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Infirmières de première ligne - Le Québec gagnerait à imiter le ROC

Alors que les super-infirmières commencent à peine à faire leur place dans nos hôpitaux, elles sont déjà des centaines en Ontario qui veulent élargir leur champ de pratique encore davantage

Lisa-Marie Gervais   26 mars 2009  Santé
Le milieu médical québécois a toujours été réticent à déléguer plus de tâches aux infirmières.
Photo : Pascal Ratthé
Le milieu médical québécois a toujours été réticent à déléguer plus de tâches aux infirmières.
Des temps d'attente réduits, un plus grand nombre de patients soignés, des diagnostics plus rapides... Au Canada anglais, les infirmières ont trouvé des solutions pour améliorer la quantité et la qualité des soins. L'Association des infirmières et des infirmiers du Canada a d'ailleurs publié hier un rapport... qu'on jalouse un peu au Québec.

Pour réduire le temps d'attente dans les hôpitaux et pour les chirurgies, les infirmières canadiennes plaident pour qu'on leur fasse une plus grande place dans le système de santé. Dans un rapport qu'elle a publié hier, l'Association des infirmières et des infirmiers du Canada a fait état d'une série d'initiatives qui ont amélioré les soins et réduit les temps d'attente. Les infirmières-pivot et les infirmières praticiennes — les fameuses «super-infirmières» qui ont un diplôme de deuxième cycle — sont mises à contribution pour alléger la tâche des médecins et atténuer les effets de la pénurie.

Par exemple, au Centre régional du cancer de Windsor, où une infirmière-pivot a coordonné le processus de diagnostic du cancer du poumon, les patients ont été informés beaucoup plus rapidement du verdict de leurs tests. En moyenne, ils n'ont attendu que 44 jours au lieu de 120. À New Westminster en Colombie-Britannique, une infirmière clinicienne spécialisée a élaboré un «modèle de mieux-être postopératoire» qui a permis de réduire de 50 % la durée médiane de l'hospitalisation des patients qui avaient subi un résection du côlon.

Le Québec traîne la patte

Qu'est-ce qu'on attend pour faire de même au Québec? «On croit aussi que les infirmières font partie de la solution», croit Lina Bonamie, présidente de la Fédération interprofessionnelle du Québec, qui a annoncé hier qu'elle quittera ses fonctions en juin. «Mais on a été ralenties par les médecins omnipraticiens qui se sentaient menacés et l'Ordre des pharmaciens qui résistait pour ne pas qu'elles prescrivent.»

Claude Montmarquette, coauteur d'une étude statistique comparative sur la pénurie d'infirmières, est d'avis que les infirmières québécoises aient un plus grand rôle à jouer. «J'ai l'impression qu'on a toujours, dans le milieu francophone, une vision hiérarchique de la relation entre le médecin et l'infirmière, alors qu'au Canada anglais, il y a une meilleure collaboration», a-t-il dit.

Des initiatives mettant à profit des infirmières, il y en aussi au Québec, insiste la présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Gyslaine Desrosiers. Elle cite en exemple le CSSS du Nord de Lanaudière, où des infirmières praticiennes spécialisées ont permis à 500 enfants d'avoir un suivi en médecine familiale. «Mais il n'y en a que deux en première ligne», note-t-elle. En Ontario, elles sont plus de 800. «Les autres provinces ont plus de cas concrets à soumettre parce qu'elles ont pris une longueur d'avance.»

Bien qu'elle ait été approuvée en 2002, il aura fallu un certain temps avant que la loi 90 modifiant le Code des professions dans le domaine de la santé soit appliquée. Pour l'instant, il n'y a qu'une quarantaine de super-infirmières auxquelles se grefferont à l'automne quelque 70 consoeurs de première ligne formées à l'université. «Elles sont en demande, tout le monde en veut. Reste le problème du financement», soutient Gyslaine Desrosiers.
 
 
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  • Richard De Lanauze - Inscrit
    26 mars 2009 06 h 38
    L'attente, initiative ministérielle.
    Comment passer sous silence un tel article!

    Mais voyons donc, ça fait parti de nos moeurs, nos us et coutumes, d'être en arrière de tous et chacun.

    Comment pourrait-il en être autrement? C'est notre marque de commerce d'être en retard.
    Au contraire d'admettre, on rejette. On contraire d'informer, on désinforme. Il ne faudrait surtout pas tenter de déroger à la sacro sainte institution du premier à dire non, à toute forme d'avancement possible.
    Que ce soit à l'assemblée nationale, au collège des médecins, à l'ordre des omnipatriciens, et là même venant des pharmaciens, se nuire avant de s'aider, voila le modus vivendi.
    Si au contraire de toujours penser au "JE", nos élus de tout acabit savaient se prendre en main, et de commencer à orienter nos jeunes sur les bancs d'écoles vers ce qui semblerait être la pénurie de demain, peut être progresserions nous, au lieu de toujours régresser.
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  • André Michaud - Inscrit
    26 mars 2009 08 h 30
    Québec ultra bureaucratisé
    La province de Québec semble toujours plus pogné dans la bureaucratie que les autres provinces...hélas!

    Pour avoir travaillé plus de 35 ans dans la fonction publique, ça ne me surprend pas...mon directeur m'a déjà suspendu 2 jours comme cadeau de Noel par ce que j'étais "trop au service des citoyens" et que je devrais plustot être au service de mes bureaucrates supérieurs (qui sont totalement déconnecté des services au public...)

    Mais qui aura le courage politique de faire le ménage dans la fonction publique avec ses minables gestionnaires improductifs et de privatiser certains services (toujours disponibles pour TOUS, donc pas à 2 vitesses) comme on a fait avec succès en Europe???
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  • Claude Archambault - Inscrit
    26 mars 2009 13 h 20
    Mais nous sommes Une Nation
    Nous sommes une nation distincte, et il faut être différent du ROC car ils sont des anglais méchants. Cela n'est qu'une ruse pour nous faire encore plus souffrir et nous assimiler il faut résister.
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  • Robert Côté - Abonné
    26 mars 2009 13 h 57
    Pire que l'ultra bureaucratie.
    J'ai hâte d'habiter une province aussi bonne ou meilleure que les autres. Plutôt que d'être un société distincte ou une pauvre nation pour le CHUM, la couleur de la margarine,le métro de laval,la rue Notre-Dame, Gilles Duceppe et le Bloc et j'en passe.
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  • Cadostin Marie Sherly - Inscrite
    26 mars 2009 21 h 48
    Les bienfaits des super-infirmiers au Canada
    Ce serait bien d'avoir des super-infirmiers (ières) à travers tout le canada, car cela ferait du bien aux patients qui souffrent et le temps d'attente à l'urgence des hôpitaux diminuerait.
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