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H1N1: Bolduc met les médecins en garde

Le ministre enjoint à ses condisciples de ne pas décourager leurs patients de se faire vacciner

Louise-Maude Rioux Soucy   21 octobre 2009  Santé
Faut-il se faire vacciner ou pas contre la grippe A(H1N1)? Même les médecins ne s'entendent pas, au grand dam du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Yves Bolduc, qui a rappelé ces derniers à l'ordre hier. Selon lui, ceux qui laissent entendre au public ou à leurs patients que la vaccination n'est pas utile manquent à leur code de déontologie.

Le ministre Bolduc accorde aux médecins qu'ils ont droit à leur opinion. Mais cela ne doit pas les amener à recommander à leurs patients de rejeter le vaccin. «Il y a un article dans le code de déontologie qui dit qu'on doit exercer la pratique médicale en fonction des données scientifiques actuelles. Les données scientifiques actuellement sont très claires: le meilleur moyen de prévention de la grippe H1N1 est la vaccination», a-t-il rappelé.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui d'ordinaire condamne haut et fort le copinage État-pharmaceutiques, partage cet avis. «Je suis microbiologiste. Je travaille avec ça. Ça fait 20 ans que je suis dans le domaine de la médecine et 10 ans que je pratique avec les maladies infectieuses. C'est mon domaine. [...] Il faut aller se faire vacciner», a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada.

Le Dr Khadir dit toutefois bien comprendre la méfiance des Québécois envers le vaccin et les pharmaceutiques. «Les gens ne sont pas fous, ils se rendent compte de l'influence indue des grandes multinationales sur plusieurs des décisions politiques. Alors, c'est sûr qu'ils sont animés d'une saine méfiance vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique qui va s'en mettre plein les poches.»

Ce questionnement est sain, mais il ne doit pas occulter la nécessité pour chacun de recevoir le vaccin pour se protéger du virus pandémique, croit le Dr Khadir. Son avis n'est pas partagé par beaucoup de Québécois. Un sondage Léger Marketing-Agence Quebecor Media publié hier indique que seuls 32 % ont l'intention de recevoir le vaccin, contre 43 % qui s'y refusent.

Ces chiffres sont loin des 80 % souhaités par Québec. Ils n'inquiètent pas trop le ministre Bolduc, qui croit que les gens finiront par prendre la «bonne décision». Ce dernier s'attend d'ailleurs à ce qu'une «voix forte» en faveur de la vaccination émerge lorsque la deuxième vague commencera, explique son attachée de presse, Marie-Ève Bédard.

Par ailleurs, les autorités sanitaires de l'Ontario ont annoncé hier qu'un élevage de dindes avait été contaminé par le virus de la grippe H1N1, vraisemblablement par l'homme. Aucun oiseau ou oeuf contaminés n'ont été commercialisés. Il s'agit du deuxième foyer détecté dans un élevage de dindes dans le monde.

Enfin, une recension de 4958 hospitalisations dues à une infection par le virus H1N1 aux États-Unis, du 1er septembre au 10 octobre dernier, est venue confirmer la vulnérabilité des plus jeunes hier. Les centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent que 53 % des hospitalisations concernaient des personnes de moins de 25 ans, 39 % concernaient des personnes de 25 à 64 ans et seulement 7 % des personnes de 65 ans et plus. Sur les 292 décès confirmés, 23,6 % se sont produits chez des moins de 25 ans, 65 % dans le groupe des 25-64 ans et seulement 11,6 % chez les 65 ans et plus.

Avec La Presse canadienne et l'AFP
 
 
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  • Guillot Sophie
    Inscrite
    mercredi 21 octobre 2009 06h11
    Ce faisant Bolduc demande aux médecins de renier le serment d'Hippocrate
    Surtout pour les médecins convaincus que précisément les données les plus pointues sur le plan scientifique nous donnent bien des raisons d'être persuadés que les vaccins sont plus dangereux que salvateurs.

    Serment d'Hippocrate (extraits):

    "Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion"

    "Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions."

    "Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité."

    Je laisse à l'appréciation du lecteur que cela fait partie de la version Canadienne de la nouvelle version du Serment d'Hippocrate :

    "JE JURE de toujours avoir le courage de douter de moi-même et de ne jamais prendre, pour mes patients, le risque d'une erreur qui pourrait mettre leur santé en péril ; je ferai en sorte d'obtenir, par tous les moyens possibles, la confirmation d'un diagnostic dont je ne serais pas absolument sûr.

    JE JURE de ne jamais divulguer, hors le cas où la loi m'en fera un devoir, les secrets dont j'aurais pu avoir connaissance dans l'exercice de ma profession.

    Je n'oublierai pas que la prévention est la meilleure des médecines ; et si je n'y participe pas moi-même, JE JURE de ne jamais considérer l'action préventive avec négligence ou hostilité.

    Je prends acte de ce que la Médecine devient de plus en plus sociale à la fois parce qu'elle a pour destinataire la collectivité humaine tout entière et parce quelle peut désormais être exercée sous des formes non individuelles. Si je ne pratique pas moi-même ces formes sociales et collectives de l'exercice de mon Art, JE JURE de ne pas entrer en lutte contre ceux qui les auront choisies."

    Pas mal différent de l'original non ?

  • Caroline Lafond
    Inscrite
    mercredi 21 octobre 2009 06h34
    une photo vaut mille mots!
    La photo choisit pour illustrer cet article est un exemple de la désinformation qui peut circuler dans les médias et la population. Le contenu de l'article explique bien l'importance d'envoyer un message congruent à la population ce que cette photo ne fait pas. Dommage!
    Caroline Lafond

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mercredi 21 octobre 2009 09h25
    Parlez-nous des adjuvants!
    Il n'y a aucun vaccin de grippe qui contient des adjuvants aux États-Unis selon la CDC:

    http://www.cdc.gov/H1N1flu/vaccination/pregnant_qa

    Faudrait nous expliquer pourquoi eux n'en ont pas, des adjuvants dans leurs vaccins de la grippe, et nous les Canadiens, devons s'en contenter!

    Johanne Dion,
    sur le courriel de mon conjoint

  • favreau.d@videotron.ca
    Abonné
    mercredi 21 octobre 2009 11h24
    @ M. Yeatman
    Le vaccin aux États-Unis ne contient pas d'adjuvant puisqu'il est fabriqué à l'aide d'un virus vivant atténué, et non d'un virus inactivé comme celui que le Canada donnera.

    Le désavantage d'un vaccin fait à partir d'un virus vivant est qu'il ne peut être administré seulement aux personnes en bonne santé, ce qui élimine le 1er groupe à risque, les adultes de 65ans et moins ayant une maladie chronique, et les enfants. Voilà pourquoi les gouvernements canadien et québécois ont fait le choix d'un vaccin avec adjuvant.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 21 octobre 2009 14h11
    Campagne mal orchestrée ou irresponsabilité de la population?
    Et on veut discréditer les gens qui mettent en doute tout le protocole pour lutter contre une ÉVENTUELLE PANDÉMIE. Ce virus, permettez-moi ce jeu de mot, doit être mort de rire. On se croirait au Moyen-âge! Nous voilà en somme réduit à nous mettre au garde à vous comme des soldats, parce que l'Organisation mondiale de la santé anticipe, nous prévient d'un scénario catastrophe à l'horizon.

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    mercredi 21 octobre 2009 15h29
    Questions ? Garanties ? Les patients veulent aussi qu'on leur garantisse certaines choses
    Les patients s'impatientent de ne pas obtenir les moindres garanties pour la sauvegarde de leur intégrité physique et de leur santé. Ils demandent, comme les médecins l'ont fait il y a quelques semaines des détails et des garanties. On en demanderait à son garagiste, je ne vois pas au nom de quoi il serait malséant de ne pas en demander aussi aux laboratoires qui eux se sont bien prémunis des poursuites juridiques, non ? Pourtant, pour ce qui les concerne, il ne s'agit que d'argent. Les patients, il s'agit de leur santé.

    Entrevue "écrite" d'Amir à la SRC (Société Radio-Canada )

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/200

    Admettons que les cas d'effets secondaires désastreux ne soient que UN sur UN MILLION. Vu la population au Québec, ça fait potentiellement combien de personnes dont on sait dores et déjà qu'elles risquent gros ? Qu'est il prévu pour indemniser ces personnes ou leurs familles en deuil ? Existe-t-il un fond d'indemnisation pour dédommager toutes ces futures victimes potentielles ? Il nous est dit que les laboratoires ont obtenu l'immunité juridique : dans une telle perspective, QUI VA PAYER pour ces indemnités ? Il serait assez juste que ce soit les laboratoires qui vont faire de substanciels bénéfices plutôt qu'une fois de plus des fonds publics. Partage des bénéfices, partages des risques. Exclusivité des bénéfices, exclusivité des risques.

    Gageons que parmi les victimes ne figurent pas le Docteur Kadir ni le Docteur Poirier et encore moins le bon docteur Bolduc .....

    Je pense quant à moi que, qu'Amir le reconnaisse ou pas publiquement, malheureusement, le nombre réel statistique de victimes ne soit bien plus élevé que un sur un million, vu que par le passé, les exemples de victimes qui ont eu toutes les peines du monde à se faire reconnaître précisément comme victimes, je considère donc que les chiffres sont tronqués. Que le ministère et l'Ordre des Médecins propose donc au moins un questionnaire à destination de tous les vaccinés pour faire une VRAIE étude INDEPENDANTE DE TOUS LES FABRICANTS DE VACCINS la plus exacte possible sur les effets secondaires possibles , et que cette étude ne se limite pas à 3 semaines après l'injection du vaccin. On sait maintenant avec certitude que des effets peuvent survenir parfois des années après ... mais bien entendu , plus le temps passe, plus il est difficile de prouver qu'il y a bien un lien de cause à effet. Je préconise donc que , tant que le vaccin est censé nous conférer une immunité, on considère donc que le vaccin puisse aussi nous causer des dommages et que les surveillances soient au moins de cette même durée. Sinon, on nous prend, comme le bon Docteur Poirier , pour des POIRES !

  • Samuel Normand
    Inscrit
    mercredi 21 octobre 2009 15h56
    L'édifice se fissure
    Le droit à l'intégrité du libre-arbitre et de la libre pensée de tout un chacun est en permanence bafoué par les autorités et les médias. Les divisions de la communauté scientifique sont grandes. S'il n'y a pas consensus, c'est qu'il y a des doutes. Ne devrait-on pas donner la parole aux voix divergentes sans les affubler de l'adjectif « d'irresponsables » ?

    La composition des vaccins n'a commencé à être abordée par les médias que suite à l'accumulation d'initiatives individuelles de simples citoyens se posant les questions adéquates.

    On ouvre à peine le débat sur la dangerosité des adjuvants, on ne parle pas encore des dérivés mercuriels utilisés comme conservateurs (thimérosal) ou de tous les autres composants. La composition exacte des vaccins est un secret commercial. Si la survie « de 2,5 millions de Québécois » (dixit notre cher ministre) est en jeu, l'intérêt général ne devrait-il pas l'emporter sur les intérêts commerciaux ? Ce qui est secret n'est malheureusement jamais bon pour les citoyens.

    Je me permets de donner au Devoir des liens vers Der Spiegel (une référence en Allemagne) :

    http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,656028,00.html

    http://www.spiegel.de/wissenschaft/medizin/0,1518,655860,00.html

    Pour ceux ne parlant pas allemand, je résume ici l'information. Les membres du gouvernement allemand, ainsi que les personnels des laboratoires pharmaceutiques et autres groupes d'intérêts, ont commencé à recevoir un vaccin différent de celui réservé aux masses. Sans adjuvant, sans mercure... Le gouvernement allemand se confond d'explications hasardeuses présentement. C'est un scandale retentissant bien évidemment passé sous silence dans le plus meilleur pays du monde.

    Il n'était pas prévu que les simples citoyens allemands le sachent. Ils ne disent toujours pas pourquoi ils tiennent tant à nous vacciner avec leur vaccin toxique pour une maladie qui a 144 possibilités de muter et donc de contourner le vaccin de toute façon.

    Lorsque le journalisme d'investigation sera de retour, les ventes de la presse écrite auront un espoir de remonter. En attendant, j'éteins ma télévision et je boycotte l'achat de la presse écrite canadienne. Je salue quand même la possibilité que laisse Le Devoir au public de réagir, ce que d'autres versions web de journaux ne font pas.

    La semaine dernière sur une radio dont je tairai le nom, un intervenant du monde médical cherchant des arguments pour convaincre de la nécessité de vacciner à tout prix a publiquement dit « on voit des femmes enceintes mourir (du A/H1N1) », j'ai cherché et je n'ai pas trouvé un seul cas public au Canada. Voilà où en sont réduits ceux qui sont censés agir pour notre bien, avec l'argent de nos taxes et qui évitent soigneusement de répondre aux questions des citoyens.

    Je terminerai par un sentiment. La colère gronde.

  • Simon Chamberland
    Inscrit
    mercredi 21 octobre 2009 20h05
    L'immunité pour les anti-vaccins ?
    De nombreuses personnes suggèrent de ne pas prendre le vaccin. Ces personnes seront-elles à l'abris des poursuites judiciaires lorsque des décès évitables par la vaccination surviendront ?

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    jeudi 22 octobre 2009 04h09
    à Tim Yeatman ( et/ou sa conjointe )
    Vous devriez lire très attentivement le texte dont vous donnez le lien, quitte à le traduire pour en avoir une version plus compréhensible.

    Il y est dit par exemple que les vaccins ne contiennent pas d'adjuvant COMME LE SQUALENE. Mais il est dit aussi plus loin qu'il n'est pas prouvé que le THIMEROSAL soit nocif pour la santé des femmes enceintes ou de leurs bébés, ce qui sous entend que les vaccins pourraient contenir du thimérosal
    , selon les versions, le thimérosal est un adjuvant OU un agent de conservation. Ce document pose des questions et bien souvent ne répond pas aux questions qu'il pose lui-même ! Un chef d'oeuvre de désinformation.

    Si vous êtes néophyte, vous lisez ce document et la phrase "les vaccins ne contiennent pas d'adjuvant COMME LE SQUALENE" vous fait croire que les vaccins ne contiennent pas du tout d'adjuvants ( hors ce n'est pas ce que cette phrase dit .... ! subtil n'est ce pas ?)

    L'ensemble de la littérature officielle est rédigée de cette façon là. Que ce soit l'OMS, le CDC, Santé Canada, les laboratoires fabricants de vaccins, tous utilisent strictement les mêmes techniques de non communication et d'obstruction de l'information.

    Vous disent ils cela par exemple ?

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/09/28/01008-2

    NON JAMAIS. Parce qu'ils auraient l'air fous de le dire aussi expréssément. Et que plus personne ne voudrait de leurs fichus vaccins dans lesquels on ne sait même pas ce qu'ils mettent.

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