Lettres - Les limites de la cupidité
Les propos tenus récemment par Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, me font réagir. Il est certain que la qualité des services professionnels offerts par nos médecins spécialistes est élevée et n'est pas en cause ici. Ce qui l'est, par contre, c'est l'attitude du président de la Fédération quant à la perception qu'il a d'une habileté professionnelle.
Il faudrait qu'il se rappelle tout ce qui lui a permis de devenir lui-même un spécialiste: les institutions que les Québécois ont mis en place pour donner un enseignement de haute qualité, les professeurs généreux et respectueux de leur science qui s'assurent qu'on apprend selon les règles de l'art, et tous ces stages, dans le milieu hospitalier, supervisés par ses pairs, aidés par du personnel compétent dans des établissements de qualité, tout ça payé par le travail de ses concitoyens et compatriotes et offert à faible coût. Toutes ces connaissances font de lui un dépositaire d'une science qu'il doit à son tour transmettre à d'autres étudiants et aider la société qui lui a offert toutes ces possibilités d'apprentissages. Sa déclaration au sujet «d'une expertise qui se paye» fait mal. Il n'a pas le droit de garder pour lui, moyennant une poignée de dollars, ce qu'on lui a enseigné. La cupidité des hommes est toujours à la recherche d'une limite qui n'existe peut-être pas.
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Guy Daoust - Montréal
Il faudrait qu'il se rappelle tout ce qui lui a permis de devenir lui-même un spécialiste: les institutions que les Québécois ont mis en place pour donner un enseignement de haute qualité, les professeurs généreux et respectueux de leur science qui s'assurent qu'on apprend selon les règles de l'art, et tous ces stages, dans le milieu hospitalier, supervisés par ses pairs, aidés par du personnel compétent dans des établissements de qualité, tout ça payé par le travail de ses concitoyens et compatriotes et offert à faible coût. Toutes ces connaissances font de lui un dépositaire d'une science qu'il doit à son tour transmettre à d'autres étudiants et aider la société qui lui a offert toutes ces possibilités d'apprentissages. Sa déclaration au sujet «d'une expertise qui se paye» fait mal. Il n'a pas le droit de garder pour lui, moyennant une poignée de dollars, ce qu'on lui a enseigné. La cupidité des hommes est toujours à la recherche d'une limite qui n'existe peut-être pas.
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Guy Daoust - Montréal
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