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La goutte qui fait déborder la vie

Le dépistage de la fibrose kystique chez les nouveau-nés est la norme dans plusieurs pays européens et provinces canadiennes, sauf au Québec

Pauline Gravel   7 novembre 2009  Santé
On prélève déjà une goutte de sang sur le talon des nouveau-nés pour le dépistage de diverses maladies, comme l’hypothyroïdie congénitale. Avec une autre goutte, on pourrait procéder au dépistage de la fibrose kystique.
Photo : Agence France-Presse DIDIER PALLAGES
On prélève déjà une goutte de sang sur le talon des nouveau-nés pour le dépistage de diverses maladies, comme l’hypothyroïdie congénitale. Avec une autre goutte, on pourrait procéder au dépistage de la fibrose kystique.
Une simple goutte de sang prélevée à la naissance pourrait changer la vie des enfants atteints de fibrose kystique. Grâce à cette gouttelette qui permet de dépister la maladie, il serait possible de ralentir, voire de prévenir dès les premiers jours les effets délétères de cette maladie mortelle avant qu'elle n'entraîne des dommages irrémédiables.
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  • 93Licar
    Abonnée
    samedi 7 novembre 2009 11h36
    Déplorer mais ne rien faire?
    «(...) Sachant qu'on peut ralentir la maladie lorsqu'on intervient tôt, cela est bien dommage», ajoute le Dr Patrick Daigneault (...)). Si les médecins sont convaincus dans les hôpitaux du Québec qu'il faut dépister à la naissance pourquoi ne le fait-on pas hôpital, par hôpital?

    Les représentants des médecins de famille ou spécialistes ont pourtant plus d'un argument dans leur sac quand ils exigent du ministre de la santé que des conditions de travail ou façons de faire soient modifiées. Ça semble bien « nonchalant » comme réaction de la part du docteur Daigneault.

    On ne nous indique pas dans l'article pourquoi ce dépistage n'est pas effectué, sait-on pourquoi?

  • Patrick Daigneault
    Abonné
    jeudi 12 novembre 2009 08h44
    Oui, mais...
    Chère Mme Gervais, il y a bientôt trois ans que je tente de convaincre le Ministère du bienfondé du dépistage néonatal de la fibrose kystique. Malheureusement, les arguments qui convainquent les autorités partout dans le monde ne semblent pas suffisants pour émouvoir nos élus. Il semble maintenant qu'il y ait un mouvement en ce sens, mais que l'aspect économique ralentit le processus. De réunion en réunion, nous espérons savoir convaincre. Mais n'oubliez pas que parallèlement à un tel projet, nous avons des patients à traiter et que le temps que nous pouvons consacrer au dépistage néonatal n'est pas toujours celui que l'on voudrait.
    Par ailleurs, ce type de dépistage ne peut être réalisé localement, dans chaque hôpital. Il s'agit de techniques précises qui sont réalisées sur de grands volumes à la fois. Et vous pouvez vous imaginer le tollé qui serait engendré si seulement certains nouveaux-nés y avaient droit ?
    Merci de vos commentaires.
    Patrick Daigneault

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