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Les infirmières accusent Charest de laisser couler le réseau public

La Fédération critique les conditions de travail et les nombreux postes à temps partiel

Louise-Maude Rioux Soucy   12 mars 2010  Santé
Dans le réseau public, une nouvelle infirmière sur cinq jette l’éponge au cours des cinq premières années de sa pratique. La situation a été bruyamment dénoncée hier par les représentantes des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, qui ont manifesté à Montréal.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Dans le réseau public, une nouvelle infirmière sur cinq jette l’éponge au cours des cinq premières années de sa pratique. La situation a été bruyamment dénoncée hier par les représentantes des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, qui ont manifesté à Montréal.
Les multiples ratés que connaît le réseau de la santé sont directement liés aux choix du gouvernement Charest, qui refuse net de s'attaquer à l'aménagement du travail dans les établissements, estime la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Sa présidente, Régine Laurent, ne mâche pas ses mots: elle l'accuse de volontairement «laisser couler le réseau pour en bâtir un plus payant pour ses amis».

La FIQ convient que la pénurie de professionnelles est réelle. De l'aveu même du ministère de la Santé, le réseau accuse un déficit de 2000 infirmières, ce qui force les établissements à recourir quotidiennement aux heures supplémentaires ou encore aux agences privées, un phénomène qui n'épargne aucune région du Québec. Un rafistolage coûteux, qui épuise les équipes et brise la continuité des soins, mais qui n'est pas sans solution, selon Mme Laurent.

Gestion à courte vue

Présentement, la moitié des professionnels en soins du Québec détiennent un poste à temps partiel (60 % des infirmières auxiliaires et 40 % des infirmières), à raison de deux ou trois jours par semaine. Or «personne ne peut vivre avec huit jours [de travail] par mois», déplore la présidente de la FIQ. Ces professionnelles complètent donc leur horaire sur appel ou en travaillant pour une agence privée, souvent dans l'établissement même qui les emploie, mais à des coûts supérieurs d'en moyenne 18 %. Plusieurs finissent par réorienter leur carrière.

Cette gestion de courte vue désespère la Fédération. «Pourquoi s'en tenir à huit jours alors que les besoins sont là, que les établissements ont recours aux heures supplémentaires et aux agences privées pour combler leurs heures?», demande sa présidente. Selon ses calculs, il suffirait de mettre toutes les professionnelles en soins du réseau à quatre jours semaine pour renverser la tendance.

À même les congés sociaux

Conscientes de la situation économique difficile, les professionnelles en soins se disent prêtes à autofinancer en grande partie cette mesure à même leurs congés sociaux. Impossible de savoir toutefois ce qu'il en coûterait au gouvernement. «Nos actuaires et ceux de Québec ne s'entendent pas», laisse tomber Mme Laurent, qui croit que le problème n'est pas financier, mais idéologique.

À la table de négociation, cette dernière affirme qu'il est impossible de discuter de quelque aménagement que ce soit pour améliorer les conditions de travail des infirmières surchargées et soumises régulièrement aux heures supplémentaires. «C'est plus qu'une fin de non-recevoir, c'est de la mauvaise foi. On a l'impression qu'ils veulent laisser tout ça se dégrader pour pousser la population à dire oui au privé, oui on va payer.»

Selon la FIQ, il est clair que la crise que connaît le réseau va s'accentuer si rien n'est fait pour régler le sort des infirmières. «Combien de professionnelles doivent encore quitter le réseau avant que [le gouvernement] comprenne? Combien quittent le réseau pour réorienter leur carrière? Combien encore de morts dans les urgences avant que quelqu'un réagisse?»

Des conditions de travail liées à la qualité des soins

Régine Laurent a la conviction que les conditions de travail des employés de la santé sont directement liées aux conditions dans lesquelles on peut offrir ou non des soins de qualité. «Je vous donne un exemple. Si on parle de continuité des soins, ce sont les mêmes personnes qui doivent être là pour planifier les soins, la formation, le retour à la maison des patients.»

Or l'organisation du travail ne permet pas cela dans le réseau, croit la FIQ, qui appréhende une grande saignée. D'ici trois ans, 15 000 infirmières seront admissibles à la retraite. Des départs que ne pourront combler les quelque 6000 nouvelles diplômées espérées. «Si le gouvernement ne fait rien pour améliorer les conditions de travail des professionnelles en soins, il verra que les 4000 infirmières mises à la retraite par le Parti québécois en 1997, ce n'est rien à côté du mur que l'on va frapper», a prévenu Mme Laurent.

D'autant que le taux de rétention des jeunes infirmières reste trop bas aux yeux de la FIQ, qui explique ce problème par les conditions de travail difficiles. Dans le réseau public, une nouvelle recrue sur cinq jette l'éponge au cours des cinq premières années de sa pratique. La majorité quitte le réseau, mais pas forcément leur profession. On les retrouve donc ailleurs, dans les agences privées notamment.

Manifestation

La situation a été bruyamment dénoncée hier par les représentantes des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, qui ont manifesté à Montréal. «Nous espérons que ce cri du coeur aura un impact sur la négociation», a dit Mme Laurent. Chose certaine, un rapport détaillé sera fait aux 600 délégués la semaine prochaine. S'il y a des mesures à prendre, la FIQ les prendra, a conclu Mme Laurent, qui n'a pas voulu dire en quoi consisteront ces actions.

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n'a pas voulu commenter les demandes des infirmières. Il a fait valoir que les négociations n'ont pas à se faire sur la place publique.
 
 
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    12 mars 2010 06 h 22
    Il ne manque pas de douces au Québec
    «la moitié des professionnels en soins du Québec détiennent un poste à temps partiel (60 % des infirmières auxiliaires et 40 % des infirmières»

    On le voit bien dans ces deux chiffres: IL NE MANQUE PAS DE DOUCES AU QUÉBEC. Il manque des filles pour travailler à temps plein.
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  • P.Thouin - Inscrit
    12 mars 2010 08 h 08
    Il me manque une information vitale
    Depuis 7 ans on nous rabat les oreilles sur le manque d'infirmière au Québec. Aujourd'hui j'apprends que seulement 60% des infirmières sont à plein temps et que les 40% qui restent n'arrivent pas à vivre du peu d'heures qu'on leur offre.
    En même temps les gestionnaires d'hopitaux utilisent le temps supplémentaire et les agences de placement.
    Je pense que les gestionnaire d'hopitaux nous doivent une explication.
    Pourquoi ne pas leur offrir du temps plein?
    Et pourquoi ne pas leur avoir fourni l'occassion depuis 7 ans de se former sereinement à l'intérieur d'un système public qui s'occupe vraiment de son personnel.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 mars 2010 08 h 11
    Avec ce qui se passe, c'est comme une fuite en avant des infirmières du réseau public vers les agences privées.
    Ce ne sont pas les malades qui sont le vrai problème dans le réseau public de la santé. C'est plutôt l'idéologie du gouvernement de Jean Charest qui défend trop l'Ordre marchand, dont parle Jacques Attali dans son livre intitulé « Une brève historie de l'avenir ». Actuellement, les agences privées sont en train de dorer la pilule des infirmières pour les attirer chez eux.

    Quand le réseau public sera, je dirais, en miette, ces agences privées serreront la vis des infirmières qui auront fait la gaffe d'aller travailler pour ces agences privées. Car, dans le domaine de la santé, le secteur privé n'est pas là nécessairement pour les malades ni pour les infirmières qui travaillent pour eux. Il est là pour faire des sous, point à la ligne.

    Un réseau public de la santé est un droit pour tout le monde, pas un privilège. Lorsque le réseau public de la santé sera détérioré et insatisfaisant pour tous, les gens devront payer pour se faire soigner dans un réseau privé. Ce n'est pas tout le monde qui aura les moyens de le faire. Un réseau public en santé, c'est comme un investissement sur la qualité de vie des citoyens.

    À l'exemple de la FIQ, les infirmières devraient se battre pour améliorer la qualité du réseau public, plutôt que le fuir comme elles font présentement, en se dirigeant dans les agences privées. Les infirmières qui agissent ainsi font le jeu du gouvernement. Alors qu'elles devraient plutôt apprendre à se tenir debout pour le réseau public et être solidaires, si elles y croient.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    12 mars 2010 08 h 50
    Problème trop grand pour les infirmières
    Désolé Monsieur Jasette, mais ce problème que dénoncent les infirmières est beaucoup trop profond pour être réglé par les seules infirmières. C'est que le gouvernement qui normalement devrait être constitué surtout de personnes qui ont à coeur le bien commun est en fait infiltré de haut en bas par des gens qui font passer leurs intérêts personnels bien avant le bien commun.

    Pour régler le problème du personnel de la santé, il faut d'abord régler le problème de la direction de la santé. Et avant de régler le problème de la direction de la santé, il faut régler le problème de la direction du gouvernement.

    Donc ce n'est pas une enquête publique sur l'industrie de la construction que ça prend, mais une enquête publique sur Jean Charest.
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  • Maco - Abonné
    12 mars 2010 08 h 55
    Rien de plus évident!
    Les agences privées sont une aberration! Quoi dire de plus? Comment une agence privée peut-elle offrir les services à meilleur coût? Encore des gens qui font de la «comptabilité créative».

    Et, une fois encore, le réseau de la santé n'est pas seulement tenu à bout de bras que par les infirmières (et les cadres ne font pas parties de notre équation).
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  • Christian Lecompte - Abonné
    12 mars 2010 09 h 09
    temps partiel et agences
    Retirer le droit de travailler à temps partiel, quelle idée magnifique. Peut-on également leur demander une réduction de salaire un coup parti?

    Plusieurs infirmières semblent mener une double vie et combinant le temps partiel et le travail d'agence, mais peut-on les blâmer de tenter de concilier un horaire de travail et une vie personnelle. Comment va-t-on promouvoir cette profession si les jeunes mères de famille ne peuvent plus oeuvrer à temps partiel également?

    À quand va-t-on soulever le point que les hôpitaux anglophones de Montréal ne retiennent pas les services d'agences d'infirmières? comment se fait-il qu'ils réussissent a obtenir de la main d'oeuvre durant cet exode?
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 mars 2010 11 h 26
    @ Monsieur ou madame Sanzalure
    Effectivement, monsieur ou madame Sanzalure, le problème est bien plus gros que seulement les infirmières qui ne se prennent pas en main. Je ne doute pas que les infirmières auraient réglé ce problème depuis fort longtemps, si le fruit à cueillir avait été entre leurs mains.

    Comme vous dites, il y a aussi un problème de direction dans le milieu de la santé. Je travaille ans le milieu de la santé. Je sais très bien de quoi vous parlez. à commencer par monsieur David Levine, le gestionnaire idéologique principal de monsieur Charest, tout en haut de l'échelle hiérarchique.

    Monsieur Levine est président-directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Il est titulaire d’un baccalauréat en Génie civil de l’Université McGill (1970), d’une maîtrise de philosophie en Génie biomédical de l’Université de Londres (1972) et d’une maîtrise en administration hospitalière de l’Université de Montréal (1975).

    Les établissements de la santé sont très dépendants de ce que monsieur Levine décide et son Agence à Montréal. Bref, il semble y avoir beaucoup de choses qui reposent sur ses seules épaules. Dans le milieu de la santé, les cadres sont des cadres, ça le dit. Devrais-je ajouté "obéissants", pour mieux me faire comprendre. Les directives viennent toujours d'en haut des établissements et il n'y a pas vraiment de discussions.

    Je viens juste d'ajouter un autre maillon à la chaine des problèmes que vit le milieu de la santé en ce moment. Je ne dis pas que tous les problèmes viennent uniquement de monsieur Levine. Je dis simplement, entre autres, que les problèmes viennent d'une trop grande simplification de l'approche de l'agence en question. Monsieur Levine a été nommé à son poste en 2002 par le gouvernement en place à cette époque.
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  • yolande laliberte - Inscrit
    12 mars 2010 12 h 06
    les infirmieres de Soins Intensifs
    Il m'apparait pour le moins étrange que le syndicat qui représente ces inf. ne parle jamais de salaire devant les médias !... Le gouvernement ne veut pas payer ,point final ! Ne cherchons pas ``midi à quatorze heures ``! Combien gagne un chauffeur d'autobus ?... une secretaire à Radio-Quebec ? ...un pompier ? Le salaire ne serait-il pas le meilleur incitatif ? ``pas d'argent`` me direz-vous ? Hé !Les filles ! Il va y avoir de beaux Postes dans le privé: les cliniques de fécondation in-vito !
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  • Maryanne - Inscrite
    12 mars 2010 13 h 00
    Pénurie d'employés.
    ESt-ce voulu? oui; si non pourqoui les finissantes en soins sont embauchées à temps partiel? Cherchez l'erreur. Ce n'est pas les primes, bonus qui va retenir le personnel épuisé. Qui va les soigner lorsqu'ils ou elles seront en étât de déprime.
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  • jobin - Inscrit
    12 mars 2010 13 h 45
    Santé
    Je crois que tout le monde font fausse route le tout est régler depuis 2003 le grand timonier l'a promis. Il à réélu par le bon peuple pour confirmer le tout.
    Gilles Teasdale
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 mars 2010 13 h 57
    OU SONT NOS TÉNORS
    Ou sont nos ténors de la souveraineté pour crier tout haut que la solution se trouve dans l'indépendance du Québec???

    Oui ou s'ont ils? Car si ils oseraient dire çà, je serais, moi un fédéraliste, parfaitement d'accord avec eux.

    Car l'image du Québec séparer que l'on me propose dans les commentaire de ce journal, me laisse croire que la dictature qui y règnerait et le totalitarisme du gouvernement règlerait tous les conflits au nom du projet de société québécois et pour le bien du peuple.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 mars 2010 13 h 59
    question: Quel est la nature du congé férié aujourd'hui à Laval?
    Tout le réseau de la santé à Laval est aujourd'hui fermé à cause d'un congé férié, et me dira que le secteur publique ne joui pas de meilleur condition que le privé.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 mars 2010 14 h 04
    Pourquoi autant de d'employé à temps partiel?
    Peu être que à cause des cout extravagant qu'occasionne la permanence, vacance en excédent le 4%, assurance, fond de pension, congé ici, congé par là et tout les frais additionnel d'un employé à plein temps. De plus à cause de l'inflexibilité des horaires et des employés à plein temps, les employés temporaire sont là pour comblé avec toute le flexibilité requise.

    La semaine de 4 jours ne fera qu'aggraver ce problème.
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  • Nicole Goulet - Inscrit
    12 mars 2010 14 h 08
    Ce que j’attends du gouvernement ...
    Vous alléguez « le refus du gouvernement de s'attaquer à l'aménagement du travail dans les établissements » ; je vois mal que cela devienne une réalité. Ce sont les médecins, les infirmières, les chirurgiens et autres professionnels de la santé qui, dans l’exercice de leur profession et de leur pratique, doivent voir à l’aménagement du travail dans les limites des exigences de la profession.

    Ce que j’attends du gouvernement c’est qu’il encadre et supervise le grand chantier et qu’il appuie des projets, dans chaque région, qui tente de compléter le système et de le garder efficace et équitable pour tous… après avoir demandé à chacun de jouer son rôle.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 mars 2010 14 h 09
    @ M. Lecompte
    Vous posez une bonne question, comment se fait il que le problème n'existe pas dans les hôpitaux anglophone, ou il est de loin moins sévère?

    Une parti de la réponse est que les syndiqués francophone n'accepterons jamais de travailler les horaire demandé dans les hôpitaux anglophone, c'est culturel, les fins de semaine sont trop importante, les vacances s tous ensembles sont trop importantes et les syndicats sont trop importants. Et en plus il y a l'absentéisme qui est beaucoup plus grand,
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 mars 2010 14 h 50
    Les hôpitaux anglophones et climat de travail, petites questions.
    Il y a des questions intéressantes par rapport aux hôpitaux anglophones. Mon hypothèse est que l'attitude des gestionnaires anglophones n'est pas la même à l'endroit des employés syndiqués. Il peut y avoir des gestionnaires dans ces hôpitaux anglophones mais qui ont probablement adopté la philosophie des hôpitaux anglophones où ils travaillent.

    Comme si, historiquement parlant, les anglophones étaient plus habitués à faire de la gestion plus saine dans leurs organisations. Comme si, c'est mon hypothèse, les francophones gestionnaires avaient hérité d'une attitude plutôt malsaine de traiter les employés syndiqués. Ce qui peut créer dans le milieu des francophones quelque chose qui ressemble à un climat de travail malsain qui n'encourage peut-être pas les employés syndiqués à s'engager à part entière.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 mars 2010 15 h 04
    Nous n'irons pas
    La situation décrite dans cet article est tellement aberrante que j'ai dû m'y prendre à deux fois pour être sûre de ce que je lisais. Dans un monde pas trop poqué, la population descendrait immédiatement dans la rue pour appuyer les demandes des infirmières puisqu'elles touchent directement ou indirectement chacun de nous et que ce que vivent ces femmes est inacceptable. C'est le plus effrayant: nous n'irons pas et c'est certain que cette non-implication ne passera pas inaperçue.
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  • mark - Inscrit
    12 mars 2010 17 h 52
    Qu'est-ce qu'on attend pour apprendre des hôpitaux anglophones?
    C'est vrai, ces hôpitaux ont des listes d'attente plus courtes que les nôtres, on en entend jamais parlé en mal aux nouvelles. Je peux pas croire qu'il y a pas un ou 2 trucs qu'ils peuvent nous enseigner?

    De toute facon, il faut aussi demander aux infirmieres et aux medecins ce qu'ils suggerent pour améliorer le systeme et essayer de trouver une solution. on aura une partie de la réponse lundi prochain...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    13 mars 2010 08 h 29
    Petite parenthèse pour madame Marcotte
    Une population qui ne descend pas dans la rue, c'est ce sur quoi repose l'attitude du gouvernement Charest, et les autres. En peu de mots, pour faire une image, Wall Street réagit beaucoup plus que la population du Québec amorphe et apathique. Et le gouvernement le sait!
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  • pagerry3 - Inscrit
    13 mars 2010 09 h 48
    Que c’est triste Québec, au jour des espoirs trompés.


    Qu’il s’agisse du système de Santé public ou qu’il s’agisse de la mafia bourgeoise et de la criminalité cravatée qui sévit au Québec, au gré des unions RABASKA/PLQ, CDPQ/PLQ, FIER/PLQ, GARDERIES PRIVÉES/PLQ, COMMUNAUTÉ JUIVE/PLQ, FTQ/PLQ, ETC/PLQ, ETC/PLQ et ETC/PLQ, s’attaquer au voyageuriste et à l’absentéiste premier ministre majoritariste Jean Charest ou tenter de s’en prendre à son bonze vestonné et pomponné Yves Bolduc, a donné, donne et donnera les mêmes résultats que si on s'en prenait à un réverbère débranché, aux filages disjonctés et aux ampoules brûlées. Viser un poteau de l’Hydro aurait probablement plus d’impact.

    Jean Charest, Yves Bolduc, Jacques Dupuis et quelques autres des sans voix qui ne sont que le pendant sexuel du Conseil des ministres PLQuiste, ne sont programmés et quotidiennement crinqués que pour se foutre éperdument de l’électorat qu’ils ont royalement trompé, leurré et beurré, le 8 décembre 2008. Avec une impertinence, une insolence et une arrogance sans précédents historiques ni autres références de quelque nature, ils se jouent carrément abusivement, scandaleusement et SURTOUT IMPUNÉMENT de tous les Québécois (80%) qui n’appartiennent pas à la caste des pachas et maffieux goujats qui peuvent tout se permettre, qui peuvent tout acheter, dont les services de Santé privés et tout se payer, dont des soins haut de gamme offerts aux USA. Au plus, ces minables richards donateurs et commanditaires du PLQ ne représentent à peine que 20% de la population du Québec. Mais, aux élections de 2008, ils ont pris d’assaut les bureaux de votation, par anticipation ou par «procurations ou mandats en ligne», à quasi 100%, représentant ainsi la majorité du 35% approximatif des Québécois qui se sont rendus aux urnes, en ce fatidique 8 décembre 2008, cette vaudevillesque insulte à la mémoire qui a éclaboussé et crotte encore si grossièrement le JE ME SOUVIENS de tous les Québécois qui aurait tendance à devenir «J'AI OUBLIÉ DE M'EN SOUVENIR» .

    Les contestations des infirmières ne donneront absolument rien. Désolé, ça donne le fou-rire aux libéraux de John James Jean Charest qui LUI, comme TOUS LES MEMBRES DE SA CABINETTERIE, ne carburent qu’aux pompes du mépris et aux siphons des dédains qui déclenchent ad nauseam leurs folles rigolades.

    Il n’y a que les prises d’otage, comme celles que les médecins spécialistes ont mises à l’agenda de leurs menaces, en kidnappant, entre autre, le ministre de l’époque, Philippe Couillard; il n’y a, dis-je, que le chantage, le taxage, les menaces et le squat qui donnent du résultat, même si dans la Construction (FTQ), ils en sont rendus à un tout autre niveau... C’est en procédant de la sorte, sur l’appel du corporatiste Gaétan Barrette, que lesdits «spécialistes» ont siphonné le 33% d’augmentation de leurs émoluments (en plus de faveurs diversifiées et d'abris fiscaux multipliés), ce qui n’a soulagé que leurs portefeuilles et leurs soifs de pouvoir, alors que les pourritures continuent d’envahir, d’encrasser et de bouchonner toute la tuyauterie du système de Santé public. C’est ÇA qui faire rire Bolduc et rigoler Charest, mais qui donne la nausée aux Québécois trahis et méprisés de façons si dévergondées. Les infirmières, non plus que les préposés aux malades, non plus que les enseignants, ne prendront qui que ce soit en otage et ÇA le gouvernement Charest le sait mieux que quiconque. C’est le genre de tabac sauvage qu’il fourre dans la tabatière de ses pipées quotidiennes, depuis le 8 décembre 2008. Et, vive la boucane, à l'Assemblée nationale et sur tous les paliers de l'ingouvernance, au Québec !

    Il ne reste plus qu’un miracle du Saint Frère André pour que le Parlement des libéraux de Jean Charest soit paralysé et que ces actuels abuseurs majoritaristes soient expulsés dudit parlement et escortés jusque par delà les frontières de l’oubli de la nation québécoise.

    C’est un sujet qui peut sembler être traité avec boutades et une certaine légèreté. Mais, c’est actuellement la seule façon de s’en sauver, d’éviter le suicide collectif ou d’éviter les fours du mouroir libéral…
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  • Sophie Deschamps - Inscrit
    15 mars 2010 10 h 41
    Infirmières à temps partiel
    Infirmière depuis les 7 dernières années, je travaille à temps partiel (3 jours/sem) depuis quelques années dans le milieu anglophone à Montréal. Je travail à temps partiel car je suis une maman ayant de jeunes enfants.

    Pour être honnête, j'ai travaillé dans différent milieu: dans les hôpitaux francophones, travaillé pour une agence privée et en milieu anglophone. Voici, selon mon expérience, ce que je retire de ce tout. L'atmosphère de travail dans le milieu francophone est très tendue et stressante. Dû aux heures de travail supplémentaires imposées, le personnel est plus impatient, de mauvaise humeur et travaille moins en équipe. Il y a beaucoup de colère, de rancune et de manque de respect (entre le personnel et non au niveau des patients). Cela m'avait vraiment marqué et je n'étais pas bien dans cette atmosphère de travail. J'ai quitté et par curiosité, je suis allée travailler pour une agence privée en croyant que c'était le travail de rêve. Lors de mon entrevue, j'ai rencontré une dame qui m'a posé certaines questions concernant mes intérêts et mon expérience de travail (qui a duré que 15-20 minutes). Par la suite, je lui ai demandé comme ce fait-il qu'il y a aucune agence privée dans le milieu anglophone et elle m'a répondu que leur façon de gérer était différente. Donc, après seulement une journée d'orientation à l'urgence (lorsqu'il en faut 6 semaines quand nous sommes employées de l'hôpital), je suis lancée dans un désordre total. Il y avait un froid entre moi et les autres infirmières car je n'étais pas la bienvenue. Je me suis fait souvent dire que je faisais ce travail seulement pour faire plus d'argent quand dans le fond, c'était plus pour mon horaire de travail. Il y avait une séparation entre moi et les autres infirmières, à un point tel que je ne portais plus ma carte d'identification de l'agence. J'avais ce regard de dégoût lorsque les gens me regardaient que je n'aimais vraiment pas. J'ai travaillé 9 mois en pensant que c'était pour aller mieux, mais non. Donc, je suis allée travailler à l'Hôpital général Juif de Montréal....pourquoi? Et bien, il y a une unité de soins de chirurgie cardiaque et cela m'intéressait beaucoup. Je suis employée depuis 3 ans et je ne changerais pas d'endroit de travail pour rien au monde. Le temps supplémentaire obligatoire......il y en a pas, manque de respect, je n'en vois pas. Malgré la diversité ethnique des infirmières, il y a une ouverture d'esprit et un respect entre nous que je n'ai pas vu ailleurs. Il y a une force dans notre travail d'équipe qui fait que tout le monde travail ensemble. Lorsqu'il y a un manque d'infirmière, nous discutons ensemble afin de voir qui se porte volontaire à rester au travail.......personne est forcée!!!!! Nous trouvons des solutions entre nous. Le respect est très important. Nous avons un infirmier-chef qui est à l'écoute de son personnel, qui est très présent sur notre unité. Nous avons la possibilité de faire notre horaire pour 6 semaines consécutives. Nous sommes pas payer plus cher que les autres infirmières, nous avons les mêmes avantages qu'eux mais la différence, je crois, c'est que nous sommes respectées (de la plus jeune à la plus sénior) et que notre atmosphère de travail est agréable ce qui me donne le goût à chaque jour d'aller travailler.

    Je suis fière de dire que je travaille à l'Hôpital Juif de Montréal et je suis heureuse d'y travailler. Je ne changerais pas de milieu de travail pour rien au monde. Nous avons une super équipe et j'en suis fière.
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  • Lise-Anne Pineault - Abonnée
    23 mars 2010 07 h 44
    En réponse à M. Claude Archambeault
    Savez-vous que dans le secteur de la santé principalement chez les infirmières nous sommes l'une des seules professions qui débutent à temps partiel? comment oser prétendre que nos horaires sont inflexibles???travailleriez-vous sur les trois quarts de travail dans la même semaine? il y a longtemps que la majorité des gens autre que du domaine s'imaginent que nous sommes gras dures!!La réalité, monsieur, est que ce sont les infirmières qui s'assurent de la qualité des soins reçus avec ses partenaires, infirmières- auxiliaires etc..Vous faites le jeu du gouvernement quand vous parler de flexibilité, le personnel infirmier ne peut pas être plus flexible quand il accepte de faire des heures supplémentaires et qu'il se voit en plus contraint de le faire. Le salaire n'est pas notre priorité le partage de la semaine va augmenter la présence de tout le monde. En fait, êtes-vous cadre dans un hôpital??
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  • Denis Miron - Inscrit
    25 mars 2010 15 h 31
    Curieuse ou douteuse coïncidence?
    La vieille stratégie de la division pour entretenir une atmosphère de travail vicié par le mépris qui dégringole la pente de plus en plus raide de la hiérarchie administrative. dont l’objectif inavoué, déguisé en vice caché, est de détruire l’estime de soi dans le personnel de la fonction publique.
    Guerre d’usure dans les hôpitaux francophones et merveilleuse harmonie dans les hôpitaux Juifs et anglophones.Curieuse ou honteuse coïncidence, n’est-ce pas? Peut-on décider administrativement parlant de l’atmosphère à faire régner dans un établissement. Se peut-il qu’un Grand Saccageur puisse engager des gestionnaires-chasseurs de primes pour une mise-à-sac de la fonction publique. Bin oueillons donc, t’es bin parano! À part le fait que notre premier ministre a caché une partie de son salaire durant quelques années, ça ne fait pas de lui pour autant un gars malhonnête. Faut pas le pointer du doigt même s’il ne comprend pas que ses ministres peuvent se retrouver en conflit d’intérêt suite à des contrats accordés sans appel d’offre. C’est juste normal que ses ministres doivent recueillir au moins 100.000$$$$$ chacun pour la caisse du parti. Bon…c’est sûr que la loi ne le permet pas ,mais comme dirait Jean Chrétien , que voulez-vous, c’est pas de ma faute si la loi est mal faite. L’éthique, l’éthique, l’éthique, c’est bien beau là, mais qui c’est qui va payer pour ça? C’est pas avec ça qu’on fait de l’argent.

    Avez-vous l’impression que l’espace occupé par le débat sur le niqab dans les médias sert à voiler le saccage qui est en train de s’opérer dans la fonction publique?
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  • passagere - Inscrit
    5 octobre 2010 02 h 50
    Merci beaucoup Sophie Deschamps pour ton témoignage
    Infirmière auxiliaire depuis presque un an. Il est vrai que c'est un domaine valorisant mais aussi débile. Je viens d'avoir un poste 8/15 de soir pour équipe volante en médecine/chirurgie. Après mon orientation de 10 jours,J'arrive a l'étage pour me présenté toute souriante et poliment au personnel de jour, au lieu de me souhaité la bienvenue, elles m'ont dit: on n'aime pas les téteuses:( ben j en suis restée bouche bée, déjà que je me sentais toute stressée et timide dans un domaine que je n'étais pas habitué. Il y a certains patients qui me disent que j'ai une belle approche et qu'ils n'en voient pas beaucoup ici........Probablement que je suis faite pour ce métier mais que je n'ai pas encore trouver la place.... J'aurais aimé essayer de travailler pour l'hôpital général Juif, mais je ne parle pas beaucoup l'anglais. Un jour, quand je vais avoir suffisamment d'expérience, je postulerai un poste de soin a domicile. Moins stressant et je peux offrir meilleur service.
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