîtrise, orientation infirmière praticienne spécialisée en néphrologie, formation non complétée)
    Pour comprendre le contexte malsain qui sévit dans les spécialités des hôpitaux universitaires, il faut vraiment y avoir travaillé et réaliser que sans la formation des IPS en spécialité, les patients sont presqu'abandonnés à leur sort. Le manque de volonté politique dans le système de santé, le manque de soutien des autorités et parfois le manque de collaboration entre les divers intervenants mettent en péril l'intégration harmonieuse des IPS.
    Il est difficile de pratiquer les soins infirmiers sans la présence bienfaisante d'une IPS qui a suivi sa formation dans le but de venir en aide à la population affligée par la maladie et combien de fois incomprise ou jugée... Le personnel est à bout de souffle. Les spécialistes sont sollicités à tout moment pour éteindre les feux à différents niveaux. La non disponibilité de toutes catégories de personnel soignant ou personnel médical devient le pire ennemi des soins de qualité. Une IPS en veilleuse pour soutenir l'équipe de soins, collaborer avec l'équipe médicale, intervenir auprès de la clientèle et de sa famille, qui peut donc mieux qu'elle intervenir en faveur du mieux-être incluant l'approche globale ou holistique de la personne humaine qui souffre?
    Je crois que la formation est très importante pour donner des soins qui rejoignent les aspects médicaux-infirmiers. Cependant, je considère que si la chaleur humaine est chancelante chez l'IPS, cela risque gros de nuire au bon développement de ce rôle en émergence.
    De plus, il faudra mettre de côté la jalousie qui trop souvent s'interpose entre les professionnels d'une même catégorie.
    L'IPS n'est pas seulement un cerveau avec des connaissances médicales et infirmières, elle est avant tout un être humain qui a des limites. Il faut mettre la pensée magique de côté. L'IPS ne peut régler tous les problèmes techniques et autre soins qui sont très exigeants.
    Le rôle de l'IPS est avant tout un rôle de jugement clinique, de guide, de consultation, d'enseignement, de recherche, un rôle éthique et de gestion des soins. Bien entendu, l'expérience clinique est à la base du rôle de l'infirmière praticienne spécialisée. C'est une alliée, une plus value pour la clientèle, la famille, le personnel soignant, le personnel médical ou tout autre professionnel de la santé. Mais attention! On ne doit pas la considérer comme une "superwoman" et facilement en abuser sous prétexte qu'elle connaît tout! C'est aussi une personne humaine avec des limites humaines... Réflexion d'une ex-infirmière praticienne de formation qui a connu les limites imposées par notre système de santé!
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  • HawkFest - Inscrit
    17 mars 2010 18 h 02
    Qui sème le vent récolte la tempête...
    M. Etienne Merven, vous faites fausse route quand vous dites "Cela veut dire que, même si des mesures ont produit des résultats ailleurs, il n'est pas nécessaire de prendre les mêmes mesures au Québec. Nous crèverons tous par manque de soins, mais nous aurons respecté le modèle québécois! Plus con que ça, tu meurs! Et ça parle de faire un pays!"...... Il n<y a qu'a penser que ceux qu vous décriez, ce ne sont pas les souverainistes, mais bien des fédéralistes de premièere heure qui embourbent notre systèeme, de manièere volontaire! Par ex. le conflit d'intérêt de Couillard qui prétendait assainir et désengorger le systèeme de santé publique alors qu'il préparait en cachette sa carrièere au privé! Alors cessez avec vos préjugés démagogues et mensongers, et acceptez la RÉALITÉ....

    Tout d'abord, tout a commencé "grâce" au plus fameux des pseudo-lucides (et qui n'a aucune crédibilité avec ses approches hyper-affairistes et mercantilistes - c'est connu que les pingres ne sont pas souvent riches à force de courte vue): Lucien Bouchard et sa doctrine aveugle de déficit zéro.

    Cela dit, ça fait bientôt 10 ans que les fédéralistes fondamentalistes sont au pouvoir (fondamentalistes au point de coucher avec la pègre et de refuser les enquêtes de corruption, au point de licher n'importe quel bandit du moement qu'il se prétend "fédéraliste"), ça fait un BAIL que ce sont ces gens qui soit disant "travaillent au service de la population et sa démocratie"! Et ce sont eux qui au lieu de défaire ce que Bouchard a fait pour revenir ou créer de "bons procédés", ne font que lancer de l'argent en l'air en même temps que de la poudre aux yeux (ce n'est pas l'argent qui planifie et travaille pourtant, tout le monde le sait), payer des campagnes médias, niaiser avec des documents et des procédures que l'on alourdit par le fait même, nomment des complaisants politiques ou amicaux aux niveaux administratifs et décisionnels, jouent en porte-à-faux avec les principes fondamentaux de notre démocratie sociale (la mentalité affairistes est à tendance monarchique, c'est inscrit dans les organigrammes verticaux), à gosser avec la puck à coups de rhétorique dogmatique!....

    Non je ne suis pas "de gauche" car je suis moi-même un entrepreneur, mais je ne suis pas de "droite toute" non plus: l'éducation ne doit pas caburer au mérite des parents et de leurs rebenus, pas plus que l'accès aux soins de santé: c'est un choix de société que l'on a fait, en diapason avec les principes fondamentaux des droits de l'Homme, que nous ne voulons pas perdre et qu'il faut défendre collectivement! Toute société dite "civilisée" ne devrait pas avoir des tenants/porte-voix qui laissent croire que "nous vivons dans une jungle et c'est comme ça que ça marche" (pour des pouvoirs monarchiques ou coloniaux, où le diviser pour régner est maître, cela va de soit, mais pas en une vraie démocratie).... Toujours il existera des individus qui voudrons capitaliser sur la misère ou les dépendances des autres, il faut rester vigilant: nos gouvernements, à force de supprimer les garde-fous, finissent par se laisser séduire par la corruption et mettre de l'avant leurs propres intérêts personnels, ce qui est naturel alors que de plus en plus ces gens tentent de détruire nos institutions démocratiques (Couillard est un bel exemple, alors que l'on ne punit plus les conflits d'intérêt, alors qu'on propose même de les "légaliser" chez la clique à Charest... AYOYE!!). Dans le système de santé publique qui se doit d'être universel, le privé n'est pas la solution: au contraire il en coûterait plus cher au gouvernement, car les firmes de placement ou les cliniques privées existent d'abord pour afficher des profits: on oublie la commission à payer sur le salaire de l'infirmière auprès de son employeur privé et ses actionnaires!
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  • Paul Racicot - Inscrit
    17 mars 2010 20 h 39
    Mais enfin...
    Qui donc planifie de telles catastrophes ?
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