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La mort foudroyante d'un adolescent sème l'inquiétude - L'Ontario accélère la vaccination

Des médecins évoquent les difficultés de soigner tous les éventuels malades

Bahador Zabihiyan   28 octobre 2009  Santé
Vaccination
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Vaccination
La mort foudroyante d'un adolescent soulève de nombreuses questions sur la manière dont il faut traiter les personnes atteintes par H1N1. Car si dans la grande majorité des cas la grippe n'est pas fatale, elle peut cependant évoluer très rapidement. Le personnel médical pourrait être pris de court et tous les hôpitaux n'étant pas équipés de la même manière, il faudra transporter les patients rapidement d'une ville à une autre.

La mort d'un garçon de 13 ans en parfaite santé, hier, a incité les autorités ontariennes à accélérer la campagne de vaccination. Cependant, une fois celle-ci terminée, il faudra être prêt à soigner les malades éventuels. Des médecins spécialistes des soins intensifs, réunis en colloque à Toronto hier, affirmaient que le traitement des patients gravement atteints sera très difficile à gérer.

Evan Frustaglio s'est effondré dans la baignoire lundi et a été conduit à l'hôpital, où il n'a pas pu être réanimé. «C'est comme si la foudre lui était tombée dessus», a dit Paul Frustaglio, le père du garçon. «Sa condition s'est détériorée si rapidement, a raconté M. Frustaglio. Je le regardais. J'étais là lorsqu'il est décédé.»

Cet élève du secondaire a commencé à se sentir malade au cours de la fin de semaine durant un tournoi de hockey. Il était fiévreux et a vomi. «Le médecin a examiné ses poumons et nous a assuré que tout allait bien», a raconté le père de la jeune victime à la CBC. «Il respire normalement, poursuivez le traitement, surveillez sa fièvre et tout devrait rentrer dans l'ordre. Moins de 24 heures plus tard, il était mort», a-t-il dit, la voix étranglée par l'émotion. Son père l'a amené dans une clinique dimanche après-midi. Evan a été examiné, puis retourné à la maison sous recommandation de prendre des médicaments vendus sans ordonnance. Lundi matin, Evan n'était plus fiévreux et n'avait plus de nausées. Sa famille le croyait sur la voie de la guérison.

«C'est un immense choc de perdre un garçon en pleine santé, tel que l'est normalement un enfant de 13 ans», a poursuivi son père.

Après l'annonce du décès du garçon, les autorités sanitaires de Toronto ont décidé d'avancer à jeudi le début de la campagne de vaccination générale, initialement prévue pour lundi prochain, en invoquant une «propagation rapide du virus».

«La deuxième vague de la grippe H1N1 est vraiment parmi nous», a déclaré une autre responsable de la santé de la province de l'Ontario, Arlene King.

Les spécialistes des soins intensifs qui ont affronté la première vague de grippe H1N1 au printemps dernier ont raconté l'expérience à leurs collègues, hier, lors d'un colloque à Toronto.

Le docteur Rob Fowler est un spécialiste des soins intensifs au Sunnybrook Health Sciences Centre, un établissement torontois. Il a été l'un des intervenants du colloque et fait partie d'un groupe de scientifiques qui cherchent à savoir de quelle manière il faut gérer les patients déjà gravement atteints par la grippe H1N1. «Les moyens sont limités pour soigner les patients, en ce qui concerne la main-d'¶uvre, les appareils et les ventilateurs dans certaines parties du pays», a constaté le

Dr Fowler lors d'une entrevue à la Presse canadienne, en marge du colloque.

Le médecin affirme que la plupart des patients qui seraient gravement touchés par le H1N1 peuvent vaincre l'infection, notamment en étant placés sous appareil respiratoire. Mais les appareils respiratoires pourraient manquer dans certains hôpitaux. Il y aura une partie des patients qui devra être transportée à d'autres endroits, selon le médecin.

«À cause de la géographie de ce pays, c'est un défi que de donner les mêmes soins dans toutes les régions et au même moment», a conclu le Dr Fowler.

De plus, la première vague de H1N1 était concentrée dans certaines régions, notamment celles de Winnipeg et de Toronto, selon le

Dr Anaud Kumar, un médecin spécialiste des maladies infectieuses et des soins intensifs. Ce qui veut dire que beaucoup de médecins des autres régions ne sont pas habitués à recevoir un grand nombre de patients atteints de cette grippe en peu de temps.

«Vous devez le voir pour le croire», a expliqué le Dr Kumar, qui travaille à Winnipeg. Les services d'urgences de la ville se sont en effet retrouvés avec une cinquantaine de cas de H1N1. Le médecin a vu défiler des patients dont les poumons étaient tellement atteints par l'infection qu'ils ne pouvaient pas respirer sans assistance. La grippe H1N1 a causé la mort d'au moins 88 personnes au Canada — dont celle d'Evan Frustaglio — depuis le printemps dernier.


Avec l'Agence France-Presse

et La Presse canadienne
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    28 octobre 2009 02 h 06
    Beau texte pour faire peur.
    Sauf que quand on compare cette grippe avec les autres qui ont précédés, il n'y a pas de raison d'avoir peur.

    On nous présente la chose comme si c'était la première fois les urgences et les soins intensifs vont être débordés.

    La vaccination n'est pas une arme contre la grippe, elle n'a pas fait ses preuves. Les études et les données disponibles sur la vaccination contre la grippe et la santé publique ont été analysées dans une méta analyse faite par Thomas Jefferson expert en révision d'étude.

    Il a échelonné son analyse sur une décennie pour éviter que les années où l'on s'est tromper de souche de grippe ne fausse les données. Il en a conclu qu'il n'y avait pas ou très peu de bénéfice, d'un point de vue de santé publique, à la vaccination contre la grippe. Il a d'ailleurs remarqué de nombreuses études étaient de très mauvaises qualités et il s'est demandé pourquoi il était reconnu que pareille politique de santé publique était reconnue comme efficace. Il s'est aussi demandé pourquoi qu'il y avait si peu d'étude en double aveugle.

    http://www.bmj.com/cgi/content/short/333/7574/912?

    Le tout publié dans le British Medical Journal

    Il a décidé de répondre à son interogation sur la différence entre les données et l'opinion fortement répandu que la vaccination est efficace pour éviter la grippe ou les complications de la grippe. Il a fait une analyse de la diffusion des études, de leur qualité et de leur financement. Le résultat était prévisible, une bonne partie des études qui trouve des bienfaits à la vaccination sont financées et parfois même faites par les pharmaceutiques. C'est les études financées par les pharmaceutiques qui sont le plus publiées dans les revues prestigieuses et journaux grand public et, ce peut importe leur qualité qui est trop souvent douteuse.



    Voilà l'étude en question publiée dans le même journal

    http://www.bmj.com/cgi/content/full/338/feb12_2/b3

    Une des rares études en double aveugle faite sur l'efficacité des vaccins à prévenir la grippe et ses complications n'a montré aucun bénéfice, elle a été faite sur des enfants asthmatiques

    « Influenza-related asthma exacerbations were of similar severity in both groups; they lasted 3.1 days shorter in the vaccine group (95% confidence interval, -6.2 to 0.002 days, p = 0.06). We conclude that influenza vaccination did not result in a significant reduction of the number, severity, or duration of asthma exacerbations caused by influenza. Additional studies are warranted to justify routine influenza vaccination of children with asthma. »
    http://ajrccm.atsjournals.org/cgi/content/abstract

    On a même découvert qu'il y avait 3 fois plus de complications menant à une hospitalisation chez les jeunes qui ont été vaccinés et qui ont attrapés la grippe que chez ceux qui n'ont pas été vacciné :

    « They found that children who had received the flu vaccine had three times the risk of hospitalization, as compared to children who had not received the vaccine. In asthmatic children, there was a significantly higher risk of hospitalization in subjects who received the TIV, as compared to those who did not (p= 0.006). But no other measured factors-such as insurance plans or severity of asthma-appeared to affect risk of hospitalization."

    http://www.sciencedaily.com/releases/2009/05/09051

    Et les personnes agées?

    "Ours is by far the largest case-control study of flu vaccine in the elderly," Jackson added. This kind of study compares "cases" with "controls." The cases were patients with "community-acquired" pneumonia treated in a hospital or elsewhere. The controls were people matched to cases by sex and age, but with no pneumonia. Both groups were found to have similar rates of flu vaccination. All had intact immune systems and none lived in a nursing home.


    http://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-07/ghc

    http://download.thelancet.com/flatcontentassets/H1

    http://download.thelancet.com/flatcontentassets/H1

    Les groupes cibles ne sont pas protégés par cette campagne de vaccination.... Mais peu importe, on vaccine, la science (financée par les pharmaceutiques) dit que c'est rentable d'un point de vue de la santé publique....et économique...... Tout ça, c'est du marketing, c'est faux, d'un point de vue de santé publique c'est du gaspille de ressource. L'article de Bahador Zabihiyan vise clairement à faire peur afin de convaincre les gens de se faire vacciner, c'est de l'info publicité. Donc, une grippe quand assez bénigne, qui a frappé dans l'hémisphère sud, sans faire trop de ravage, et un vaccin inneficace..... C'est à mon avis une bonne raison de ne pas paniquer et de ne pas se faire vacciner. Avec les morts rapportés suite à la vaccination en Suède, du même vaccin que le notre, je ne suis pas rassuré et je le suis encore moins quand je lis un expert français qui veut rassuré les gens dit que l'adjuvant de GSK pour son vaccin est très près de celui de Merck dans le gardasil et qu'il y a pas de problèmes rapportés à ce sujet.... Cet « expert » doit être ignorant.

    « Des spécialistes pointent la dangerosité potentielle des "adjuvants" utilisés avec le futur vaccin pour augmenter son efficacité, quelle garantie auront les patients?

    Un adjuvant est un produit ajouté à un autre pour augmenter son efficacité. Le vaccin contre la grippe saisonnière n'en a pas, mais dans le cas du virus H1N1, les vaccins en préparation sont avec ou sans adjuvant. L'adjuvant actuellement proposé par les laboratoires, GSK notamment, est très proche de celui déjà utilisé avec le vaccin contre le papillomavirus, prescrit en prévention du cancer du col de l'utérus et avec lequel il n'y a aucun problème. »

    http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/le

    Il devrait jeter un oeil sur ça, cet « expert «

    http://www.nvic.org/Downloads/NVICGardasilvsMenact


    On nage encore, comme trop souvent, dans la désinformation à saveur scientifique dans le but de se remplir les poches.

    Les multiples théories du complot visent à discrédité par association toute remise en question de la propagande officielle.
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