Vaccination contre H1N1 - L'exemple doit venir des blouses blanches
Les ordres des médecins et des infirmières demandent à leurs membres de tendre le bras
L'heure n'est plus au doute, mais à l'action. Sans se concerter, les ordres professionnels des médecins et des infirmières sont sortis publiquement hier pour inviter leurs membres à «donner l'exemple» en se faisant vacciner contre le virus de la grippe A(H1N1). Un plaidoyer qui leur rappelle aussi un devoir, celui de recommander la vaccination à leurs patients, celle-ci demeurant la meilleure arme à leur disposition pour freiner la propagation du virus pandémique.
Signe des temps, l'exercice a été livré sur vidéo, tant au Collège des médecins du Québec qu'à l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Au Collège, c'est le secrétaire, le Dr Yves Robert, fort de deux décennies en santé publique, qui a mis les points sur les I et les barres sur les T en livrant un petit cours de grippe 101. Sa conclusion: «Comme médecin, vous devez donner l'exemple. La seule arme que nous avons pour contrôler la propagation du virus, c'est la vaccination. Le Collège des médecins vous recommande donc de vous faire vacciner, comme il vous recommande de recommander à vos patients, surtout s'ils sont vulnérables, de se faire vacciner.»
Mardi, le ministre de la Santé avait suggéré que les médecins qui laissent entendre au public ou à leurs patients que la vaccination n'est pas utile manquent à leur code de déontologie. «Il n'a pas tort», confirme le président du Collège, le Dr Yves Lamontagne, qui rappelle que le vaccin est sûr et scientifiquement solide. «Maintenant, va-t-on faire la chasse aux sorcières? Évidemment pas», poursuit le Dr Lamontagne, qui préfère suggérer à ses membres de «suivre les recommandations de la santé publique, qui sait de quoi elle parle».
Le réseau de la santé a déjà été ébranlé par la première vague de grippe H1N1. Au printemps dernier, plusieurs ont dû être hospitalisés, d'autres intubés, surtout chez les 15 à 45 ans. Une situation qui pourrait se reproduire avec la seconde vague, d'autant qu'elle arrive cette fois par temps froid, très prisé par le virus de l'influenza. «Dans une deuxième vague, advenant que la couverture vaccinale n'était pas suffisante, on pourrait rapidement être débordés», prévient la présidente de l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers.
Dans sa vidéo, Mme Desrosiers souligne que les infirmières ont toujours été sur la ligne de front et qu'il en sera de même cette fois. «Je ne pense pas qu'on a besoin de menaces ou de coercition pour collaborer.» Au contraire, plusieurs ont spontanément offert leur aide, raconte la présidente de l'Ordre. Jusqu'à présent, 5000 infirmières à la retraite ont donné leur nom pour prendre part à ce grand effort collectif à l'invitation de l'OIIQ. L'appel tient toujours.
Sur le terrain, le virus continue à progresser, notamment à Montréal où les autorités de la santé publique notent une recrudescence de la maladie. Cette semaine, au moins une école a signalé une éclosion de syndromes d'allure grippale avec un taux d'absentéisme dépassant les 10 %. Le portrait épidémiologique complet de la métropole sera dressé ce matin à l'occasion d'une conférence de presse annonçant la manière dont la vaccination se déroulera dans les différents arrondissements.
Par ailleurs, les autorités de la santé publique tiennent à préciser que les personnes immunodéprimées peuvent recevoir le vaccin en toute confiance. Toutefois, pour que leur couverture soit maximale, leurs proches doivent aussi être vaccinés. Ils pourront le faire avec les groupes prioritaires, tout comme les proches des nourrissons de moins de six mois, à qui le vaccin ne doit pas être administré.
LIENS
La vidéo du Collège des médecins et de l'Ordre des infirmières
Site de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ)
Signe des temps, l'exercice a été livré sur vidéo, tant au Collège des médecins du Québec qu'à l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Au Collège, c'est le secrétaire, le Dr Yves Robert, fort de deux décennies en santé publique, qui a mis les points sur les I et les barres sur les T en livrant un petit cours de grippe 101. Sa conclusion: «Comme médecin, vous devez donner l'exemple. La seule arme que nous avons pour contrôler la propagation du virus, c'est la vaccination. Le Collège des médecins vous recommande donc de vous faire vacciner, comme il vous recommande de recommander à vos patients, surtout s'ils sont vulnérables, de se faire vacciner.»
Mardi, le ministre de la Santé avait suggéré que les médecins qui laissent entendre au public ou à leurs patients que la vaccination n'est pas utile manquent à leur code de déontologie. «Il n'a pas tort», confirme le président du Collège, le Dr Yves Lamontagne, qui rappelle que le vaccin est sûr et scientifiquement solide. «Maintenant, va-t-on faire la chasse aux sorcières? Évidemment pas», poursuit le Dr Lamontagne, qui préfère suggérer à ses membres de «suivre les recommandations de la santé publique, qui sait de quoi elle parle».
Le réseau de la santé a déjà été ébranlé par la première vague de grippe H1N1. Au printemps dernier, plusieurs ont dû être hospitalisés, d'autres intubés, surtout chez les 15 à 45 ans. Une situation qui pourrait se reproduire avec la seconde vague, d'autant qu'elle arrive cette fois par temps froid, très prisé par le virus de l'influenza. «Dans une deuxième vague, advenant que la couverture vaccinale n'était pas suffisante, on pourrait rapidement être débordés», prévient la présidente de l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers.
Dans sa vidéo, Mme Desrosiers souligne que les infirmières ont toujours été sur la ligne de front et qu'il en sera de même cette fois. «Je ne pense pas qu'on a besoin de menaces ou de coercition pour collaborer.» Au contraire, plusieurs ont spontanément offert leur aide, raconte la présidente de l'Ordre. Jusqu'à présent, 5000 infirmières à la retraite ont donné leur nom pour prendre part à ce grand effort collectif à l'invitation de l'OIIQ. L'appel tient toujours.
Sur le terrain, le virus continue à progresser, notamment à Montréal où les autorités de la santé publique notent une recrudescence de la maladie. Cette semaine, au moins une école a signalé une éclosion de syndromes d'allure grippale avec un taux d'absentéisme dépassant les 10 %. Le portrait épidémiologique complet de la métropole sera dressé ce matin à l'occasion d'une conférence de presse annonçant la manière dont la vaccination se déroulera dans les différents arrondissements.
Par ailleurs, les autorités de la santé publique tiennent à préciser que les personnes immunodéprimées peuvent recevoir le vaccin en toute confiance. Toutefois, pour que leur couverture soit maximale, leurs proches doivent aussi être vaccinés. Ils pourront le faire avec les groupes prioritaires, tout comme les proches des nourrissons de moins de six mois, à qui le vaccin ne doit pas être administré.
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La vidéo du Collège des médecins et de l'Ordre des infirmières
Site de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ)
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