Les omnipraticiens aussi sont favorables à l'euthanasie
Après les médecins spécialistes, c'est maintenant au tour des médecins de famille d'enfourcher le cheval de bataille de l'euthanasie. Une consultation rendue publique hier par leur fédération montre que les trois quarts des médecins de famille (74,1 %) souhaitent l'adoption de nouvelles balises permettant le recours à l'euthanasie, une proportion identique à celle obtenue plus tôt ce mois-ci par les médecins spécialistes.
Pour le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le
Dr Louis Godin, nul doute que le Québec est mûr pour un débat éclairé sur l'euthanasie. «Les médecins travaillent dans un cadre réglementaire donné, mais ce sondage montre que les pratiques ont évolué.» Ce qui était tabou hier ne doit donc plus l'être aujourd'hui, croit la Fédération.
Par euthanasie, la Fédération entend «un procédé qui permet d'anticiper ou de provoquer la mort pour abréger l'agonie d'un malade incurable ou lui épargner des souffrances extrêmes.» «Nous avons voulu bien camper notre discours» en retenant la définition du Petit Robert de même que celle des textes de loi fédéraux «de manière à éviter toute ambiguïté», explique le Dr Godin.
Ceci explique-t-il cela? Omnipraticiens et spécialistes ne s'entendent pas sur l'importance qu'a prise l'euthanasie dans la pratique quotidienne. Un omnipraticien sur deux (52,7 %) affirme que l'euthanasie est pratiquée au Québec. Contre huit sur dix parmi les spécialistes. «Cet écart s'explique probablement par le flou qui entoure tout ce qui touche aux soins de fin de vie, et plus particulièrement à l'euthanasie», croit le Dr Godin.
Une très forte majorité (88,5 %) estime d'ailleurs qu'il est urgent de clarifier la notion de soins à offrir aux patients en début de vie, tout au long de la vie et en fin de vie. Cela sans éviter la question délicate de l'euthanasie, qui n'est plus une exception au Québec. Or l'absence de balises pèse sur les médecins, qui souhaitent que le cadre clinique réglementant l'euthanasie soit «revu de manière à correspondre davantage aux réalités scientifiques et aux valeurs d'aujourd'hui».
Si l'euthanasie était décriminalisée, pas moins de 71,3 % des médecins de famille seraient prêts à y avoir recours dans leur pratique médicale. Au final, toutefois, c'est au patient qu'il reviendra de trancher, précise le président de la FMOQ, qui parle ici d'un «tandem patient-médecin» à préserver.
Le débat lui-même ne devra pas venir seulement des médecins, prévient le Dr Godin. «La décision [de décriminaliser ou non l'euthanasie] ne nous appartient pas. C'est à la société d'en débattre.» Celle-ci pourra sans doute s'inspirer des consultations menées par les médecins, mais aussi de la prise de position que le Collège des médecins du Québec défendra la semaine prochaine.
Précisons que la consultation de la FMOQ s'est faite par Internet et par la poste du 9 au 28 octobre 2009 auprès de 7600 membres de la fédération. En tout, 1086 médecins ont répondu à l'ensemble du questionnaire.
Pour le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le
Dr Louis Godin, nul doute que le Québec est mûr pour un débat éclairé sur l'euthanasie. «Les médecins travaillent dans un cadre réglementaire donné, mais ce sondage montre que les pratiques ont évolué.» Ce qui était tabou hier ne doit donc plus l'être aujourd'hui, croit la Fédération.
Par euthanasie, la Fédération entend «un procédé qui permet d'anticiper ou de provoquer la mort pour abréger l'agonie d'un malade incurable ou lui épargner des souffrances extrêmes.» «Nous avons voulu bien camper notre discours» en retenant la définition du Petit Robert de même que celle des textes de loi fédéraux «de manière à éviter toute ambiguïté», explique le Dr Godin.
Ceci explique-t-il cela? Omnipraticiens et spécialistes ne s'entendent pas sur l'importance qu'a prise l'euthanasie dans la pratique quotidienne. Un omnipraticien sur deux (52,7 %) affirme que l'euthanasie est pratiquée au Québec. Contre huit sur dix parmi les spécialistes. «Cet écart s'explique probablement par le flou qui entoure tout ce qui touche aux soins de fin de vie, et plus particulièrement à l'euthanasie», croit le Dr Godin.
Une très forte majorité (88,5 %) estime d'ailleurs qu'il est urgent de clarifier la notion de soins à offrir aux patients en début de vie, tout au long de la vie et en fin de vie. Cela sans éviter la question délicate de l'euthanasie, qui n'est plus une exception au Québec. Or l'absence de balises pèse sur les médecins, qui souhaitent que le cadre clinique réglementant l'euthanasie soit «revu de manière à correspondre davantage aux réalités scientifiques et aux valeurs d'aujourd'hui».
Si l'euthanasie était décriminalisée, pas moins de 71,3 % des médecins de famille seraient prêts à y avoir recours dans leur pratique médicale. Au final, toutefois, c'est au patient qu'il reviendra de trancher, précise le président de la FMOQ, qui parle ici d'un «tandem patient-médecin» à préserver.
Le débat lui-même ne devra pas venir seulement des médecins, prévient le Dr Godin. «La décision [de décriminaliser ou non l'euthanasie] ne nous appartient pas. C'est à la société d'en débattre.» Celle-ci pourra sans doute s'inspirer des consultations menées par les médecins, mais aussi de la prise de position que le Collège des médecins du Québec défendra la semaine prochaine.
Précisons que la consultation de la FMOQ s'est faite par Internet et par la poste du 9 au 28 octobre 2009 auprès de 7600 membres de la fédération. En tout, 1086 médecins ont répondu à l'ensemble du questionnaire.
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