Uranium sur la Côte-Nord: démission de 20 médecins à Sept-Iles
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le ministre de la Santé Yves Bolduc a tenté de rassurer la population ce matin
La démission en bloc de 20 médecins à Sept-Iles a causé un choc ce matin à Québec, alors que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a déclaré qu’il est prématuré de craindre les retombées néfastes d’une éventuelle exploitation d’uranium, sur la Côte-Nord.
Les 12 médecins spécialistes et huit omnipraticiens ont annoncé leur démission afin de protester contre les impacts de cette activité sur la santé de la population.
Le ministre de la Santé a affirmé que seuls des travaux d’exploration sont en cours, près de Sept-Iles, ce qui ne représente aucun danger pour les résidents de la région.
Lors de la période des questions, le ministre a affirmé qu’il comprend la décision des médecins de manifester ainsi leurs inquiétudes. Mais selon lui, un avis formulé par des experts en santé publique démontre qu’ils ne devraient pas avoir de craintes à ce stade-ci.
«Au mois de juin, je suis allé à Sept-Iles, a-t-il dit en Chambre. J’ai rencontré les médecins, on m’a fait part de cette inquiétude. Actuellement, toute décision est prématurée. On parle seulement que d’exploration.»
M. Bolduc a tenté de se faire rassurant en affirmant que le gouvernement se rangera derrière la population si elle ne veut pas de tels projets dans la région, mais la députée péquiste locale, Lorraine Richard, a mis en doute sa bonne foi.
Selon Mme Richard, la population a multiplié les appels au gouvernement afin qu’un moratoire soit imposé sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium dans la région, sans qu’ils soient entendus.
La récente émission de permis d’accès à la zone convoitée est la goutte qui a fait déborder le vase pour les 20 médecins qui ont écrit au ministre Bolduc, jeudi, afin de lui annoncer leur démission, a indiqué Mme Richard en Chambre.
«Le ministère des Ressources naturelles a donné les permis à la compagnie pour le chemin d’accès, a-t-elle dit. C’est une question de santé publique. Vingt médecins, ils ont signé la lettre hier. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, il l’a eue hier soir. Ils quittent la région. On va fermer le centre hospitalier.»
Dans leur lettre, les médecins estiment que la récente émission de permis signifie l’imminence de l’exploitation de l’uranium dans la région.
Selon les signataires, qui travaillent tous au Centre Hospitalier de Sept-Iles, un avis de la Santé publique indique que les sous-produits provenant de la dégradation de l’uranium constituent la principale cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs.
Constatant que le gouvernement ne semble pas entendre les inquiétudes exprimées localement, les médecins ont indiqué à M. Bolduc leur intention de quitter leurs fonctions.
Les 12 médecins spécialistes et huit omnipraticiens ont annoncé leur démission afin de protester contre les impacts de cette activité sur la santé de la population.
Le ministre de la Santé a affirmé que seuls des travaux d’exploration sont en cours, près de Sept-Iles, ce qui ne représente aucun danger pour les résidents de la région.
Lors de la période des questions, le ministre a affirmé qu’il comprend la décision des médecins de manifester ainsi leurs inquiétudes. Mais selon lui, un avis formulé par des experts en santé publique démontre qu’ils ne devraient pas avoir de craintes à ce stade-ci.
«Au mois de juin, je suis allé à Sept-Iles, a-t-il dit en Chambre. J’ai rencontré les médecins, on m’a fait part de cette inquiétude. Actuellement, toute décision est prématurée. On parle seulement que d’exploration.»
M. Bolduc a tenté de se faire rassurant en affirmant que le gouvernement se rangera derrière la population si elle ne veut pas de tels projets dans la région, mais la députée péquiste locale, Lorraine Richard, a mis en doute sa bonne foi.
Selon Mme Richard, la population a multiplié les appels au gouvernement afin qu’un moratoire soit imposé sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium dans la région, sans qu’ils soient entendus.
La récente émission de permis d’accès à la zone convoitée est la goutte qui a fait déborder le vase pour les 20 médecins qui ont écrit au ministre Bolduc, jeudi, afin de lui annoncer leur démission, a indiqué Mme Richard en Chambre.
«Le ministère des Ressources naturelles a donné les permis à la compagnie pour le chemin d’accès, a-t-elle dit. C’est une question de santé publique. Vingt médecins, ils ont signé la lettre hier. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, il l’a eue hier soir. Ils quittent la région. On va fermer le centre hospitalier.»
Dans leur lettre, les médecins estiment que la récente émission de permis signifie l’imminence de l’exploitation de l’uranium dans la région.
Selon les signataires, qui travaillent tous au Centre Hospitalier de Sept-Iles, un avis de la Santé publique indique que les sous-produits provenant de la dégradation de l’uranium constituent la principale cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs.
Constatant que le gouvernement ne semble pas entendre les inquiétudes exprimées localement, les médecins ont indiqué à M. Bolduc leur intention de quitter leurs fonctions.
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