Des grenouilles pourraient aider à comprendre le syndrome de la mort subite
25 mars 2003
Santé
Un chercheur de l'Université Laval, à Québec, étudie présentement le processus de respiration de la grenouille afin d'y déceler des indices permettant de mieux comprendre le syndrome de la mort subite du nourrisson.
Richard Kinkead, professeur adjoint de pédiatrie à l'Université Laval, se penche actuellement sur la neurobiologie de la respiration des amphibiens, s'attardant plus particulièrement au processus qui permet de s'adapter d'un milieu aqueux, pour le têtard, à un milieu de respiration aérobique, pour la grenouille.
Le professeur Kinkead explique que le mode de respiration d'une grenouille adulte, fait d'une séquence irrégulière de deux ou trois respirations, suivie d'une pause, est le même que celui que les médecins observent chez un bébé prématuré.
«Si nous pouvions mettre le doigt sur les produits neurochimiques qui accélèrent ou ralentissent la maturation du système de régulation de la respiration, nous pourrions commencer à étudier la façon dont ce système pourrait être modifié pour rendre la respiration plus régulière», a expliqué le Dr Kinkead.
L'équipe du professeur Kinkead a pu confirmer que le rôle des neurotransmetteurs dans la stimulation de l'activité pulmonaire changeait de façon draconienne lors du développement du têtard en une grenouille, c'est-à-dire du passage du milieu aqueux à un milieu aérobique. Ces neurotransmetteurs agissent soit pour freiner soit pour accélérer le rythme respiratoire.
«Lorsque l'activité neuronale est réduite en raison de la faible concentration des neurotransmetteurs, la respiration est interrompue par des pauses et devient irrégulière», explique encore le Dr Kinkead.
La sérotonine, un neurotransmetteur, semblerait y être pour quelque chose. Elle serait plus active chez les jeunes grenouilles que chez les plus âgées.
Pour l'avenir, il s'agira de déterminer quels neurotransmetteurs jouent un rôle clé aux différents stades de développement.
Richard Kinkead, professeur adjoint de pédiatrie à l'Université Laval, se penche actuellement sur la neurobiologie de la respiration des amphibiens, s'attardant plus particulièrement au processus qui permet de s'adapter d'un milieu aqueux, pour le têtard, à un milieu de respiration aérobique, pour la grenouille.
Le professeur Kinkead explique que le mode de respiration d'une grenouille adulte, fait d'une séquence irrégulière de deux ou trois respirations, suivie d'une pause, est le même que celui que les médecins observent chez un bébé prématuré.
«Si nous pouvions mettre le doigt sur les produits neurochimiques qui accélèrent ou ralentissent la maturation du système de régulation de la respiration, nous pourrions commencer à étudier la façon dont ce système pourrait être modifié pour rendre la respiration plus régulière», a expliqué le Dr Kinkead.
L'équipe du professeur Kinkead a pu confirmer que le rôle des neurotransmetteurs dans la stimulation de l'activité pulmonaire changeait de façon draconienne lors du développement du têtard en une grenouille, c'est-à-dire du passage du milieu aqueux à un milieu aérobique. Ces neurotransmetteurs agissent soit pour freiner soit pour accélérer le rythme respiratoire.
«Lorsque l'activité neuronale est réduite en raison de la faible concentration des neurotransmetteurs, la respiration est interrompue par des pauses et devient irrégulière», explique encore le Dr Kinkead.
La sérotonine, un neurotransmetteur, semblerait y être pour quelque chose. Elle serait plus active chez les jeunes grenouilles que chez les plus âgées.
Pour l'avenir, il s'agira de déterminer quels neurotransmetteurs jouent un rôle clé aux différents stades de développement.
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