Isotopes: Ottawa tentera de trouver de nouvelles sources d'approvisionnement
Photo : Agence Reuters
«Il n’y a aucune solution facile ou à court terme à cette situation. Elle requiert une approche concertée et internationale», a affirmé hier la ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt.
Ottawa — Un comité de spécialistes mandaté par le fédéral se penchera sur les propositions des secteurs public et privé pour trouver de nouvelles sources d'approvisionnement en isotopes médicaux.
La ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a annoncé hier que le groupe d'experts, qui n'ont pas encore été nommés, remettra ses recommandations au ministère à l'automne.
«Nous avons reçu, au cours des six derniers mois, une série de propositions et nous avons besoin d'un comité d'experts pour les étudier. Il nous fera ses recommandations et nous prendrons ensuite une décision», a expliqué la ministre Raitt, en conférence de presse.
Pour le moment, les ministères de la Santé et des Ressources naturelles sont en pourparlers avec des pays producteurs d'isotopes médicaux afin de tenter de pallier la pénurie engendrée par la fermeture du réacteur nucléaire de Chalk River.
Le réacteur de l'Ontario, qui produit des isotopes médicaux utilisés pour la détection de cancers et de maladies cardiovasculaires, a été fermé, à la mi-mai, en raison d'une fuite d'eau lourde.
«Il n'y a aucune solution facile ou à court terme à cette situation. Elle requiert une approche concertée et internationale. Mais ce que nous pouvons faire, et ce que nous continuons à faire, c'est de travailler avec nos partenaires et faire tout ce que nous pouvons pour aider les patients canadiens et les fournisseurs de soins de santé pendant cette période difficile», a fait valoir la ministre.
Fermeture
Le gouvernement annonçait mercredi que le réacteur de Chalk River demeurera fermé encore au moins trois mois, plutôt qu'un seul comme il l'avait d'abord annoncé il y a 10 jours.
L'opposition a unanimement critiqué le manque d'action du gouvernement dans le dossier. Les porte-parole du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont immédiatement reproché au gouvernement d'avoir tardé à réagir, puisque les réacteurs nucléaires ont des problèmes depuis déjà un an et demi.
«Le gouvernement sait depuis 18 mois qu'il y a un problème avec Chalk River, qu'il y a un problème avec la source des isotopes médicaux, mais il n'a rien fait», a scandé le porte-parole libéral en matière de ressources naturelles, David McGuinty.
«Quand est-ce que ce groupe va commencer son travail? Personne n'a été nommé, il n'y a pas de stratégie pour ce comité. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas mis en place ce comité il y a 18 mois?» a pour sa part questionné la porte-parole du NPD pour la santé, Judy Wasylycia-Leis.
Les deux partis estiment que les conservateurs tentent de gagner du temps en annonçant le dépôt d'un rapport à l'automne. Mais il sera alors trop tard et la crise sera passée, ont-ils déploré.
À sa sortie des Communes, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a critiqué l'inaction du gouvernement. «Je pense qu'il y a eu du laxisme, à la fois de la part des libéraux et des conservateurs, au cours des ans, et dans la décision de maintenir ouvert Chalk River, il y a un an et demi. C'était peut-être le temps de le réparer à ce moment-là, on n'en serait pas là où on en est aujourd'hui», a-t-il indiqué.
La ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a annoncé hier que le groupe d'experts, qui n'ont pas encore été nommés, remettra ses recommandations au ministère à l'automne.
«Nous avons reçu, au cours des six derniers mois, une série de propositions et nous avons besoin d'un comité d'experts pour les étudier. Il nous fera ses recommandations et nous prendrons ensuite une décision», a expliqué la ministre Raitt, en conférence de presse.
Pour le moment, les ministères de la Santé et des Ressources naturelles sont en pourparlers avec des pays producteurs d'isotopes médicaux afin de tenter de pallier la pénurie engendrée par la fermeture du réacteur nucléaire de Chalk River.
Le réacteur de l'Ontario, qui produit des isotopes médicaux utilisés pour la détection de cancers et de maladies cardiovasculaires, a été fermé, à la mi-mai, en raison d'une fuite d'eau lourde.
«Il n'y a aucune solution facile ou à court terme à cette situation. Elle requiert une approche concertée et internationale. Mais ce que nous pouvons faire, et ce que nous continuons à faire, c'est de travailler avec nos partenaires et faire tout ce que nous pouvons pour aider les patients canadiens et les fournisseurs de soins de santé pendant cette période difficile», a fait valoir la ministre.
Fermeture
Le gouvernement annonçait mercredi que le réacteur de Chalk River demeurera fermé encore au moins trois mois, plutôt qu'un seul comme il l'avait d'abord annoncé il y a 10 jours.
L'opposition a unanimement critiqué le manque d'action du gouvernement dans le dossier. Les porte-parole du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont immédiatement reproché au gouvernement d'avoir tardé à réagir, puisque les réacteurs nucléaires ont des problèmes depuis déjà un an et demi.
«Le gouvernement sait depuis 18 mois qu'il y a un problème avec Chalk River, qu'il y a un problème avec la source des isotopes médicaux, mais il n'a rien fait», a scandé le porte-parole libéral en matière de ressources naturelles, David McGuinty.
«Quand est-ce que ce groupe va commencer son travail? Personne n'a été nommé, il n'y a pas de stratégie pour ce comité. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas mis en place ce comité il y a 18 mois?» a pour sa part questionné la porte-parole du NPD pour la santé, Judy Wasylycia-Leis.
Les deux partis estiment que les conservateurs tentent de gagner du temps en annonçant le dépôt d'un rapport à l'automne. Mais il sera alors trop tard et la crise sera passée, ont-ils déploré.
À sa sortie des Communes, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a critiqué l'inaction du gouvernement. «Je pense qu'il y a eu du laxisme, à la fois de la part des libéraux et des conservateurs, au cours des ans, et dans la décision de maintenir ouvert Chalk River, il y a un an et demi. C'était peut-être le temps de le réparer à ce moment-là, on n'en serait pas là où on en est aujourd'hui», a-t-il indiqué.
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