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CHUM: qui paiera les coûts d'emprunt supplémentaires, demande le PQ?

La Presse canadienne   28 mars 2009  Santé
Québec — Le Parti québécois craint que le gouvernement doive éponger les coûts d'emprunt supplémentaires des partenaires privés qui construiront le Centre hospitalier universitaire de Montréal.

Selon le porte-parole de l'opposition officielle pour le Conseil du trésor, Sylvain Simard, le resserrement du marché du crédit, observé sur les marchés des capitaux depuis plusieurs mois, contribue à la hausse des taux d'intérêt, ce qui aura un impact sur le projet du CHUM qui doit être réalisé dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP).

M. Simard a affirmé que même si les taux d'intérêt pourraient éventuellement baisser, aucun ajustement à la baisse ne sera possible une fois scellée l'entente entre le gouvernement et le consortium qui sera retenu pour la construction de l'édifice.

Le PQ souhaite que le projet soit réalisé en mode conventionnel, notamment parce que l'État serait en mesure d'obtenir des prêts à un taux plus avantageux que les entreprises privées qui sont responsables d'obtenir le financement dans le mode PPP.

«C'est au moment de prendre le risque, lorsque le groupe financier qui finance les travaux prend le risque d'investir, que les coûts sont calculés, a-t-il dit lors d'un point de presse. Et actuellement, c'est le double du coût que l'État paie pour ses emprunts.»

Lors d'un échange sur le sujet avec M. Simard, dans le cadre des travaux parlementaires, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a défendu les PPP.

Reconnaissant que la crise des liquidités pose certains problèmes, elle a donné l'exemple de la France, qui a mis sur pied un fonds pour garantir les emprunts de ses partenaires privés.

Mme Jérôme-Forget a assuré que le gouvernement allait trouver des solutions.

«Donc, il y a un resserrement du crédit, a-t-elle dit. Sauf que nous savons une chose: c'est que le gouvernement, lui, va être un bon payeur, en ce sens que le gouvernement va être capable, justement, de rencontrer ses obligations.»

M. Simard a soutenu que les taux pratiqués actuellement sur le marché du crédit sont 2,5 % plus élevés, pour les entreprises privées, que ceux dont le gouvernement bénéficie.

Selon le porte-parole péquiste, les partenaires privés exposés à ces conditions d'emprunt pourraient refiler jusqu'à 2 milliards de plus que ce que le gouvernement devrait payer en mode conventionnel.
 
 
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