La bataille contre H1N1 - Les montréalais devront être patients
L'agence de santé espère vacciner 1,4 millions de personnes, à Montréal - Les personnes en santé ne seront pas vaccinées avant le 7 décembre - Le Stade olympique et le Palais des congrès seront transformés en cliniques
À retenir
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QUAND SE FAIRE VACCINER
- À partir du 26 octobre
- travailleurs de la santé, premiers intervenants et premiers répondants (ex.: policiers, pharmaciens, pompiers
- personnes hospitalisées ou hébergées en établissements de santé
- objectif: 90 000 personnes
- Du 6 au 9 novembre
- parents d'enfants de moins de 6 mois
- familles de personnes immunosupprimées
- objectif: 69 000 personnes
- À partir du 9 novembre
- femmes enceintes et leur famille
- enfants de 6 mois à 5 ans et leurs parents
- objectif: 225 000 personnes
- À partir du 16 novembre
- les moins de 18 ans atteints d'une maladie chronique et leur famille
- objectif: 72 000 personnes
- À partir du 23 novembre
- les 18 à 65 ans atteints d'une maladie chronique et leur famille
- objectif: 375 000 personnes
- À partir du 7 décembre
- adultes et enfants de plus de
- ans en bonne santé
- objectif 740 000 personnes
La grippe A(H1N1) a précédé la vaste campagne de vaccination qui investira entre autres le Stade olympique et le Palais des congrès le 9 novembre, mais les Montréalais en bonne santé doivent prendre leur inquiétude en patience: on les vaccinera à partir du 7 décembre.
En Montérégie voisine et dans la région de Québec, les adultes en bonne santé recevront le vaccin à partir du 30 novembre. À Montréal, les 17 centres de vaccination appelleront les bien portants à compter du 7 décembre.
Montréal souhaite immuniser 75 % de sa population, soit 1,4 million de personnes. La moitié d'entre eux devraient être protégés avant le 7 décembre: les groupes à risque comme les femmes enceintes, les jeunes enfants et les malades chroniques.
Et la grippe saisonnière? «C'est la H1N1, la grippe saisonnière cette année», tranche le p.-d.g. de l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal, le
Dr David Levine.
«On fait aussi vite qu'on peut avec les doses qu'on a du gouvernement fédéral, on est tributaires de ça», a-t-il dit devant une salle comble de journalistes. L'Agence a dévoilé son plan de vaccination hier, la plus vaste campagne d'immunisation de masse jamais entreprise au Québec.
«Dans la première vague, le Center for Disease Control américain nous indique que 45 % des personnes hospitalisées ne présentaient aucun facteur de risque. Si j'étais jeune, je saurais que je suis à risque, car je n'ai pas les anticorps pour me protéger contre cette grippe-là», dit le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard. Or, ces adultes sont appelées à «utiliser leur sens civique» et à attendre le 7 décembre pour se présenter dans un des 17 centres de vaccination, une semaine plus tard que dans la Montérégie voisine, par exemple.
«Le problème, c'est la disponibilité du vaccin», dit Monique Laganière, porte-parole de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Elle explique que le décalage montréalais est surtout dû au fait que les personnes atteintes de maladies chroniques ont été divisées en deux groupes, répartis sur deux semaines de vaccination, plutôt qu'une seule. «Cela retarde l'attribution du vaccin à la population en bonne santé d'une semaine.»
Comme personne ne se verra refuser le vaccin une fois sur place, on peut craindre que les doses s'envolent plus vite que prévu si les Montréalais qui n'appartiennent pas aux groupes prioritaires se présentent avant décembre. «Tout le monde pense au manque de doses, mais on croît que le message est assez clair pour que les gens suivent les directives», dit Julie Boucher, directrice locale de santé publique au CSSS d'Ahuntsic et Montréal-Nord.
Une lutte sur deux fronts
Le virus se propage déjà. Jeudi seulement, les autorités ont confirmé dix nouveaux cas, pour un total de 40 depuis cette deuxième étape de la pandémie au Québec. Le personnel de la santé travaillera sur deux fronts, celui de la vaccination et celui des soins. «On craint de mener la lutte contre la deuxième vague en même temps que la campagne de vaccination, concède le Dr Richard Lessard. On n'a pas d'autre solution.» «On espère que la deuxième vague tarde un peu et qu'on ait le temps de vacciner tout le monde», dit Yannick Préfontaine, coordonnateur des mesures d'urgence du CSSS Lucille-Teasdale, qui organise la vaccination au Stade olympique. «On est en mode planification et on demande aux gens de respecter le calendrier.»
Chaque agence de santé régionale coordonne sa propre campagne de vaccination selon les doses et les ressources matérielles et humaines disponibles. Au sein de chacune des agences, les CSSS organisent le travail sur le terrain: locaux, personnel, ressources matérielles... Certains se sentent plus prêts que d'autre, comme le CSSS de l'Ouest-de-l'Île, qui veut commencer à vacciner ses travailleurs de la santé dès lundi. Dans certains quartiers, des centres de vaccination pourraient encore s'ajouter. Dans tous les CSSS montréalais où Le Devoir a pu parler à quelqu'un, des réunions se succédaient vendredi pour coordonner l'opération qui se met en branle la semaine prochaine, mais pas nécessairement lundi sur l'ensemble du territoire.
Selon le Dr Levine, Montréal peut vacciner 75 000 personnes par jour si les doses sont disponibles. Chaque centre de vaccination doit se préparer à accueillir 320 personnes à l'heure, sept jours par semaine, 12 heures par jour.
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En Montérégie voisine et dans la région de Québec, les adultes en bonne santé recevront le vaccin à partir du 30 novembre. À Montréal, les 17 centres de vaccination appelleront les bien portants à compter du 7 décembre.
Montréal souhaite immuniser 75 % de sa population, soit 1,4 million de personnes. La moitié d'entre eux devraient être protégés avant le 7 décembre: les groupes à risque comme les femmes enceintes, les jeunes enfants et les malades chroniques.
Et la grippe saisonnière? «C'est la H1N1, la grippe saisonnière cette année», tranche le p.-d.g. de l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal, le
Dr David Levine.
«On fait aussi vite qu'on peut avec les doses qu'on a du gouvernement fédéral, on est tributaires de ça», a-t-il dit devant une salle comble de journalistes. L'Agence a dévoilé son plan de vaccination hier, la plus vaste campagne d'immunisation de masse jamais entreprise au Québec.
«Dans la première vague, le Center for Disease Control américain nous indique que 45 % des personnes hospitalisées ne présentaient aucun facteur de risque. Si j'étais jeune, je saurais que je suis à risque, car je n'ai pas les anticorps pour me protéger contre cette grippe-là», dit le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard. Or, ces adultes sont appelées à «utiliser leur sens civique» et à attendre le 7 décembre pour se présenter dans un des 17 centres de vaccination, une semaine plus tard que dans la Montérégie voisine, par exemple.
«Le problème, c'est la disponibilité du vaccin», dit Monique Laganière, porte-parole de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Elle explique que le décalage montréalais est surtout dû au fait que les personnes atteintes de maladies chroniques ont été divisées en deux groupes, répartis sur deux semaines de vaccination, plutôt qu'une seule. «Cela retarde l'attribution du vaccin à la population en bonne santé d'une semaine.»
Comme personne ne se verra refuser le vaccin une fois sur place, on peut craindre que les doses s'envolent plus vite que prévu si les Montréalais qui n'appartiennent pas aux groupes prioritaires se présentent avant décembre. «Tout le monde pense au manque de doses, mais on croît que le message est assez clair pour que les gens suivent les directives», dit Julie Boucher, directrice locale de santé publique au CSSS d'Ahuntsic et Montréal-Nord.
Une lutte sur deux fronts
Le virus se propage déjà. Jeudi seulement, les autorités ont confirmé dix nouveaux cas, pour un total de 40 depuis cette deuxième étape de la pandémie au Québec. Le personnel de la santé travaillera sur deux fronts, celui de la vaccination et celui des soins. «On craint de mener la lutte contre la deuxième vague en même temps que la campagne de vaccination, concède le Dr Richard Lessard. On n'a pas d'autre solution.» «On espère que la deuxième vague tarde un peu et qu'on ait le temps de vacciner tout le monde», dit Yannick Préfontaine, coordonnateur des mesures d'urgence du CSSS Lucille-Teasdale, qui organise la vaccination au Stade olympique. «On est en mode planification et on demande aux gens de respecter le calendrier.»
Chaque agence de santé régionale coordonne sa propre campagne de vaccination selon les doses et les ressources matérielles et humaines disponibles. Au sein de chacune des agences, les CSSS organisent le travail sur le terrain: locaux, personnel, ressources matérielles... Certains se sentent plus prêts que d'autre, comme le CSSS de l'Ouest-de-l'Île, qui veut commencer à vacciner ses travailleurs de la santé dès lundi. Dans certains quartiers, des centres de vaccination pourraient encore s'ajouter. Dans tous les CSSS montréalais où Le Devoir a pu parler à quelqu'un, des réunions se succédaient vendredi pour coordonner l'opération qui se met en branle la semaine prochaine, mais pas nécessairement lundi sur l'ensemble du territoire.
Selon le Dr Levine, Montréal peut vacciner 75 000 personnes par jour si les doses sont disponibles. Chaque centre de vaccination doit se préparer à accueillir 320 personnes à l'heure, sept jours par semaine, 12 heures par jour.
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