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Le SRAS fauche deux autres Ontariens

Le Devoir   2 avril 2003  Santé
Le SRAS fauche deux autres Ontariens
Photo : Agence Reuters
Le SRAS fauche deux autres Ontariens
Le virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a fauché hier deux autres Ontariens tandis qu'il prenait pied sur l'île du Prince-Édouard, où quatre cas suspects viennent d'être signalés. Le Québec demeure toujours indemne. «Tous les nouveaux signalements se sont avérés négatifs», a précisé Blaise Lefebvre, agent d'information à l'unité des maladies infectieuses de la Direction de la santé publique de Montréal.

Le bilan canadien s'est donc quelque peu alourdi: cinq nouveaux individus fort probablement atteints et 17 nouveaux cas suspects s'ajoutent aux deux personnes âgées qui ont succombé à la maladie après avoir été traitées pour d'autres problèmes médicaux dans le même hôpital où les premiers cas de SRAS ont été admis et soignés.

Le virus poursuit par ailleurs son insidieuse dissémination à travers le monde. Un avion de la compagnie American Airlines en provenance de Tokyo, avec 139 voyageurs à son bord, a été placé en quarantaine lors de son atterrissage à San Jose, en Californie, après que deux passagers et deux membres de l'équipage se sont plaints de symptômes ressemblant à ceux du SRAS.

L'Australie compte désormais un premier patient possiblement atteint. L'Indonésie a également annoncé ses deux premiers cas suspects. La Malaysia a fait état de ses huit premiers malades présumés. Les Philippines ont placé 23 personnes sous observation. En Europe, un cas a été rapporté en Suède et un premier malade a été confirmé en Allemagne.

À Hong Kong, où l'épidémie ne cesse de s'amplifier, les autorités ont fermé des écoles et isolé un immeuble où la plupart des habitants pourraient avoir été contaminés par l'eau, les égouts ou le système de ventilation. On s'apprête maintenant à monter des camps de mise en quarantaine.

Les scientifiques soupçonnent de plus en plus que l'épidémie ait pu prendre naissance dans une maison du sud de la Chine où les habitants cohabitaient avec des animaux de ferme.

Avec l'AFP et AP
 
 
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