Pas de panique à El Paso
Des dizaines de milliers de Mexicains continuent de se rendre aux Étas-Unis tous les jours
Grippe porcine? Pas de panique, ou si peu, à la frontière américaine qu'enjambent pourtant les Mexicains par dizaines de milliers tous les jours pour aller travailler, étudier, magasiner aux États-Unis. «Je ne vois pas que la circulation a du tout diminué», constate Diana Washington Valdez, journaliste à l'El Paso Times, au Texas.
C'est comme si le Rio Grande agissait comme une barrière contre le virus. Des milliers de personnes traversent quotidiennement les quatre ponts qui relient El Paso et Ciudad Juárez, deux villes qui forment une agglomération d'environ 2 millions de personnes. Ils sont parmi les postes les plus achalandés de la frontière. Juárez a fermé ses bars, ses installations sportives et toutes ses écoles, de la maternelle jusqu'à l'université, jusqu'au 6 mai. Tout est resté ouvert à El Paso, dit Mme Washington, jointe hier par Le Devoir.
Les responsables de la santé des deux côtés de la frontière ont multiplié les conférences de presse et les avertissements au cours des derniers jours. Ceux d'El Paso se sont placés en état d'alerte «élevée», alors que, des 65 cas de grippe porcine recensés jusqu'à maintenant aux États-Unis, une quinzaine seulement l'ont été dans des États frontaliers (dix en Californie, six au Texas, aucun en Arizona ni au Nouveau-Mexique). Par précaution, la Californie a décrété hier l'état d'urgence «bien qu'il n'y ait aucune raison de s'alarmer», a fait savoir hier le bureau du gouverneur, Arnold Schwarzenegger. Il s'est présenté à Juárez quatre cas suspects, mais des vérifications de laboratoire faites à Ciudad Chihuahua ont infirmé les soupçons d'infection.
Si donc la grippe porcine, qui aurait fait plus de 150 morts au Mexique, continuait hier de faire craindre une pandémie d'ampleur mondiale, «le fait de vivre à la frontière, du moins jusqu'à maintenant, ne comporte pas de risques additionnels», disait lundi à l'El Paso Times l'épidémiologiste Gerardo Castellalos.
Aussi, les autorités américaines s'en tiennent-elles pour l'heure à des opérations de «dépistage passif» à leur frontière. Question par ailleurs de ne pas créer un climat de panique qui risquerait de nuire à des échanges commerciaux qui se mesurent en milliards de dollars à l'échelle continentale. Les douaniers distribuent de la documentation, gardent un oeil sur les automobilistes et les piétons qui pourraient avoir l'air d'afficher des symptômes...
Avec celui d'El Paso, le poste de San Ysidro, entre Tijuana et San Diego, est le plus fréquenté de la frontière. Les nouvelles de la grippe y auront, dans un premier temps, réduit l'affluence d'environ 40 %. Mais pour l'essentiel, rapporte le San Diego Union-Tribune, la menace ne semble pas beaucoup inquiéter les gens, ni d'un côté ni de l'autre.
Ainsi parle Christy, une sexagénaire américaine sans assurance maladie, qui est allée faire soigner un mal de dents à Tijuana, où les soins sont beaucoup moins chers: «Je me moque de cette grippe, c'est de l'hystérie collective.»
C'est comme si le Rio Grande agissait comme une barrière contre le virus. Des milliers de personnes traversent quotidiennement les quatre ponts qui relient El Paso et Ciudad Juárez, deux villes qui forment une agglomération d'environ 2 millions de personnes. Ils sont parmi les postes les plus achalandés de la frontière. Juárez a fermé ses bars, ses installations sportives et toutes ses écoles, de la maternelle jusqu'à l'université, jusqu'au 6 mai. Tout est resté ouvert à El Paso, dit Mme Washington, jointe hier par Le Devoir.
Les responsables de la santé des deux côtés de la frontière ont multiplié les conférences de presse et les avertissements au cours des derniers jours. Ceux d'El Paso se sont placés en état d'alerte «élevée», alors que, des 65 cas de grippe porcine recensés jusqu'à maintenant aux États-Unis, une quinzaine seulement l'ont été dans des États frontaliers (dix en Californie, six au Texas, aucun en Arizona ni au Nouveau-Mexique). Par précaution, la Californie a décrété hier l'état d'urgence «bien qu'il n'y ait aucune raison de s'alarmer», a fait savoir hier le bureau du gouverneur, Arnold Schwarzenegger. Il s'est présenté à Juárez quatre cas suspects, mais des vérifications de laboratoire faites à Ciudad Chihuahua ont infirmé les soupçons d'infection.
Si donc la grippe porcine, qui aurait fait plus de 150 morts au Mexique, continuait hier de faire craindre une pandémie d'ampleur mondiale, «le fait de vivre à la frontière, du moins jusqu'à maintenant, ne comporte pas de risques additionnels», disait lundi à l'El Paso Times l'épidémiologiste Gerardo Castellalos.
Aussi, les autorités américaines s'en tiennent-elles pour l'heure à des opérations de «dépistage passif» à leur frontière. Question par ailleurs de ne pas créer un climat de panique qui risquerait de nuire à des échanges commerciaux qui se mesurent en milliards de dollars à l'échelle continentale. Les douaniers distribuent de la documentation, gardent un oeil sur les automobilistes et les piétons qui pourraient avoir l'air d'afficher des symptômes...
Avec celui d'El Paso, le poste de San Ysidro, entre Tijuana et San Diego, est le plus fréquenté de la frontière. Les nouvelles de la grippe y auront, dans un premier temps, réduit l'affluence d'environ 40 %. Mais pour l'essentiel, rapporte le San Diego Union-Tribune, la menace ne semble pas beaucoup inquiéter les gens, ni d'un côté ni de l'autre.
Ainsi parle Christy, une sexagénaire américaine sans assurance maladie, qui est allée faire soigner un mal de dents à Tijuana, où les soins sont beaucoup moins chers: «Je me moque de cette grippe, c'est de l'hystérie collective.»
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