Milieux de travail - La discrimination a toujours cours à l'égard des personnes atteintes du sida
Les préjugés contre le VIH/sida sont tenaces. Un récent sondage révèle que les employeurs hésitent, voire évitent d'embaucher des personnes qui sont atteintes du VIH/sida. Et celles-ci vivent encore souvent dans leur milieu de travail du rejet, qui peut même aller jusqu'au harcèlement. L'ignorance de la maladie est encore grande et fait des ravages.
Ce sondage commandé par la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) visait à connaître les attitudes et les comportements adoptés envers les personnes vivant avec le VIH ou une autre maladie chronique sur le marché du travail. Les révélations faites par employés et employeurs sont troublantes.
Un peu plus de 51 % des travailleurs ont affirmé que les personnes atteintes du VIH/sida étaient rejetées par leurs collègues de travail, alors qu'ils étaient à peine 4 % à rapporter le même phénomène à l'égard des personnes souffrant d'une autre maladie chronique, comme le diabète ou l'arthrite. Près de 48 % des employés ont déclaré que les personnes vivant avec le VIH/sida faisaient l'objet de rumeurs et de potins, alors qu'ils n'étaient plus que 9 % à soutenir le même discours concernant des personnes atteintes d'une maladie chronique. Près de 31 % des personnes interrogées ont répondu que les individus atteints du VIH/sida vivaient du harcèlement psychologique ou physique, tandis que 6 % seulement affirmaient que les autres maladies chroniques suscitaient un tel ostracisme.
Il est désolant de constater une aussi grande différence entre l'attitude envers le VIH/sida et celle envers les autres maladies chroniques, a souligné Me Stéphanie Claivaz-Loranger, coordonnatrice du programme Droits de la personne et VIH/sida. Cette discrimination s'exprime notamment par le fait que 42 % des répondants ont confié qu'ils seraient inquiets d'apprendre qu'un collègue qu'ils côtoient fréquemment au travail vit avec le VIH, et 16 % d'entre eux affirment qu'ils en aviseraient les autres collègues. Cette discrimination découle probablement d'une mauvaise connaissance de la maladie puisqu'un répondant sur deux n'arrivait pas à distinguer correctement le VIH du sida.
Le coup de sonde effectué auprès des dirigeants d'entreprises a révélé quant à lui que 38 % d'entre eux éviteraient d'embaucher une personne vivant avec le VIH de peur que cet employé soit moins productif, doive s'absenter fréquemment de son travail ou fasse augmenter les cotisations aux assurances collectives de l'entreprise. «Pourtant, en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, l'employeur n'a pas le droit, lors d'une embauche, d'interroger le candidat sur son état de santé, à moins qu'il s'agisse d'une aptitude requise pour l'emploi. Or, on constate que les employeurs ont souvent tendance à poser aux candidats des questions liées à leur état de santé, questions qui sont illégales et qui créent un obstacle à l'accès à l'emploi pour les personnes souffrant d'une maladie chronique», fait remarquer Mme Claivaz-Loranger.
Ce sondage commandé par la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) visait à connaître les attitudes et les comportements adoptés envers les personnes vivant avec le VIH ou une autre maladie chronique sur le marché du travail. Les révélations faites par employés et employeurs sont troublantes.
Un peu plus de 51 % des travailleurs ont affirmé que les personnes atteintes du VIH/sida étaient rejetées par leurs collègues de travail, alors qu'ils étaient à peine 4 % à rapporter le même phénomène à l'égard des personnes souffrant d'une autre maladie chronique, comme le diabète ou l'arthrite. Près de 48 % des employés ont déclaré que les personnes vivant avec le VIH/sida faisaient l'objet de rumeurs et de potins, alors qu'ils n'étaient plus que 9 % à soutenir le même discours concernant des personnes atteintes d'une maladie chronique. Près de 31 % des personnes interrogées ont répondu que les individus atteints du VIH/sida vivaient du harcèlement psychologique ou physique, tandis que 6 % seulement affirmaient que les autres maladies chroniques suscitaient un tel ostracisme.
Il est désolant de constater une aussi grande différence entre l'attitude envers le VIH/sida et celle envers les autres maladies chroniques, a souligné Me Stéphanie Claivaz-Loranger, coordonnatrice du programme Droits de la personne et VIH/sida. Cette discrimination s'exprime notamment par le fait que 42 % des répondants ont confié qu'ils seraient inquiets d'apprendre qu'un collègue qu'ils côtoient fréquemment au travail vit avec le VIH, et 16 % d'entre eux affirment qu'ils en aviseraient les autres collègues. Cette discrimination découle probablement d'une mauvaise connaissance de la maladie puisqu'un répondant sur deux n'arrivait pas à distinguer correctement le VIH du sida.
Le coup de sonde effectué auprès des dirigeants d'entreprises a révélé quant à lui que 38 % d'entre eux éviteraient d'embaucher une personne vivant avec le VIH de peur que cet employé soit moins productif, doive s'absenter fréquemment de son travail ou fasse augmenter les cotisations aux assurances collectives de l'entreprise. «Pourtant, en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, l'employeur n'a pas le droit, lors d'une embauche, d'interroger le candidat sur son état de santé, à moins qu'il s'agisse d'une aptitude requise pour l'emploi. Or, on constate que les employeurs ont souvent tendance à poser aux candidats des questions liées à leur état de santé, questions qui sont illégales et qui créent un obstacle à l'accès à l'emploi pour les personnes souffrant d'une maladie chronique», fait remarquer Mme Claivaz-Loranger.
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