H1N1: Bolduc met les médecins en garde
Le ministre enjoint à ses condisciples de ne pas décourager leurs patients de se faire vacciner
Faut-il se faire vacciner ou pas contre la grippe A(H1N1)? Même les médecins ne s'entendent pas, au grand dam du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Yves Bolduc, qui a rappelé ces derniers à l'ordre hier. Selon lui, ceux qui laissent entendre au public ou à leurs patients que la vaccination n'est pas utile manquent à leur code de déontologie.
Le ministre Bolduc accorde aux médecins qu'ils ont droit à leur opinion. Mais cela ne doit pas les amener à recommander à leurs patients de rejeter le vaccin. «Il y a un article dans le code de déontologie qui dit qu'on doit exercer la pratique médicale en fonction des données scientifiques actuelles. Les données scientifiques actuellement sont très claires: le meilleur moyen de prévention de la grippe H1N1 est la vaccination», a-t-il rappelé.
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui d'ordinaire condamne haut et fort le copinage État-pharmaceutiques, partage cet avis. «Je suis microbiologiste. Je travaille avec ça. Ça fait 20 ans que je suis dans le domaine de la médecine et 10 ans que je pratique avec les maladies infectieuses. C'est mon domaine. [...] Il faut aller se faire vacciner», a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada.
Le Dr Khadir dit toutefois bien comprendre la méfiance des Québécois envers le vaccin et les pharmaceutiques. «Les gens ne sont pas fous, ils se rendent compte de l'influence indue des grandes multinationales sur plusieurs des décisions politiques. Alors, c'est sûr qu'ils sont animés d'une saine méfiance vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique qui va s'en mettre plein les poches.»
Ce questionnement est sain, mais il ne doit pas occulter la nécessité pour chacun de recevoir le vaccin pour se protéger du virus pandémique, croit le Dr Khadir. Son avis n'est pas partagé par beaucoup de Québécois. Un sondage Léger Marketing-Agence Quebecor Media publié hier indique que seuls 32 % ont l'intention de recevoir le vaccin, contre 43 % qui s'y refusent.
Ces chiffres sont loin des 80 % souhaités par Québec. Ils n'inquiètent pas trop le ministre Bolduc, qui croit que les gens finiront par prendre la «bonne décision». Ce dernier s'attend d'ailleurs à ce qu'une «voix forte» en faveur de la vaccination émerge lorsque la deuxième vague commencera, explique son attachée de presse, Marie-Ève Bédard.
Par ailleurs, les autorités sanitaires de l'Ontario ont annoncé hier qu'un élevage de dindes avait été contaminé par le virus de la grippe H1N1, vraisemblablement par l'homme. Aucun oiseau ou oeuf contaminés n'ont été commercialisés. Il s'agit du deuxième foyer détecté dans un élevage de dindes dans le monde.
Enfin, une recension de 4958 hospitalisations dues à une infection par le virus H1N1 aux États-Unis, du 1er septembre au 10 octobre dernier, est venue confirmer la vulnérabilité des plus jeunes hier. Les centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent que 53 % des hospitalisations concernaient des personnes de moins de 25 ans, 39 % concernaient des personnes de 25 à 64 ans et seulement 7 % des personnes de 65 ans et plus. Sur les 292 décès confirmés, 23,6 % se sont produits chez des moins de 25 ans, 65 % dans le groupe des 25-64 ans et seulement 11,6 % chez les 65 ans et plus.
Avec La Presse canadienne et l'AFP
Le ministre Bolduc accorde aux médecins qu'ils ont droit à leur opinion. Mais cela ne doit pas les amener à recommander à leurs patients de rejeter le vaccin. «Il y a un article dans le code de déontologie qui dit qu'on doit exercer la pratique médicale en fonction des données scientifiques actuelles. Les données scientifiques actuellement sont très claires: le meilleur moyen de prévention de la grippe H1N1 est la vaccination», a-t-il rappelé.
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui d'ordinaire condamne haut et fort le copinage État-pharmaceutiques, partage cet avis. «Je suis microbiologiste. Je travaille avec ça. Ça fait 20 ans que je suis dans le domaine de la médecine et 10 ans que je pratique avec les maladies infectieuses. C'est mon domaine. [...] Il faut aller se faire vacciner», a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada.
Le Dr Khadir dit toutefois bien comprendre la méfiance des Québécois envers le vaccin et les pharmaceutiques. «Les gens ne sont pas fous, ils se rendent compte de l'influence indue des grandes multinationales sur plusieurs des décisions politiques. Alors, c'est sûr qu'ils sont animés d'une saine méfiance vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique qui va s'en mettre plein les poches.»
Ce questionnement est sain, mais il ne doit pas occulter la nécessité pour chacun de recevoir le vaccin pour se protéger du virus pandémique, croit le Dr Khadir. Son avis n'est pas partagé par beaucoup de Québécois. Un sondage Léger Marketing-Agence Quebecor Media publié hier indique que seuls 32 % ont l'intention de recevoir le vaccin, contre 43 % qui s'y refusent.
Ces chiffres sont loin des 80 % souhaités par Québec. Ils n'inquiètent pas trop le ministre Bolduc, qui croit que les gens finiront par prendre la «bonne décision». Ce dernier s'attend d'ailleurs à ce qu'une «voix forte» en faveur de la vaccination émerge lorsque la deuxième vague commencera, explique son attachée de presse, Marie-Ève Bédard.
Par ailleurs, les autorités sanitaires de l'Ontario ont annoncé hier qu'un élevage de dindes avait été contaminé par le virus de la grippe H1N1, vraisemblablement par l'homme. Aucun oiseau ou oeuf contaminés n'ont été commercialisés. Il s'agit du deuxième foyer détecté dans un élevage de dindes dans le monde.
Enfin, une recension de 4958 hospitalisations dues à une infection par le virus H1N1 aux États-Unis, du 1er septembre au 10 octobre dernier, est venue confirmer la vulnérabilité des plus jeunes hier. Les centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent que 53 % des hospitalisations concernaient des personnes de moins de 25 ans, 39 % concernaient des personnes de 25 à 64 ans et seulement 7 % des personnes de 65 ans et plus. Sur les 292 décès confirmés, 23,6 % se sont produits chez des moins de 25 ans, 65 % dans le groupe des 25-64 ans et seulement 11,6 % chez les 65 ans et plus.
Avec La Presse canadienne et l'AFP
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