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Les spécialistes veulent 4% par an minimum

Louise-Maude Rioux Soucy   1 février 2010  Santé
Gaétan Barrette
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Gaétan Barrette
Les médecins spécialistes refuseront catégoriquement tout régime minceur imposé par Québec. En entrevue au Devoir, le président de leur fédération, le Dr Gaétan Barrette, a été catégorique: aucun recul par rapport à la moyenne canadienne ne sera toléré lors de la prochaine négociation. Un impératif qui rime avec des hausses de salaire d'au moins 4 %, voire 5 à 6 % par année.

Les gains âprement négociés en 2007 par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) auront permis à ses membres de réduire substantiellement l'écart de rémunération qui les sépare de leurs collègues des autres provinces, le faisant passer de 55 % à 17 % en 2015. Or, ces gains, que le Dr Barrette préfère qualifier aujourd'hui de «correctifs», dépendent directement de la prochaine période de négociations qui s'enclenchera à la fin mars.

Malgré la correction, l'écart dénoncé par les médecins spécialistes québécois a recommencé à se creuser sitôt l'entente scellée, calcule la FMSQ. Les spécialistes québécois ont en effet obtenu 6,1 % sur trois ans, soit de 2007 à 2010. Pendant cette même période, leurs collègues canadiens ont plutôt récolté une augmentation moyenne de 11 %. «Veut, veut pas, il y a un différentiel qui se creuse depuis, et il n'est tout simplement pas acceptable», fait valoir Gaétan Barrette, en rappelant que tous exercent pourtant selon les mêmes normes, dans un même système public.

Cette différence l'agace d'autant plus que d'autres reculs sont à prévoir. Pour la période allant de 2010 à 2013, les médecins spécialistes du ROC (rest of Canada) ont en effet négocié des augmentations annuelles importantes, soit 4 % en moyenne. Selon le Dr Barrette, Québec ne peut pas se permettre d'offrir moins à ses spécialistes. «Autrement, je peux vous garantir que mes joueurs vont grimper dans les rideaux et se battre.»

Ces 4 % ne sont toutefois considérés que comme un minimum vital. La FMSQ estime que Québec doit aussi prévoir un mécanisme de rattrapage pour le recul enregistré au cours des trois dernières années. Ce qui pourrait porter ses demandes jusqu'à 5 voire 6 % par année, confirme le Dr Barrette qui refuse toutefois de donner davantage de précisions. On est loin, très loin des 7 % sur cinq ans proposés à la fonction publique par le gouvernement Charest.

On est aussi loin, mais un peu moins, des demandes formulées par les employés de l'État, qui réclament pour leur part 3,75 % par an pour les trois prochaines années. Demandes par ailleurs accueillies fraîchement par le gouvernement Charest, mais aussi par la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui les a jugées «à première vue un peu élevées», la semaine dernière.

Concurrence oblige

Le Dr Barrette est conscient que ses 4 à 6 % risquent d'en faire tiquer plus d'un en ces temps économiques difficiles. Mais il persiste et signe. «Les augmentations obtenues dans les autres provinces ont été négociées par des gouvernements qui ont tous à faire face à un déficit budgétaire. [...] Mais à la différence du Québec, ces gouvernements ont compris que, pour garder leurs docteurs, il leur faut aussi les rémunérer.»

À ce jeu de la concurrence, le Québec part perdant, croit le président de la FMSQ. «Ici, on nous rentre dans la politique de rémunération des employés de l'État. C'est plate, mais dans les autres provinces, ça ne se passe pas comme ça. [...] Quand l'Ontario donne 4 % par année à ses médecins en temps de récession, ce n'est pas pour faire plaisir aux docteurs, c'est pour suivre le marché, point.»

Et ce marché, il est sans pitié. Spécialement avec un voisin américain qui n'a de cesse de tirer les salaires vers le haut. «Si on était dans le privé comme aux États-Unis, il y aurait moins de services, mais on serait bien mieux payés, même probablement trop, comme le sont les Américains», rappelle le Dr Barrette. Sans verser dans ces excès, le Québec doit à tout le moins être en mesure de concurrencer les autres provinces, poursuit-il. «Il n'est pas normal qu'on ne reçoive même pas l'équivalent des autres provinces, dont certaines sont même plus pauvres que nous.»

Dans un monde idéal, la prochaine négociation mettrait un terme à tous ces déchirements avec l'adoption d'une formule qui puisse prendre en compte la moyenne canadienne, résume le président de la FMSQ. «Il n'y a pas de raison intelligente, d'aucune manière, pour qu'on creuse encore l'écart. [...] Le gouvernement devrait être suffisamment responsable, et je parle ici de responsabilité sociale, pour éviter les perturbations dans le réseau en acceptant d'adopter une formule valide pour toutes les négociations à venir.»

C'est aussi l'avis des membres de la FMSQ, qui sont prêts à se battre pour défendre leurs acquis. Au début du mois, 91 % d'entre eux ont donné leur appui aux propositions du Dr Barrette et de son équipe. «Croyez-moi, personne n'est prêt à revenir en arrière.»
 
 
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  • Robert Henri
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 05h20
    Pour des médecins, ça fait dur
    Après les employés de la SAQ, les médecins spécialistes. Déjà privilégiés,ça veut s'engraisser encore alors que le Québec croule sous la récession et que l'ineffable Charest veut couper dans le gras (Comprendre les petits).

    Ils ont vraiment prêté le serment d'hypocrites.

  • Yves Petit
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 07h27
    prévilégiés
    Curieux quand même que les travailleurs les mieux rémunérés de la société en demande toujours plus, n'ayant comme base de comparaison que leurs collègues des territoires voisins. Ce sont également ceux dans qui la société a investi le plus pour leurs formations. Voilà un pur produit du matérialisme et de la décadence de notre civilisation.

  • François Ricard
    Abonné
    lundi 1 février 2010 07h30
    Les médecins, déjà bien gras en comparaison de la moyenne de la population, sont aussi ingrats
    Nos médecins oublient trop vite que ce sont les contribuables qui ont défrayé les coûts de leur expertise.Leur formation, ils la doivent à la population.
    Il serait peut-être temps de revoir le fonctionnement de nos universités en chargeant les véritables coûts impliqués. Les étudiants, auxquels nous prêterions les argents nécessaires, seraient alors obligés de rembourser ces prêts sur 5, 7 ou 10 ans.

  • Claude Desjardins
    Abonné
    lundi 1 février 2010 07h41
    Le bon timing
    On peut dire que les médecins spécialistes du Québec on le sens du timing après avoir si «généreusement données» de leurs temps pour Haïti.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 1 février 2010 08h04
    Désolé pour M. Barrette !
    Désolé pour le Dr Barrette, mais ses revendications me laissent complètement indifférent.

    Le sort des des petits employés du secteur privé - notamment ceux des commerces - qui travaillent souvent dans des conditions difficiles et ne gagnent que le salaire minimum ne touche beaucoup plus !

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 1 février 2010 08h11
    J'ai hâte d'entendre Pauline Marois dire...
    que c'est trop... Va-t-elle oser?

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 1 février 2010 08h21
    Pauvre M. Barrette
    À se demander si, dans ces conditions, le pauvre M. Barrette pourra passer l'hiver. Pourrait-il se rendre à Haïti pour y faire fructifier le peu de revenu qu'il fait chez nous ?

    Désolé moi aussi, mais ce monsieur ne me fait pas pleurer.

  • Marco
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 08h40
    Gras et très ingrats,ces médecins spécialistes!!...

    Tout compte fait, au train où vont les choses, la plus grande partie du budget consacré au service de la santé servira bientôt à payer les médecins!! Si on pousse le raisonnement des médecins ou d'autres professionnels à la limite et si nos élus ne mettent pas leurs culottes!!

    Québec veut se comparer à Toronto, Toronto à N.Y. et N.Y. avec le ciel etc.... Mais on oublie trop souvent une chose essentielle, c'est la masse monétaire disponible générée par le nombre de contribuables pour financer un système! Y a rien d'idéologique, là!! Simplement le gros bon sens mathématique! On accentue, selon moi, la création d'une classe à part d'intouchables que sont devenus les médecins... au détriment du système qui les fait vivre! Et sans bonifier le système de santé pour autant!... Nous sommes toujours au Québec à ce que je sache!!...

    Un avocat de mes connaissances me disait récemment que s'ils (les avocats québécois oeuvrant dans le système privé) devaient demander un taux horaire de rémunération équivalent à celui de Toronto ou de N.Y., ils crèveraient de faim! Et il a parfaitement raison quand il mentionne également que dans un système privé, le principe de l'offre et de la demande s'applique et vient équilibrer les demandes salariales!

    Ici, au Québec, nous vivons dans un système universel de services publics qui banalise les habitudes des utilisateurs ainsi que les demandes salariales qui sont trop souvent présentées selon un rapport de force favorisant ceux et celles qui ont une reconnaissance sociale acquise a posteriori et qui peuvent mettre un peu de pression sur le gouvernement en prenant les contribuables en otage! Les médecins et les policiers agissent de la sorte, on l'a constaté à plusieurs reprises... Pas grave, qu'on se dit toujours! C'est l'État qui paie. Et cet État-Providence ne se conforme aucunement aux diktats économiques qui doivent prévaloir en pareils cas dans le financement et la bonification d'un système quelconque (qu'il soit public ou privé), système qui doit être assujettis aux principes de l'offre et de la demande... et surtout de l'efficacité!

    Dans un système privé ces principes s'appliqueraient d'emblée et les médecins spécialiste et/généralistes ne feraient sûrement pas la gorge chaude comme on le constate présentement dans cette demande insensée. On le sait très bien! Eux aussi le savent, mais abusent de leur pouvoir de négo! Un système efficace et qui favorise un certain équilibre financier, avec des utilisateurs satisfaits, voilà ce qu'il faut viser! Dont on se doit de contrôler les leviers, tant à l'entrée qu'à la sortie. Et non pas voir le tout comme des dépenses récurrentes occasionnées par une population réduite et vieillissante!

    Nous sommes dans un système de services publics qu'il importe de préserver!! Il manque de médecins au Québec et le pouvoir de négo se joue de ce côté! Voilà toute la différence! Dans un système privé où la reconnaissance professionnelle et la réussite sociale iraient de paire avec les compétences et l'effort individuel, y a bien des médecins qui fermeraient boutique, ici au Québec! Ou n'ouvriraient tout simplement pas!... Mais non, ceux-ci ont un emploi assuré du simple fait qu'ils vivent au Québec où le nombre de médecins sortant des universités est contrôlé, dans un système où la gratuité a depuis longtemps altéré le sens critique, le jugement axé sur le bon sens commun et largement modifié les principes de négo (et les rapports de force inhérents!!)!

    Ce qui me fait dire, en terminant, que bien peu de médecins seraient prêts à quitter le Québec (comme certains/nes le prétendent!!) pour aller pratiquer dans un système basé sur la libre entreprise, là où la compétition et l'émulation s'appliqueraient naturellement!! Un exode massif des jeunes mécecins fraîchement émoulus de nos universités ne ferait que déplacer un problème; et tôt ou tard la loi du nombre concernant les emplois disponibles s'appliquerait dans cette nouvelle terre d'accueil. Voyez, je ne crois pas que ça ne tienne, tout ça. Même en tenant compte des divers points d'impôts qui pourraient leur sembler intéressants et favorables, à première vue!

    C'est vouloir encore une fois faire peur!! Et ça sert le système autant que certains médecins d'utiliser cette arme de négo! Au fait, croyons-nous vraiment que l'ensemble des médecins spécialistes pratiquant présentement sont derrière les demandes de leur fédération?? J'en douterais!! À moins qu'ils ne soient encore plus ingrats que je ne l'imagine!!... Mais c'est toujours possible!!...

  • Gerald Guimond
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 08h54
    Vive le pourcentage
    Toujours la négociation au pourcentage, ça passe mieux...sûrement que le lait et le beurre sont selon leur salaire! Quand aurons-nous le courage de dire le montant demandé? Les travailleurs du vêtement l'avaient fait il y a quelques années: la demande d'augmentation était de $0.75 l'heure. Le premier ministre a demandé $75 000. de son parti....Cette manière de faire encourage la désolidarisation actuelle, on ne regarde que du côté où c'est plus vert.

  • Daniel Vézina
    Abonné
    lundi 1 février 2010 08h55
    lol... n'en jetez plus...
    Non mais c'est fort. La cage dorée de ces ingrats n'est pas assez dorée pour eux ?

    C'est le summum. Après voir fait de "l'altruisme" monnayable en Haïti, voila qu'on se permet d'exiger des hausses de salaire faramineuses...

    M. Barette, vous représenter tellement bien cette "secte" qui est totalement déconnectée de la réalité. Allez, partez si vous n'êtes pas satisfait de votre "piètre" condition salariale. Il y a plein de médecins spécialistes d'ailleurs qui n'attendent qu'un "ok" pour venir travailler ici et ils ne viennent pas de la "brousse"...

  • michel lebel
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 09h01
    Ça va brasser!
    Toujours fort délicate cette question. Le marché, le marché! Mais nous sommes une société distincte, mais pas pour nos "braves spécialistes"!Enfin une chose est sûre: ça va brasser avec le capitaine Barrette aux commandes. Le ministre Bolduc ferait mieux de bien tenir sa tuque? Mais entre médecins, on devrait bien finir par se comprendre...

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 09h56
    Travaille-t-on pour nous rendre malade?
    A siphonner la richesse collective comme ils le font, ces gentils médecins créent plus de maladies qu’ils en guérissent. Plus cette grasse minorité sera engraissée, plus la Soupe deviendra populaire.

  • christinel
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 10h12
    La santé...le bien le plus précieux de notre vie!
    Les médecins ont une lourde responsabilité vis à vis des québécois afin d'assurer leur santé. La santé est le bien le plus précieux de notre vie et nous le savons tous. Leur salaire et leurs demandes salariales sont justifiés. Bien sûr nous (québécois) devons les payer de nos impôts et de nos taxes. Mais au lieu de les critiquer, ne serait-il pas temps d'exiger de nos gouvernements qu'ils aillent chercher l'argent qui fuie et qui pourrait être récupérer: Évasions fiscales de toutes sortes des propriétaires de compagnies qui gagnent beaucoup plus d'argent que les médecins; Création d'une nouvelle tranche d'imposition pour les particuliers plus fortunés (les médecins participeraient aussi)...
    Moi il me semble qu'il y a une distorsion entre le salaire d'un joueur de hockey et celui d'un médecin si on compare leurs responsabilités. Il me semble qu'il y a une distorsion entre le salaire d'un directeur d'entreprise qui vend des bébelles matérielles et le salaire d'un médecin si on compare leurs responsabilités.
    Je le répète, la santé est le bien le plus précieux que l'être humain possède.

  • Patrick Lavoie
    Abonné
    lundi 1 février 2010 10h49
    Des ingrats dans une société généreuse...
    Leur argument principal: s'il ne sont pas autant payés qu'à côté, ils s'en irons... Eh bien partez!!! Mais rendez-nous l'argent que l'on a investit en vous formant! Qu'est-ce qu'il y aurait de mal à exiger qu'un médecin formé aux frais des contribuables québécois soit obligé de servir le peuple qui l'a formé, à moins de rembourser ce qu'il s'est fait donné?
    Autrement, j'appelle ça de l'ingratitude. Du mépris aussi.
    Il est déloyal de comparer le Québec à d'autres provinces ou aux État-Unis, où le coût de la vie est plus élevé. Eux aussi profitent du système québécois... Dans un contexte de mondialisation, de concentration des richesses et de prise de possession du secteur privé de toutes les instances gouvernementales (santé, sécurité, énergie...), et ce, à l'échelle mondiale, il faut se prémunir ici au Québec, de la fuite de nos cerveaux. Le système capitaliste est en train de s'écrouler, ne le suivons pas dans se chute.
    Plus que jamais, nous avons besoin de volonté politique contre ces égoïstes qui croient que la croissance n'a pas de fin...

  • Pierre Guérin
    Abonné
    lundi 1 février 2010 10h55
    La comparaison est-elle pertinente?
    Risque-t-on réellement un exode des médecins québécois si on n'ajuste pas leur rémunération aux niveaux de leurs pairs canadiens?

    Sauf erreur, dans les années 90, les médecins québécois étaient déjà moins bien rémunérés que ceux du ROC. Pourtant, le gouvernement s'est senti obligé de leur offrir de généreuses allocations de départ pour en inciter un certain nombre à quitter leur pratique au Québec...
    Il me semble qu'il faut en déduire que la rétention de nos médecins n'exige pas nécessairement qu'on leur offre la parité avec leurs collègues des autres provinces...

    Pour parler comme le président de la FMSQ, « c'est plate, ce n'est pas pour déplaire aux docteurs, mais le marché ne semble pas exiger qu'on accède à leur demande de parité avec les autres provinces. point. »

    www.lecrible.blogspot.com

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 1 février 2010 11h11
    Le plus désolant dans tout ça.
    Jasette
    Abonné
    lundi 1 février 2010 10h00
    @ M. Desjardins
    En effet, comme vous dites: « Il y a une sacré différence entre la GAUCHE et la GO-gauche ! » Ceux à qui je m'adressais sont justement ceux qui ne la font pas cette différence. Par contre, je dois vous avouer que je ne sais pas grand chose de MM. Laviolette et Dubuc. Je n'ai pas lu non plus ce qu'ils ont dit concernant la critique qu'ils ont fit de madame Marois.

    Maintenant, question définition, c'est qu'il faudrait se demander où se termine la gauche et où commence la GO-gauche pour vous et moi? Quant à moi, je parlais surtout de ceux qui sont portés à mettre tous leurs œufs dans le même panier. En qualifiant de GO-gauche tous ceux qui semblent vouloir mettre du sable dans les rouages de la machine capitaliste. Je pense que vous comprendrez ce que je veux dire.

    Par ailleurs, il reste que j'ai lu votre texte avec beaucoup d'intérêt. C'est un peu vrai que je suis porté à simplifier, à tourner les coins ronds quand je lis des expressions simplificatrices telles celles dont il est question dans nos propos. Vous ne me feriez pas croire que tout le monde font la distinction entre la gauche et la GO-gauche. Mon erreur, peut-être, était de penser que ceux qui s'expriment ainsi sont, la plupart du temps, pour ne pas dire tout le temps, des gens qui ne la font pas vraiment cette distinction.

    La prochaine fois, j'essaierai de faire un peu plus attention. J'aurais d'abord dû lire les critiques de MM. Laviolette et Dubuc au sujet de madame Marois. ET je ne les connais pas vraiment non plus. Si je me fis à ce que vous me dites, j'aurais probablement mieux compris ceux qui ont employé ces expressions pour décrier la chose. Ceci dit, ce n'est pas d'un point de vue moraliste que j'ai dit cela. Je parlais au niveau de la superficialité qu'ont souvent les gens, fort malheureusement, d'analyser les choses.

    C'est un peu l'histoire de ceux qui regardent une photo ou sa description pour se faire une idée de la question. Quoi, des lecteurs qui lisent des journaux un peu plus populaires et qui en remettent. Je pense que vous comprendrez les leçons que je tire de votre intervention. De ce point de vue, je vous en remercie! Par contre, je n'ai pas cherché à monter votre texte sur quatre épingles pour en faire de la pâture à gibier. Je l'ai tout simplement pris positivement dans un sens constructif pour moi.

    J'ai envi de rajouter quelque chose avant de terminer. C'est que les humains devraient apprendre à construire des ponts plutôt qu'à ériger des murs. C'était un peu mon but dans cet exercice. Encore une fois, je vous remercie. J'ai beaucoup apprécié votre intervention. Tout en souhaitant que vous ne m croyez pas un masochiste sur les bords.

    Bonne journée,

  • Philippe Landry
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 11h23
    répugant
    En un mot: répugnant. Comme si l'argent était la seule motivation sur cette terre. Pourquoi aurait-ils le même salaire que dans le ROC alors que le revenu du reste de la population Québécoise est bien inférieur.Et dire que nous, petits salariés, devons leur payer un salaire de 7 à 15 fois le salaire moyen!

  • Godefroy
    Abonné
    lundi 1 février 2010 12h04
    Orgueil méprisant de millionnaires payés par les payeurs de taxes.
    Extrait du Médecin malgré lui de Molière :

    « Géronte. — Hippocrate dit cela ?
    Sganarelle. — Oui
    Géronte. — Dans quel chapitre, s'il vous plaît ?
    Sganarelle. — Dans son chapitre des chapeaux. » (Acte II, scène II) »

    Le serment d'Hypocrate est bien mort. Vive la médecine capitaliste pour docteurs millionnaires. La colère gronde.

    Qu'ils s'en aillent, on peut les remplacer. Ils sont moins gourmands dans d'auitres pays. Il y en a plusieurs ici qui attendent

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 1 février 2010 12h19
    Vivre à Montréal ou Toronto!
    Quels beaux arguments que ceux des médecins, ils ne sont pas aussi bien payés que ceux du ROC. Mais essayez donc de déménager de Montréal vers Toronto ou Vancouver en conservant le même salaire. Vous allez voir que vous étiez bien plus riche à Montréal.

    Et lorsque les médecins auront rattrapé ceux du ROC, ce sera (comme toujours) les arguments de ces derniers, qui se plaindront que les médecins québécois gagnent autant pour un niveau de vie moins dispendieux.

    Alors les médecins du ROC auront une augmentation, et les médecins québécois se plaindront...

    La roue ne cessera jamais de tourner, car les médecins sont à l'argent et les gouvernements à genoux pour tenter de les retenir.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 1 février 2010 12h32
    Le plus désolant tant tout ça. (Je pense qu'il y a eu un mélange? Désolé!)
    Il y a des médecins spécialistes qui aiment leur profession et les personnes qu'ils soignent. Il y a peut-être des problèmes reliés à l'exercice de ces spécialités et qui coûtent un bras aux médecins spécialistes. Il y a aussi la privatisation à tous crins qui menace à l'horizon.

    Par contre, le plus désolant dans tout ça, c'est que fort probablement beaucoup de médecins spécialistes n'abondent pas nécessairement dans le même sens que M. Barrette. Ce dernier, en prenant l'attitude d'un géant, fait comme tenir la population en otage, d'un côté la menace des exodes et de l'autre la privatisation.

    De quelle façon le gouvernement pourrait-il lui faire entendre raison? D'autre part, d'un point de vue social, les médecins spécialistes qui aiment leurs professions pourraient peut-être ajouter leur grain de sel dans l'arène du combat de gladiateurs qui s'en vient.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    lundi 1 février 2010 12h47
    Bulldozer
    La considération pour les malades a pris le bord au profit d'une approche bulldozer.

    Parler d'un fonds de 50 millions pour défendre les intérêts des médecins spécialistes face au gouvernement, i.e. les citoyens qui les payent, constitue une grave erreur de stratégie.

    Sans compter que nous sommes en pleine crise économique et que l'idée de faire danser les millions de la sorte s'apparente plus à la culture des banquiers....Ce n'est pas très sympatique.

  • cardinal
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 13h29
    Doit-on vraiment être surpris?
    Depuis des lustres, ce qui compte au Québec, ce sont les curés, les avocats et les médecins!
    Il est donc logique de penser qu'une fois de plus Gaétan Barrette aura gain de cause, lui qui a si bien roulé dans la farine le débile péquiste ancien ministre de la santé, et certainement ancien ecclésiastique pour son amour de figurer sur n'importe quelle photo voyons, c'est quoi son nom? Ben oui, c'est Rémy Trudel qui s'était fait convaincre de donner des machines fantastiques aux radiologues, lorsque leur organisation était présidée par.. par? Ben voyons, par Gaétan Barrette! C'est aussi lui qui a dû choisir au moins 30 emplacements pour le CHUM!
    Il n'y a qu'à penser aux réclamations de salaire des prétendus médecins bénévoles qui se sont rendus en Haïti... bénévolement!!!
    Quant aux juges, ils ont eu droit il y a deux ans à 30% (TRENTE pour cent) d'augmentation, soit disant pour encourager cette racaille à faire semblant d'être honnête!
    Donc, chers Québécois et Québécoises, vous paierez plus pour avoir la grande chance de voir vos prétendues élites vous mépriser à grand renfort d'augmentations de salaires.
    Comme dit la publicité:
    C'est si bon d'être Québécois!!!!
    Ce qui sera intéressant, c'est de voir si Québec solidaire sera solidaire des augmentations salariales pour les médecins.
    À ce jour, Québec solidaire n'a rien dit sur les augmentations pour les juges!
    Faut-il donc penser que le "solidaire" de ce parti n'est que solidaire de la notion d'être fait pour un petit pain? un petit pain... et des roses, évidemment!

  • Vernier Pierre
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 13h42
    4% MINIMUM?
    ACCORDEZ-LEUR, EN UN SEUL PAIEMENT ET BON VENT

  • Etienne01
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 13h43
    En tant que société on doit niveller par le haut et non par le bas!
    Je remarque la mentalité de nivellement par le bas de plusieurs personnes dans leur commentaire. Le employés de l'État doivent exiger des salaires concurrentiels, comparables à ceux du privé et des autres gouvernements provinciaux.

    Au lieu de taper sur la tête des médecins et des autres employés de l'État, les gens devraient :

    - faire des pressions sur le gouvernement pour qu'il arrête de bourrer certaines entreprises de subventions alors qu'elles n'en ont vraiment pas besoin;
    - faire des pressions sur le gouvernement pour qu'il ramène sur le marché du travail ou transforme en entrepreneurs les Québécois qui ne travaillent pas et qui le pourraient (le tiers des Québécois âgés de plus de 15 ans ne paie pas d'impôts - tiré du Journal de Québec);
    - faire des pressions sur le gouvernement pour qu'il combatte au maximum l'évasion fiscale, la corruption et le gaspillage en général;
    - Etc.

    Bonne réflexion à tous!

  • nathalieg
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 14h30
    Que de hargne envers les médecins...
    Je suis à la fois surprise et triste de constater à quel point les participants de ce forum (à 1 ou 2 exceptions près) méprisent les médecins en les traitant d'ingrats, d'égoïstes, qui n'ont aucune considération pour les malades, qui utilisent leur bénévolat à Haïti pour justifier leur augmentation...
    Que de hargne envers les médecins québécois!
    M. Barrette a la désagréable tâche de justifier les augmentations de salaires et le gouvernement du Québec a aussi la désagréable tâche de gérer notre argent. Tout le contenu de ce dossier salarial des médecins spécialistes n'est sûrement pas développé dans cet article. Nous espérons tous que notre argent sera bien dépensé car gagné durement pour plusieurs d'autre nous.
    Mais....
    Pourquoi tant de hargne envers les médecins?
    J'ai été soigné récemment et très bien entouré par les médecins qui m'ont aidé à retrouver la santé.
    Est-il possible de discuter et d'amener des solutions sans pour autant mépriser ceux qui nous soignent?

  • pasencore
    Abonné
    lundi 1 février 2010 17h21
    Privilegies
    Je suis un de ces médecins privilegiés..ce privilege de l autonomie a un fort prix a payer.Des fois je me demande si cela en vaut la chandelle.Un bon salaire emputé de 50%...des frais de bureau assez élevés...le salaire de mes employés.Privilégié...soit un travail qui va au-dela de 60 heures semaine...des gardes de plus de 24 heures consécutives...endurer un systeme de santé a la dérive et y travailler dans des conditions que seules ceux qui y travaillent peuvent racontées.Le stress constant de bien faire et ce de facon irréprochable...le souci de réduire l angoisse suscité par la maladie aupres de ceux que je cotoie,ce travail a vous rendre la santé et bien des fois au détriment de la mienne.
    Un travail qui a l air de rien....les visites a l hopital...l obtention des divers analyses...les consultations...les opinions donnés et obtenues....les chirurgies et ses visites en post-op...et le bureau commencant le soir jusque tardivement...et sans souvent manger...appeler la conjointe aupres de qui on fait preuve de figuration et les enfants que l on ne voit pas grandir.
    Privilégié me dites vous? Parler-en a votre médecdin

  • CSanfacon
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 19h39
    Que le marché décide
    Si les salaires sont non compétitifs au Québec, que les spécialistes votent avec leurs pieds. C'est au marché du travail de décider ce qu'est un juste salaire. Pour que le marché fonctionne il faut toutefois arrêter de restreindre l'offre, donc que les programmes de formation médicale ne soient plus contingentés, pour que l'offre équilibre la demande.

    La gérance économique par un pouvoir politique n'a jamais fonctionné dans l'histoire de l'humanité, pas plus dans l'industrie de la santé qu'ailleurs.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 1 février 2010 21h02
    Ce n'est pas de la hargne envers les médecins....
    mais envers des gens très bien payés et qui nous font du chantage, alors que les 3,5 % des autres employés du secteur public est jugé trop élevé par la plupart.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 1 février 2010 21h04
    Dr Perrin, une question...
    combien gagnez-vous par année (en soustrayant les frais de bureau et autres, mais pas les impôts, que nous payons tous selon nos moyens)? Et où ce salaire vous situe-t-il par rapport aux salariés québécois?

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 1 février 2010 22h14
    Télé-médecine à la rescousse
    Je prescris chaleureusement à chacun l'écoute hebdomadaire de l'émission "Une pilule une p'tite granule" en remplacement de tous les médecins manquants, mécontents ou absents auxquels de toute façon plusieurs n'ont même pas accès. On y apprend à devenir son propre médecin sans frais de scolarité et sans salaire à égaliser. C'est beaucoup mieux pour la santé que d'attendre des heures ou des mois le privilège de gagner à la loterie du bon docteur un petit 10 minutes compressées dans un cabinet glauque pour se faire prescrire un antibiotique quelque soit son bobo.

  • Maco
    Abonné
    lundi 1 février 2010 22h38
    Pas privilégiés?
    Vous dites! Si ce travail vous décourage, changez! Laissez la place à ceux qui en ont envies! Ceux qui sont reconnaissance de ce que la société leur offre. Cela se peut-il? Saviez-vous que ces «misérables» conditions de travail venaient avec la profession? À vous lire, «pauvre» docteur, vous étiez complètement ignorant, qu'un malade n'est pas une machine. On ne peut pas les placer à «OFF» avant de partir à la maison. Vous étiez bien naïf!

    Ceci serait bien naïf de ma part de croire cela! N'est-ce pas?

    Malgré cette «amputation» phénoménale de 50% de votre maigre salaire, pourquoi pouvons-nous toujours «spotter» l'espace réserver aux médecins, dans le stationnement d'un hôpital? Même avec mon phénoménal 60% restant sur mon magnifique salaire (et toutes mes soirées et fins de semaine libre) je ne peux me payer qu'une voiture sous contact.

    Alors, faites comme la majorité du monde, travaillé pour salaire moyen de 36 000$ par an. Quelle classe!

  • Philippe Landry
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 22h55
    Doublons le salaire des médecins...
    .. mais faisons comme en Allemagne, où tout acte médicale ne se traduisant pas par une amélioration significative du sort du patient déclenche une cessation des honoraires ainsi qu'une enquête administrative dont les résultats seront ajoutés au dossier du médecin fautif, dossier que de futurs patients pourront consulter avant de se faire traiter par le charlatan en question. Comme cela, nos grassouillets parasites pourront gagner non pas 15 fois mais 30 fois le salaire moyen des pauvres cancrelats que nous sommes tout en faisant baisser le coût global des soins médicaux puisque SEULS LES TRAITEMENTS EFFICACES SERAIENT RÉMUNÉRÉS.

  • Pierre Rollin
    Abonné
    mardi 2 février 2010 18h03
    Il faut mieux répartir les tâches entre médecins et autres professionnels
    Les revenus des médecins ont toujours été et seront toujours supérieurs aux revenus de la moyenne. Toutes les sociétés sauf exception rares ont accepté ce phénomène.
    Un élément de solution : confier aux infirmières et autres professionnels de la santé les très nombreuses activités qui sont accomplies par les médecins et qui n'exigent pas leur expertise. Ceci permettrait de réduire le nombre de médecins requis et par conséquent les coûts engendrés par la pratique médicale. Ceci permettrait de mantenir leurs revenus à un niveau adéquat et permettrait d'enrichir le travail des autres professionnels et même d'améliorer leur salaire tout en permettant des économies dans le réseau.

    Des pas ont été faits dans cette direction mais beaucoup reste à faire. Exemple : Pourquoi la surveillance de la croissance et du développement des enfants sont souvent confiés à des médecins pédiatres ? Autre exemple : dans certans pays européens riches, la majorité des accouchements sont faits par des sage-femmes qui exercent dans les hôpitaux en association avec des gynécologues qui sont prêts à les épauler en cas de complications.
    Rappelons-nous que nous avons un des ratio médecins/habitants parmi les plus élevés au Canada

  • pasencore
    Abonné
    mardi 2 février 2010 18h12
    Privileges
    Fort de nombreux commentaires soyons plus clair dans les propos .L exercise de la médecine m apporte malgré le défit quotidien ,une tres grande satisfaction surtout lorsqu accompagnés de petits miracles de vies.Cet exercise de la médecine me place dans une position de professionnel et de travailleur autonome avec ses avantages et ses inconvénients.
    Dans ce quotidien mes standards se mesurent a ceux de mes collegues et ce défit est relevé pour le bien-etre des patients tout en me permettant de me dépasser.
    Comparons le travail effectué avec ce qui est comparable d ici ou d ailleurs
    Si je veux etre de consideration terre a terre.....Combien pour le travail effectué?
    Comme tout travailleur autonome,l expertise et le dépassement s accompagne d une facture.Vous voulez le mieux....bien cela se paye et cela dépend du marché et du prix fixé.
    S il faut apporter des jugements...de grace faisons-les avec la connaissance et pas a l emporte pieces

  • Gérard Raymond
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 06h29
    Pour qui vous prenez-vous, spécialistes?
    Vous pratiquez au Québec, pas en Ontarion. Si l'Ontario vous intéresse, allez-y donc. L'effort financier qu'ont à faire les Québécois ne vous concerne pas : vous-vous situez bien au-dessus de conditions aussi basses, aussi mesquines. Pensez-vous vraiment que les Québéçois vous suivront dans d'aussi abusives exigences, dans votre arrogance.

    A vous, Monsieur Bolduc : préparez bien votre loi à l'encontre de ces prétentieux, de manière à pouvoir l'exercer promptement, le moment venu.

  • Godefroy
    Abonné
    lundi 8 février 2010 12h58
    Le marché de la consommation
    @ M. Perrin. C'est ça votre marché :

    "Fabriquons des obèses gavés de sucre, diabétiques limaces rampantes, éléphants de mer au coeur fragile. La honte de leur corps nous sera un marché sans fin de produits diététiques, de joggings XXL, et de rameurs couchés."

    Michel Piquemal - Le Prophète du libéralisme [satire] - Page 44 - 2005

    Vous écrivez :

    « Comme tout travailleur autonome,l expertise et le dépassement s accompagne d une facture.Vous voulez le mieux....bien cela se paye et cela dépend du marché et du prix fixé. »

    Je connais beaucoup de travailleurs autonomes qui auraient raison de se plaindre, mais en ce qui vous concerne j'ai de sérieux doutes.

    Bonne journée

  • Pierrecnd
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 20h11
    D'accord avec Gérard Raymond
    Oui d'accord,

    S'ils ne sont pas content qu'ils aillent ailleurs. Ma fille, qui n'est pas médecin, préférait les USA mais, contrairement à nos médecins québécois instruits à faible coût avec nos taxes, elle a étudié aux USA avec les coûts inhérents et travaille maintenant dans ce pays. L'avenir dira si elle a fait le bon choix pour elle.

    Pour les MD d'ici désolé mais vous vous êtes instruits à un super faible coût alors avalez toute la pilule. Si vous n'êtes pas content allez ailleurs; de toute manière peu partiront et de nombreux autres sont prêts à prendre leur place.

    C'est mon opinion

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