Treize personnes infectées au pays
Devant la progression du virus de la grippe porcine au pays, les autorités canadiennes ont augmenté hier les mesures de sécurité aux frontières. Le nombre de personnes infectées par la grippe porcine a doublé en 24 heures au Canada, alors que l'Ontario et l'Alberta sont maintenant touchés.
Ottawa — Tous les voyageurs en provenance du Mexique qui se présentent devant un douanier canadien doivent maintenant répondre à des questions précises sur leur santé. Si une région infectée par le virus de la grippe porcine a été visitée ou encore si les symptômes d'un rhume sont visibles, le voyageur devra rencontrer un agent du gouvernement canadien.
Le fonctionnaire de l'Agence des services frontaliers du Canada ou de l'Agence de la santé publique du Canada décidera alors de la marche à suivre, que ce soit une visite rapide à l'hôpital ou simplement donner quelques conseils pour prendre du repos à la maison.
Des brochures d'informations sont également distribuées dans les avions qui arrivent au Canada, expliquant les symptômes de la grippe porcine et recommandant de consulter un médecin si ces signes apparaissent. Ces mesures ont été annoncées en fin de journée hier par l'administrateur en chef de la santé publique du Canada, David Butler-Jones.
Lors d'une conférence de presse à Ottawa, M. Butler-Jones a précisé que le virus de la grippe porcine semble pour l'instant se comporter au Canada comme le virus influenza, qui frappe le pays chaque année à la manière d'une grosse grippe. «La période d'incubation du virus semble être de sept jours», a-t-il dit. En clair, il peut se passer plusieurs jours avant l'apparition des premiers symptômes, ce qui complique les contrôles.
Le virus a d'ailleurs été détecté chez sept nouvelles personnes hier, portant le total de cas à 13 au Canada. En plus des cas déjà connus en Nouvelle-Écosse (quatre) et en Colombie-Britannique (deux), deux nouveaux cas ont été signalés en Alberta, quatre en Ontario et un en Colombie-Britannique. En Ontario, les personnes touchées proviennent de la grande région de Toronto.
Il n'y a toujours aucun cas confirmé au Québec, mais la province se prépare activement à une possible éclosion.
Les porteurs du virus au Canada sont des gens qui reviennent du Mexique ou qui ont été en contact avec des voyageurs de retour de ce pays. Tous les cas sont légers, alors que les symptômes ne sont pas plus virulents qu'une grippe normale. D'ailleurs, les deux personnes touchées en Alberta sont déjà rétablies, alors que celles en Ontario n'ont pas eu besoin d'être hospitalisées.
«Les nouveaux cas annoncés ont été prévus par les responsables de la santé publique et ils ne changent rien à notre façon de procéder», a dit la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq. «Nous sommes conscients que les cas détectés au Canada sont pour l'instant des cas mineurs, mais nous prenons tout de même cette situation très au sérieux.»
David Butler-Jones a répété que toutes les provinces s'attendent à détecter des cas de virus de la grippe porcine dans les prochains jours. «Certains cas seront plus sévères, a-t-il prévenu. Et même si on ne le souhaite pas, des décès sont à prévoir, comme c'est souvent le cas avec des épidémies de grippe de cette ampleur», a-t-il dit.
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a affirmé hier soir qu'il y avait moins de 50 personnes en observation au Canada, qui pourraient donc être porteuses du virus. «Ce chiffre change souvent, mais c'est moins de 50 personnes actuellement», a dit le docteur Frank Plummer, directeur général scientifique du laboratoire national de microbiologie de l'ASPC.
L'avenir
du virus incertain
Selon ce spécialiste, il est impossible de prédire la façon dont le virus va évoluer. Pour l'instant, les symptômes sont mineurs chez les personnes infectées au Canada, mais ça pourrait changer. «Le monde tente de comprendre d'où ça vient et ce qui s'est passé. On fait beaucoup de recherche, on a du personnel au Mexique, et on va mieux comprendre dans les prochaines semaines. Mais il ne faut pas oublier que la nature est inventive et imprévisible. Le virus peut devenir moins puissant, mais il peut aussi empirer. Le virus va s'adapter à l'humain, mais on ne sait pas comment», a soutenu Frank Plummer.
David Butler-Jones a soutenu que les autorités sont prudentes parce qu'elles ont appris du passé. Par exemple, en 1918, lors de la pandémie de grippe espagnole qui a fauché la vie de millions de personnes, la première vague de contamination était assez légère et les symptômes, peu virulents. «C'est la deuxième vague de la pandémie qui a été la plus violente. Il faut être humble devant un virus qui peut s'adapter», a-t-il dit.
Du même souffle, il a toutefois précisé qu'il n'y a pas lieu de paniquer dès que quelqu'un tousse ou se mouche. «Ça ne veut pas dire qu'il est infecté par la souche de la grippe porcine», dit M. Bulter-Jones.
Les spécialistes de l'ASPC ont tenu à préciser hier qu'il n'y a aucune évidence que le virus se transmet par les aliments. Ils ont répété qu'une ligne téléphonique est à la disposition des citoyens inquiets ou curieux
(1 800 454-8302).
Ottawa — Tous les voyageurs en provenance du Mexique qui se présentent devant un douanier canadien doivent maintenant répondre à des questions précises sur leur santé. Si une région infectée par le virus de la grippe porcine a été visitée ou encore si les symptômes d'un rhume sont visibles, le voyageur devra rencontrer un agent du gouvernement canadien.
Le fonctionnaire de l'Agence des services frontaliers du Canada ou de l'Agence de la santé publique du Canada décidera alors de la marche à suivre, que ce soit une visite rapide à l'hôpital ou simplement donner quelques conseils pour prendre du repos à la maison.
Des brochures d'informations sont également distribuées dans les avions qui arrivent au Canada, expliquant les symptômes de la grippe porcine et recommandant de consulter un médecin si ces signes apparaissent. Ces mesures ont été annoncées en fin de journée hier par l'administrateur en chef de la santé publique du Canada, David Butler-Jones.
Lors d'une conférence de presse à Ottawa, M. Butler-Jones a précisé que le virus de la grippe porcine semble pour l'instant se comporter au Canada comme le virus influenza, qui frappe le pays chaque année à la manière d'une grosse grippe. «La période d'incubation du virus semble être de sept jours», a-t-il dit. En clair, il peut se passer plusieurs jours avant l'apparition des premiers symptômes, ce qui complique les contrôles.
Le virus a d'ailleurs été détecté chez sept nouvelles personnes hier, portant le total de cas à 13 au Canada. En plus des cas déjà connus en Nouvelle-Écosse (quatre) et en Colombie-Britannique (deux), deux nouveaux cas ont été signalés en Alberta, quatre en Ontario et un en Colombie-Britannique. En Ontario, les personnes touchées proviennent de la grande région de Toronto.
Il n'y a toujours aucun cas confirmé au Québec, mais la province se prépare activement à une possible éclosion.
Les porteurs du virus au Canada sont des gens qui reviennent du Mexique ou qui ont été en contact avec des voyageurs de retour de ce pays. Tous les cas sont légers, alors que les symptômes ne sont pas plus virulents qu'une grippe normale. D'ailleurs, les deux personnes touchées en Alberta sont déjà rétablies, alors que celles en Ontario n'ont pas eu besoin d'être hospitalisées.
«Les nouveaux cas annoncés ont été prévus par les responsables de la santé publique et ils ne changent rien à notre façon de procéder», a dit la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq. «Nous sommes conscients que les cas détectés au Canada sont pour l'instant des cas mineurs, mais nous prenons tout de même cette situation très au sérieux.»
David Butler-Jones a répété que toutes les provinces s'attendent à détecter des cas de virus de la grippe porcine dans les prochains jours. «Certains cas seront plus sévères, a-t-il prévenu. Et même si on ne le souhaite pas, des décès sont à prévoir, comme c'est souvent le cas avec des épidémies de grippe de cette ampleur», a-t-il dit.
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a affirmé hier soir qu'il y avait moins de 50 personnes en observation au Canada, qui pourraient donc être porteuses du virus. «Ce chiffre change souvent, mais c'est moins de 50 personnes actuellement», a dit le docteur Frank Plummer, directeur général scientifique du laboratoire national de microbiologie de l'ASPC.
L'avenir
du virus incertain
Selon ce spécialiste, il est impossible de prédire la façon dont le virus va évoluer. Pour l'instant, les symptômes sont mineurs chez les personnes infectées au Canada, mais ça pourrait changer. «Le monde tente de comprendre d'où ça vient et ce qui s'est passé. On fait beaucoup de recherche, on a du personnel au Mexique, et on va mieux comprendre dans les prochaines semaines. Mais il ne faut pas oublier que la nature est inventive et imprévisible. Le virus peut devenir moins puissant, mais il peut aussi empirer. Le virus va s'adapter à l'humain, mais on ne sait pas comment», a soutenu Frank Plummer.
David Butler-Jones a soutenu que les autorités sont prudentes parce qu'elles ont appris du passé. Par exemple, en 1918, lors de la pandémie de grippe espagnole qui a fauché la vie de millions de personnes, la première vague de contamination était assez légère et les symptômes, peu virulents. «C'est la deuxième vague de la pandémie qui a été la plus violente. Il faut être humble devant un virus qui peut s'adapter», a-t-il dit.
Du même souffle, il a toutefois précisé qu'il n'y a pas lieu de paniquer dès que quelqu'un tousse ou se mouche. «Ça ne veut pas dire qu'il est infecté par la souche de la grippe porcine», dit M. Bulter-Jones.
Les spécialistes de l'ASPC ont tenu à préciser hier qu'il n'y a aucune évidence que le virus se transmet par les aliments. Ils ont répété qu'une ligne téléphonique est à la disposition des citoyens inquiets ou curieux
(1 800 454-8302).
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