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CSSS de La Mitis - Des infirmières du privé préfèrent travailler ailleurs que de se syndiquer

Le recours aux tribunaux pour fermer la porte aux agences privées n'aura pas donné les résultats escomptés dans le Bas-du-Fleuve

Mélissa Guillemette   1 février 2010  Santé
Le recours aux agences privées ne cesse de croître dans les établissements de santé du Québec. Et avec lui, les critiques. Au point que certains syndicats se tournent désormais vers les tribunaux pour faire cesser cette pratique. Une bataille complexe qui, au CSSS de La Mitis, dans le Bas-du-Fleuve, s'est soldée par un retour à la case départ sur le plan de la pénurie.
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  • Andre Vallee
    Abonné
    lundi 1 février 2010 03h42
    Le privé en santé
    Pendant que les USA essaient de monter jusqu'à nous en santé,nous nous abaissons jusqu'à eux. Quel fouillis nous attend avec les PPP et la privatisation. Comment ne pas faire la différence entre un système qui cherche à faire de l'argent et un autre qui cherche à servir.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 07h45
    @ M.Vallée
    Qui cherche à servir ,dites vous? Les syndicats ne cherchent pas à servir, ils cherchent des cotisations. C'est justement parce qu'elles cherchent à servir que les infirmières ne veulent pas se syndiquer. Elles en ont marre de voir leur syndicat menacer les employeurs de grêves, d'arrêts de travail, de services essentiels, de slogans anti patronaux, de ralentissement de travail, de menaces, etc.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 1 février 2010 08h13
    Je les comprends...
    Comme ça, elles ne travaillent que de jour et laissent les horaires de fou aux autres... Il leur manque peut-être la solidarité minimale pour être syndiquées...

  • Serge Bernier
    Abonné
    lundi 1 février 2010 10h08
    Une nuisance syndicale
    Il est vraiment déplorable que les syndicats aient recours à de tels moyens pour défendre leurs intérêts. En quittant le secteur public pour rejoindre des agences privées, les travailleuses du secteur hospitalier envoient un message clair que les conditions de travail prévalant dans les hôpitaux ne leur conviennent pas. Ce faisant, elles renoncent à certains avantages sociaux indéniables pour bénéficier d'horaires de travail qui leur conviennent davantage.

    En recourant aux services des agences privées, les hôpitaux font preuve d'ingégniosité pour offrir à leurs patients des services de qualité en quantités suffisantes. Ce n'est peut-être pas leur solution préférée mais la pénurie de main-d'oeuvre ne leur laisse pas vraiment le choix.

    La réaction des travailleuses d'agences n'est pas surprenante. Elles ne retourneront pas dans un système qui ne leur convient pas.

    Les infirmières qui demeurent dans le système public ne devraient pas envier leurs consoeurs du secteur privé. Les premières ont décidé de demeurer dans le public pour obtenir les avantages qu'il confère. Elles doivent en accepter les inconvénients et ne pas chercher à imposer ce mode de travail à leurs consoeurs qui n'en veulent pas.

    En cherchant à imposer le modèle d'organisation du public à leurs consoeurs du privé, les syndicats ne feront qu'empirer la pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur de la santé. C'est prendre la population en otage pour obtenir des avanatages indus et assurer leur propre pérennnité. La population sera la grande victime de cet honteux stratagème.

  • David Morneau
    Abonné
    lundi 1 février 2010 11h04
    Système à deux vitesses?
    Les syndicats cherchent à défendre les intérêts de leurs membres et n'existent pas en vase clos. Le monde syndical est le dernier rempart pour défendre une société avec des services publics, accessibles à tous. En ouvrant la porte au privé, le gouvernement envoie un drôle de message: permettre le profit en santé. Ultimement, quand toutes les infirmières et autres professionnelles seront privés, le gouvernement pourra-t-il se permettre de les payer davantage? Ultimement, ces personnes vont se regrouper pour obtenir de meilleurs avantages. retour à la case départ.

    À ce rythme, verrons-nous bientôt des enseignants d'Agence privée dans nos écoles?

  • Cybèle Rioux
    Abonné
    lundi 1 février 2010 11h51
    Réalité
    Faut voir la réalité en face : le système de santé et la façon dont le syndicat et les gestionnaires ont organisé le travail ont rendu la vie impossible aux infirmière syndiquées nouvellement embauchées (et parfois, le "nouvellement embauché" veut dire 10, 12 ans...)

    Travail de soir, de nuit et à horaires variables non prévisibles, horaires donnés à la dernière minute, heures supplémentaires de fou ou non prévisibles, conciliation travail famille impossible, manque total de flexibilité, reconnaissance peu élevée, salaires moyens par rapport à d'autres corps de métier et surtout face aux responsabilités et conditions offertes... Bref, le système a tout fait pour que ça arrive.

    Et lorsque les infirmières, qui sont dévouées mais qui ont leur limite décident d'adhérer à un système privé beaucoup plus favorable (choix des horaires et des tâches, limites des heures, grande flexibilité), que fait-on au lieu de se dire qu'il y a un problème et qu'il faudrait améliorer le système ? On va devant les tribunaux et on veut forcer les infirmières à "rentrer dans les rangs".

    À quand l'amélioration des conditions de travail plutôt qu'à "taper" sur celles qui représentent le symptôme ?

  • Pierre Guérin
    Abonné
    lundi 1 février 2010 11h53
    À quand un ajustement selon l'offre et la demande?
    Aux conditions salariales offertes actuellement, il ne manquerait pas de volontaires pour travailler de jour sur semaine. Les agences privées qui attirent de nombreuses candidates recherchant de tels horaires, au prix d'une rémunération globale moindre que dans le public, en sont la preuve.

    C'est l'obligation de faire des quarts de nuit et de week-end, qui rebutent de nombreuses infirmières à joindre les rangs du secteur public.

    À quand des conditions de travail concurrentielles offertes pour (et seulement pour) les quarts de travail en pénurie de personnel volontaire pour y travailler (et l'abandon de l'obligation d'y travailler pour ceux et celles qui préfèrent ne pas le faire)

    www.lecrible.blogspot.com

  • Alain Bonin
    Abonné
    lundi 1 février 2010 12h01
    Tout à fait Mr. Morneau
    En plus de cela il y aura l'instauration de plus en plus grandissante des compagnies d'assurances.Et à la fin nous allons devenir comme les USA avec 20% de la population laisser à eux même sans soins médicaux. Mais les gens avec de l'argent n'aurons aucune attente lorsqu'ils voudront consulter un médecin.

    Le problème avec les infirmières au privé présentement est qu'elles sont minoritaires. Imaginez toutes les infirmières au privé, est ce qu'elles auraient toutes de si belles horaires? de belles situations avantageuses? C'est un pensez-y bien.

    Le système privé utilise des ressources que le public à besoin pour se faire un capital sur le dos des citoyens ( profits ) et coûte ( en moyenne ) plus cher même en comparaison avec les avantages sociaux du public.

    Oui il y a une pénurie dans le système de la santé, mais il faut que le gouvernement mette en place, avec l'aide des syndicats, des plans structurés dans les départements surchargés pour pallier au problème en attendant la relève.

    Ne croyez pas que le privé va nous faire un cadeau et est mieux que le public. Regardez le scandale dans le milieu de la construction. Ce ne sont pas des organismes publics qui ont géré cela. Le gouvernement a donné le mandat à des firmes privés pour s'en occupé. La cupidité et l'avidité seront toujours au rendez-vous malheureusement et ils n'ont pas de sentiments eux.

    Merci.

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 1 février 2010 12h32
    Les agences privées
    L'apport d'infirmières d'agences privées ne devrait être utilisé qu'en dernier recours. Personne n'aimerait travailler sur les quarts ingrats, avec obligation de faire des heures supplémentaires alors que des collègues qui font exactement le même travail peut se garder les meilleurs quarts de travail et refuser les heures supplémentaires.

    Je suis conscient que le gouvernement ne peut pas gérer le salaire des infirmières qui viennent des agences, mais elles devraient être soumises aux mêmes contraintes de quarts de travail ainsi qu'à l'obligation de faire des heures supplémentaires.

    Ça devrait devenir une obligation pour tous, et pas seulement pour une classe d'employés qui décide de perdurer pour faire fonctionner un système imparfait pour que les patients ne soient pas laissés pour compte.

  • Marie-Josee Marcoux
    Abonnée
    lundi 1 février 2010 22h29
    Refus du syndicat ou des conditions de travail?
    Souvent, le syndicat doit entreprendre de telles démarches parce qu'on offre des conditions plus avantageuses à un groupes qu'à ses membres. On peut se demander si l'anguille de ces départs se cache sous la roche d'une perte de privilèges pour les infirmières et l'agence alors qu'il s'agit de réaliser le même travail, selon le jugement rapporté.
    On mise beaucoup sur la concurrence, mais c'est souvent pour permettre à un groupe privilégiés de réaliser de plus en plus de profits.

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