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Bravo pour les clowns

26 mai 2009  Santé
Lettre adressée à Madame la ministre Marguerite Blais.

En 2004 j'étais en tournée des orphelinats et des résidences pour personnes âgées en Russie, au Tibet et en Chine avec le docteur Patch Adams. Le bon docteur disait: «Si je réussis à faire rire un enfant, ne serait-ce qu'une heure dans sa vie, ce sera déjà une bonne affaire.»

Dans une résidence chinoise pour les vieux, on nous a dit de ne pas nous

occuper d'une vieille femme, car elle ne parlait ni ne bougeait depuis plusieurs années.

Au bout de quinze minutes, portant un nez rouge, l'aînée dansait et riait au son de l'accordéon. L'infirmière nous regardait comme des faiseurs de miracles.

Dans les hôpitaux, les clowns font des miracles. Dr. Clown est essentiel pour la santé mentale de toute la société.

La foulosophie doit se répandre comme un rire sans pince dans ce monde malade qui ne rit plus. La moitié droite du cerveau est atrophiée tandis que le côté gauche règne en seigneur de la guerre.

Dans son programme électoral de 2008, le parti Neorhino proposait d'abolir le budget militaire, d'abolir les paradis fiscaux et avec tout l'argent récupéré, d'augmenter les budgets de la santé, de l'éducation et de la culture.

Nous voulions créer une armée de clowns pour sauver le monde triste. Un saint triste est un triste saint.

Il faut mettre des clowns partout dans tous les ministères, les organismes, les hôpitaux et les écoles. En Suisse, l'armée a déjà eu ses loustics qui avaient le mandat de faire rire les troupes.

Dans une rencontre à l'ambassade de Cuba à Ottawa, le ministre Peter Kent me disait qu'il aimait beaucoup rire. Je lui ai envoyé le livre: Crazy Wisdom de Wes Nisker, mais il n'a pas eu la politesse de répondre.

J'aurais bien aimé contaminer le triste et austère parti conservateur d'un peu de folie et d'imaginaire.

Les docteurs Clowns sont des humorissionnaires qu'il faut soutenir plus que les banques. Punissez les vrais coupables, les Mulroney, Rousseau, Martin et autres dilapideurs de fonds publics au lieu de taper sur le petit montant versé à Dr. Clown.

«La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout.»

«Je crois que la grande différence qu'il y entre les oiseaux et les hommes politiques, c'est que de temps en temps, les oiseaux s'arrêtent de voler», disait Coluche.

Pour une campagne de lever de fun.






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