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Santé - Une crise perpétuelle

Jean-Robert Sansfaçon   11 mars 2010  Santé
Parce que le système de santé canadien est essentiellement public, on oublie qu'il constitue aussi une industrie en pleine croissance qui fait vivre des centaines de milliers de personnes et qui appelle des investissements toujours plus importants. Encore faut-il savoir déterminer quelles sont les priorités et procéder aux arbitrages nécessaires, ce que nos politiciens ne sont pas toujours capables de faire.
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  • Fernand Turcotte
    Abonné
    jeudi 11 mars 2010 11h40
    Merci
    Merci de mettre sur la table les éléments importants du problème. Ça nous change de l'abominable première page de La Presse de la fin de semaine, dans laquelle on a profité de la mort d'une personne pendant qu'elle se trouvait dans une file d'attente, pour faire croire au monde qu'elle était décédée parce que dans une file d'attente. Comment s'étonner que le commun des mortels ne s'y retrouve plus?
    Je vous recommande vivement la lecture du numéro de Newsweek daté du 15 mars 2010 et qui doit se trouver en kiosque. Vous y verrez quelles sortes de monstruosités le système américain de santé qui a déjà une génération de retard sur le nôtre, est capable d'infliger à nos voisins du sud. Au point où il pourrait s'avérer qu'il soit salutaire pour beaucoup d'Américains d'être trop pauvres pour se procurer la magnifique capote en dentelle que constitue l'assurance-maladie typique américaine: un ticket modérateur aussi substantiel qu'inefficace et un plafond de la protection qui est assez bas pour acculer à la faillite pour dettes médicales, près de 2 millions d'Américains chaque année, dont 71% étaient pourtant assurés.
    Puissiez-vous garder les vraies affaires dans la page éditoriale du Devoir!
    On pourrait notamment prendre le temps d'expliquer aux gens, que depuis qu'on a été chassé du paradis terrestre, il n'y a pas un seul état qui ait les moyens capables de donner à ses citoyens tout ce qui peut leur faire du bien. C'est dire que tous les états du monde sont confrontés au problème du rationnement de l'accès aux services de santé. Et pour le faire, il n'existe que deux méthodes: le recours à l'incapacité de payer ou la file d'attente. Nous avons choisi la file d'attente car elle nous semblait moins odieuse que l'incapacité de payer. Surtout quand on peut faire gérer la file d'attente par des gens qui sont censés connaître cela; il n'y en en effet que les médecins qui aient l'autorité pour mettre quelqu'un dans la file d'attente et le retirer de la file d'attente. S'il advient qu'on crève pour avoir été mis en file d'attente, il faut conclure qu'il s'en trouve pour ne pas savoir exactement ce qu'ils font en mettant du monde en attente.

    Puisqu'on parle des médecins,quand on regarde le revenu annuel moyen gagné par les différentes spécialités médicales on dirait que plus une spécialité est importante, moins on la rémunère. Une autre belle anomalie de ce système qu'il faudra bien un jour expliquer à la population.

    Tout comme il faudrait faire comprendre aux gens que le ministre de la santé est responsable de tout en n'ayant d'autorité immédiate sur rien. Il y a donc du pain sur la planche.

    Fernand Turcotte, md, mph, frcpc

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 11 mars 2010 13h12
    Tergiverser en regardant la file d'attente
    Il est tout de même "symptomatique" que nous comparions maintenant nos morts avec ceux de nos voisins du sud; avant nous comparions les vivants pour vanter notre système. Ce que plusieurs déplorent et qui inquiète, c'est qu'il se détériore et qu'on se demande où et quand cela va s'arrêter, pour ceux qui doivent passer par la file d'attente, bien sûr...

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 11 mars 2010 13h43
    Vous n'apprenez donc rien
    N'avez-vous pas remarqué que l'on a droit à une autre crise au moment où on se retrouve en négociation avec les employés, y compris les médecins ?

    Les journalistes n'ont pas un sens critique très aiguisé. Ils ne constatent pas que chacune des solutions proposées par les différents groupes de pression sont littéralement calquées. C'est pourtant simple pour eux, de leur angle de vue. Ajoutons des dollars en augmentant le nombre de postes d'infirmières à temps complet. En effet, si on élimine le temps supplémentaire, il faut créer des postes. Payons tout ce beau monde plus cher et surtout les médecins et leur tâche s'en retrouvera miraculeusement allégée.

    On dit tout cela sans se préoccuper de la facture et surtout sans constater que l'on ajoute sans cesse de l'argent et cela ne suffit jamais. Mais la solution est quand même d'ajouter des sous malgré tout selon eux.

    Le bon docteur Barrette en veux plus aussi. Les médecins étrangers ne comprennent pas que ce n'est pas « bar ouvert » parce que les médecins ne veulent pas partager le gâteau.

    Les journaux réagissent aux moindres soubresauts qui viennent de la santé, d'une urgence. Quelle délectation pour eux que ces gens qui meurent dans le corridor ! Ils souhaiteraient trouver des cadavres dans les poubelles peut-être ?

    Nous ne pourrons jamais trouver de solution à un problème qui n'est pas posé et cela vaut dans tous les domaines d'action du gouvernement.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 11 mars 2010 22h44
    La gestion
    Je crois que le système de santé devrait être géré par des ingénieurs, au lieu de l'être par des médecins ou des avocats.

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