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Mourir chez soi

Lise Payette   12 mars 2010  Santé
L'idéal, ce serait de ne jamais avoir à mettre les pieds dans un hôpital, surtout quand on est malade. Il faudrait y aller seulement quand on est en pleine forme et qu'on ne craint ni les bactéries, ni les microbes, ni les médecins. Le reste du temps, quand on est malade, on ferait mieux de rester chez soi, de consulter son ordinateur pour poser un diagnostic et de se soigner comme nos grand-mères le faisaient souvent avec plus de succès que les grands spécialistes d'aujourd'hui.

Je suis injuste, je le reconnais. Il serait plus juste de concéder que la médecine a fait d'immenses progrès... ce sont les hôpitaux qui n'ont pas suivi. Chaque fois que je mets les pieds dans un hôpital, et j'essaie que ce soit le moins souvent possible, je ne peux pas m'empêcher de penser à la bonne odeur de propre qu'il y avait dans ces établissements autrefois quand les maladies nosocomiales étaient inconnues et qu'on disait qu'une infirmière devait avoir la «vocation» pour faire ce métier. Les linges souillés de sang ne traînaient pas dans les chambres des malades comme ça arrive aujourd'hui trop souvent, les poubelles étaient vidées même durant les fins de semaine et les vieux lits brillaient comme un sou neuf. J'ai même connu des hommes d'affaires qui plutôt que d'aller jouer au golf, s'installaient dans une chambre privée pour une semaine, histoire de faire tous les examens utiles et de prendre une semaine de vacances loin du travail. Cette époque est révolue.

Les hôpitaux, surtout ceux de Montréal à cause de la concentration de population, sont devenus de vrais repoussoirs. C'est le meilleur endroit pour tomber malade et mourir. Même qu'on sait depuis quelques jours qu'il se peut que personne ne s'en rende vraiment compte. À moins que vous soyez en mesure de hurler dans le couloir, on vous laissera mourir en paix. Tout le personnel est trop occupé pour remarquer que vous n'allez pas bien. Trop fatigué aussi.

Messieurs Jean Charest et Yves Bolduc aimeraient beaucoup pouvoir affirmer que ça va mieux dans les urgences. Les hôpitaux, sous leur gouverne, sont devenus aussi dangereux que les routes, les viaducs ou le boulevard Saint-Laurent la nuit. Une personne normalement constituée a peur dès qu'on lui dit qu'elle devra aller à l'hôpital. Elle a peur parce qu'elle ne sait pas si elle va pouvoir y entrer, elle ne sait pas combien de temps elle va passer à l'attente et elle ne sait pas si elle va en ressortir. Entre l'entrée et la sortie, elle sera devenue un nom qu'on appelle à tue-tête ou un numéro, c'est selon. J'ai bien entendu une infirmière, un jour, déclarer le plus naturellement du monde, qu'elle avait «54 civières sur les bras» ce jour-là. Pas 54 malades, pas 54 patients, non, 54 civières.

Bien sûr, tout le monde est fatigué. Les médecins qu'on voit à la télé cependant ont plutôt l'air bien portant (je ne donnerai pas de noms) et les infirmières, les plus épuisées du système, on ne les voit jamais car elles font des heures de fous. Que des gens meurent en attendant des soins, c'est dur à accepter, mais je voudrais vous rassurer à ce sujet. Dans quelque temps, on se sera fait à l'idée et ça ne nous dérangera même plus. On dira: «Tiens, un autre.» Puis on passera à autre chose. Les politiciens savent parfaitement que c'est comme ça que le peuple réagit. Il commence par crier, puis il se calme et finit par accepter une situation sur laquelle il sait qu'il n'a aucun pouvoir.

Il fallait voir la belle tranquillité de notre premier ministre à la première période de questions de la rentrée. Calme, en pleine possession de tous ses moyens, reposé et plein des belles images qu'il a rapportées de ses nombreux voyages, il a affirmé, la main sur le coeur, que la situation que nous vivons en ce moment dans les urgences est de la responsabilité du PQ. Il avait l'air d'un homme en vacances, au-dessus de ses affaires, à qui il ne serait pas venu à l'esprit d'offrir au moins ses condoléances aux familles qui ont perdu des êtres chers dans les couloirs de nos hôpitaux. Je pense que c'est sa nouvelle résolution, faire le tour du monde en serrant des mains et venir prendre ses vacances au Québec où tout va si bien. C'est lui qui le dit.

Et puis, il est en santé. Ça se voit. L'oeil brillant, la jambe alerte, il est évident que la maladie ne le guette pas encore. Et puis, qu'importe? Si jamais il est vraiment malade, j'imagine qu'il fera comme d'autres premiers ministres qu'on a connus et qu'il ira se faire soigner aux États-Unis. Je ne suis pas sûre que les soins y soient meilleurs, mais c'est drôlement plus rapide...
 
 
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  • Normand Carrier - Abonné
    12 mars 2010 06 h 19
    Très peu empathique .....
    C'est cette suffisance et cet arrogance qui déplait chez Jean Charest car de toute évidence cet homme n'a pas d'empathie pour celles ou ceux qui meurent en attendant leurs opérations ! Il n'a qu'un reflexe politique pour blamer tout le monde et son père et tous les gestes qu'il pose sont basés sur le calcul politique .....
    Cet homme est a l'extérieur ou il nage comme un poisson dans l'eau et les affaires courantes l'exaspèrent alors que nous avons un besoin urgent de leadership devant cet avalanche de problèmes qui affligent tous les Québécois .....La politique l'a enrichi et il est près a démissionner en temps propice alors que les problèmes s'accumulent et aller sévir a l'intenational . Ce n'est qu'une question de moins de dix-huit mois car cet homme est déja parti dans sa tête .....
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  • Celine Magnan - Inscrit
    12 mars 2010 07 h 12
    Mourir chez soi
    Comme tu as raison Lise. Bravo!

    Céline Magnan
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  • michel lebel - Inscrit
    12 mars 2010 07 h 44
    Bon texte!
    Je le trouve bien votre texte ce matin, Mme Payette, ce qui est rare, étant généralement en désaccord avec vous. Votre humour est aussi à l'avenant. Je crois bien que Jean Charest est devant un cul-de-sac: il ne pourra pas éternellement continuer à ne rien faire, sauf voyager...
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  • Yvon Bureau - Abonné
    12 mars 2010 08 h 01
    Davantage mourir comme du monde !
    Madame Payette, merci pour ce texte plein de vie !

    L’Histoire des soins appropriés, proportionnés et PERSONNALISÉE de fin de vie est en train de s’écrire à l’Assemblée nationale du Québec. La Commission de la Santé et des services sociaux portant sur la QUESTION de mourir dans la dignité vient tout juste, mardi passé, de terminer ses six jours de travaux parlementaires. La deuxième étape de cette Commission est de produire un document de consultation pour la population québécoise sur les réponses possibles pour une fin de vie plus digne, plus «sérénisante» et plus libre.

    Mourir chez soi deviendra de plus en plus possible prochainement. Sinon, les finissants de la vie devraient avoir accès à des Maisons appropriés de fin de vie. Sinon, s’ils doivent aller à l’hôpital, qu’ils évitent les Urgences (c’est dangereux, en fin irréversible de sa vie!) et référés par les Soins de fin de vie à domicile qu’ils passent directement dans des lits de fin de vie, accompagnés par une équipe de professionnels spécialisés en soins appropriés de fin de vie.

    Lorsque la population québécoise et notre Gouvernement du Québec auront statué qu’une Aide médicale active, balisée et contrôlée, n’est pas un acte criminel ( ce que croit la population très majoritairement), mais un soin exceptionnel de fin de fin de vie faisant partie de la panoplie des soins personnalisés, bien collé à l’ultime consentement éclairé et libre ( là, la noblesse).

    En 2010, L’Assemblée nationale du Québec écrit l’Histoire pour une fin de vie plus digne et plus libre. Jamais le Québec a été aussi mûr pour répondre si distinctement.

    Je vous invite à venir entendre au début de mai prochain, à Montréal, le médecin belge Dominique Lossignol. Il fait soins appropriés de fin de vie et, légalement, utilise parfois l’aide médicale active, si voulue et si nécessaire. Le programme de son séjour s’en vient.

    Après 2010, nous pourrons au Québec davantage terminer nos vies, respectés jusqu’à la fin, par là passent notre dignité et notre liberté. Comme disait un Beauceron, « on va pouvoir enfin mourir comme du monde !»

    www.yvonbureau.com
    www.collectifmourirdigneetlibre.org
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  • Nicole Lamarre - Inscrit
    12 mars 2010 08 h 51
    Mourir chez soi
    Mourir chez soi, oubliez ça aujourd'hui avec nos petites familles.
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  • Fizz - Inscrit
    12 mars 2010 08 h 51
    Malheureusement vrai
    Un texte d'actualité qui reflète bien la situation. Malheureusement. Après tant d'années, ce gouvernement ne peut plus se justifier sur les erreurs commises par le précédent.

    On dit que nous avons le gouvernement que nous méritons.

    Il faut croire que nous ne méritons pasz grand chose...
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 mars 2010 08 h 58
    Vivre dans ce pays
    On sourit mais ce que vous décrivez madame Payette est loin d'être drôle. Le plus terrible est ceci: "Que des gens meurent en attendant des soins, c'est dur à accepter, mais je voudrais vous rassurer à ce sujet. Dans quelque temps, on se sera fait à l'idée et ça ne nous dérangera même plus (...) Les politiciens savent parfaitement que c'est comme ça que le peuple réagit. Il commence par crier, puis il se calme et finit par accepter une situation sur laquelle il sait qu'il n'a aucun pouvoir."
    Vous le dites comme une fatalité et j'ose espérer que c'est pour provoquer. On semble s'habituer à tout, même à l'inacceptable, comme la grenouille dans la marmite. Cela doit changer. Il n'est pas ici question de mourir chez soi mais bien de vivre dans ce pays.
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  • J-F Allaire - Inscrit
    12 mars 2010 10 h 21
    Un système à repenser, un système qui doit placer le citoyen en son sein
    Notre système de santé québécois est atteint d'un essoufflement et d'une inefficacité troublante, comme on peut le constater dans le texte de madame Payette. M'intéressant à la question du développement des communautés et de la prise en charge citoyenne de la santé depuis quelques années, je considère que cet état de situation doit nous mener non pas vers une privatisation du système de santé, ce qui ne ferait qu'empirer les inégalités en santé; mais plutôt à travers une prise en charge et une implication des citoyens au cœur de leurs besoins en santé.

    Comment?
    Des pratiques comme les groupes HANS japonais nous montrent peut-être la voie à suivre. Ces groupes de citoyens s'entraident en vue d'améliorer leur santé individuelle et collective. Pour plus de détails sur le sujet, le livre écrit par Jean-Pierre Girard sur les coopératives de santé et la place des citoyens en santé est éclairante. Il dresse un portrait clair de l'historique de notre système de santé et propose des idées inspirantes. En passant, j'ai vu que la Coopérative de santé de l'Université de Sherbrooke ohttp://www.ledevoir.com/societe/sante/284779/mouri un colloque sur la prise en charge citoyenne de la santé le 4 juin prochain à Sherbrooke, pour les intéressés!
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    12 mars 2010 10 h 39
    Aux États-Unis
    Ceux qui ne peuvent se faire soigner ici, se font soigner ailleurs. Bourassa l'a fait. Le Premier ministre de Terre-Neuve vient de le faire. Madame Marois a envoyé des malades se faire soigner aux États-Unis. Le Shah d'Iran est venu se faire soigner au États-Unis...Tous ces malades qui nous gouvernent vont se faire soigner ailleurs...Car, habitiuellement, ils ont le fric pour le faire. René Lévesque ne s'est pas fait soigné à temps. Il est mort trop rapidement pour qu'on le force à le faire.

    Le problème n'est pas si on peut se faire soigner ici ou ailleurs. Le problème est: avons-nous assez d'argent pour continuer à soigner ceux qui le veulent? Et ceux qui sont vraiment malades? Comment départager les malades imaginaires ou les vrais malades? Il n'y a qu'un moyen, depuis des lustres, de départager. C'est de créer des zones de modération. Un moyen éprouvé: faire sortir quelques sous de la poche des usagers.

    Jean Charest vient d'annoncer que la fécondation in vitro va être payée par les contribuables. On prévoit 38 millions cette année. 80 milions dans les futures années. Je ne m'arrête pas aux problèmes moraux poser par un tel geste. Mais 80 millions, c'est de l'argent pour un Ministère qui ne peut pas soigner tout le monde, tellement la population vieillit...

    Aux nouvelles, hier soir, le lecteur a tout simplement dit que la fécondation in vitro serait à l'avenir gratuit. Que c'est bien dit ! Gratuit pour ceux qui utiliseront ce service (?)....Et encore. Gratuit? Non. Tout sera payé encore par les payeurs de taxes. Et on en demandera encore plus dans l'avenir, car l'appétit des usagers est illimitée quand...c'est gratuit.

    Jusqu'où va-t-on aller? Est-ce qu'on attend que le FMI intervienne, comme il l'a fait dans d'autres pays, pour changer nos façons de faire?

    Enfin....rien n'est parfait en ce monde. Le PQ n'est pas parfait et sa feuille de route le démontre. Le PLQ non plus. Il ne reste que l'ADQ. Quand on n'a jamais gouverné, on a toutes les solutions. Arrivés au pouvoir, ces nouveaux dirigeants doivent s'adapter et mettre sous le boisseau les belles promesses électorales. Comme le Bloc à Ottawa. Il a toutes les solutions pour le Québec. Sauf qu'il ne chiffre jamais ses demandes. A moins qu'il propose la séparation. Il ne propose JAMAIS cette solution ultime. Ce n'est pas assez rentable électoralement.
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  • Claude Daigneault - Abonné
    12 mars 2010 10 h 46
    Vie rêvée et vie réelle
    J'abonde dans le même sens que vous, Mme Payette, mais la nostalgie que nous éprouvons à notre âge pour le passé recouvre agréablement d'un voile doré le temps de "l'avant".

    Comme vous, j'ai connu la période précédant l'assurance-santé. C'est vrai que ça sentait le "propre" dans les hôpitaux que dirigeaient d'une main de fer les religieuses. C'est vrai que les salles n'étaient pas encombrées, ni les chambres. Les soins étaient dispensés par du personnel stylé, portant des uniformes d'une propreté éclatante. Vous rappelez-vous les petites coiffes empesées et les blouses rayées bleu et blanc des infirmières ? Elles étaient si mignonnes qu'on avait envie d'être malade rien que pour se faire parler doucement, avec chaleur.

    Mais cette image idyllique et authentique, je l'admets, cachait un drame collectif. Une majorité de gens n'allaient pas à l'hôpital pour se faire soigner parce qu'ils n'avaient tout simplement pas les moyens de payer pour les frais.

    Ma sœur qui avait onze ans est morte d'un infarctus en moins de quatre heures. Mes parents n'avaient pas les moyens de la faire suivre par un cardiologue. Mon père, qui ne pouvait assumer les frais médicaux élémentaires et se soignait lui-même comme sa grand-mère, a été mal opéré par un médecin-boucher et a dû être transporté d'urgence de Sherbrooke à Montréal pour que soient réparés les dégâts. Les frais ont été tellement lourds qu'il a dû vendre sa petite entreprises pour payer la facture et a connu autant le chômage que les petits emplois mal rémunérés à 50 heures par semaine. Ça se passait dans les années 1940 et 1950.

    Il n'y avait pas foule aux urgences tout simplement parce que peu de gens pouvaient faire face aux coûts que représentaient les soins. Seuls les accidentés s'y présentaient ; dans notre tête d'enfant, les urgences, le mot le disait, "c'était pour les accidents". Les gros.

    Le pharmacien jouait un rôle important de conseiller, même pour un bras cassé, un clou rouillé qui perce la semelle d'un soulier usé, un coup de bâton dans l'œil ou une coupure profonde sur le poignet. va sans dire que les grippes, les rhumes, les rougeoles, la "picote volante', la roséole, les maux d'estomac et tous les bobos qui ne mettaient pas notre vie en danger étaient soignés à la maison ou à la rigueur par le médecin de famille qui se déplaçait sur un coup de téléphone. Et qui faisait crédit.

    L'arrivée de l'assurance-santé a changé notre perspective : vous vous présentez à l'urgence pour un panaris comme pour un accident d'auto, pour un mini-rhume comme pour une crise d'asthme aiguë, pour un mal de ventre comme pour un accouchement sur le point de se produire.

    Dans ce système qui a conservé de celui d'autrefois la dimension "providentielle" mais gratuite, il arrive que la machine se détraque, que l'attente se prolonge parce qu'il y a trop d'enrhumés qui encombrent les chaises. Mais je crois encore à la loi sur l'assurance-santé. Parce que j'ai dû avoir à quelques reprises aux services médicaux de nos hôpitaux et que je n'ai que de la reconnaissance envers les médecins et les infirmières-infirmiers qui m'ont pris en mains.

    Que ce soit pour une pierre au rein en pleine grève, une angioplastie, une profonde coupure à la main causée par un verre brisé, l'ablation d'une énorme tumeur heureusement non maligne, les dizaines de point de suture qu'un médecin exténué m'a fait avec gentillesse à la suite d'une chute qui m'a défiguré et j'en passe et des meilleures, j'ai toujours été soigné par des professionnels qui ont bien pris soin de moi. Et cela gratuitement !

    Un chirurgien m'a dit après une intervention : "J'ai travaillé aux États-Unis et je puis vous dire à quel point vous êtes chanceux d'être soigné ici. Là-bas j'ai vu des cliniques d'hôpitaux où l'on dirigeait les pauvres et les Noirs vers une autre porte où ils étaient mis en attente pour un service médical de qualité sommaire".

    Ce qui me fâche cependant dans notre système, c'est l'absence de vision de notre gouvernement. Plutôt que de lancer de la boue aux gouvernements antérieurs (après tout, ce sont les libéraux qui nous ont donné cette loi, non ?) nos dirigeants devraient avoir honte de leur incompétence. La gratuité absolue est-elle la seule voie vers les soins collectifs ? Ne serait-il pas temps de faire un bilan collectif
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  • André Doré - Abonné
    12 mars 2010 11 h 03
    Peur de l'hôpital, il est mort chez lui...
    En effet. J'ai un cousin qui est allé à l'hôpital il y a une couple d'années. Cet hiver, il n'allait pas bien. Vivant seul, un autre cousin venait de temps à autre lui rendre visite et s'assurer que la température de la maison soit raisonnablement confortable... On lui a conseillé plusieurs fois de se rendre à l'hôpital, mais il ne voulait pas y retourner. Il a choisi de mourir sur place, seul à la maison. À 59 ans, on l'a trouvé sans vie le lendemain ou le surlendemain de son décès. Il n'y avait peut-être pas grand-chose à faire pour lui, mais quand même...!!! Il avait peur de l'hôpital...
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  • Denis Yogi Lemieux - Inscrit
    12 mars 2010 11 h 04
    Soleil Vert !
    "Sinon, les finissants de la vie devraient avoir accès à des Maisons appropriés de fin de vie. "(André Bureau).

    Cette phrase m'a immédiatement fait penser au film de 1973 "Soleil Vert (Soilent Green)" dont en voici le contexte:

    "Soleil vert se déroule en l'an 2022. Le monde baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels mangent un aliment de synthèse, le « Soleil vert » (Soylent green), produit par la multinationale « Soylent ». Les émeutes sont fréquentes et sévèrement réprimées." (source: Wikipedia)

    Si vous n'avez pas vu ce film, je ne vous direz pas de quoi se compose cette nourriture de synthèse. Je vous laisse le découvrir. Mais déjà aujourd'hui, notre nourriture se rapproche de celle décrite dans le film.

    Au cours du film, l'un des protagonistes s'en va justement dans une maison de fin de vie, où il pourra mourir en paix, en contemplant des images d'un temps révolu, où les animaux et les plantes étaient alors comme nous pouvons encore les appréciés aujourd'hui. Cela se passe en 2022 ne l'oublions pas.

    Effectivement, mourir dans la dignité est ce que tout le monde espère. Mais pouvons-nous d'abord commencer par vivre dans la dignité?

    Des solutions pour désengorger les hôpitaux? Commençons donc à nous assurer que les multinationales de la production alimentaire cessent de nous empoisonner. Vous ne savez pas à quoi je fais allusion? Regardez le documentaire *"Les Alimenteurs" (Food Inc.) ou encore, *"Le Monde selon Monsanto" pour vous faire votre propre opinion.

    Nos gouverne-ments se retrouvent toujours en état de réaction et cela nous coûte à nous une fortune en argent, et plus souvent qu'autrement, notre santé aussi. Pourquoi d'après vous les hôpitaux ne cessent de se remplir de gens souffrant de toutes sortes de maladies connues, et de nouvelles? Tout simplement parce que c'est rentable pour le gouverne-ment, pour les pharmaceutiques, et pour les multinationales de l'alimentation. Toutes ces souffrances et ce stress inutile, pour de l'argent.

    Et ce que Mme Marcotte dit est hélas trop vrai: "On semble s'habituer à tout, même à l'inacceptable, comme la grenouille dans la marmite. Cela doit changer. Il n'est pas ici question de mourir chez soi mais bien de vivre dans ce pays."

    Denis Yogi Lemieux
    Projet Paix 101

    *Les Alimenteurs
    http://www.les-nouveaux-humains.com/index.php?opti
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    12 mars 2010 11 h 09
    vous avez raison...
    À : M. Claude Daigneault
    Vous avez bien raison cher monsieur, dans les années 1950, avant l'assurance-
    maladie, j'ai vu des pères de famille faire faillite, un enfant à Ste-Justine, la
    maman hospitalisée, les comptes des médecins arrivaient mais il y en avait
    d'autres petits à la maison, et le papa gagnait à peine ce qu'il fallait pour les
    faire manger... la situation présente est bien différente de celle d'avant, mais
    laquelle devrions-nous choisir si c'était possible ? Notre système est envié par
    plusieurs mais malheureusement il est mal géré, trop de chefs dans nos hôpi-
    taux, redistribuer, réorganiser tout le système, mais cela prend une volonté
    que les syndicats, les fonctionnaires et tous ceux qui sont en place ne sont
    pas intéressés à changer, c'est plus payant ainsi pour eux.

    f. trottier
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  • emeri - Abonné
    12 mars 2010 11 h 34
    La période de questions sans réponses, jamais!
    Cela fait des années, (j'ai maintenant soixante quinze ans) que je me plante devant mon téléviseur lorsque la fameuse période de questions
    débute à l'.Assemblée Nationale. Longtemps je me payait le spectacle
    au complet. Les questions puis les tentatives d'écrasement par le
    parti au pouvoir. Pénible. C'était devenu tellement pénible que je
    me payais les questions et une partie du vaudeville qui sert de réponse au gouvernement. Aujourd'hui, j'ai compris. Lorsque le semblant de réponse débute je coupe le son. Plus capable d'entendre
    cet arrogant de Charest s'attaquer personnellement à son vis-à-vis
    avec cette hargne dégueulasse qui habite ce petit monsieur.
    Donc, à quand la fin de cette gallérie pour en arriver à des questions écrites dont les réponses sont aussi écrites dans les journaux du
    lendemain.
    C'est une suggestion, bien entendue.
    Réjean Grenier, Mont-Laurier.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    12 mars 2010 12 h 40
    @Réjean Grenier
    Lors de la période de question, moi, ce sont les cris et le timbre de voix de Pauline que je ne peux plus supporter, sans parler des sparages d'un Drainville toujours prêt à sauter de son pupître pour se propulser dans l'arène, tel un matador!

    Bien d'accord avec vous pour les questions et les réponses écrites....c'est moins agressants. Pour ce qui est de Charest, il ne fait que se défendre de la vindicte de ses attaquants!
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  • Maryanne - Inscrite
    12 mars 2010 13 h 23
    un système malade.
    Depuis 2003 nous avons un gouvernement qui se comporte comme un misérable voyou. C'est sa petite personne qui brille d'insollence, d'arrogeance. Autour de lui c'est le silence. Personne n'ose le contrarier de peur de se voir longer les banquettes arrière. Mais malheureusement pour lui un jour il va prendre de l'âge.Va-il goûter à sa propre médecine?....
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  • Sator - Inscrit
    12 mars 2010 13 h 53
    une province agonisante

    Entre avoir le pouvoir et l’assumer il y a une bonne différence et la façon dont chacun s’acquitte de sa tache dans chaque ministère est pitoyable
    Monsieur Charest cet Alibaba des Temps modernes va laisser la province dans un état lamentable totale, jamais depuis les 50 dernières années il n’y a pas eu pire gouvernement
    On ne peut même pas nommer un seul ministère qui fonctionne correctement et le pire de tous c’est la santé une gérance déficiente après tant d’années on ne fait que de mettre de l argent dans un gouffre sans fin sans régler les problèmes de fond un des problèmes majeurs c est la nomination partisane de personnes dans des postes clés et qui ne sont pas en mesure de faire le travail
    pourrons nous survivre comme province à cette gangrène libérale
    Des promesses des promesses des promesses d’un gouvernement arrogant et indigne de nous représenter,et qui n’a d’intérêt que les siens
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  • André Julien - Inscrit
    12 mars 2010 15 h 24
    Pourquoi ne pas créer des dispensaires ?
    On dirait que personne n'a jamais entendu parler des dispensaires. Pourquoi n'a-t-on jamais pensé à créer des vrais dispensaires ou des infirmières pourraient soigner nos petits problèmes n'exigeant pas un médecin ? Beaucoup de problèmes pourraient être réglés de cette façon, moins de patients dans les salles d'attente des cabinets privés, moins de patients en urgence rendant disponible un grand nombre de médecins pour prendre soin de ceux qui attendent des heures dans les urgences. Mais dans les faits, n'était-ce pas ce qu'on instituait lorsque les CLSC ont été mis sur pied ? Une secteur médicale et une section sociale en étaient les composantes. Que fait-on de cet outil remarquable ? Pourquoi m'a-t-on demandé de prendre rendez-vous pour rencontrer une infirmière pour un petit problème ? Ce fut plus rapide de consulter un médecin dans une clinique sans rendez-vous. C'est insensés Pourquoi m'a-t-on demander de prendre un rendez-vous téléphonique pour parler avec la directrice d'un CLSC alors que j'étais président d'une section association de défense des droits des aînés ? Les édifices sont là, le personnel est là, le matériel est là, pourquoi rien n'a été fait pour rendre ce personnel disponible pour les petits problèmes si ce n'est que pour les prises de sang ? Pourquoi payer des visites médicales alors que des services infirmiers suffiraient et qu'ils existent dans les CLSC ?
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    12 mars 2010 16 h 05
    Un système malade(maryanne)
    Au lieu de vous en prendre à Jean Charest, tournez-vous donc vers le PQ qui a initié ce désastre bien avant 2003. Ce gouvernement qui a tellement écoeuré les infirmières en son temps qu'elle ne veulent plus travailler pour le système public et je les comprends.

    Pour ce qui est de Jean Charest, il fait bien de ne pas se laisser marcher sur les pieds et son arrogance ne se compare pas à la superbe affichée par un Bernard Landry qui nous démontrait son caractère colérique en se permettant des crises de vedette en plein public. Qu'on se rappelle ce documentaire édifiant, intitulé: "A hauteur d'homme", tournée pendant une certaine période électorale mémorable ....et son départ en catastrophe par la suite parce que les membres de son parti ne s'agenouillaient pas à ses pieds suite à sa défaite de 2003. Curieux quand même ce culte de la personnalité dans ce parti, somme toute médiocre, qui a pourtant la critique facile!!!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    12 mars 2010 16 h 10
    L'agonie....de qui.
    Des promesses des promesses des promesses d’un gouvernement arrogant et indigne de nous représenter,et qui n’a d’intérêt que les siens (Sator)
    ------------------------

    ...vous auriez pu ajouter, tout comme le PQ d'ailleurs.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    12 mars 2010 16 h 15
    Maladie chronique!
    La province souffre d'une maladie chronique contractée entre la période de 1995 à 2003...dont elle n'est plus capable de se défaire!
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    12 mars 2010 16 h 42
    Des talents de romancière
    Cela procure une touche très appréciée des lecteurs. Vous les amenez en montagnes russes par dessus les archétypes, genre de codification des phénomènes ancestraux, de l'inconscient collectif. En plus de s'informer, ils en apprennent sur la vie et sur eux-mêmes et cela, bellement.
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  • emeri - Abonné
    12 mars 2010 21 h 31
    @Raymonde Choinard
    Vous ne pouvez pas être sérieuse lorsque vous écrivez de pareilles âneries. Dite nous que vous êtes une petite drôle ou une stupide
    fédéraliste bouchée par les deux bouts.
    Faites amande honorable et excusez vous.
    Nous vous pardonnerons à la condition que vous ne récidiviez plus.
    Réjean Grenier.
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  • phamose - Abonné
    13 mars 2010 07 h 15
    Homo Adaptatus
    Ou l'Homo Jemencalissus, comme vous voulez. Vous avez raison, madame Payette, de dire que la population crie un peu puis accepte tout. Le prix de l'essence est le meilleur exemple à cet égard: on a une augmentation de 10 cents le litre, ça braille un peu; le lendemain on nous offre une baisse de 5 cents, tout le monde est content. On vient de subir une augmentation de 5 cents, mais plus personne ne dit quoi que ce soit. Quant aux hôpitaux, je n'y suis allé que 3 fois dans ma vie, lors de la naissance de mes 3 enfants. Le secteur de la maternité c'est quand même plus gai. J'espère mourir dans mon sommeil, en bonne santé, cela vaudra mieux pour moi.
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  • Pierre Perreault - Abonné
    14 mars 2010 04 h 01
    Et la naissance aussi...
    merci Mme Payette pour votre texte. A chaque fois que vous parlez de la mort moi je pense à la naissance, l'autre passage important de notre vie humaine. Bien d'accord avec les dispensaires, des maisons de naissance et pourquoi pas, des coop de santé. Les CLSC ont été boycottés par les médecins dès les débuts et ils n'ont jamais été capables d'accomplir la mission sociale qu'ils avaient. C'est tellement dommage. Il est temps que la santé (naissance, mort et entre les deux) appartienne à la communauté et non aux institutions et seulement aux experts qui nous disent quoi faire.
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  • Sator - Inscrit
    14 mars 2010 11 h 08
    Raymonde Choinard
    « La puissance civile s'exerce de deux manières l'une légitime par l'autorité, l'autre abusive par les richesses. Partout où les richesses dominent, la puissance et l'autorité sont ordinairement séparées, parce que les moyens d'acquérir la richesse et les moyens de parvenir à l'autorité n'étant pas les mêmes sont rarement employés par les mêmes gens. Alors la puissance apparente est dans les mains des magistrats et la puissance réelle est dans celle des riches. Dans un tel gouvernement tout marche au gré des passions des hommes, rien ne tend au but de l'institution. Il arrive alors que l'objet de la convoitise se partage : les uns aspirent à l'autorité pour en vendre l'usage aux riches et s'enrichir eux-mêmes par ce moyen; les autres et le plus grand nombre vont directement aux richesses, avec lesquelles ils sont sûrs d'avoir un jour la puissance en achetant soit l'autorité soit ceux qui en sont les dépositaires.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    14 mars 2010 11 h 50
    @Sator
    Je ne vois pas en quoi rime la citation....que vous m'adressez et je ne saisis pas tout à fait la pertinence de ce copier-coller! L'important est que vous vous compreniez.....

    Si vous voulez dire qu'il faut être pauvre pour administrer un gouvernement pour les pauvres, vous feriez mieux de conseiller au PQ de changer de leader et d'y nommer Laviolette.
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  • Sator - Inscrit
    14 mars 2010 13 h 30
    Raymonde Chouinard
    non il faut être tout simplement honnête
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    14 mars 2010 14 h 30
    Autre citation
    non il faut être tout simplement honnête (Sator)
    --------------------------

    Et, considérant que l'honnêteté n'est pas démontrable à 100% chez quiconque, il y a encore lieu de se questionner!
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  • pagerry3 - Inscrit
    15 mars 2010 09 h 45
    La devise du gars de Sherbrooke.
    Madame Payette, je vous reconnais le don de provoquer. Parfois, c’est tout simplement choquant. Mais, c’est souvent très opportun, même si je n’ai pas le goût de mourir tout de suite, accroché au clavier de l’ordinateur de mes charges critiques.

    DÉFAIRE, LAISSER BRAIRE ET EN RIRE, c’est effectivement la devise du flushé d’Ottawa par les autorités du PC de l’époque ; c’est la devise du conservateur qui a déjà perdu son poste de ministre fédéral du sport et de la jeunesse, en raison de son manque de jugement ; c’est la devise du bleu transfuge fédéraliste conservateur devenu le rouge libéral centrifuge provincial du plus faux des nationalismes ; c’est la devise du gars de Sherbrooke qui a pour prénoms et nom JOHN JAMES JEAN CHAREST. «TOUT DEFAIRE, LAISSER BRAIRE ET EN RIRE» est la devise de celui qui préside, depuis 2003, l’institutionnalisation provinciale des collusions associées à la corruption systématique ainsi que l’étatisation de la criminalité que pratiquent les cravatés et bourgeois capitalistes, les donateurs, les commanditaires, les commissionnaires, les thuriféraires et autres grabataires du PLQ. «TOUT DEFAIRE, LAISSER BRAIRE ET EN RIRE», c’est aussi la devise d’un gars qui n’a de vision que celle de son méga nombril dont la sur-dimension l’empêche de voir où il met les pieds, la partie la plus importante de tout quidam qui se cherche désespérément un piédestal.
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  • Persephone - Inscrit
    15 mars 2010 16 h 19
    Même les gorilles essaient de penser à l'avenir...
    "Au lieu de vous en prendre à Jean Charest, tournez-vous donc vers le PQ qui a initié ce désastre bien avant 2003. " Raymonde Chouinard
    ---------------------

    Si je fais décorer ma maison par un incompétent et que le résultat est lamentable, 2 choix s'offre à moi : je peux prendre les choses en main, refaire le travail et passer à autre chose, ou laisser la maison telle quelle, pointer la décoratrice du doigt pendant 7 ans et continuer de vivre dans un lieu que je n'aime pas.

    La première année, les accusations contre le PQ étaient justifiées et justifiables, mais 7 ans après, l'eau a coulé sous les ponts... L'intelligence de quelqu'un est basée sur ses capacités à s'adapter et à tirer partie d'une situation dans une perspective d'évolution et de viabilité. Rabaska, les coupures dans les prêts et bourses de 2004 et de 2010, le laisse-faire dans les accommodements raisonnables et dans la préservation de la langue française, etc...

    Le comportement passif et arrogant de monsieur Charest n'est pas digne d'un politicien, mais d'un empereur niais et trop gras pour quitter son trône.
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