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Vaccination: priorité à H1N1

Le Québec reporte à janvier la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière

Amélie Daoust-Boisvert   26 septembre 2009  Santé
Une première piqûre contre la grippe A(H1N1) en novembre, une seconde contre la grippe saisonnière en janvier. Voilà le plan de vaccination dévoilé hier par le directeur de la protection de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Les Québécois seront vaccinés en priorité contre la grippe A(H1N1), dès le 15 novembre, puis contre la grippe saisonnière en janvier. Devant jongler avec la probable émergence de deux souches grippales cette année, Québec a suivi les recommandations de son comité d'immunisation. « La grippe usuelle, au Québec, arrive en janvier. Le pic d'infections survient en février et en mars depuis cinq ans », a souligné le Dr Arruda lors d'un point de presse.

Ce dernier estime que « le scénario le plus probable, c'est que la grippe A(H1N1) [sévira] cet automne, et non pas la grippe usuelle. On a comme expérience des pandémies passées que la nouvelle souche prend toute la place et retarde [l'émergence] des autres souches ». En effet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé hier que 76 % des nouveaux cas de grippe signalés en septembre sont attribuables à la souche pandémique.

Se déroulant habituellement à l'automne, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est donc reléguée au deuxième rang. Mais tous les plans actuels reposent sur des scénarios qui seront sous peu confrontés à la réalité. « Nous nous ajusterons », dit le Dr Arruda, qui n'exclut pas la possibilité que les personnes à risque reçoivent le vaccin contre la grippe saisonnière plus tôt que prévu.

La décision n'est pas étrangère aux résultats obtenus par le chercheur en santé publique Gaston de Serres. Une analyse préliminaire indique que les personnes qui ont été vaccinées contre la grippe saisonnière l'an dernier pourraient doubler leur risque de contracter la grippe A(H1N1). Ces résultats doivent obtenir l'aval de la communauté scientifique par le biais de la révision par les pairs.



Stratégies divergentes

Le Nouveau-Brunswick a pris le pari contraire, tenant la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière d'abord. Comme la France, qui a rendu le vaccin contre la grippe saisonnière disponible hier, encourageant les personnes à risque à se faire vacciner « le plus vite possible ». Le pays aura bientôt à sa disposition les vaccins de deux compagnies pharmaceutiques pour procéder à une deuxième campagne, celle contre la grippe pandémique.

La Chine est le pays à avoir pris les mesures les plus strictes contre la grippe H1N1, selon le journal Nature: elle a lancé cette semaine une campagne massive de vaccination visant à immuniser une bonne proportion de ses 1,3 milliards d'habitants avant que la deuxième vague ne frappe.

Le président du Comité d'immunisation du Québec, le

Dr Philippe de Wals, affirme qu'il est normal que chaque pays, voire chaque province, utilise une stratégie différente. « Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise approche, il faut comprendre [l'action du virus] et le système de santé dans chaque province ». En administrant d'abord le vaccin contre la grippe saisonnière, les médecins craignaient que certains se sentent faussement protégés contre la grippe pandémique.

Les Québécois pourront tous être vaccinés gratuitement contre la grippe A, mais certains groupes à risque comme les femmes enceintes, les enfants et les malades chroniques le seront en priorité.

Près de 4000 personnes ont succombé à la grippe A(H1N1) depuis le début de la pandémie, a précisé hier l'OMS, dont 3000 en Amérique.

***

Avec l'Agence France-Presse et La Presse canadienne
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    26 septembre 2009 01 h 10
    On encourage de se faire vacciner avant contre la grippe la moins virulente!
    Ça c'est logique. Je n'approuve pas plus la vaccination à nos frais contre la grippe saisonnière, mais, aux dernières nouvelles, elle tue plus que la AH1N1 qui devrait nous faire si peur.

    J'ai déjà publié des études récentes sur l'inefficacité des vaccins contre la grippe chez les groupes à risques, si on ajoute à ça une baisse de l'immunité contre d'autres souches de la grippe comme le laisse entendre l'étude cité dans cet article.... Pourquoi se faire vacciner?

    Toute cette patente de vaccination contre la grippe AH1N1 ou saisonnière, c'est une grosse arnaque.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    27 septembre 2009 09 h 55
    Tirez vos propres conclusions
    Le Canada vient de passer une commande pour plus de 50 millions de doses de vaccins H1N1 pour une somme de 400 millions de dollars en estimant que tous les Canadiens se feront vacciner et que 75% en recevront deux.

    Nous savons que depuis quelques années les vaccins contre la grippe saisonnière étaient plus ou moins inefficaces. Or, voilà qu'on vient d'apprendre tout dernièrement par une étude préliminaire que le dernier vaccin inefficace contre la grippe saisonnière distribué à la population cible en 2008 préparait en fait le terrain pour la grippe A H1N1!

    À cela il faut ajouter que le virus H1N1 n'a toujours pas muté, qu'il n'est présentement pas plus dangereux qu'une grippe ordinaire, et advenant qu'il mute le présent vaccin qu'on s'apprête à donner à la population serait à toute fin inopérant.

    De plus pour ajouter à la confusion on ne connaît toujours pas les effets secondaires du vaccin H1N1. On nous affirme qu'il est testé sur des volontaires. Mais quels volontaires? Qui sont ces volontaires des compagnies pharmaceutiques, des Africains qui ne savent même pas ce qu'on leur injecte comme cela s'est déjà produit dans le passé? Qui sont ces cobayes des labos pharmaceutiques sur qui on pratique des essais cliniques en prévision des vaccinations massives?

    Pour ajouter à l'irresponsabilité, les producteurs de vaccine H1N1 ont obtenus des USA une immunité légale advenant des poursuites citoyennes.
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