Hôpital Maisonneuve-Rosemont - Les infirmières dénoncent leurs conditions de travail
Accompagnées de leurs conjoints et de leurs bambins, des dizaines d'infirmières de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont ont manifesté hier à l'occasion de la fête des mères pour dénoncer les horaires de travail surchargés. La pénurie de personnel a forcé l'hôpital a détourner les ambulances vers d'autres établissements.
«Elles sont inquiètes pour leur santé mentale et physique ainsi que pour la qualité des soins. Quand cela fait 16 à 20 heures qu'une infirmière est sur le plancher, parce qu'il manque de personnel, elle n'a plus la même capacité d'être vigilante», a fait valoir la vice-présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Michèle Boisclair. En vertu d'un système de garde obligatoire, des infirmières sont tenues de rester pour le quart suivant lorsqu'il manque de personnel.
La pénurie de personnel a atteint un point culminant en fin de semaine. L'administration de l'hôpital a dû demander aux ambulances d'acheminer les patients vers les hôpitaux environnants jusqu'à huit heures ce matin. Les citoyens sont aussi priés d'éviter de se présenter aux urgences de l'établissement. «Pour le seul quart de 16 h, il manquait la moitié des 28 infirmières. Cela s'annonce aussi difficile pour minuit et pour demain matin [ce matin]», a noté le porte-parole de l'établissement, Alain Carbonneau.
Des discussions ont été amorcées hier et se poursuivront aujourd'hui entre la direction et les représentants syndicaux pour trouver des solutions au problème. Le Conseil des services essentiels a été saisi du dossier, mais il n'a entrepris aucune procédure pour l'instant. «On oblige le personnel à faire des heures supplémentaires, on comprend que c'est difficile. Les gens arrivent à un niveau de saturation et d'exaspération. Mais en même temps, notre devoir, c'est de soigner les gens», a déclaré le porte-parole de l'hôpital.
Voilà presque un an que la pénurie de personnel infirmier touche grandement l'urgence de l'hôpital.
Mise en garde au ministre
Par ailleurs, l'Union québécoise des infirmières et infirmiers (UQII) a profité de la Journée internationale des infirmières, célébrée aujourd'hui, pour adresser une mise en garde au ministre Couillard: «La diminution des listes d'attente ne devra pas se faire au détriment de la santé des infirmières!»
«Les moyens utilisés par le nouveau gouvernement pour respecter ses promesses électorales et réduire les listes d'attentes doivent passer par un plus grand investissement et par l'amélioration des conditions d'exercice», a affirmé la vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot.
Lors du dépôt de ses demandes pour la période de négociation, l'UQII a entre autres demandé de «stabiliser les équipes par l'affichage de postes permanents». Le syndicat propose également «de mettre sur pied des formules d'aménagement du temps de travail qui tiennent compte de la conciliation travail-famille et qui compensent les inconvénients de la profession».
«Elles sont inquiètes pour leur santé mentale et physique ainsi que pour la qualité des soins. Quand cela fait 16 à 20 heures qu'une infirmière est sur le plancher, parce qu'il manque de personnel, elle n'a plus la même capacité d'être vigilante», a fait valoir la vice-présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Michèle Boisclair. En vertu d'un système de garde obligatoire, des infirmières sont tenues de rester pour le quart suivant lorsqu'il manque de personnel.
La pénurie de personnel a atteint un point culminant en fin de semaine. L'administration de l'hôpital a dû demander aux ambulances d'acheminer les patients vers les hôpitaux environnants jusqu'à huit heures ce matin. Les citoyens sont aussi priés d'éviter de se présenter aux urgences de l'établissement. «Pour le seul quart de 16 h, il manquait la moitié des 28 infirmières. Cela s'annonce aussi difficile pour minuit et pour demain matin [ce matin]», a noté le porte-parole de l'établissement, Alain Carbonneau.
Des discussions ont été amorcées hier et se poursuivront aujourd'hui entre la direction et les représentants syndicaux pour trouver des solutions au problème. Le Conseil des services essentiels a été saisi du dossier, mais il n'a entrepris aucune procédure pour l'instant. «On oblige le personnel à faire des heures supplémentaires, on comprend que c'est difficile. Les gens arrivent à un niveau de saturation et d'exaspération. Mais en même temps, notre devoir, c'est de soigner les gens», a déclaré le porte-parole de l'hôpital.
Voilà presque un an que la pénurie de personnel infirmier touche grandement l'urgence de l'hôpital.
Mise en garde au ministre
Par ailleurs, l'Union québécoise des infirmières et infirmiers (UQII) a profité de la Journée internationale des infirmières, célébrée aujourd'hui, pour adresser une mise en garde au ministre Couillard: «La diminution des listes d'attente ne devra pas se faire au détriment de la santé des infirmières!»
«Les moyens utilisés par le nouveau gouvernement pour respecter ses promesses électorales et réduire les listes d'attentes doivent passer par un plus grand investissement et par l'amélioration des conditions d'exercice», a affirmé la vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot.
Lors du dépôt de ses demandes pour la période de négociation, l'UQII a entre autres demandé de «stabiliser les équipes par l'affichage de postes permanents». Le syndicat propose également «de mettre sur pied des formules d'aménagement du temps de travail qui tiennent compte de la conciliation travail-famille et qui compensent les inconvénients de la profession».
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