Les femmes enceintes devront attendre - Ottawa conseille de donner aux bébés le premier vaccin disponible
Québec est prêt à déclarer l'état d'urgence sanitaire
Deux millions de doses du vaccin contre la grippe A(H1N1) ont déjà été expédiées aux quatre coins du Canada et d'autres suivront encore cette semaine. Ne manque plus que le feu vert d'Ottawa pour lancer la vaccination, ce qui pourrait être fait dans les prochains jours, sinon les prochaines heures selon nos informations.
Alors que l'homologation du vaccin contre la grippe A(H1N1) arrive à son terme, celle du vaccin sans adjuvant destiné aux femmes enceintes et aux tout-petits traîne en longueur. L'attente pourrait être si longue que ces deux groupes réputés plus vulnérables devront vraisemblablement se rabattre sur le vaccin avec adjuvant comme le reste de la population, a tranché hier l'Agence de la santé publique du Canada.
Cette annonce a surpris les autorités québécoises de la santé publique qui ont toujours privilégié l'utilisation d'un vaccin sans adjuvant pour les enfants de 6 à 23 mois et pour les femmes enceintes. Québec entend maintenir le cap, a répété hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, tout en confirmant que la livraison de ce type de vaccin a été « décalée » par Ottawa.
Cette opinion tranche avec celle du chef de l'Agence de la santé publique du Canada qui juge désormais que les tout-petits n'ont même plus à figurer à la liste d'exception. Selon le Dr David Butler-Jones, le vaccin avec adjuvant est non seulement « plus efficace », mais il est « sans danger » pour ces cohortes pourtant plus fragiles en raison de la faiblesse de leur système immunitaire et de leur couverture vaccinale déjà passablement occupée.
Le Dr Butler-Jones convient toutefois que le vaccin sans adjuvant reste préférable pour les femmes enceintes comme le recommande d'ailleurs l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Or, précise-t-il, l'OMS « n'exclut pas » l'utilisation d'un tel vaccin pour les femmes enceintes de plus de vingt semaines s'il leur est impossible de se procurer le vaccin sans adjuvant. Tout est affaire de risques et de probabilités, selon lui. « Les risques de complications sont beaucoup plus importants pour les femmes enceintes qui contracteraient la grippe H1N1 que les risques théoriques associés à l'utilisation d'un adjuvant. »
Ottawa a réservé 1,2 million de doses de vaccins sans adjuvant, mais les autorités sanitaires ignorent quand celles-ci pourront être utilisées en toute sûreté. L'adjuvant est une substance ajoutée à un vaccin pour stimuler la réponse du système immunitaire. Celui utilisé par le fabricant retenu par Ottawa, GlaxoSmithKline, est fait de « produits naturels », soit « de l'huile de poisson, de l'eau et de la vitamine E », a indiqué hier le Dr Butler-Jones. L'OMS prône en premier lieu l'utilisation d'un adjuvant, sauf pour les clientèles dites vulnérables.
Sitôt qu'Ottawa aura donné son feu vert au vaccin avec adjuvant, Québec mettra en branle son plan de vaccination massive. Si tout se passe comme prévu, les premières injections du vaccin contre la grippe A(H1N1) débuteront dès lundi prochain pour les employés des gros hôpitaux du Québec. Cette campagne servira en quelque sorte de répétition à la vaccination massive à laquelle sera conviée peu après toute la population québécoise.
Par la même occasion, Québec a confirmé hier qu'il n'hésitera pas à décréter l'état d'« urgence sanitaire » et à suspendre l'application des conventions collectives, si le scénario d'une pandémie de grippe A(H1N1) s'avère « catastrophique ». Un tel scénario supposerait plusieurs morts et le tiers des Québécois touchés par le virus pandémique, soit 2,5 millions de personnes.
« C'est la responsabilité de l'État » d'établir les conditions selon lesquelles le réseau devra s'ajuster à une pression exceptionnelle, a fait valoir le premier ministre Jean Charest, lors d'un point de presse, à Lachute, en marge d'une annonce gouvernementale. Un argument repris à l'identique en après-midi par le ministre Bolduc.
Alors que l'homologation du vaccin contre la grippe A(H1N1) arrive à son terme, celle du vaccin sans adjuvant destiné aux femmes enceintes et aux tout-petits traîne en longueur. L'attente pourrait être si longue que ces deux groupes réputés plus vulnérables devront vraisemblablement se rabattre sur le vaccin avec adjuvant comme le reste de la population, a tranché hier l'Agence de la santé publique du Canada.
Cette annonce a surpris les autorités québécoises de la santé publique qui ont toujours privilégié l'utilisation d'un vaccin sans adjuvant pour les enfants de 6 à 23 mois et pour les femmes enceintes. Québec entend maintenir le cap, a répété hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, tout en confirmant que la livraison de ce type de vaccin a été « décalée » par Ottawa.
Cette opinion tranche avec celle du chef de l'Agence de la santé publique du Canada qui juge désormais que les tout-petits n'ont même plus à figurer à la liste d'exception. Selon le Dr David Butler-Jones, le vaccin avec adjuvant est non seulement « plus efficace », mais il est « sans danger » pour ces cohortes pourtant plus fragiles en raison de la faiblesse de leur système immunitaire et de leur couverture vaccinale déjà passablement occupée.
Le Dr Butler-Jones convient toutefois que le vaccin sans adjuvant reste préférable pour les femmes enceintes comme le recommande d'ailleurs l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Or, précise-t-il, l'OMS « n'exclut pas » l'utilisation d'un tel vaccin pour les femmes enceintes de plus de vingt semaines s'il leur est impossible de se procurer le vaccin sans adjuvant. Tout est affaire de risques et de probabilités, selon lui. « Les risques de complications sont beaucoup plus importants pour les femmes enceintes qui contracteraient la grippe H1N1 que les risques théoriques associés à l'utilisation d'un adjuvant. »
Ottawa a réservé 1,2 million de doses de vaccins sans adjuvant, mais les autorités sanitaires ignorent quand celles-ci pourront être utilisées en toute sûreté. L'adjuvant est une substance ajoutée à un vaccin pour stimuler la réponse du système immunitaire. Celui utilisé par le fabricant retenu par Ottawa, GlaxoSmithKline, est fait de « produits naturels », soit « de l'huile de poisson, de l'eau et de la vitamine E », a indiqué hier le Dr Butler-Jones. L'OMS prône en premier lieu l'utilisation d'un adjuvant, sauf pour les clientèles dites vulnérables.
Sitôt qu'Ottawa aura donné son feu vert au vaccin avec adjuvant, Québec mettra en branle son plan de vaccination massive. Si tout se passe comme prévu, les premières injections du vaccin contre la grippe A(H1N1) débuteront dès lundi prochain pour les employés des gros hôpitaux du Québec. Cette campagne servira en quelque sorte de répétition à la vaccination massive à laquelle sera conviée peu après toute la population québécoise.
Par la même occasion, Québec a confirmé hier qu'il n'hésitera pas à décréter l'état d'« urgence sanitaire » et à suspendre l'application des conventions collectives, si le scénario d'une pandémie de grippe A(H1N1) s'avère « catastrophique ». Un tel scénario supposerait plusieurs morts et le tiers des Québécois touchés par le virus pandémique, soit 2,5 millions de personnes.
« C'est la responsabilité de l'État » d'établir les conditions selon lesquelles le réseau devra s'ajuster à une pression exceptionnelle, a fait valoir le premier ministre Jean Charest, lors d'un point de presse, à Lachute, en marge d'une annonce gouvernementale. Un argument repris à l'identique en après-midi par le ministre Bolduc.
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