A(H1N1): le Canada dispose de neuf millions de doses de vaccin en surplus
À l'instar de la France et de l'Allemagme, Ottawa pourrait les revendre
Photo : Agence Reuters Felix Ordonez
Pour ses 7,3 millions de doses, c’est une facture rondelette d’environ 23,36 millions que devra assumer le Québec.
Le Canada dispose d'un surplus de plus de neuf millions de doses de vaccin contre la grippe A(H1N1). Les autorités fédérales de la santé devront déterminer le sort réservé aux fioles inutilisées.
La commande passée auprès de la société pharmaceutique Glaxo-SmithKline était un contrat variable prévoyant une fourchette de 33 à 55 millions de doses. C'est finalement le nombre plancher qui a été retenu, en raison d'une virulence moins importante que ce qu'avaient anticipé les autorités médicales. Il a par ailleurs été convenu, au cours du processus, qu'une seule dose suffirait pour obtenir une immunisation complète.
Le nombre des doses restantes demeure donc élevé et, selon le contrat négocié avec Glaxo, il est possible de donner ou de vendre les doses restantes ou d'en prévoir une autre utilisation. «Même si tous les vaccins ne sont pas encore sortis de GlaxoSmithKline, différentes options s'offrent à nous, en coordination avec l'Organisation mondiale de la santé», a indiqué le directeur national de la santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier.
Au Canada, le coût de chaque dose a été évalué à environ 8 dollars. Le gouvernement fédéral assurait 60 % de ce montant et la part des provinces se trouvait réduite à 40 %. Pour ses 7,3 millions de doses, c'est une facture rondelette d'environ 23,36 millions que devra assumer le Québec.
Si, en cours de campagne, la question de la conservation du vaccin a soulevé des inquiétudes, le sujet ne préoccupe plus le Dr Poirier. «Les difficultés liées à la conservation ne s'appliquent qu'une fois que le vaccin est mélangé avec l'adjuvant. Chacune dans sa fiole, la durée des substances est prolongée, 18 mois pour le vaccin et trois ans pour l'adjuvant. Tant que la combinaison n'est pas effectuée, le problème ne se pose pas», note-t-il. Ainsi, les deux substances prises séparément se conservent beaucoup plus longtemps.
Vendre les excédents
Le Canada ne serait pas le premier pays à tenter de revendre ses vaccins contre la grippe A(H1N1). La France a déjà commencé à vendre ses quantités excédentaires du vaccin.
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé de la France, a confirmé hier les informations publiées par le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui: Paris a d'ores et déjà vendu 300 000 doses au Qatar et deux millions «sont en cours de cession au profit de l'Égypte». «Des contacts sont en cours avec d'autres pays, en particulier l'Ukraine et le Mexique», a fait savoir Mme Bachelot, qui parle de «cession à titre onéreux», sans donner plus de précisions financières.
Selon Le Parisien, les doses sont revendues au prix auquel elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 9,75 à 15 $ selon les produits. Cette opération, menée conjointement par les ministères de la Santé et des Affaires étrangères, vise à réduire la facture de la campagne de vaccination de masse décidée par le gouvernement, écrit le journal. Ce dernier évoque un montant total 24,2 millions pour les contrats avec le Qatar et l'Égypte.
L'achat des 94 millions de doses pour une population de 63,6 millions d'habitants a coûté 1,3 milliard, a précisé Roselyne Bachelot. Seules cinq millions de personnes ont été vaccinées. La ministre de la Santé a expliqué que la vente des stocks français est la conséquence du «schéma vaccinal à une dose» finalement adopté par le gouvernement français, qui avait prévu à l'origine d'immuniser les Français via deux injections. «Dans un souci de coopération avec les pays qui en font la demande et dans une logistique de bonne gestion de son stock de vaccins, la France a donc décidé de céder des vaccins à des pays étrangers au fur et à mesure que les quantités livrées le lui permettraient.» Selon Le Parisien, quelque 9 millions de doses ont parallèlement été données à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
L'Allemagne et les Pays-Bas ont aussi revendu une partie de leur stock à l'étranger, alors que la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Belgique et l'Italie étudient cette possibilité.
La commande passée auprès de la société pharmaceutique Glaxo-SmithKline était un contrat variable prévoyant une fourchette de 33 à 55 millions de doses. C'est finalement le nombre plancher qui a été retenu, en raison d'une virulence moins importante que ce qu'avaient anticipé les autorités médicales. Il a par ailleurs été convenu, au cours du processus, qu'une seule dose suffirait pour obtenir une immunisation complète.
Le nombre des doses restantes demeure donc élevé et, selon le contrat négocié avec Glaxo, il est possible de donner ou de vendre les doses restantes ou d'en prévoir une autre utilisation. «Même si tous les vaccins ne sont pas encore sortis de GlaxoSmithKline, différentes options s'offrent à nous, en coordination avec l'Organisation mondiale de la santé», a indiqué le directeur national de la santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier.
Au Canada, le coût de chaque dose a été évalué à environ 8 dollars. Le gouvernement fédéral assurait 60 % de ce montant et la part des provinces se trouvait réduite à 40 %. Pour ses 7,3 millions de doses, c'est une facture rondelette d'environ 23,36 millions que devra assumer le Québec.
Si, en cours de campagne, la question de la conservation du vaccin a soulevé des inquiétudes, le sujet ne préoccupe plus le Dr Poirier. «Les difficultés liées à la conservation ne s'appliquent qu'une fois que le vaccin est mélangé avec l'adjuvant. Chacune dans sa fiole, la durée des substances est prolongée, 18 mois pour le vaccin et trois ans pour l'adjuvant. Tant que la combinaison n'est pas effectuée, le problème ne se pose pas», note-t-il. Ainsi, les deux substances prises séparément se conservent beaucoup plus longtemps.
Vendre les excédents
Le Canada ne serait pas le premier pays à tenter de revendre ses vaccins contre la grippe A(H1N1). La France a déjà commencé à vendre ses quantités excédentaires du vaccin.
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé de la France, a confirmé hier les informations publiées par le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui: Paris a d'ores et déjà vendu 300 000 doses au Qatar et deux millions «sont en cours de cession au profit de l'Égypte». «Des contacts sont en cours avec d'autres pays, en particulier l'Ukraine et le Mexique», a fait savoir Mme Bachelot, qui parle de «cession à titre onéreux», sans donner plus de précisions financières.
Selon Le Parisien, les doses sont revendues au prix auquel elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 9,75 à 15 $ selon les produits. Cette opération, menée conjointement par les ministères de la Santé et des Affaires étrangères, vise à réduire la facture de la campagne de vaccination de masse décidée par le gouvernement, écrit le journal. Ce dernier évoque un montant total 24,2 millions pour les contrats avec le Qatar et l'Égypte.
L'achat des 94 millions de doses pour une population de 63,6 millions d'habitants a coûté 1,3 milliard, a précisé Roselyne Bachelot. Seules cinq millions de personnes ont été vaccinées. La ministre de la Santé a expliqué que la vente des stocks français est la conséquence du «schéma vaccinal à une dose» finalement adopté par le gouvernement français, qui avait prévu à l'origine d'immuniser les Français via deux injections. «Dans un souci de coopération avec les pays qui en font la demande et dans une logistique de bonne gestion de son stock de vaccins, la France a donc décidé de céder des vaccins à des pays étrangers au fur et à mesure que les quantités livrées le lui permettraient.» Selon Le Parisien, quelque 9 millions de doses ont parallèlement été données à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
L'Allemagne et les Pays-Bas ont aussi revendu une partie de leur stock à l'étranger, alors que la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Belgique et l'Italie étudient cette possibilité.
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