Lutte contre H1N1 - PLQ, PQ et QS unis par un vaccin
Faisant fi des divisions partisanes, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, le député péquiste et critique en matière de santé, Bernard Drainville, et le député de Québec solidaire, Amir Khadir, se sont donné rendez-vous hier à l'Hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil, pour lancer «un message fort à la population». Sous l'oeil indiscret des photographes, le triumvirat a voulu donner l'exemple en tendant le bras pour se faire vacciner contre la grippe A(H1N1).
Mais il en faudra probablement beaucoup plus pour venir à bout du scepticisme ambiant. Un sondage publié hier par Angus Reid Strategies montre que seuls 36 % des Canadiens, 26 % des Américains et 20 % des Britanniques ont l'intention de se faire vacciner. À l'inverse, 39 % des Canadiens, 51 % des Américains et 50 % des Britanniques affirment ne rien vouloir savoir du vaccin contre le H1N1.
Le vaccin est controversé et suscite de nombreuses questions, ont convenu les trois hommes. «Ces questions sont légitimes, mais à titre de microbiologiste [...] je sais que le H1N1 peut être dévastateur s'il devient plus virulent», a dit le Dr Khadir. La protection du vaccin n'est pas garantie à 100 %, mais «c'est la meilleure protection que l'on peut se donner à soi et à ceux qu'on aime», a renchéri Bernard Drainville.
Le père de famille a dit avoir été ébranlé par la mort d'une jeune fille de 11 ans en Ontario. «Ma propre fille a 11 ans, ça fait réfléchir.» À Ottawa, l'administrateur en chef de la santé publique, le Dr David Butler-Jones, a fait lui aussi jouer cette corde sensible. Des enfants, des adolescents et de jeunes adultes en bonne santé sont morts de la grippe H1N1 dans le monde, a-t-il rappelé. «Le problème, c'est que nous ne pouvons prédire lesquels développeront des complications ou, pire, mourront [des suites de la grippe H1N1].»
«Avec la vaccination, nous avons l'opportunité de prévenir la pandémie de grippe au Canada; ne la manquons pas», a conclu le Dr Butler-Jones. Chacun devra toutefois y mettre du sien, a prévenu le ministre Bolduc. Le vaccin sera en effet livré par lots et administré par ordre de priorité. «On demande aux gens d'être patients, compréhensifs et disciplinés», a-t-il précisé à l'intention des quelques personnes qui se sont présentées hier pour être vaccinées bien qu'elles ne fassent pas partie d'un groupe prioritaire.
Les premières injections données hier étaient pourtant réservées au personnel soignant de même qu'aux patients hospitalisés dans les établissements de santé du Québec. Les grands sites de vaccination de masse destinés à la population n'ouvriront leurs portes que dans quelques jours, voire quelques semaines. À Montréal, les premiers ne commenceront leurs activités qu'à partir du 6 novembre.
Les autorités de la santé publique indiquent que le nombre de syndromes d'allure grippale est à la hausse sur l'île de Montréal, sans qu'une pression supplémentaire ait été notée sur les urgences des centres hospitaliers. Au total, six personnes ont dû être hospitalisées depuis le début de la deuxième vague.
Par ailleurs, Ottawa s'est finalement décidé à acheter 200 000 doses de vaccins sans adjuvant pour immuniser les femmes enceintes. L'entente a été scellée avec un fabricant australien qui livrera ces doses dès la semaine prochaine. Les 1,8 million de doses de vaccins sans adjuvant promises par le fabricant canadien GlaxoSmithKline seront quant à elles livrées à la mi-novembre.
Mais il en faudra probablement beaucoup plus pour venir à bout du scepticisme ambiant. Un sondage publié hier par Angus Reid Strategies montre que seuls 36 % des Canadiens, 26 % des Américains et 20 % des Britanniques ont l'intention de se faire vacciner. À l'inverse, 39 % des Canadiens, 51 % des Américains et 50 % des Britanniques affirment ne rien vouloir savoir du vaccin contre le H1N1.
Le vaccin est controversé et suscite de nombreuses questions, ont convenu les trois hommes. «Ces questions sont légitimes, mais à titre de microbiologiste [...] je sais que le H1N1 peut être dévastateur s'il devient plus virulent», a dit le Dr Khadir. La protection du vaccin n'est pas garantie à 100 %, mais «c'est la meilleure protection que l'on peut se donner à soi et à ceux qu'on aime», a renchéri Bernard Drainville.
Le père de famille a dit avoir été ébranlé par la mort d'une jeune fille de 11 ans en Ontario. «Ma propre fille a 11 ans, ça fait réfléchir.» À Ottawa, l'administrateur en chef de la santé publique, le Dr David Butler-Jones, a fait lui aussi jouer cette corde sensible. Des enfants, des adolescents et de jeunes adultes en bonne santé sont morts de la grippe H1N1 dans le monde, a-t-il rappelé. «Le problème, c'est que nous ne pouvons prédire lesquels développeront des complications ou, pire, mourront [des suites de la grippe H1N1].»
«Avec la vaccination, nous avons l'opportunité de prévenir la pandémie de grippe au Canada; ne la manquons pas», a conclu le Dr Butler-Jones. Chacun devra toutefois y mettre du sien, a prévenu le ministre Bolduc. Le vaccin sera en effet livré par lots et administré par ordre de priorité. «On demande aux gens d'être patients, compréhensifs et disciplinés», a-t-il précisé à l'intention des quelques personnes qui se sont présentées hier pour être vaccinées bien qu'elles ne fassent pas partie d'un groupe prioritaire.
Les premières injections données hier étaient pourtant réservées au personnel soignant de même qu'aux patients hospitalisés dans les établissements de santé du Québec. Les grands sites de vaccination de masse destinés à la population n'ouvriront leurs portes que dans quelques jours, voire quelques semaines. À Montréal, les premiers ne commenceront leurs activités qu'à partir du 6 novembre.
Les autorités de la santé publique indiquent que le nombre de syndromes d'allure grippale est à la hausse sur l'île de Montréal, sans qu'une pression supplémentaire ait été notée sur les urgences des centres hospitaliers. Au total, six personnes ont dû être hospitalisées depuis le début de la deuxième vague.
Par ailleurs, Ottawa s'est finalement décidé à acheter 200 000 doses de vaccins sans adjuvant pour immuniser les femmes enceintes. L'entente a été scellée avec un fabricant australien qui livrera ces doses dès la semaine prochaine. Les 1,8 million de doses de vaccins sans adjuvant promises par le fabricant canadien GlaxoSmithKline seront quant à elles livrées à la mi-novembre.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

