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En pleine crise, il faut sauver l'essentiel

1,5 milliard de plus à la santé. 490 millions de plus à l'éducation.

Antoine Robitaille   20 mars 2009  Santé
Qualifiées de «missions essentielles de l'État», la Santé et l'Éducation sont pratiquement les seuls postes budgétaires qui augmentent véritablement. En santé, c'est l'impact du vieillissement qu'il veut juguler alors qu'en éducation, c'est encore et toujours le décrochage qu'il souhaite combattre.

Québec — Alors que les budgets des autres ministères seront pratiquement gelés, Québec augmentera ses dépenses en santé et en éducation. «Nous ne ferons pas comme d'autres avant nous qui ont sabré ces budgets [santé et éducation] devant la première difficulté», a déclaré Monique Jérôme-Forget en évoquant les gouvernements du Parti québécois. Ainsi, les budgets de la santé augmenteront de 5,7 %. «C'est une augmentation de 1,5 milliard qui permettra entre autres de poursuivre les efforts afin d'améliorer l'accès aux services et aux soins de santé», a déclaré la ministre.

Selon elle, ces dépenses permettront de faire face à «l'augmentation des besoins» induite par le vieillissement de la population. La santé demeure donc une priorité pour le gouvernement, même si l'emploi est maintenant en tête de liste.

Avec les dépenses supplémentaires, l'implantation des groupes de médecine familiale se poursuivra. «Nous pourrons également répondre à différentes problématiques sociales, comme les jeunes en difficulté, les troubles de comportement et la violence conjugale», a déclaré la ministre.

Éducation

La ministre a aussi souligné qu'en matière d'éducation, les budgets augmentaient de 3,5 %, ce qui représente une somme de 490 millions de dollars. Fortement critiqué récemment pour n'avoir pas réussi à stopper la hausse du décrochage scolaire, le gouvernement Charest a tenu à mettre ce dossier en relief dans le budget. Mme Jérôme-Forget a annoncé hier que sa collègue Michelle Courchesne «proposera prochainement une nouvelle approche adaptée à chaque région du Québec afin de mobiliser le milieu scolaire et la communauté pour encourager nos jeunes à demeurer à l'école».

Le gouvernement entend consacrer des sommes à la réduction de la taille des groupes au primaire et au secondaire. «Ainsi, dès la prochaine rentrée scolaire, la taille des groupes sera réduite de 20 % en 3e et 4e années du primaire en milieux défavorisés, et de 10 % en 3e année du primaire dans tous les autres milieux», a promis Mme Jérôme-Forget.

Les sommes supplémentaires iront aussi à la formation de la main-d'oeuvre. «Des passerelles seront mises en place afin de permettre une entrée plus rapide en formation professionnelle à des personnes qui perdent leur emploi», a-t-elle précisé.

Pour le Parti québécois, c'est trop peu. Selon le critique péquiste en matière de finances, François Legault, le gouvernement «rate sa cible». Il estime qu'un investissement majeur en éducation est nécessaire, «notamment pour lutter efficacement contre le décrochage scolaire, pour la formation de la main-d'oeuvre et pour améliorer la compétitivité de nos cégeps et de nos universités. Or, tout ce que le gouvernement fait, c'est un copier-coller du dernier budget», a-t-il soutenu.
 
 
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  • Fernand Trudel - Abonné
    20 mars 2009 11 h 38
    Ou est la rationalisation de l'État
    On a oublié de remettre en question les réglementations et programmes toujours plus nombreux et contradictoires ou seul l'administration bureaucratique y trouve son compte.

    La province la plus endettée par tête de pipe s'endettera davantage.

    Les accrocs aux mamelles de l'état comme les groupes écolos et le FRAPPRU trouvent qu'ils ne sont pas assez graissés. Ils oublient que l'argent ça ne pousse pas dans les arbres et que ce que le gouvernement donne de la main gauche est perçu par la main droite en soustrayant les coûts de l'appareil gouvernemental.

    Si Frédéric Bastiat revenait aujourd'hui, il constaterait que ce qu'il dénonçait à l'époque est toujours d'actualité. Serait-il surpris que les étatistes emploient les mêmes instruments qu'à son époque pour se maintenir en poste? Serait-il étonné par les développements politiques et économiques aux États-Unis?

    Durant la récente campagne présidentielle américaine, j'ai souvent pensé à Bastiat. Il a bien remarqué que la loi était pervertie - « la Loi, dis-je, non seulement détournée de son but, mais appliquée à poursuivre un but directement contraire. La loi devenue l'instrument de toutes les cupidités, au lieu d'en être le frein! » Un des effets « de cette déplorable perversion de la Loi, c'est de donner aux passions et aux luttes politique, et, en général, à la politique proprement dite, une prépondérance exagérée » (La Loi, Écrit par Bastiat en 1850).

    Dans L'État (1848), Bastiat écrit:

    « Quant à nous, nous pensons que l'État, ce n'est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d'oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité. »

    Ce que nous observons aujourd'hui correspond-il à cette définition?
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  • Jocelyne Brunet - Inscrite
    20 mars 2009 14 h 32
    Belles paroles
    Nous avons eu droit à de belles visites de ministres successifs de la Santé en Outaouais, mais ce dont nous avons besoin, ce sont des médecins de famille, pas des ministres qui s'empressent de sauter dans le privé dès que la population a le dos tourné. Les hôpitaux universitaires à Montréal financés à même les impôts des contribuables gatinois, c'est bien beau, mais ça ne nous donne pas accès aux services de base en santé. Et les médecins et hôpitaux d'Ottawa commencent maintenant à refuser les patients québécois. Gatineau est la ville du Québec la plus peuplée après Montréal et Québec. À quand notre hôpital universitaire pour que nous puissions former nos propres médecins ici?

    Jocelyne Brunet
    Gatineau
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