Lettres - Lettre au Dr Gaétan Barette
Je devrais écrire: Lettre à Monsieur Gaétan Barette. Non pour être injurieuse, mais parce que vous ne correspondez pas à l'idée que je me fais d'un médecin. Vous avez récemment fait une demande d'augmentation de salaire au nom des médecins spécialistes.
L'argument de base est que ces augmentations sont nécessaires pour inciter les médecins spécialistes à demeurer au Québec. Vos arguments me rappellent étrangement les raisons qui nous sont données par les banquiers pour justifier leurs salaires et leurs bonus extravagants. En effet, selon eux, si de tels salaires et bonus ne leur sont pas versés, ces hauts dirigeants risquent de quitter l'entreprise.
En conclusion, je crois que les médecins qui pratiquent pour les gros salaires ont plutôt raté leur vocation. Ils devraient partir travailler dans les banques (ou bien à la Caisse de dépôt). On sait ce que veulent ces banquiers. Ils veulent de l'argent, toujours plus d'argent. Pour qualifier leur profession, on ne parle pas de dignité. Mais de parasitisme.
Laissez donc un peu d'argent pour les infirmières et les préposées qui ont des heures de travail très longues pour gagner un salaire considérablement moindre que le vôtre.
*****
Hélène Bruderlein - Montréal
L'argument de base est que ces augmentations sont nécessaires pour inciter les médecins spécialistes à demeurer au Québec. Vos arguments me rappellent étrangement les raisons qui nous sont données par les banquiers pour justifier leurs salaires et leurs bonus extravagants. En effet, selon eux, si de tels salaires et bonus ne leur sont pas versés, ces hauts dirigeants risquent de quitter l'entreprise.
En conclusion, je crois que les médecins qui pratiquent pour les gros salaires ont plutôt raté leur vocation. Ils devraient partir travailler dans les banques (ou bien à la Caisse de dépôt). On sait ce que veulent ces banquiers. Ils veulent de l'argent, toujours plus d'argent. Pour qualifier leur profession, on ne parle pas de dignité. Mais de parasitisme.
Laissez donc un peu d'argent pour les infirmières et les préposées qui ont des heures de travail très longues pour gagner un salaire considérablement moindre que le vôtre.
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Hélène Bruderlein - Montréal
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