Lettres - Uranium à Sept-Îles: pourquoi je démissionnerai
Pascale Lafortune - Médecin, spécialiste en médecine interne, le 7 décembre 2009
9 décembre 2009
Santé
En tant que médecin cosignataire de la lettre écrite par un groupe de médecins de l'hôpital de Sept-Îles concernant un projet de mine d'uranium à proximité de la ville, je désire exprimer mon opinion sur le sujet.
Les nombreuses publications scientifiques traitant des effets délétères de l'exploitation (et peut-être de l'exploration) de l'uranium sont suffisantes pour me convaincre de son effet nocif sur la population. Il est également très important de souligner que le site actuel d'exploration se situe à environ 15 km de la ville de Sept-Îles et tout proche de sa source d'eau potable et de la magnifique rivière Moisie.
Je me questionne sérieusement sur l'attitude actuelle de notre gouvernement majoritaire, qui refuse d'imposer un moratoire sur l'uranium alors que plusieurs autres provinces ont statué sur le sujet, et ce, en 2009 pour l'une d'entre elles. Je suis attristée de constater que des compagnies avides de profits ont davantage d'influence sur le gouvernement que peut en avoir la population d'une région et la santé des Québécois. Je ne peux passer sous silence l'odieuse remarque de madame Nathalie Normandeau, vice-première ministre, comparant le projet d'uranium à celui de la rivière La Romaine.
Advenant l'exploitation d'une mine d'uranium à Sept-Îles, ce serait avec beaucoup de déception et d'amertume que je remettrais ma démission comme médecin, et ce, après 13 années de pratique dans ce milieu de travail épanouissant.
C'est la citoyenne et médecin qui invite la population en désaccord avec le projet d'uranium à manifester ouvertement son opposition. En espérant pouvoir offrir encore longtemps mes services médicaux à la population septilienne.
*****
Pascale Lafortune - Médecin, spécialiste en médecine interne, le 7 décembre 2009
Les nombreuses publications scientifiques traitant des effets délétères de l'exploitation (et peut-être de l'exploration) de l'uranium sont suffisantes pour me convaincre de son effet nocif sur la population. Il est également très important de souligner que le site actuel d'exploration se situe à environ 15 km de la ville de Sept-Îles et tout proche de sa source d'eau potable et de la magnifique rivière Moisie.
Je me questionne sérieusement sur l'attitude actuelle de notre gouvernement majoritaire, qui refuse d'imposer un moratoire sur l'uranium alors que plusieurs autres provinces ont statué sur le sujet, et ce, en 2009 pour l'une d'entre elles. Je suis attristée de constater que des compagnies avides de profits ont davantage d'influence sur le gouvernement que peut en avoir la population d'une région et la santé des Québécois. Je ne peux passer sous silence l'odieuse remarque de madame Nathalie Normandeau, vice-première ministre, comparant le projet d'uranium à celui de la rivière La Romaine.
Advenant l'exploitation d'une mine d'uranium à Sept-Îles, ce serait avec beaucoup de déception et d'amertume que je remettrais ma démission comme médecin, et ce, après 13 années de pratique dans ce milieu de travail épanouissant.
C'est la citoyenne et médecin qui invite la population en désaccord avec le projet d'uranium à manifester ouvertement son opposition. En espérant pouvoir offrir encore longtemps mes services médicaux à la population septilienne.
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Pascale Lafortune - Médecin, spécialiste en médecine interne, le 7 décembre 2009
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