Pékin va lancer une campagne de nettoyage pour éradiquer le virus
28 avril 2003
Santé
Photo : Agence Reuters
Des mesures strictes ont été prises en Chine contre le SRAS, y compris dans les cars assurant les liaisons longue distance.
Pékin — La ville de Pékin va lancer une vaste campagne de nettoyage dans le but de venir à bout du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui a déjà fait 64 morts dans la capitale chinoise, ont annoncé hier les médias officiels chinois.
Maisons, lieux publics et espaces de travail seront plus particulièrement visés. Les administrations de l'État, les militaires, les écoles et les entreprises ont reçu l'ordre de participer à la campagne, a précisé l'agence de presse Xinhua (Chine nouvelle).
«Il faudra faire des efforts pour se débarrasser des ordures qui s'entassent pendant longtemps, assainir les zones rurales et sensibiliser le public à la campagne», souligne un décret commun publié par trois administrations gouvernementales.
Le lancement de cette campagne est la plus récente d'une série de mesures visant à juguler le SRAS à Pékin. Tous les lieux de divertissement de la ville ont été fermés, de même que les écoles et les universités. Des barrages empêchent les personnes malades de quitter les quartiers où elles résident.
Selon l'agence Xinhua, 320 millions de yuans (38,6 millions de dollars) ont été alloués à différentes administrations pour améliorer les services d'urgence de la ville chargés de faire face à la maladie.
L'argent finance un nouveau centre de contrôle de la maladie et aide les recherches des laboratoires et des hôpitaux sur le virus responsable du SRAS.
Dans d'autres régions de la Chine, par exemple dans la province de Zhejiang (est), toute personne étrangère à la province qui y pénètre doit se soumettre à une prise de température et remplir une déclaration.
Toute personne suspectée de présenter des symptômes de SRAS dans un avion, un train ou un bateau sera immédiatement orientée vers l'hôpital de la province qui a été équipé pour soigner la maladie.
Au moins 131 personnes ont succombé au SRAS en Chine où 2914 cas ont été signalés jusqu'ici.
Par ailleurs, les autorités de Pékin se sont engagées hier à apporter leur entier soutien à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la lutte contre l'épidémie de pneumonie atypique (SRAS).
Liu Qi, membre du bureau politique du Parti communiste chinois et secrétaire de la commission municipale du parti à Pékin, a fait part de cet engagement à un représentant de l'OMS, Henk Bekedam.
Selon Xinhua, M. Liu a déclaré lors d'une rencontre avec M. Bekedam que la ville de Pékin avait la ferme volonté de s'impliquer dans la lutte internationale contre l'épidémie de SRAS.
«À partir du 27 avril, l'administration municipale de Pékin fournira davantage de détails sur le SRAS, notamment le nombre de personnes atteintes du SRAS dans chaque district, les noms des hôpitaux et des immeubles résidentiels placés en quarantaine, et les noms des personnes placées en quarantaine», a déclaré M. Liu, qui dirige le groupe de travail sur le SRAS créé à Pékin.
En Inde
Par ailleurs, en Inde, quinze pilotes supplémentaires ont été suspendus hier par la compagnie nationale Air India, ce qui porte à 27 le nombre de pilotes suspendus pour avoir refusé de se rendre dans des pays touchés par le SRAS, a annoncé hier la compagnie aérienne. Douze pilotes de cette compagnie avaient été suspendus samedi pour la même raison. Hier, cinq vols ont été supprimés alors que les passagers d'Air India sont confrontés à des retards et annulations pour la troisième journée consécutive.
Le syndicat Indian Pilots Guild (IPG) avait indiqué vendredi que ses membres n'accepteraient de se rendre dans des pays touchés par le SRAS qu'à la condition qu'Air India certifie avant chaque vol qu'aucun membre d'équipage de l'avion ne s'était rendu dans les dix jours précédents dans l'un de ces pays ou régions, notamment Singapour et Hong Kong.
«Les pilotes ont été informés vendredi qu'ils devaient renoncer à cette demande ou qu'une action serait entreprise contre eux», a précisé un porte-parole d'Air India.
Et en Italie
Pour sa part, le gouvernement italien a renforcé hier son dispositif sanitaire de prévention contre les risques de propagation de la pneumonie atypique en nommant un commissaire chargé de coordonner la lutte contre la maladie. «Au vu de la situation internationale, le président du Conseil Silvio Berlusconi a décidé de confier toutes les initiatives destinées à réduire les risques de diffusion du virus du SRAS au chef de la protection civile, Guido » indique un communiqué officiel.
Maisons, lieux publics et espaces de travail seront plus particulièrement visés. Les administrations de l'État, les militaires, les écoles et les entreprises ont reçu l'ordre de participer à la campagne, a précisé l'agence de presse Xinhua (Chine nouvelle).
«Il faudra faire des efforts pour se débarrasser des ordures qui s'entassent pendant longtemps, assainir les zones rurales et sensibiliser le public à la campagne», souligne un décret commun publié par trois administrations gouvernementales.
Le lancement de cette campagne est la plus récente d'une série de mesures visant à juguler le SRAS à Pékin. Tous les lieux de divertissement de la ville ont été fermés, de même que les écoles et les universités. Des barrages empêchent les personnes malades de quitter les quartiers où elles résident.
Selon l'agence Xinhua, 320 millions de yuans (38,6 millions de dollars) ont été alloués à différentes administrations pour améliorer les services d'urgence de la ville chargés de faire face à la maladie.
L'argent finance un nouveau centre de contrôle de la maladie et aide les recherches des laboratoires et des hôpitaux sur le virus responsable du SRAS.
Dans d'autres régions de la Chine, par exemple dans la province de Zhejiang (est), toute personne étrangère à la province qui y pénètre doit se soumettre à une prise de température et remplir une déclaration.
Toute personne suspectée de présenter des symptômes de SRAS dans un avion, un train ou un bateau sera immédiatement orientée vers l'hôpital de la province qui a été équipé pour soigner la maladie.
Au moins 131 personnes ont succombé au SRAS en Chine où 2914 cas ont été signalés jusqu'ici.
Par ailleurs, les autorités de Pékin se sont engagées hier à apporter leur entier soutien à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la lutte contre l'épidémie de pneumonie atypique (SRAS).
Liu Qi, membre du bureau politique du Parti communiste chinois et secrétaire de la commission municipale du parti à Pékin, a fait part de cet engagement à un représentant de l'OMS, Henk Bekedam.
Selon Xinhua, M. Liu a déclaré lors d'une rencontre avec M. Bekedam que la ville de Pékin avait la ferme volonté de s'impliquer dans la lutte internationale contre l'épidémie de SRAS.
«À partir du 27 avril, l'administration municipale de Pékin fournira davantage de détails sur le SRAS, notamment le nombre de personnes atteintes du SRAS dans chaque district, les noms des hôpitaux et des immeubles résidentiels placés en quarantaine, et les noms des personnes placées en quarantaine», a déclaré M. Liu, qui dirige le groupe de travail sur le SRAS créé à Pékin.
En Inde
Par ailleurs, en Inde, quinze pilotes supplémentaires ont été suspendus hier par la compagnie nationale Air India, ce qui porte à 27 le nombre de pilotes suspendus pour avoir refusé de se rendre dans des pays touchés par le SRAS, a annoncé hier la compagnie aérienne. Douze pilotes de cette compagnie avaient été suspendus samedi pour la même raison. Hier, cinq vols ont été supprimés alors que les passagers d'Air India sont confrontés à des retards et annulations pour la troisième journée consécutive.
Le syndicat Indian Pilots Guild (IPG) avait indiqué vendredi que ses membres n'accepteraient de se rendre dans des pays touchés par le SRAS qu'à la condition qu'Air India certifie avant chaque vol qu'aucun membre d'équipage de l'avion ne s'était rendu dans les dix jours précédents dans l'un de ces pays ou régions, notamment Singapour et Hong Kong.
«Les pilotes ont été informés vendredi qu'ils devaient renoncer à cette demande ou qu'une action serait entreprise contre eux», a précisé un porte-parole d'Air India.
Et en Italie
Pour sa part, le gouvernement italien a renforcé hier son dispositif sanitaire de prévention contre les risques de propagation de la pneumonie atypique en nommant un commissaire chargé de coordonner la lutte contre la maladie. «Au vu de la situation internationale, le président du Conseil Silvio Berlusconi a décidé de confier toutes les initiatives destinées à réduire les risques de diffusion du virus du SRAS au chef de la protection civile, Guido » indique un communiqué officiel.
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