Vaccination: priorité à H1N1
Le Québec reporte à janvier la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière
Une première piqûre contre la grippe A(H1N1) en novembre, une seconde contre la grippe saisonnière en janvier. Voilà le plan de vaccination dévoilé hier par le directeur de la protection de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.
Les Québécois seront vaccinés en priorité contre la grippe A(H1N1), dès le 15 novembre, puis contre la grippe saisonnière en janvier. Devant jongler avec la probable émergence de deux souches grippales cette année, Québec a suivi les recommandations de son comité d'immunisation. « La grippe usuelle, au Québec, arrive en janvier. Le pic d'infections survient en février et en mars depuis cinq ans », a souligné le Dr Arruda lors d'un point de presse.
Ce dernier estime que « le scénario le plus probable, c'est que la grippe A(H1N1) [sévira] cet automne, et non pas la grippe usuelle. On a comme expérience des pandémies passées que la nouvelle souche prend toute la place et retarde [l'émergence] des autres souches ». En effet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé hier que 76 % des nouveaux cas de grippe signalés en septembre sont attribuables à la souche pandémique.
Se déroulant habituellement à l'automne, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est donc reléguée au deuxième rang. Mais tous les plans actuels reposent sur des scénarios qui seront sous peu confrontés à la réalité. « Nous nous ajusterons », dit le Dr Arruda, qui n'exclut pas la possibilité que les personnes à risque reçoivent le vaccin contre la grippe saisonnière plus tôt que prévu.
La décision n'est pas étrangère aux résultats obtenus par le chercheur en santé publique Gaston de Serres. Une analyse préliminaire indique que les personnes qui ont été vaccinées contre la grippe saisonnière l'an dernier pourraient doubler leur risque de contracter la grippe A(H1N1). Ces résultats doivent obtenir l'aval de la communauté scientifique par le biais de la révision par les pairs.
Stratégies divergentes
Le Nouveau-Brunswick a pris le pari contraire, tenant la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière d'abord. Comme la France, qui a rendu le vaccin contre la grippe saisonnière disponible hier, encourageant les personnes à risque à se faire vacciner « le plus vite possible ». Le pays aura bientôt à sa disposition les vaccins de deux compagnies pharmaceutiques pour procéder à une deuxième campagne, celle contre la grippe pandémique.
La Chine est le pays à avoir pris les mesures les plus strictes contre la grippe H1N1, selon le journal Nature: elle a lancé cette semaine une campagne massive de vaccination visant à immuniser une bonne proportion de ses 1,3 milliards d'habitants avant que la deuxième vague ne frappe.
Le président du Comité d'immunisation du Québec, le
Dr Philippe de Wals, affirme qu'il est normal que chaque pays, voire chaque province, utilise une stratégie différente. « Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise approche, il faut comprendre [l'action du virus] et le système de santé dans chaque province ». En administrant d'abord le vaccin contre la grippe saisonnière, les médecins craignaient que certains se sentent faussement protégés contre la grippe pandémique.
Les Québécois pourront tous être vaccinés gratuitement contre la grippe A, mais certains groupes à risque comme les femmes enceintes, les enfants et les malades chroniques le seront en priorité.
Près de 4000 personnes ont succombé à la grippe A(H1N1) depuis le début de la pandémie, a précisé hier l'OMS, dont 3000 en Amérique.
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Avec l'Agence France-Presse et La Presse canadienne
Les Québécois seront vaccinés en priorité contre la grippe A(H1N1), dès le 15 novembre, puis contre la grippe saisonnière en janvier. Devant jongler avec la probable émergence de deux souches grippales cette année, Québec a suivi les recommandations de son comité d'immunisation. « La grippe usuelle, au Québec, arrive en janvier. Le pic d'infections survient en février et en mars depuis cinq ans », a souligné le Dr Arruda lors d'un point de presse.
Ce dernier estime que « le scénario le plus probable, c'est que la grippe A(H1N1) [sévira] cet automne, et non pas la grippe usuelle. On a comme expérience des pandémies passées que la nouvelle souche prend toute la place et retarde [l'émergence] des autres souches ». En effet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé hier que 76 % des nouveaux cas de grippe signalés en septembre sont attribuables à la souche pandémique.
Se déroulant habituellement à l'automne, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est donc reléguée au deuxième rang. Mais tous les plans actuels reposent sur des scénarios qui seront sous peu confrontés à la réalité. « Nous nous ajusterons », dit le Dr Arruda, qui n'exclut pas la possibilité que les personnes à risque reçoivent le vaccin contre la grippe saisonnière plus tôt que prévu.
La décision n'est pas étrangère aux résultats obtenus par le chercheur en santé publique Gaston de Serres. Une analyse préliminaire indique que les personnes qui ont été vaccinées contre la grippe saisonnière l'an dernier pourraient doubler leur risque de contracter la grippe A(H1N1). Ces résultats doivent obtenir l'aval de la communauté scientifique par le biais de la révision par les pairs.
Stratégies divergentes
Le Nouveau-Brunswick a pris le pari contraire, tenant la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière d'abord. Comme la France, qui a rendu le vaccin contre la grippe saisonnière disponible hier, encourageant les personnes à risque à se faire vacciner « le plus vite possible ». Le pays aura bientôt à sa disposition les vaccins de deux compagnies pharmaceutiques pour procéder à une deuxième campagne, celle contre la grippe pandémique.
La Chine est le pays à avoir pris les mesures les plus strictes contre la grippe H1N1, selon le journal Nature: elle a lancé cette semaine une campagne massive de vaccination visant à immuniser une bonne proportion de ses 1,3 milliards d'habitants avant que la deuxième vague ne frappe.
Le président du Comité d'immunisation du Québec, le
Dr Philippe de Wals, affirme qu'il est normal que chaque pays, voire chaque province, utilise une stratégie différente. « Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise approche, il faut comprendre [l'action du virus] et le système de santé dans chaque province ». En administrant d'abord le vaccin contre la grippe saisonnière, les médecins craignaient que certains se sentent faussement protégés contre la grippe pandémique.
Les Québécois pourront tous être vaccinés gratuitement contre la grippe A, mais certains groupes à risque comme les femmes enceintes, les enfants et les malades chroniques le seront en priorité.
Près de 4000 personnes ont succombé à la grippe A(H1N1) depuis le début de la pandémie, a précisé hier l'OMS, dont 3000 en Amérique.
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Avec l'Agence France-Presse et La Presse canadienne
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