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Des laboratoires peinent à faire le suivi sur leurs agents pathogènes

La Presse canadienne   16 novembre 2009  Santé
Ottawa — Des laboratoires fédéraux, dont celui qui manipule des échantillons de la grippe A(H1N1), ont du mal à retrouver les virus et les bactéries qu'ils manipulent. Une vérification récente de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) conclut que des contrôles déficients dans des établissements fédéraux pourraient mener à la disparition d'agents pathogènes dangereux ou à un usage non autorisé. «Les systèmes de suivi et les procédures actuellement en usage rendent difficilement compte des agents pathogènes manipulés en laboratoire», affirment les auteurs du document.

Les découvertes de l'agence fédérale, un peu plus tôt cette année, concernent une période durant laquelle des scientifiques du Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, étudiaient des centaines d'échantillons de ce qui s'est révélé être le virus de la grippe A(H1N1).

La vérification souligne que le problème est en partie attribuable au fait que chaque laboratoire a sa manière de conserver ses échantillons. Ainsi, le Laboratoire national de microbiologie a perdu la trace, un peu plus tôt cette année, de 22 flacons contenant du matériel biologique.

Un scientifique aurait volé des flacons contenant le gène du virus Ebola en janvier. Mais la direction du Laboratoire national de microbiologie n'a appris la disparition des flacons qu'en mai, soit lorsque les autorités américaines ont arrêté l'ancien employé à un poste frontalier séparant le Manitoba et le Dakota du Nord.

La disparition de ces fioles est longtemps passée inaperçue parce que des dizaines de milliers de ces flacons contenant du matériel non infectieux sont conservés dans les réfrigérateurs et congélateurs du laboratoire.

Le chef du Laboratoire national de microbiologie, le docteur Frank Plummer, avait alors assuré que les agents pathogènes à très haut risque étaient soumis à un suivi très rigoureux et que les employés les manipulant travaillaient selon des normes de sécurité strictes.

Cependant, la sécurité n'est pas aussi serrée en ce qui concerne les matériels non infectieux. La vérification de l'Agence de la santé publique du Canada, datée du 25 juin, révèle que les laboratoires suivent des lignes directrices en matière de biosécurité, mais ajoute que ces mesures pourraient être améliorées.






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