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La pénurie de médecins de famille ne se résorbera pas

Les universités peinent encore à attirer les étudiants

Lisa-Marie Gervais   2 février 2009  Santé
Pour la troisième année consécutive, les universités du Québec pourraient ne pas pourvoir tous leurs postes de résidents en médecine familiale au terme du processus de sélection pour l'année 2009, dont le premier tour s'est terminé vendredi dernier. Au mieux, la pénurie d'omnipraticiens pourrait commencer à se résorber en 2010, croit le président de la Fédération médicale étudiante du Québec, Marc Beltempo.

«L'an passé, le gouvernement a décidé d'augmenter l'offre sans rien changer au marketing de la médecine de famille. On a eu des problèmes à "vendre" le programme», résume M. Beltempo. «Pour 2009, il n'y aura pas de changements majeurs, même si tout le monde met l'épaule à la roue. Ça prend un minimum de deux à trois ans pour avoir un impact sur les étudiants.» La directrice de programme de résidence au département de médecine familiale à l'Université de Montréal, Louise Authier, abonde en ce sens. «On ne pourra pas aller plus vite, il va falloir que tout le monde se mette dans la tête que ça va durer un certain temps», a-t-elle indiqué.

Pour pallier la crise, le gouvernement avait promis d'augmenter par décret le ratio de postes médecine familiale-médecine spécialisée. Il est actuellement de 45 %-55 % et passerait à 50 %-50 % l'an prochain. Mais, selon Louise Authier, cela ne fera pas en sorte qu'il y aura plus de candidats intéressés par la médecine familiale. Elle déplore que le ministère de la Santé rejette toujours la balle dans le camp des universités. «On est vus comme les gros méchants de l'histoire», dit-elle. Le problème réside dans le manque d'intérêt pour la profession, croit-elle.

Le cabinet du ministre de la Santé a réitéré au Devoir ses intentions de rencontrer ce mois-ci les doyens des quatre facultés de médecine du Québec pour élaborer un plan d'action de revalorisation de la médecine de famille auprès des Québécois. Il n'y a toutefois pas de rencontre prévue à l'agenda avec le président de la Coalition des associations de médecins diplômés à l'étranger (CAMDE), Comlan Amouzou, pour discuter du sort des médecins diplômés à l'étranger (MDE) qui, selon lui, font partie de la solution.

Un avis que ne partage pas Louise Authier qui, en collaboration avec ses deux homologues de l'Université de Sherbrooke et Laval, supervise et coordonne tout le processus de sélection des futurs médecins de famille. «Je regrette, mais ce n'est pas en admettant des médecins étrangers qu'on va régler le problème», laisse-t-elle tomber.

Des propos difficiles à entendre, mais qui n'en demeurent pas moins vrais, insiste-t-elle. Déçue des quiproquos et des accusations de manque de transparence à l'égard du processus de sélection, elle a profité d'une entrevue avec Le Devoir pour remettre les pendules à l'heure.

Selon la Dre Authier, si des postes de résidents en médecine familiale demeurent vacants après les deux tours du processus de sélection, c'est qu'il n'y aura pas eu suffisamment de candidats compétents qui auront choisi ce domaine de pratique. «Mon travail est de premièrement choisir les candidats qui sont les plus aptes à réussir cette résidence dans un temps moyen. Ensuite, je dois tenir compte de la capacité d'accueil», a expliqué la Dre Authier. «Les médecins diplômés à l'étranger nécessitent un encadrement plus grand que nos externes québécois. J'accepte donc d'avoir des postes vides soit parce que je n'ai pas les candidats du niveau qu'il faut ou soit parce que je n'ai pas les ressources pour les encadrer adéquatement», affirme-t-elle.

Louise Authier comprend le découragement des MDE qui, parce qu'ils ont réussi tous les tests requis et obtenus les équivalences du Collège des médecins, s'attendent à être choisis. «Mais on reçoit des candidats en entrevue qui n'ont pas pratiqué depuis dix ans!», rappelle-t-elle en ajoutant que le site Internet de son département indique bien que la préférence est donnée aux médecins ayant moins de quatre ans d'éloignement de la pratique. Elle s'interroge également sur la pertinence des examens du Collège des médecins. «L'examen du Collège n'est pas au niveau attendu. Il le sait, mais ne le dira pas», dit-elle en précisant qu'à partir de l'année prochaine, les examens seront effectués par le Conseil médical du Canada. «Nous souhaitons vivement que ce soit mieux.»

Fermer l'immigration?

L'an dernier, les universités avaient été blâmées parce que plusieurs médecins étrangers n'avaient même pas été convoqués aux entrevues. Le gouvernement leur a fait promettre de rectifier le tir pour le processus de sélection 2009. Ainsi, quelque 130 MDE ont été conviés. Une perte de temps et d'argent, estime la Dre Authier. «On a dû engager deux fois plus d'enseignants. Notre personnel a mis des heures et des heures à étudier des dossiers et à préparer des résumés de candidatures. Mais ça ne va rien changer», avance-t-elle. Mme Authier croit fermement que pas plus de dix MDE seront acceptés en résidence dans chacune des trois universités. Les postulants en ont d'ailleurs été avisés avant de passer l'entrevue. Pourquoi réduire ainsi leurs espoirs de réussir? «Parce qu'ils nous l'ont demandé et par souci de transparence», souligne-t-elle en ajoutant que d'année en année, le nombre d'acceptations ne dépasse jamais dix pour son institution.

Pour la Dre Authier, il est grand temps d'arrêter de raconter des histoires aux immigrants. «Il faut fermer les vannes de l'immigration et être clairs avec les candidats sur leurs possibilités réelles de faire de la médecine au Québec», soutient-elle. «Car nous n'aurons pas les ressources suffisantes pour les recevoir. On est en pénurie de médecins et donc en pénurie d'enseignants, et les cohortes d'étudiants ont plus que doublé dans les dernières années. Nous avons déjà une surcharge à tous les niveaux», a-t-elle poursuivi.

Le président de la Coalition des associations de médecins diplômés à l'étranger (CAMDE), Comlan Amouzou, en a assez de se faire «tenir le même discours depuis plus de 30 ans». «Le problème, ici, c'est que les médecins sont payés à l'acte. Leur but est de voir le plus grand nombre de patients possible et ils n'ont plus de temps pour former les nouveaux médecins», avance-t-il. «Les médecins qui arrivent de l'étranger ne coûtent rien au système parce qu'ils ont déjà leur formation. Pourquoi ne pas les mettre plus rapidement dans un programme de stage?
 
 
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  • Moffet Patrick-Alexandre - Inscrit
    2 février 2009 08 h 28
    Mensonge
    Si nous ne voulons pas d'immigrant pour nous soigner, que l'ont ferme complètement cette porte et n'en parlons plus. Ce que Dre Authier devrait savoir, c'est que ces immigrants ont dans la réalité passé les mêmes évaluations que les médecins québécois, autant par le CMQ que par le MCC. Elle de son côté, pour évaluer ce médecin elle ne fera rien de plus que regarder sur papier le c.v. du candidat et lui fera passer une courte entrevue pour juger de sa compétence. Je crois que beaucoup d'entreprises en font plus pour sélectionner les meilleurs et dénicher la perle rare. Dre Authier, le jugement que vous portez et la décision de fermer les portes aux médecins reconnu par nos institutions plaçant les valises de la médecine, est du pure gaspillage.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    2 février 2009 09 h 11
    À trop vouloir investir dans son statut, on risque de devenir une statue encrassée.
    Faut croire que bons nombres de médecins le deviennent pour le prestige et les salaires. Plus de simplicité dans cette profession et chez les candidats seraient de bon aloi. Permettez-moi un petit conseil aux gens qui sont tentés par la profession. Essayez donc de travailler un peu plus sur vous-mêmes de manière à vous valoriser autrement que par votre statut. Une personne qui se valorise en raison uniquement de son statut risque avec le temps de devenir une statue encrassée.

    Jacques Morissette (Montréal)
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  • jacques noel - Inscrit
    2 février 2009 09 h 26
    Bravo au Dr Authier
    "Pour la Dre Authier, il est grand temps d'arrêter de raconter des histoires aux immigrants. «Il faut fermer les vannes de l'immigration et être clairs avec les candidats sur leurs possibilités réelles de faire de la médecine au Québec», soutient-elle. «Car nous n'aurons pas les ressources suffisantes pour les recevoir. On est en pénurie de médecins et donc en pénurie d'enseignants, et les cohortes d'étudiants ont plus que doublé dans les dernières années. Nous avons déjà une surcharge à tous les niveaux», a-t-elle poursuivi."

    Idem avec les douces. Il ne manque pas d'infirmières au Québec; elles travaillent en moyenne seulement 28 heures. C'est un problème d'organisation et de syndicalisation de la main-d'oeuvre. Pas un problème de manque de main-d'oeuvre

    ----
    Est-ce qu'il y a un problème avec le site du Devoir? Chaque fois que je viens je me retrouve avec la pub d'Air France en haut
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  • Anne Elisabeth Selles - Inscrite
    2 février 2009 09 h 34
    pourquoi?
    Est-ce que le québécois a un corps différent ou est-ce que tout simplement le Collège des Médecins a peur de se faire submerger par des médecins étrangers ayant plus de qualifications que les médecins québécois? Selon ma propre expérience, certains médecins québécois ne pensent qu'à une seule chose, faire fonctionner la carte du client et en recevoir le plus possible afin d'augmenter leurs revenus. Ils ne prennent pas le temps de réellement s'entretenir avec lui. Pourquoi être obligé d'aller voir d'abord un généraliste quand on a besoin de consulter un spécialiste? Beaucoup de pertes de temps et d'argent. Cela sans compter que pour voir un spécialiste ça prend très souvent des mois pour enfin obtenir un rendez-vous. C'est inadmissible...
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  • Pierre Samuel - Abonné
    2 février 2009 09 h 54
    On est pas "sortis du bois"!!!
    Dre Autier semble avoir parfaitement appris sa "leçon corporative" de non-ouverture face à toute solution qui pourrait éventuellement s'écarter des sentiers battus! Il ne s'agit nullement de former des "médecins à rabais", mais de tenir compte des acquis de "médecins étrangers" qui pourraient éventuellement intégrer le système actuel par voie de stages appropriés! Avec pareil entêtement de la part de "l'establishment médical" québécois, on est définitivement pas "sortis du bois"!
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  • jacques noel - Inscrit
    2 février 2009 10 h 36
    @Anne Elisabeth Selles
    Le corps des Québécois est comme celui des autres terriens, mais on ne souffre pas des mêmes maladies qu'à Tombouctou.
    Ici, c'est le cancer, les maladies corénariennes, l'Alzheimer. A Tombouctou, c'est le palu, le choléra, les infections, les accouchements. Deux mondes

    C'est vrai que c'est court chez nos médecins. Pour le "mental", c'est le bureau d'a-coté, le bureau du psy.

    Contrairement à la France (ou vous semblez venir) on va d'abord chez le généraliste qui, la plupart du temps, va nous guérir. S'il échoue, il va vous référer au spécialiste.
    Comme tout est gratuit (pas de ticket modérateur comme en France), le système est un peu congestionné. Surtout en hiver, because le climat, l'un des pires au monde.
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  • Johanne Bouthillier - Inscrite
    2 février 2009 10 h 42
    Pure bureaucratie crasse
    Les problèmes ont des solutions, l'encadrement ça se trouve ou ça se décrète. Comme le suggérait un autre intervenant, un médecin déjà formé, déjà « examiné », etc., ça vaut de l'or. Ouvrons-leur grand les portes au lieu de fafiner.

    Johanne Bouthillier
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  • Brun Bernard - Inscrit
    2 février 2009 12 h 54
    Autisme...
    ... du Docteur Authier. La réalité ira plus vite que ce genre de perception passéiste. Absolument à côté de la plaque. On pourrait facilement prouver que ce que ce docteur nous dit est faux mais même si le ciel est bleu, elle dira qu'il est rouge. Je connais parfaitement bien le contexte et je peux vous dire que les journalistes devraient faire une investigation réelle et hop, voilà ce docteur hors des plumes. On ne fait pas un pays avec ce genre de mentalité rétrograde.
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  • Lucien Joubert, Md - Inscrit
    2 février 2009 17 h 26
    La Médecine est Malade
    C'est le titre de mon livre publié au Editions de l'Homme en 1961 et je vois que les chose ont guèes changées 47 ans plus tard.
    Lucien Joubert MD (promotion 1958 UdeM)
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  • Jocelyne Brunet - Inscrite
    3 février 2009 01 h 42
    Embauchons les médecins diplômés à l'étranger
    À la rigueur, qu'on leur fasse passer un examen ou un stage, mais qu'on cesse d'insinuer que les médecins étrangers seraient dangereux pour la population parce qu'ils ont reçu leur formation ailleurs qu'au Québec. C'est d'une mauvaise foi évidente.

    Jocelyne Brunet
    Gatineau
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  • Walid Elabyad - Inscrit
    3 février 2009 11 h 51
    C'est vraiment étonnant... et choquant
    J'aime dire à Dre Authier que les médecins diplômés à l'étranger qui ont réussi les examens d'équivalence du CMQ ou du CMC, ne manquent pas de connaissance ni d'expérience par comparaison aux médecins québécois. Ils ont fait preuve de leur compétence en réussissant les examens écrits et les examens pratiques. Si vous ne voulez pas reconnaitre les résultats de ces examens, pourquoi ne pas demander de les annuler définitivement, au moins nous (les médecins diplômés hors Canada) ne perdrons pas des milliers de dollars pour les passer, et surtout nous ne perdrons 3ans (en moyenne) à étudier et à préparer ces examens puis après on nous juge d'incompétent puisque nous n'avons pas pratiqué la médecine depuis longtemps. Je pense qu'il faut cesser de lancer et relancer la balle entre le collège des médecins de Québec et les universités, car en fin du compte ce sont les médecins diplômés à l'étranger qui payent le coût en premier temps et derrière eux les patients qui continueront à courir ici et là pour qu'un médecin de famille accepte de les prendre en charge. Vraiment c'est triste et en même temps c'est bizarre de vivre une situation pareille au 21ème siècle et surtout dans un grand pays comme le Canada.
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  • Chryst - Abonné
    3 février 2009 15 h 02
    La dr. Authier prêche pour sa paroisse
    Il vaudrait mieux un médecin étranger que pas de médecin du tout, surtout s'il a passé les examens du collège québécois. Le permis et l'examen ne pourraient qu'être provisoires, dans les pires des cas.
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  • Caroline Leblond - Inscrite
    5 février 2009 09 h 35
    Étudiante en médecine
    Bonjour, je suis une étudiante en 5e année de médecine qui a choisis de faire de la médecine familiale. Récemment dans un de mes cours, il y a eu la création d'un forum de discusssion où les gens ont donné plusieurs réponses au "Pourquoi les gens ne vont pas en médecine de famille?". Parmi les réponses se trouvaient le fait que les spécialistes dénigrent cette profession aux étudiants (en leur disant entre autre: tu es trop bon pour la médecine de famille!), par le fait que nous sommes très peu exposés aux généralistes lors de notre cursus médical, la différence de salaire, le mécanisme des PREM instauré avec le gouvernement Charest, et j'en passe... La faculté devra effectuer des changements pour améliorer ces conditions si elle veut augmenter les généralistes... Par ailleurs, je suis bien d'accord avec Dre Authier même si cela n'est pas dit avec des gants blancs. Pour avoir vu des médecins étranges en stage avec moi externe, ils avaient énormément de difficulté à s'adapter au système ici et les patrons n'avaient clairement pas le temps de les aider. J'ai aussi vu des patients qui venaient de d'autres pays qui avaient été investigués de façon chaotique et irrationnel, ce qui aurait été totalement inacceptable comme pratique médicale ici. Je ne crois pas être la seule à craindre que la qualité des soins diminue si on augmente la venue de médecins étrangers. C'est malheureux mais c'est la réalité.
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  • Caroline Leblond - Inscrite
    5 février 2009 09 h 39
    Pour les gens qui croit que les stages sont une solution...
    Pour ceux qui croient que nous n'avons qu'à accepter les médecins étrangers en stage ici, il faut savoir que c'est assez compliqué... Nous manquons de médecins et certains ne désirent pas enseigner car cela n'est pas très payant pour eux. Grâce à l,augmentation des admissions en médecine, nous sommes de grosses cohortes d'externes et les milieux de stage sont utilisés plus que leur capacité ne leur permet. Il n'est pas rare que nous soyons 15 externes dans un même stage, ils ne savent même plus où nous mettre dans l'hôpital. Imaginez si en plus il y avait les médecins étrangers qui sont une charge encore plus grande pour les patrons, on ne saurait pas plus où les mettre dans l'hôpital.
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  • Georges Moiny - Inscrit
    7 février 2009 11 h 45
    Protection de l'incompétence pure laine ?
    Je trouve les propos de Louise Authier plutôt malvenus. La qualité de la médecine au Québec ne permet surtout pas de la qualifier de supérieure. Je pense que le vrai problème est que si on ouvre la porte aux étrangers, les patients québecois risquent bien de les adopter au détriment des médecins pure laine. Un autre point : tout plainte à l'ordre des médecins est sanctionnée par l'interdiction du patient de rencontrer le médecin et ce, sans qu'aucun remplacant ne lui soit fourni; dans un climat de pénurie, il est clair que beaucoup de québecois préfèrent se taire plutôt que de signaler les problèmes de pratiques de médecins de familles. Pour ma part, mon médecin m'a diagnostiqué une sinusite en lieu et place d'une compression des cervicales et j'ai souffert de cette situation pendant deux ans. Voilà la vrai vérité : le collège des médecins, la conférence des recteurs et tous ces gens de pouvoir agissent ensemble de manière à maintenir la protection de leur propre incompétence.
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  • Jean Francois - Inscrit
    7 février 2009 21 h 29
    Mme Louise Authier est passible de prison
    Non Mme Authier. Nous ne sommes pas comme ça au Québec. Le Québec est une société acueillante et vous ne faites honte par vos agissements bassement haineux. Il est clair maintenant que vous êtes la seule personne à priver des milliers de Québécois d'avoir un médecin de famille avec l'obstruction obsessionnelle que vous faites pour empêcher des médecins québécois ayant fait leurs études à l'étranger et ayant réussi tous les examens du Collége des médecins du Quebec et du conseil médical du Canada d'aller à l'université. Et à ce titre Mme Louise Authier devrait être poursuivie pour plusieurs chefs d'accusation. Notamment:
    1. Propos racistes et xénéphobe tenus sur le Journal Le Devoir du 02 février 2009 à l'endroit des médecins étrangers et de l'immigration en général.
    2. Obstruction non justifiée à l'entrée à l'université à des médecins formés à l'étranger malgré leur réussite à tous les examens québecois et canadiens exigés.
    3. Plusieurs québecois sont malheureusement diagnostiqués tardivement à cause du manque chronique des médecins de famille et sur ce point Mme Authier doit assumer sa part de résponsabilité.
    4. Gaspiage de fonds publiques. Et ceci, c'est elle qui le confirme quand elle dit que les entrevues est une perte d'argent et de temps. Le Québec met de l'argent pour donner à chaque Québecois la chance d'avoir un médecins de famille mais elle, elle dit que c'est comme elle est juste forcée à faire ces entrevues et que ça ménerait à rien. Comment sait-elle avant une entrevue que le candidat n'est pas bon? pourquoi gaspie-t-elle alors l'argent des contribuables québecois?
    5. Le Collège des Médecins du Québec doit la traduire devant son conseil de discipline pour avoir miner la crédibilité des examens administrés par ce même collège des médecins.

    Pour finir, il est clair que cette femme n'est nullement préoccupée par la santé des Québecois.
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  • Sim Dan - Inscrit
    26 juillet 2010 06 h 29
    Devenez competitives
    Entre le protectionnisme et la nécessité de résoudre un problème de pénurie , il faut choisir. Pour exercer au Québec, les Médecins formés à l'étranger doivent prouver qu'ils possèdent les connaissances de base nécessaires, et ceci dans des conditions extrêmement difficiles. Ceci ne peut être remis en question. En revanche, ils ont besoins de s'initier à la médecine du milieu et aux spécificités de la pratique médicale d'un environnement qui pour eux est nouveau. Les difficultés qu'ils éprouvent sur le terrain ne sont pas supérieures à celles qu'on décèlerait chez un Québéquois formé au Québec et qui se retrouverait par exemple en Afrique du sud, un pays dont il ignore la culture et l’histoire médicale. J'ai bien apprécié l'intervention de Mlle Caroline Leblond qui n’est encore qu’étudiante en médecine, qui va en droite ligne de celle de la Dre. Authier. Le dénominateur commun, c’est la peur : La peur pour les places, la peur pour les postes, la peur pour le boulot en danger devant l’étranger envahisseur. Tenez : ’’Il n’y aura pas plus de dix places pour les MDE’’ ( même si par ailleurs des postes resteront vacants !). Mesdames, vous qui mesurez les autres, et jaugez leur intelligence, alors même que vos propres compétences, vos propres capacités dans les mêmes conditions d’immigrés, ne sont pas établies, sachez que la peur de l’autre c’est aveux de sa propre faiblesse. Devenez compétitives et tout ira bien pour vous, vous n’aurez alors rien à craindre…
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  • Betty Baba - Inscrit
    15 septembre 2010 23 h 23
    Le devenir des femmes enceintes au Québec
    C’est à partir d’un constat des témoignages des femmes enceintes qui n’ont pas d’obstétricien -gynécologues depuis leurs grossesses. Le signal d’alarme devient très préoccupant puisqu’une femme enceinte a besoin d’être suivie au cours de sa grossesse.
    Dans la région d’Outaouais, il n y a que 4 médecins obstétricien –gynécologues, un chiffre insuffisant pour la clientèle en région d’après une plainte collective formulée à Gatineau en septembre 2007 et une prise de conscience d’une étendue manque du médecins de famille en passant par le problème en cours sur l’interruption de grossesse. Cet appel, à la détresse, est aussi valable pour les femmes.
    Une plainte collective
    « Nous, les femme de l’Outaouais, n’avons pas accès aux soins gynécologiques suivants :
    Test PAP, suivi des MTS, Suivi de grossesse, accouchements et soins après l’accouchement, détection et soins pour le cancer et les maladies du système reproductif, traitements pour la ménopause, l’endométriose et les fibromes (Laparoscopie et hystéro copie) et vaccin du VTH :
    Nous exigeons du Ministre Couillard qu’il remédie immédiatement à cette situation inacceptable tel que promis depuis déjà deux ans, et qu’il corrige cette injustice du système envers les femmes de l’Outaouais par l’installation d’une équipe de médecins ayant accès aux hôpitaux de Hull et de Gatineau afin de fournir des soins gynécologiques publics, gratuits et nécessaires dans l’Outaouais.
    Nous ne sommes pas en mesure de relancer le débat sur le manque de médecins au Québec mais seulement d’attirer l’attention du ministre de la santé en ce qui concerne la santé des femmes et leurs vies en danger.
    Nous nous sommes rendus sur place à l’hôpital de Hull, un secteur de la ville de Gatineau pour en savoir davantage dès 7 heures du matin »
    .
    Les patients s’impatients
    Ceux qui se sont plaints devant la secrétaire, parce qu’on ne
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