H1N1 - Montréal vaccine moins qu'ailleurs
Le Québec a immunisé mardi 106 000 personnes contre la grippe A(H1N1), un record qu'il aura sans doute l'occasion de fracasser avec l'arrivée de 1,3 million de doses additionnelles la semaine prochaine. Pour peu que les Québécois se présentent en grand nombre, ce qui semble encore loin d'être gagné, particulièrement à Montréal où les groupes à risque se font davantage tirer l'oreille.
Sur l'île, seuls 56 % des tout-petits et moins de la moitié des femmes enceintes sont allés chercher le vaccin, bien qu'il leur soit offert depuis plusieurs semaines déjà. Ailleurs au Québec, ces chiffres sont respectivement de 71 % et de 54 %. «On ne vaccine pas assez parmi ceux qui en ont le plus besoin», a admis hier le président-directeur général de l'Agence de la santé de Montréal, David Levine, qui s'inquiète aussi du faible taux de réponse des malades chroniques.
La vaccination fonctionne pourtant très bien sur l'île de Montréal, a fait valoir M. Levine. «Ce n'est pas une question d'organisation ni de disponibilité du vaccin, c'est une question de volonté. Il faut que les familles se mobilisent, qu'elles amènent leurs enfants, leurs parents, leurs grands-parents dans les centres de vaccination de masse.»
Certes, le virus fait du surplace, au point où on envisage maintenant la fermeture prochaine de cliniques de grippe en raison d'une baisse importante de l'achalandage. Ce qui ne veut pas dire que le pire soit derrière nous, a prévenu le directeur régional de la santé publique, le Dr Richard Lessard. «Si on est à mi-chemin de la pandémie, cela veut dire que ce qu'on a vécu, on va le revivre encore à l'identique.»
D'autant que si la première ligne commence à souffler un peu, la deuxième ligne, elle, est plus que jamais sous pression. «Les patients hospitalisés sont deux fois plus nombreux que la moyenne enregistrée jusqu'ici», confirme la directrice des affaires médicales à l'Agence, la Dre Louise Ayotte. Globalement, leur état est très préoccupant, alors qu'environ les deux tiers sont sous assistance respiratoire. «Les gens qui sont hospitalisés le sont généralement pour longtemps, en moyenne de 14 à 21 jours.»
Pour plusieurs, la grippe «n'est pas une maladie banale», confirme le Dr Lessard. «Vous pouvez avoir le sentiment de pouvoir passer au travers de la grippe sans difficulté, mais vous prenez le risque de transmettre la maladie à des gens, des proches peut-être, qui ne sont pas aussi bien armés pour combattre le virus.»
La perspective d'un refroidissement pourrait aussi venir compliquer les choses. Nous avons été chanceux dans les dernières semaines, a rappelé M. Levine. «Novembre a été exceptionnellement doux. Il faut se méfier de l'hiver qui vient. Cela pourrait permettre au virus [qui adore le froid] de remonter la pente.»
Ce dernier invite les Québécois à suivre l'exemple du personnel soignant, puisque neuf travailleurs de la santé sur dix ont été vaccinés à Montréal. Ces gens ont vu le vrai visage du H1N1, raconte M. Levine. «Ils ont vu des gens gravement malades, des gens intubés, des gens lutter pour leur vie et ils se sont protégés, ainsi que leur famille.»
Hier, 2,1 millions de personnes avaient reçu le vaccin contre le H1N1. Avec les nouvelles doses annoncées hier, Québec s'attend à pouvoir accélérer la cadence et maintient donc son objectif de vacciner tous ceux qui le voudront d'ici Noël. Précisons enfin que trois nouvelles personnes sont décédées hier des suites du H1N1, portant le bilan des morts à 57 depuis le début de la seconde vague.
Sur l'île, seuls 56 % des tout-petits et moins de la moitié des femmes enceintes sont allés chercher le vaccin, bien qu'il leur soit offert depuis plusieurs semaines déjà. Ailleurs au Québec, ces chiffres sont respectivement de 71 % et de 54 %. «On ne vaccine pas assez parmi ceux qui en ont le plus besoin», a admis hier le président-directeur général de l'Agence de la santé de Montréal, David Levine, qui s'inquiète aussi du faible taux de réponse des malades chroniques.
La vaccination fonctionne pourtant très bien sur l'île de Montréal, a fait valoir M. Levine. «Ce n'est pas une question d'organisation ni de disponibilité du vaccin, c'est une question de volonté. Il faut que les familles se mobilisent, qu'elles amènent leurs enfants, leurs parents, leurs grands-parents dans les centres de vaccination de masse.»
Certes, le virus fait du surplace, au point où on envisage maintenant la fermeture prochaine de cliniques de grippe en raison d'une baisse importante de l'achalandage. Ce qui ne veut pas dire que le pire soit derrière nous, a prévenu le directeur régional de la santé publique, le Dr Richard Lessard. «Si on est à mi-chemin de la pandémie, cela veut dire que ce qu'on a vécu, on va le revivre encore à l'identique.»
D'autant que si la première ligne commence à souffler un peu, la deuxième ligne, elle, est plus que jamais sous pression. «Les patients hospitalisés sont deux fois plus nombreux que la moyenne enregistrée jusqu'ici», confirme la directrice des affaires médicales à l'Agence, la Dre Louise Ayotte. Globalement, leur état est très préoccupant, alors qu'environ les deux tiers sont sous assistance respiratoire. «Les gens qui sont hospitalisés le sont généralement pour longtemps, en moyenne de 14 à 21 jours.»
Pour plusieurs, la grippe «n'est pas une maladie banale», confirme le Dr Lessard. «Vous pouvez avoir le sentiment de pouvoir passer au travers de la grippe sans difficulté, mais vous prenez le risque de transmettre la maladie à des gens, des proches peut-être, qui ne sont pas aussi bien armés pour combattre le virus.»
La perspective d'un refroidissement pourrait aussi venir compliquer les choses. Nous avons été chanceux dans les dernières semaines, a rappelé M. Levine. «Novembre a été exceptionnellement doux. Il faut se méfier de l'hiver qui vient. Cela pourrait permettre au virus [qui adore le froid] de remonter la pente.»
Ce dernier invite les Québécois à suivre l'exemple du personnel soignant, puisque neuf travailleurs de la santé sur dix ont été vaccinés à Montréal. Ces gens ont vu le vrai visage du H1N1, raconte M. Levine. «Ils ont vu des gens gravement malades, des gens intubés, des gens lutter pour leur vie et ils se sont protégés, ainsi que leur famille.»
Hier, 2,1 millions de personnes avaient reçu le vaccin contre le H1N1. Avec les nouvelles doses annoncées hier, Québec s'attend à pouvoir accélérer la cadence et maintient donc son objectif de vacciner tous ceux qui le voudront d'ici Noël. Précisons enfin que trois nouvelles personnes sont décédées hier des suites du H1N1, portant le bilan des morts à 57 depuis le début de la seconde vague.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

