Vaccination contre la grippe A(H1N1) - Début de campagne sur fond de scepticisme au Québec
Photo : Agence Reuters
Le gouvernement du Québec dispose de plus de 400 000 doses de vaccin
Québec — Québec enclenchera aujourd'hui sa vaste campagne de vaccination pour contrer la deuxième vague de la pandémie de grippe A(H1N1), avec l'espoir que les Québécois seront nombreux à en profiter. «Allez vous faire vacciner. C'est volontaire, c'est gratuit», a commenté hier le premier ministre Jean Charest, en marge d'une annonce à l'aréna Maurice-Richard.
Cette vaccination s'adressera tout d'abord aux personnes à risque de complications ainsi qu'aux travailleurs de la santé. Une fois cette première phase terminée, toute la population sera ensuite conviée à se rendre dans les centres de vaccination un peu partout au Québec. «Et moi, juste pour prendre les devants, je vais me faire vacciner. Les membres de ma famille également», a ajouté le premier ministre.
Les gens seront appelés à se rendre dans l'un des centres de vaccination créés spécialement pour l'occasion. Personne ne sera en reste, a promis hier M. Charest. «Pour les gens qui ne peuvent pas se déplacer, on va effectivement prévoir des ressources pour les rejoindre là où ils sont.»
Les autorités soulignent que la vaccination de masse demeure l'un des meilleurs moyens de faire face à la pandémie et de minimiser ses conséquences potentielles et sa propagation dans la société. Un message repris par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, et le directeur national de la santé publique, le docteur Alain Poirier.
Campagne publicitaire
Ceux-ci auront fort à faire pour les convaincre. Les résultats d'un récent sondage mené par la maison Harris/Décima pour le compte de La Presse canadienne laissent entendre que seulement un tiers des gens comptent recevoir le vaccin, contrairement à 45 % à la fin du mois d'août.
Cette frilosité à l'égard du vaccin pousse Ottawa à mettre les bouchées doubles. Une importante campagne publicitaire aura lieu au cours des prochaines semaines afin de faire changer d'avis les Canadiens réticents à se faire vacciner contre la grippe H1N1, a appris La Presse canadienne.
Contrairement à celles qui sont actuellement diffusées, qui recommandent aux Canadiens de tousser et d'éternuer dans un bras plutôt que dans les mains, en plus de se laver souvent les mains avec du savon et de l'eau chaude, les nouvelles publicités presseront les gens de recevoir le vaccin contre la grippe H1N1.
«Il y en aura d'autres durant le mois, c'est certain», a affirmé Tim Vail, porte-parole de la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq.
L'Agence de la santé publique du Canada a déjà dépensé des millions de dollars pour informer les Canadiens au sujet du virus H1N1 et des façons d'éviter de le contracter. L'agence a fait passer son budget publicitaire à 8,5 millions de dollars, ce mois-ci. Des publicités sont publiées dans les journaux, affichées dans les véhicules de transport en commun et diffusées à la radio.
Néanmoins, de nombreux Canadiens demeurent mal à l'aise au sujet du vaccin ou ne sont pas convaincus qu'ils devraient se le faire injecter.
Par ailleurs, les défenseurs des droits des sans-abri préviennent que de sérieuses vagues de grippe H1N1 parmi les laissés-pour-compte pourraient se révéler dangereuses pour les personnes les plus vulnérables de la société.
Les responsables de la santé de plusieurs villes sont en train de mettre en place des cliniques de vaccination contre le virus H1N1 dans certains des plus importants refuges pour sans-abri.
*****
Avec Le Devoir
Cette vaccination s'adressera tout d'abord aux personnes à risque de complications ainsi qu'aux travailleurs de la santé. Une fois cette première phase terminée, toute la population sera ensuite conviée à se rendre dans les centres de vaccination un peu partout au Québec. «Et moi, juste pour prendre les devants, je vais me faire vacciner. Les membres de ma famille également», a ajouté le premier ministre.
Les gens seront appelés à se rendre dans l'un des centres de vaccination créés spécialement pour l'occasion. Personne ne sera en reste, a promis hier M. Charest. «Pour les gens qui ne peuvent pas se déplacer, on va effectivement prévoir des ressources pour les rejoindre là où ils sont.»
Les autorités soulignent que la vaccination de masse demeure l'un des meilleurs moyens de faire face à la pandémie et de minimiser ses conséquences potentielles et sa propagation dans la société. Un message repris par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, et le directeur national de la santé publique, le docteur Alain Poirier.
Campagne publicitaire
Ceux-ci auront fort à faire pour les convaincre. Les résultats d'un récent sondage mené par la maison Harris/Décima pour le compte de La Presse canadienne laissent entendre que seulement un tiers des gens comptent recevoir le vaccin, contrairement à 45 % à la fin du mois d'août.
Cette frilosité à l'égard du vaccin pousse Ottawa à mettre les bouchées doubles. Une importante campagne publicitaire aura lieu au cours des prochaines semaines afin de faire changer d'avis les Canadiens réticents à se faire vacciner contre la grippe H1N1, a appris La Presse canadienne.
Contrairement à celles qui sont actuellement diffusées, qui recommandent aux Canadiens de tousser et d'éternuer dans un bras plutôt que dans les mains, en plus de se laver souvent les mains avec du savon et de l'eau chaude, les nouvelles publicités presseront les gens de recevoir le vaccin contre la grippe H1N1.
«Il y en aura d'autres durant le mois, c'est certain», a affirmé Tim Vail, porte-parole de la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq.
L'Agence de la santé publique du Canada a déjà dépensé des millions de dollars pour informer les Canadiens au sujet du virus H1N1 et des façons d'éviter de le contracter. L'agence a fait passer son budget publicitaire à 8,5 millions de dollars, ce mois-ci. Des publicités sont publiées dans les journaux, affichées dans les véhicules de transport en commun et diffusées à la radio.
Néanmoins, de nombreux Canadiens demeurent mal à l'aise au sujet du vaccin ou ne sont pas convaincus qu'ils devraient se le faire injecter.
Par ailleurs, les défenseurs des droits des sans-abri préviennent que de sérieuses vagues de grippe H1N1 parmi les laissés-pour-compte pourraient se révéler dangereuses pour les personnes les plus vulnérables de la société.
Les responsables de la santé de plusieurs villes sont en train de mettre en place des cliniques de vaccination contre le virus H1N1 dans certains des plus importants refuges pour sans-abri.
*****
Avec Le Devoir
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

