Vaccination express pour les enfants
Le transport des jeunes Montréalais pose un défi aux autorités scolaires
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Vaccination d'un enfant
Montréal déploie des mesures inédites pour immuniser les enfants d'âge scolaire contre la grippe A(H1N1). Dès ce matin, des «lignes express» leur seront réservées dans les centres de vaccination de masse. À partir de lundi prochain, ils pourront aussi profiter des navettes scolaires qui sillonneront tout le territoire. Quant aux plus fragiles qui fréquentent les 59 écoles spécialisées de l'île, Montréal enverra ses équipes volantes directement à leur pupitre.
On dénombre 234 000 jeunes de 5 à 19 ans sur l'île. De ce nombre, un peu plus de 60 000 ont déjà été vaccinés. Une proportion encore bien éloignée de celle espérée par l'Agence de la santé et des services sociaux, qui vise les 85 %. C'est que la grippe frappe fort chez les moins de 19 ans, qui comptent pour la moitié des cas diagnostiqués et la moitié des personnes hospitalisées. Un adolescent de 14 ans en est même mort au Québec.
Ces chiffres inquiètent d'autant plus que «l'incidence du virus ne faiblit pas», raconte le directeur de la santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard. Pour inciter cette clientèle à se faire vacciner en grand nombre, l'Agence a donc mis sur pied une stratégie en trois temps. Les parents qui voudront accompagner leurs enfants auront droit à des «lignes expresse» dans les centres de vaccination de masse. Celles-ci seront ouvertes dès aujourd'hui, de 14h à 20h en semaine et de 8h à 20h les fins de semaine.
Ceux qui le préféreront pourront aussi profiter des navettes organisées par les commissions scolaires et les écoles privées. Les parents recevront cette semaine un formulaire pour autoriser le transport et un autre pour donner leur accord à l'immunisation de leur enfant, s'il a moins de 14 ans. Le défi est grand pour plusieurs de ces écoles, les élèves montréalais se rendant pour la plupart à leur école à pied ou en transport en commun.
C'est ce qui explique que l'opération ne débutera que lundi prochain, soit une semaine après que de nombreuses régions ont commencé la leur. «L'opération vaccination pourrait se prolonger jusqu'au congé des Fêtes, et peut-être même au-delà», a précisé Gisèle Poirier, directrice par intérim de la direction régionale de Montréal du ministère de l'Éducation. Des raisons techniques forcent en effet les autorités publiques à ne pas dépasser les 9000 transports par jour. «C'est le maximum que l'on peut atteindre avec les ressources dont nous disposons.»
L'afflux de jeunes au cours des prochaines semaines devrait donner un peu de travail aux centres de vaccination montréalais, qui ne fonctionnent pour plusieurs qu'à la moitié de leur capacité. Hier encore, le Palais des congrès semblait déserté, les gens étant peu nombreux à s'y présenter.
Pas question toutefois d'appeler d'autres clientèles en renfort, du moins pour l'instant, a tranché le Dr Lessard. Montréal n'entend pas suivre l'exemple de Toronto, qui a choisi d'ouvrir la vaccination à toute la population. «Nous avons choisi de vacciner en priorité les groupes à risque, nous pensons qu'il faut continuer avec cette approche», a dit le Dr Lessard.
C'est aussi l'opinion du directeur national de la santé publique, le Dr Alain Poirier. Comme le Québec, l'Ontario a reçu un nombre limité de vaccins. En ouvrant la vaccination à tous, Toronto «choisit de prioriser les premiers arrivés, qu'ils soient en bonne santé ou non», a illustré le Dr Poirier. Conséquence: des personnes à risque seront forcément laissées en plan une fois les stocks épuisés, ce que Québec veut éviter.
Par ailleurs, le comité exécutif du Collège des médecins du Québec a annoncé hier l'adoption d'une résolution permettant aux médecins retraités de modifier leur statut au tableau de l'ordre sans coût additionnel afin de pouvoir apporter leur contribution professionnelle à l'effort actuel.
Il faut dire que les centres de grippe mis sur pied par Québec fonctionnaient à plein régime encore hier. Depuis le 30 août dernier, on a dénombré 1755 hospitalisations attribuées au H1N1 et 227 admissions aux soins intensifs. Le bilan des décès est maintenant de 39.
On dénombre 234 000 jeunes de 5 à 19 ans sur l'île. De ce nombre, un peu plus de 60 000 ont déjà été vaccinés. Une proportion encore bien éloignée de celle espérée par l'Agence de la santé et des services sociaux, qui vise les 85 %. C'est que la grippe frappe fort chez les moins de 19 ans, qui comptent pour la moitié des cas diagnostiqués et la moitié des personnes hospitalisées. Un adolescent de 14 ans en est même mort au Québec.
Ces chiffres inquiètent d'autant plus que «l'incidence du virus ne faiblit pas», raconte le directeur de la santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard. Pour inciter cette clientèle à se faire vacciner en grand nombre, l'Agence a donc mis sur pied une stratégie en trois temps. Les parents qui voudront accompagner leurs enfants auront droit à des «lignes expresse» dans les centres de vaccination de masse. Celles-ci seront ouvertes dès aujourd'hui, de 14h à 20h en semaine et de 8h à 20h les fins de semaine.
Ceux qui le préféreront pourront aussi profiter des navettes organisées par les commissions scolaires et les écoles privées. Les parents recevront cette semaine un formulaire pour autoriser le transport et un autre pour donner leur accord à l'immunisation de leur enfant, s'il a moins de 14 ans. Le défi est grand pour plusieurs de ces écoles, les élèves montréalais se rendant pour la plupart à leur école à pied ou en transport en commun.
C'est ce qui explique que l'opération ne débutera que lundi prochain, soit une semaine après que de nombreuses régions ont commencé la leur. «L'opération vaccination pourrait se prolonger jusqu'au congé des Fêtes, et peut-être même au-delà», a précisé Gisèle Poirier, directrice par intérim de la direction régionale de Montréal du ministère de l'Éducation. Des raisons techniques forcent en effet les autorités publiques à ne pas dépasser les 9000 transports par jour. «C'est le maximum que l'on peut atteindre avec les ressources dont nous disposons.»
L'afflux de jeunes au cours des prochaines semaines devrait donner un peu de travail aux centres de vaccination montréalais, qui ne fonctionnent pour plusieurs qu'à la moitié de leur capacité. Hier encore, le Palais des congrès semblait déserté, les gens étant peu nombreux à s'y présenter.
Pas question toutefois d'appeler d'autres clientèles en renfort, du moins pour l'instant, a tranché le Dr Lessard. Montréal n'entend pas suivre l'exemple de Toronto, qui a choisi d'ouvrir la vaccination à toute la population. «Nous avons choisi de vacciner en priorité les groupes à risque, nous pensons qu'il faut continuer avec cette approche», a dit le Dr Lessard.
C'est aussi l'opinion du directeur national de la santé publique, le Dr Alain Poirier. Comme le Québec, l'Ontario a reçu un nombre limité de vaccins. En ouvrant la vaccination à tous, Toronto «choisit de prioriser les premiers arrivés, qu'ils soient en bonne santé ou non», a illustré le Dr Poirier. Conséquence: des personnes à risque seront forcément laissées en plan une fois les stocks épuisés, ce que Québec veut éviter.
Par ailleurs, le comité exécutif du Collège des médecins du Québec a annoncé hier l'adoption d'une résolution permettant aux médecins retraités de modifier leur statut au tableau de l'ordre sans coût additionnel afin de pouvoir apporter leur contribution professionnelle à l'effort actuel.
Il faut dire que les centres de grippe mis sur pied par Québec fonctionnaient à plein régime encore hier. Depuis le 30 août dernier, on a dénombré 1755 hospitalisations attribuées au H1N1 et 227 admissions aux soins intensifs. Le bilan des décès est maintenant de 39.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

