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Réseau - La médecine familiale est en crise

«La société actuelle valorise l'expert et la spécialisation»

Émilie Corriveau   7 novembre 2009  Santé
Ce n'est plus un secret pour personne: le Québec manque de médecins de famille. Si le bilan est clair et que personne ne remet en cause la nécessité de remédier rapidement à la situation, les démarches pour parvenir à une plus grande accessibilité des services et à la revalorisation de la profession risquent de prendre du temps.
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  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 10h12
    On est pas en crise tant que ça
    Quand serra vraiment en crise, ça déclenchera de la volonté politique pour résoudre le problème (et non pour le prolonger au profit des diplômés locaux), et on offrira une voie d'accès viable aux diplômés étranger, plutôt que de les niaiser.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 8 novembre 2009 10h07
    Le médecin généraliste a tout avantage à se faire une clientèle qu'il apprend graduellement à connaître
    Je vous cite:
    « Ainsi, bon nombre d'étudiants croient toujours qu'il est beaucoup plus glorieux de choisir une spécialité. Il faut dire que l'attitude de certains professeurs, généralement spécialistes, y est pour quelque chose. »

    Ça en dit long sur les valeurs qu'on véhicule dans ce milieu. On cherche à valoriser non pas la profession mais la spécialité. Comme s'ils disaient en filigrane à leurs étudiants: "Vous êtes comme des verres vides quand vous êtes des généralistes. Remplissez-les donc avec une spécialité que vous choisirez."

    Tant qu'à moi, je juge des capacités d'un bon médecin à sa façon de jauger l'être humain (le client) qu'il a devant lui. Aussi, un petit avantage pour les médecins généralistes, c,est qu'ils apprennent à travailler avec une clientèle qu'ils apprennent graduellement à connaître. Croyez-moi, c'est tout un avantage de connaître la personne qui est devant soi. Un médecin peut devenir comme un chemin balisé pour une personne (un client, mot par ailleurs que je n'aime pas dans le contexte) qui prend sa vie bien en main.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 8 novembre 2009 12h57
    Autre argument pour les médecins généralistes.
    Les médecins généralistes soignent globalement des personnes tandis que les médecins spécialistes soignent d'abord des maladies.

  • Robert Beauchamp
    Abonné
    dimanche 8 novembre 2009 13h08
    Pression migratoire
    Il y a à mon sens un élément qui pèse lourd sur notre système de santé. Considérant qu'il arrive 50 milles nouveaux citoyens chaque année, c.a.d. une nouvelle ville chaque année au Québec et disons-le plus particulièrement à Montréal, a-t-on calculé cette pression supplémentaire sur le réseau de la santé? De sorte que tout le monde paie le prix d'une rareté provoquée et fait en sorte que les citoyens investisseurs de notre système de santé bénéficient de ce retour sur l'investissement?

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    dimanche 8 novembre 2009 18h39
    Peut-etre faudrait-il aussi que le gouvernement arrête de punir ceux qui choisissent la medecine familiale?
    En ce momment, les etudiants qui choisissent la medecine familiale savent devront s'occuper des AMP (activités medicales prioritaires) pour les 1ers 20 ans de leur pratique pour une vingtaine d'heures par semaine. Autrement dit, c'est eux qui doivent s'occuper des consultations dont personne ne veut car sous-payées et ne permettent pas d'avoir un bon suivit des patients (généralement les CLSC). C'est sans compter les PREM, ou l'on force les jeunes diplomés a travailler dans la zone ou le manque est le plus important.

    Dans de telles conditions, pas étonnant que peu d'étudiants choisissent la médecine familiale. Et en plus, étant donné que les dirigeant des fédérations medicales sont des medecins plus agés, n'ayant pas eu a passer a travers cela (ces règles sont en vigeur depuis une vingtaine d'années) ce n'est pas demain la veille que l'on risque de les voir changer. Au lieu de cela, les fédérations demandent les eternelles augmentations de salaires déraisonnables.

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