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Les omnipraticiens aussi sont favorables à l'euthanasie

Louise-Maude Rioux Soucy   30 octobre 2009  Santé
Après les médecins spécialistes, c'est maintenant au tour des médecins de famille d'enfourcher le cheval de bataille de l'euthanasie. Une consultation rendue publique hier par leur fédération montre que les trois quarts des médecins de famille (74,1 %) souhaitent l'adoption de nouvelles balises permettant le recours à l'euthanasie, une proportion identique à celle obtenue plus tôt ce mois-ci par les médecins spécialistes.

Pour le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le

Dr Louis Godin, nul doute que le Québec est mûr pour un débat éclairé sur l'euthanasie. «Les médecins travaillent dans un cadre réglementaire donné, mais ce sondage montre que les pratiques ont évolué.» Ce qui était tabou hier ne doit donc plus l'être aujourd'hui, croit la Fédération.

Par euthanasie, la Fédération entend «un procédé qui permet d'anticiper ou de provoquer la mort pour abréger l'agonie d'un malade incurable ou lui épargner des souffrances extrêmes.» «Nous avons voulu bien camper notre discours» en retenant la définition du Petit Robert de même que celle des textes de loi fédéraux «de manière à éviter toute ambiguïté», explique le Dr Godin.

Ceci explique-t-il cela? Omnipraticiens et spécialistes ne s'entendent pas sur l'importance qu'a prise l'euthanasie dans la pratique quotidienne. Un omnipraticien sur deux (52,7 %) affirme que l'euthanasie est pratiquée au Québec. Contre huit sur dix parmi les spécialistes. «Cet écart s'explique probablement par le flou qui entoure tout ce qui touche aux soins de fin de vie, et plus particulièrement à l'euthanasie», croit le Dr Godin.

Une très forte majorité (88,5 %) estime d'ailleurs qu'il est urgent de clarifier la notion de soins à offrir aux patients en début de vie, tout au long de la vie et en fin de vie. Cela sans éviter la question délicate de l'euthanasie, qui n'est plus une exception au Québec. Or l'absence de balises pèse sur les médecins, qui souhaitent que le cadre clinique réglementant l'euthanasie soit «revu de manière à correspondre davantage aux réalités scientifiques et aux valeurs d'aujourd'hui».

Si l'euthanasie était décriminalisée, pas moins de 71,3 % des médecins de famille seraient prêts à y avoir recours dans leur pratique médicale. Au final, toutefois, c'est au patient qu'il reviendra de trancher, précise le président de la FMOQ, qui parle ici d'un «tandem patient-médecin» à préserver.

Le débat lui-même ne devra pas venir seulement des médecins, prévient le Dr Godin. «La décision [de décriminaliser ou non l'euthanasie] ne nous appartient pas. C'est à la société d'en débattre.» Celle-ci pourra sans doute s'inspirer des consultations menées par les médecins, mais aussi de la prise de position que le Collège des médecins du Québec défendra la semaine prochaine.

Précisons que la consultation de la FMOQ s'est faite par Internet et par la poste du 9 au 28 octobre 2009 auprès de 7600 membres de la fédération. En tout, 1086 médecins ont répondu à l'ensemble du questionnaire.
 
 
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  • Yvon Bureau - Abonné
    30 octobre 2009 10 h 30
    Mourir digne et libre s'en vient
    Bientôt la personne en fin de vie pourra terminer sa vie plus dignement et plus librement.

    Un PLUS pour la vie et les vivants !
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  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin - Abonné
    30 octobre 2009 13 h 38
    plus dignement et plus librement ?
    On reproche généralement à certains parleurs publics l'usage de la "langue de bois". On n'est pas loin de la langue de bois, du "politically correct", avec ces formules vagues et passe-partout de "mourir librement et dignement". J'aimerais que Yvon Bureau fasse la démonstraton que mourir par euthanasie (comme on le fait pour les chiens malades, par exemple) porte quelque dignité que ce soit pour l'homme. Jadis l'idéal était plus noble; un personnage de Corneille pouvait déclarer: "Si mourir pour son roi est un illustre sort, quand on meurt pour son Dieu, QUELLE sera la mort ?" (comment plus digne !
    Mais il semble que l'euthanasie est une solution "laïque" et qui évacue Dieu de l'aventure humaine digne de ce nom.
    N'est-ce pas pour cela qu'on utilise le mot "librement". Sans tenir compte du créateur, du Maître. D'autres époques savaient offrir à l'humain des horizons moins terreux que ceux des tenants de l'euthanasie.
    Aujourd'hui, on l'encadre.... mais dans peu d'années nous ne serons pas loin de ce qu'on a tant reproché aux Nazis avec leurs fours crématoires et leurs chambres à gaz. Les moyens auront changé, mais l'effet ne sera pas tellement différent.
    Un certain démon voulait débarrasser la société des handicapés, aujourd'hui, à mots couverts on veut la décharger du poids des inutiles... apparemment. Mais c'est toujours au nom de la compassion, de la dignité, d'une prétendue liberté. Le débat est-il placé sur le niveau où il doit l'être? Et que valent les résultats statistiques de ces sondages-lavages-de-cerveau à la "tout-le-monde-le-fait-faites-le-donc". La statistique, les sondages reste l'art de faire mentir les chiffres pour beurrer la face !
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  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    30 octobre 2009 17 h 52
    Décision du patient
    Il y a deux notions importantes : la situation d'agonie et la décision du patient. Si un patient exprime clairement sa volonté qu'on abrège ses jours, je ne vois pas comment on pourrait être contre, à moins que ce ne soit pour des raisons religieuses. Mais si cela ne pose pas de problème de conscience ni pour le médecin ni pour le patient, alors pourquoi pas ?
    Henri-B. Boivin
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  • Maurice Monette - Abonné
    30 octobre 2009 21 h 42
    Comme à l'habitude, on ne fait aucune nuance entre euthanasie d'une personne maintenu(e) en vie artificiellement et...
    ...les personnes qui resteraient bien vivantes, par elles mêmes, si seuls leurs besoins primaires étaient pris en charge par des personnes aidants(es), le temps de la phase comateuse.

    Mais, pourtant, LÀ est toute la nuance qui devrait être faite pour parvenir à départager quand il y a un acte légal de fin de vie pour le corps physique ou véhicule charnel(le) qui devrait être mort(e) si ce n'était pas de la "machinerie moderne" qui garde le / la garde en état de "zombi(e)", sans abriter d'esprit ou d'âme, et un corps physique ou véhicule charnel(le) qui réussit de continuer à respirer "seul" pendant une phase comateuse plus ou moins longue.

    Dans ce dernier cas, c'est que le corps physique ou le véhicule charnel(le) ne doit pas mourir, pour abriter de nouveau l'entité qui l'habitait, après sa période de voyage astral ou coma. Cette situation n'est pas une question de hasard. Cet(te) esprit ou âme subit une Épreuve d'Initiation aux Lois de la Vie Incarnée, qu'il / elle pourra mettre en application, une fois son Retour dans ce corps physique ou véhicule charnel(le) accompli.

    Donc, avec cette nuance en tête, on devraient être aptes à savoir comment agir devant un cas où on se demandent si c'est un meurtre de pratiquer l'euthanasie. Si nos Sommités(es) de l'Éthique et des Religions parvenaient à comprendre ce qu'est l'incarnation de l'esprit ou âme, pour qu'il / elle acquiert de l'Expérience dans l'utilisation de son "Libre-Arbitre" grâce à diverses Épreuves de Vie Incarnée alors, il n'y aurait plus d'hésitation devant ce genre de dilemme qui en n'est pas un...

    Maurice Monette
    Biologiste #939
    Grande Rivière
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