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Bolduc rencontre les pharmaciens

200 postes seraient à pourvoir dans les établissements publics du Québec

La Presse canadienne   21 novembre 2008  Santé
Les pharmaciens qui travaillent dans le secteur public espèrent bien que la rencontre avec le ministre de la Santé, Yves Bolduc, ce matin à Montréal, pourra contribuer à mettre un terme à la pénurie qui sévit dans les établissements publics de santé du Québec, où 200 postes seraient à pourvoir.

Les espoirs sont d'autant plus élevés que la directrice générale de l'Association des pharmaciens en établissements de santé du Québec (APES), Linda Vaillant, écarte l'idée que le ministre soit motivé par les élections du fait qu'il n'y a que 1200 pharmaciens qui oeuvrent en établissements publics de santé au Québec, dont 1000 sont représentés par l'association.

Au nom de ses membres, Mme Vaillant mettra en avant deux pistes de solution identifiées depuis un bon moment pour attirer la relève: en premier lieu, une hausse des salaires d'environ 20 000 $ afin de combler l'écart existant avec les pharmaciens oeuvrant au privé et, en second lieu, la reconnaissance d'une spécialisation en pharmacie qui générerait automatiquement de meilleurs salaires.

Le ministère de la Santé a déjà dit qu'il n'était pas disposé à donner son aval à la deuxième proposition, a convenu Mme Vaillant.

Quant à une hausse des salaires, le même ministère a fermé la porte à cette possibilité en septembre dernier en rompant les discussions et en les reportant à la prochaine ronde de négociations dans les secteurs public et parapublic, en 2010.

Il importe de savoir qu'après quatre années d'études universitaires, le pharmacien du privé gagne en moyenne annuellement 84 000 $ alors que le jeune qui a fait deux années d'études supplémentaires, pour obtenir sa maîtrise (l'exigence minimale requise pour travailler dans le secteur public), obtient 63 000 $ par année.

«Il n'est pas normal que des gens étudient pendant six ans pour gagner 30 % de moins que ceux qui étudient pendant quatre ans. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas là-dedans. Il faut reconnaître la situation», a plaidé Mme Vaillant.

Des efforts ont pourtant été faits vers 2002-03 pour que les universités acceptent davantage d'étudiants en pharmacie dans l'espoir de contrer la pénurie déjà en place dans les établissements publics.
 
 
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