H1N1: le vaccin est désormais offert à tous
Le fabricant a rappelé un lot de 172 000 doses pour cause de réactions fortes anormalement nombreuses
L'Organisation mondiale de la santé a réitéré sa confiance en la vaccination de masse hier en dépit du rappel d'un lot canadien de vaccins contre la grippe A(H1N1). Une profession de foi qui survient le jour même où le Québec se décide à emboîter le pas aux provinces qui ont ouvert la vaccination à toute leur population.
Prêt, pas prêt, Québec plonge. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a en effet donné le feu vert hier à la vaccination du grand public. Les régions qui sont prêtes à accueillir ce nouveau flot de personnes pourront le faire dès ce matin. Celles qui ont encore quelques détails à peaufiner auront jusqu'à lundi prochain pour les finaliser.
Plusieurs facteurs expliquent ce changement de calendrier, a expliqué hier le ministre Bolduc. Au premier chef, le fait que 25 % de la population est maintenant immunisée grâce à une campagne qui se déroule rondement et sans trop d'anicroches auprès des clientèles à risque. «Dans ce contexte favorable, et avec les nouvelles doses que nous avons reçues la semaine dernière, soit 1,1 million de doses, nous sommes maintenant en mesure d'offrir cette protection au grand public», a dit le ministre Bolduc.
Pour éviter la cohue, les autorités de la santé publique ont encore élargi le système des coupons. Selon les régions, leur distribution pourrait se faire de deux jours à une semaine d'avance en fonction de la demande. Ce matin, six régions inaugureront le bal, soit les régions de la Capitale-Nationale, de l'Estrie, de Montréal, de la Côte-Nord, de Chaudière-Appalaches, et de la Montérégie. Laval suivra demain, tandis que les autres fermeront le bal lundi prochain.
Il est important que les Québécois se rendent en grand nombre dans les centres de vaccination, a insisté le directeur de la protection de la santé publique, le Dr Horatio Arruda. «Ce n'est pas parce que le virus a cessé sa progression que le pire est passé», a-t-il fait valoir. D'autant que la santé publique s'attend à une troisième vague, et peut-être même à une quatrième, a-t-il ajouté du même souffle.
Le Dr Arruda en a profité pour faire le point sur le retrait d'un lot de 172 000 vaccins par son fabricant, GlaxoSmithKline (GSK), un retrait qui, selon lui, ne doit pas inquiéter les Québécois. Québec a jusqu'à présent recensé 35 manifestations cliniques inhabituelles (MCI), soit un taux de 1,1 par 100 000 doses administrées, ce qui demeure «dans les taux attendus», a dit le Dr Arruda, qui parle d'un «vaccin parfaitement sécuritaire».
Retiré le 18 novembre dernier, le lot 7A a provoqué un nombre inhabituel de réactions allergiques graves. Au total, six personnes ont eu un choc anaphylactique et s'en sont depuis parfaitement remises. Ces doses avaient été distribuées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et à l'Île-du-Prince-Édouard, mais ni GSK ni l'Agence de la santé publique du Canada n'ont pu dire combien avaient été administrées.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer ce qui cloche dans ce lot, mais encore hier, GSK se perdait en conjectures. À ce jour, quelque 15 millions de doses d'Arepanrix ont été distribuées au Canada et, dans l'ensemble, la fréquence des cas de réactions allergiques graves après la vaccination est inférieure à 1 cas sur 100 000 doses, a fait savoir le géant pharmaceutique.
En date d'hier, le Québec déplorait 54 décès attribuables au H1N1 depuis le début de la seconde vague, bilan auquel s'ajoutent les 26 personnes qui sont mortes des suites de cette grippe au printemps dernier. La pression sur les hôpitaux restait quant à elle inchangée hier, alors que l'on compte deux fois plus de patients hospitalisés pour des troubles grippaux ou respiratoires qu'à l'ordinaire. Dans les unités de soins intensifs, ils sont jusqu'à trois fois plus nombreux.
Prêt, pas prêt, Québec plonge. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a en effet donné le feu vert hier à la vaccination du grand public. Les régions qui sont prêtes à accueillir ce nouveau flot de personnes pourront le faire dès ce matin. Celles qui ont encore quelques détails à peaufiner auront jusqu'à lundi prochain pour les finaliser.
Plusieurs facteurs expliquent ce changement de calendrier, a expliqué hier le ministre Bolduc. Au premier chef, le fait que 25 % de la population est maintenant immunisée grâce à une campagne qui se déroule rondement et sans trop d'anicroches auprès des clientèles à risque. «Dans ce contexte favorable, et avec les nouvelles doses que nous avons reçues la semaine dernière, soit 1,1 million de doses, nous sommes maintenant en mesure d'offrir cette protection au grand public», a dit le ministre Bolduc.
Pour éviter la cohue, les autorités de la santé publique ont encore élargi le système des coupons. Selon les régions, leur distribution pourrait se faire de deux jours à une semaine d'avance en fonction de la demande. Ce matin, six régions inaugureront le bal, soit les régions de la Capitale-Nationale, de l'Estrie, de Montréal, de la Côte-Nord, de Chaudière-Appalaches, et de la Montérégie. Laval suivra demain, tandis que les autres fermeront le bal lundi prochain.
Il est important que les Québécois se rendent en grand nombre dans les centres de vaccination, a insisté le directeur de la protection de la santé publique, le Dr Horatio Arruda. «Ce n'est pas parce que le virus a cessé sa progression que le pire est passé», a-t-il fait valoir. D'autant que la santé publique s'attend à une troisième vague, et peut-être même à une quatrième, a-t-il ajouté du même souffle.
Le Dr Arruda en a profité pour faire le point sur le retrait d'un lot de 172 000 vaccins par son fabricant, GlaxoSmithKline (GSK), un retrait qui, selon lui, ne doit pas inquiéter les Québécois. Québec a jusqu'à présent recensé 35 manifestations cliniques inhabituelles (MCI), soit un taux de 1,1 par 100 000 doses administrées, ce qui demeure «dans les taux attendus», a dit le Dr Arruda, qui parle d'un «vaccin parfaitement sécuritaire».
Retiré le 18 novembre dernier, le lot 7A a provoqué un nombre inhabituel de réactions allergiques graves. Au total, six personnes ont eu un choc anaphylactique et s'en sont depuis parfaitement remises. Ces doses avaient été distribuées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et à l'Île-du-Prince-Édouard, mais ni GSK ni l'Agence de la santé publique du Canada n'ont pu dire combien avaient été administrées.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer ce qui cloche dans ce lot, mais encore hier, GSK se perdait en conjectures. À ce jour, quelque 15 millions de doses d'Arepanrix ont été distribuées au Canada et, dans l'ensemble, la fréquence des cas de réactions allergiques graves après la vaccination est inférieure à 1 cas sur 100 000 doses, a fait savoir le géant pharmaceutique.
En date d'hier, le Québec déplorait 54 décès attribuables au H1N1 depuis le début de la seconde vague, bilan auquel s'ajoutent les 26 personnes qui sont mortes des suites de cette grippe au printemps dernier. La pression sur les hôpitaux restait quant à elle inchangée hier, alors que l'on compte deux fois plus de patients hospitalisés pour des troubles grippaux ou respiratoires qu'à l'ordinaire. Dans les unités de soins intensifs, ils sont jusqu'à trois fois plus nombreux.
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