Enquête nationale sur la maternité - Peu de mères allaitent exclusivement plus de six mois
Photo : Jacques Nadeau
L’allaitement est une exigence difficile à satisfaire pour de nombreuses mères.
La prise d'acide folique, la position pendant l'accouchement, l'allaitement ou encore la dépression post-partum... Une vaste enquête nationale de l'Agence de la santé publique du Canada a sondé 6000 femmes et leur a posé 300 questions sur tous les aspects de la maternité, de la préconception aux premiers mois de leur vie de mère, en passant par l'accouchement. Une première au pays.
Malgré les recommandations des experts, très peu de femmes ont nourri leur enfant exclusivement en les allaitant durant les six premiers mois de la vie de bébé. C'est ce que révèle, entre autres choses, une vaste enquête canadienne sur la maternité réalisée par l'Agence de santé publique auprès de 6421 femmes de cinq à 14 mois après avoir donné naissance. L'allaitement peut être contraignant, reconnaît la présidente du Regroupement des sages-femmes du Québec, Céline Lemay. D'autant qu'il est suggéré d'introduire l'alimentation solide à partir de six mois, mais de continuer l'allaitement sur une période pouvant aller jusqu'à deux ans ou plus.
Après trois mois, environ la moitié des mères disent ne pas avoir introduit d'autres liquides dans l'alimentation de leur enfant et seulement 14 % d'entre elles continuent l'allaitement exclusif après six mois. «À moins qu'elle ne tire son lait, une mère qui allaite doit se consacrer exclusivement à son enfant», note Marianne Giguère, une maman de deux enfants, dans la jeune trentaine . «À partir du moment où le bébé accepte de prendre le biberon et le lait maternisé, ça te donne une certaine liberté. Plus de sorties, la possibilité de travailler et des nuits» note-t-elle. Les jeunes femmes de 15 à 19 ans seraient celles qui auraient le moins tendance à nourrir leur bébé exclusivement au lait maternel quand ce dernier a six mois alors que les femmes de 40 ans et plus sont celles qui tendent le plus à le faire.
Trop de monitorage foetal continu?
Par ailleurs, l'enquête révèle que 91 % des femmes disent que les professionnels de la santé s'occupant d'elles avaient eu recours au monitorage foetal électronique (MFE) pour vérifier le rythme cardiaque de leur bébé pendant leur travail et les deux tiers disaient qu'il s'agissait d'un monitorage continu. Or, le MFE exercé de façon continue est directement associé à un nombre accru de césariennes et d'accouchements par voie vaginale assistés par des forceps ou une ventouse.
Pour changer cette pratique populaire, il faudrait changer les mentalités dans les hôpitaux, croit Céline Lemay. «Et en temps de pénurie de personnel, il devient plus simple de brancher une femme sur le moniteur de façon continue et de surveiller au poste», a-t-elle ajouté. Pour la sage-femme, il est également difficile de changer les mentalités en ce qui concerne la position lors de l'accouchement, qui est beaucoup plus rapide et sans douleur s'il est effectué en position debout, assise ou sur le côté. Or, l'étude démontre que près de 50 % des femmes disent avoir donné naissance couchées sur le dos. Et 57 % des répondantes ont dit que leurs jambes reposaient dans des étriers.
La période de préconception et les premiers mois de la grossesse sont également pris au sérieux par les mères. Parmi les femmes qui savent que l'ingestion d'acide folique réduit les risques d'anomalies congénitales (78 %), environ 70 % d'entre elles en prennent. Près de 95 % des Canadiennes reçoivent des soins prénataux dans les trois premiers mois de leur grossesse. Selon le sondage, elles ont été 11 % à fumer pendant la grossesse et 23 % à vivre avec un fumeur. Environ 10 % des femmes ont indiqué avoir bu durant leur grossesse.
La grossesse est un événement bien accueilli par la plupart d'entre elles puisque la grande majorité des femmes ont dit qu'elles étaient «très heureuses» (81 %) ou «quelque peu heureuses» (12 %) d'apprendre qu'elles étaient enceintes. Si la moitié des femmes ont indiqué que le moment de la grossesse était opportun, environ le quart aurait préféré la grossesse plus tôt, 20 % auraient préféré être enceintes plus tard. Finalement, 7 % ne voulaient pas être enceintes du tout.
Malgré les recommandations des experts, très peu de femmes ont nourri leur enfant exclusivement en les allaitant durant les six premiers mois de la vie de bébé. C'est ce que révèle, entre autres choses, une vaste enquête canadienne sur la maternité réalisée par l'Agence de santé publique auprès de 6421 femmes de cinq à 14 mois après avoir donné naissance. L'allaitement peut être contraignant, reconnaît la présidente du Regroupement des sages-femmes du Québec, Céline Lemay. D'autant qu'il est suggéré d'introduire l'alimentation solide à partir de six mois, mais de continuer l'allaitement sur une période pouvant aller jusqu'à deux ans ou plus.
Après trois mois, environ la moitié des mères disent ne pas avoir introduit d'autres liquides dans l'alimentation de leur enfant et seulement 14 % d'entre elles continuent l'allaitement exclusif après six mois. «À moins qu'elle ne tire son lait, une mère qui allaite doit se consacrer exclusivement à son enfant», note Marianne Giguère, une maman de deux enfants, dans la jeune trentaine . «À partir du moment où le bébé accepte de prendre le biberon et le lait maternisé, ça te donne une certaine liberté. Plus de sorties, la possibilité de travailler et des nuits» note-t-elle. Les jeunes femmes de 15 à 19 ans seraient celles qui auraient le moins tendance à nourrir leur bébé exclusivement au lait maternel quand ce dernier a six mois alors que les femmes de 40 ans et plus sont celles qui tendent le plus à le faire.
Trop de monitorage foetal continu?
Par ailleurs, l'enquête révèle que 91 % des femmes disent que les professionnels de la santé s'occupant d'elles avaient eu recours au monitorage foetal électronique (MFE) pour vérifier le rythme cardiaque de leur bébé pendant leur travail et les deux tiers disaient qu'il s'agissait d'un monitorage continu. Or, le MFE exercé de façon continue est directement associé à un nombre accru de césariennes et d'accouchements par voie vaginale assistés par des forceps ou une ventouse.
Pour changer cette pratique populaire, il faudrait changer les mentalités dans les hôpitaux, croit Céline Lemay. «Et en temps de pénurie de personnel, il devient plus simple de brancher une femme sur le moniteur de façon continue et de surveiller au poste», a-t-elle ajouté. Pour la sage-femme, il est également difficile de changer les mentalités en ce qui concerne la position lors de l'accouchement, qui est beaucoup plus rapide et sans douleur s'il est effectué en position debout, assise ou sur le côté. Or, l'étude démontre que près de 50 % des femmes disent avoir donné naissance couchées sur le dos. Et 57 % des répondantes ont dit que leurs jambes reposaient dans des étriers.
La période de préconception et les premiers mois de la grossesse sont également pris au sérieux par les mères. Parmi les femmes qui savent que l'ingestion d'acide folique réduit les risques d'anomalies congénitales (78 %), environ 70 % d'entre elles en prennent. Près de 95 % des Canadiennes reçoivent des soins prénataux dans les trois premiers mois de leur grossesse. Selon le sondage, elles ont été 11 % à fumer pendant la grossesse et 23 % à vivre avec un fumeur. Environ 10 % des femmes ont indiqué avoir bu durant leur grossesse.
La grossesse est un événement bien accueilli par la plupart d'entre elles puisque la grande majorité des femmes ont dit qu'elles étaient «très heureuses» (81 %) ou «quelque peu heureuses» (12 %) d'apprendre qu'elles étaient enceintes. Si la moitié des femmes ont indiqué que le moment de la grossesse était opportun, environ le quart aurait préféré la grossesse plus tôt, 20 % auraient préféré être enceintes plus tard. Finalement, 7 % ne voulaient pas être enceintes du tout.
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