Lettres - Erreurs à répétition
La lecture de l'article de samedi sur la dévolution des pouvoirs dans le système de santé entre les médecins, infirmières et pharmaciens a achevé de me convaincre qu'on se moque de nous. Sur la place publique, les ordres se disent favorables au partage des actes et une fois autour de la table de négociation, rien ne bouge (le dossier ne date pas d'hier, et même pas d'avant-hier).
Le gouvernement justifie l'absence de progrès dans le dossier de la santé en invoquant, entre autres, le manque d'infirmières, tout en maintenant un grand nombre d'entre elles dans des postes à temps partiel ou sur appel. De quoi pousser les plus jeunes vers le privé ou simplement vers la porte de sortie! Les hôpitaux anglophones sont subventionnés selon les mêmes critères et ils semblent gérer leurs ressources infirmières de manière bien plus intelligente! Pendant ce temps, les spécialistes affirment sans rire qu'augmenter leur salaire permettrait de régler une partie des problèmes (savent-ils que le niveau de santé d'une population ne serait aucunement lié au nombre de spécialistes, selon certaines études épidémiologiques faites chez notre voisin du Sud?).
Augmenter le salaire des omnipraticiens, faire appel massivement aux infirmières et infirmières praticiennes et leur offrir des conditions de travail en rapport avec la complexité et le niveau de responsabilité de leur travail et multiplier les groupes de médecine familiale serait un bon début. Ça nous changerait un peu de prendre une bonne décision de temps en temps comme société!
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Odette Hélie - Montréal
Le gouvernement justifie l'absence de progrès dans le dossier de la santé en invoquant, entre autres, le manque d'infirmières, tout en maintenant un grand nombre d'entre elles dans des postes à temps partiel ou sur appel. De quoi pousser les plus jeunes vers le privé ou simplement vers la porte de sortie! Les hôpitaux anglophones sont subventionnés selon les mêmes critères et ils semblent gérer leurs ressources infirmières de manière bien plus intelligente! Pendant ce temps, les spécialistes affirment sans rire qu'augmenter leur salaire permettrait de régler une partie des problèmes (savent-ils que le niveau de santé d'une population ne serait aucunement lié au nombre de spécialistes, selon certaines études épidémiologiques faites chez notre voisin du Sud?).
Augmenter le salaire des omnipraticiens, faire appel massivement aux infirmières et infirmières praticiennes et leur offrir des conditions de travail en rapport avec la complexité et le niveau de responsabilité de leur travail et multiplier les groupes de médecine familiale serait un bon début. Ça nous changerait un peu de prendre une bonne décision de temps en temps comme société!
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Odette Hélie - Montréal
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