Transat reporte ses vols vers le Mexique
Air Canada ne maintient que sa liaison à destination de Mexico
Photo : Jacques Nadeau
Les masques de protection n’étaient pas rares à l’aéroport Trudeau, à Montréal, chez les passagers arrivant du Mexique.
La crainte de la grippe porcine s'accroît. Le voyagiste Transat A.T. a fait savoir hier qu'il reporte tous ses vols vers le Mexique au moins jusqu'au 1er juin et qu'il rapatriera ses clients, passagers et employés qui s'y trouvent. Air Canada a annoncé en soirée qu'elle fera de même pour les principales destinations vacances du pays.
Cette décision a évidemment été motivée par l'avis émis tôt le matin par Santé Canada invitant à remettre à plus tard tout voyage «non urgent» au Mexique, mais aussi par la décision de l'Organisation mondiale de la santé d'élever à 4, sur une échelle de 6, son niveau d'alerte concernant les risques d'une pandémie. Cette mesure draconienne touche quelque 5000 clients et passagers ainsi qu'une vingtaine d'employés de Transat et de ses filiales Air Transat, Vacances Transat et Nolitours au Canada et Look Voyages en France. Plusieurs vols sont en outre prévus pour ramener employés et clients au Canada.
Air Canada et Vacances Air Canada suspendent pour leur part toutes leurs opérations à destination de Cancún, Cozumel et Puerto Vallarta jusqu'au 1er juin. Les vols prévus pour ramener les passagers actuellement en vacances dans un de ces endroits seront cependant exploités selon l'horaire prévu, jusqu'au 4 mai.
«Compte tenu de la demande actuelle», Air Canada continuera d'exploiter ses vols à destination de Mexico, a-t-on précisé par voie de communiqué. Les clients détenant des réservations pour un vol au départ ou à destination de Mexico prévu d'ici le 6 mai «peuvent toutefois effectuer de nouvelles réservations ou annuler leurs réservations».
Pour le moment, difficile d'évaluer l'impact financier de toutes ces mesures. Le porte-parole de Transat, Jean-Michel Laberge, a tout de même insisté sur le fait que le nombre de vols en direction du Mexique connaît une diminution majeure à ce temps-ci de l'année, après l'achalandage qui marque les rudes mois d'hiver que nombre de Canadiens veulent fuir en se rendant par exemple à Cancún.
Qui plus est, Transat a indiqué hier que ses clients pourront choisir de reporter leur départ. Cependant, si le prix du nouveau forfait est plus élevé que celui du voyage initialement prévu, «le passager devra débourser la différence». Si le prix est inférieur à celui du voyage prévu, «il n'y a aucun remboursement». Des conditions similaires s'appliquent pour ceux qui ont réservé auprès de Vacances Air Canada un séjour à Cancún, à Cozumel ou à Puerto Vallarta entre le 28 avril et le 1er juin.
Les voyageurs qui ont opté pour Transat pourront également choisir une autre destination. «Si plusieurs clients décident de changer de destination, ça n'aura pas un impact trop important, estime d'ailleurs M. Laberge. C'est certain que c'est coûteux, mais c'est la sécurité qui prime.»
N'empêche qu'il s'agit là d'un autre coup dur pour un secteur touristique déjà malmené par une crise économique mondiale qui refroidit les ardeurs des touristes, a indiqué pour sa part le responsable des communications de l'Association canadienne des agences de voyages, Donovan Gaudette. «Heureusement, a-t-il poursuivi, ça ne s'est pas passé pendant la semaine de relâche hivernale, parce qu'on aurait eu des centaines de milliers de personnes éparpillées partout au Mexique. À ce temps-ci de l'année, il y a beaucoup moins de monde qui voyage.»
Il a toutefois prédit que cette crise pourrait bien avoir, pour le Mexique, le même genre de conséquences négatives qu'avait connues le Canada à la suite de la crise du SRAS. Déjà, de nombreux pays déconseillent à leurs ressortissants de se rendre au Mexique et plusieurs voyagistes ont suspendu leurs activités à destination de ce pays.
Assuré ou non?
Pour le moment, les autres vacanciers qui ont acheté un voyage au Mexique mais qui ne veulent plus y aller en raison de la grippe porcine doivent se rabattre sur les provisions d'annulation de leur contrat. En effet, aussi longtemps que les voyages ne sont pas carrément interdits dans un pays, la Loi sur la protection du consommateur n'offre aucune protection. Certains de ces contrats ne permettent aucune annulation et la somme déboursée sera donc entièrement perdue. D'autres permettent des annulations avec une pénalité.
Du côté des assurances voyages, tout dépend du moment de l'achat. «Tous ceux qui sont en voyage ou qui avaient acheté leur assurance annulation avant [que ne soit émis l'avis de Santé Canada déconseillant de se rendre au Mexique] sont couverts», a assuré François Morel, conseiller de Mise en marché assurances voyages chez Desjardins.
Michel Courtemanche, de la Croix-Bleue, précise de son côté que les assurances annulation ou interruption couvrent habituellement les frais «non remboursables», notamment ceux des compagnies aériennes ou des tours nolisés. Et quelqu'un qui serait tombé malade au Mexique en raison de la grippe porcine serait toujours assuré.
Cette décision a évidemment été motivée par l'avis émis tôt le matin par Santé Canada invitant à remettre à plus tard tout voyage «non urgent» au Mexique, mais aussi par la décision de l'Organisation mondiale de la santé d'élever à 4, sur une échelle de 6, son niveau d'alerte concernant les risques d'une pandémie. Cette mesure draconienne touche quelque 5000 clients et passagers ainsi qu'une vingtaine d'employés de Transat et de ses filiales Air Transat, Vacances Transat et Nolitours au Canada et Look Voyages en France. Plusieurs vols sont en outre prévus pour ramener employés et clients au Canada.
Air Canada et Vacances Air Canada suspendent pour leur part toutes leurs opérations à destination de Cancún, Cozumel et Puerto Vallarta jusqu'au 1er juin. Les vols prévus pour ramener les passagers actuellement en vacances dans un de ces endroits seront cependant exploités selon l'horaire prévu, jusqu'au 4 mai.
«Compte tenu de la demande actuelle», Air Canada continuera d'exploiter ses vols à destination de Mexico, a-t-on précisé par voie de communiqué. Les clients détenant des réservations pour un vol au départ ou à destination de Mexico prévu d'ici le 6 mai «peuvent toutefois effectuer de nouvelles réservations ou annuler leurs réservations».
Pour le moment, difficile d'évaluer l'impact financier de toutes ces mesures. Le porte-parole de Transat, Jean-Michel Laberge, a tout de même insisté sur le fait que le nombre de vols en direction du Mexique connaît une diminution majeure à ce temps-ci de l'année, après l'achalandage qui marque les rudes mois d'hiver que nombre de Canadiens veulent fuir en se rendant par exemple à Cancún.
Qui plus est, Transat a indiqué hier que ses clients pourront choisir de reporter leur départ. Cependant, si le prix du nouveau forfait est plus élevé que celui du voyage initialement prévu, «le passager devra débourser la différence». Si le prix est inférieur à celui du voyage prévu, «il n'y a aucun remboursement». Des conditions similaires s'appliquent pour ceux qui ont réservé auprès de Vacances Air Canada un séjour à Cancún, à Cozumel ou à Puerto Vallarta entre le 28 avril et le 1er juin.
Les voyageurs qui ont opté pour Transat pourront également choisir une autre destination. «Si plusieurs clients décident de changer de destination, ça n'aura pas un impact trop important, estime d'ailleurs M. Laberge. C'est certain que c'est coûteux, mais c'est la sécurité qui prime.»
N'empêche qu'il s'agit là d'un autre coup dur pour un secteur touristique déjà malmené par une crise économique mondiale qui refroidit les ardeurs des touristes, a indiqué pour sa part le responsable des communications de l'Association canadienne des agences de voyages, Donovan Gaudette. «Heureusement, a-t-il poursuivi, ça ne s'est pas passé pendant la semaine de relâche hivernale, parce qu'on aurait eu des centaines de milliers de personnes éparpillées partout au Mexique. À ce temps-ci de l'année, il y a beaucoup moins de monde qui voyage.»
Il a toutefois prédit que cette crise pourrait bien avoir, pour le Mexique, le même genre de conséquences négatives qu'avait connues le Canada à la suite de la crise du SRAS. Déjà, de nombreux pays déconseillent à leurs ressortissants de se rendre au Mexique et plusieurs voyagistes ont suspendu leurs activités à destination de ce pays.
Assuré ou non?
Pour le moment, les autres vacanciers qui ont acheté un voyage au Mexique mais qui ne veulent plus y aller en raison de la grippe porcine doivent se rabattre sur les provisions d'annulation de leur contrat. En effet, aussi longtemps que les voyages ne sont pas carrément interdits dans un pays, la Loi sur la protection du consommateur n'offre aucune protection. Certains de ces contrats ne permettent aucune annulation et la somme déboursée sera donc entièrement perdue. D'autres permettent des annulations avec une pénalité.
Du côté des assurances voyages, tout dépend du moment de l'achat. «Tous ceux qui sont en voyage ou qui avaient acheté leur assurance annulation avant [que ne soit émis l'avis de Santé Canada déconseillant de se rendre au Mexique] sont couverts», a assuré François Morel, conseiller de Mise en marché assurances voyages chez Desjardins.
Michel Courtemanche, de la Croix-Bleue, précise de son côté que les assurances annulation ou interruption couvrent habituellement les frais «non remboursables», notamment ceux des compagnies aériennes ou des tours nolisés. Et quelqu'un qui serait tombé malade au Mexique en raison de la grippe porcine serait toujours assuré.
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