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CHU: Québec prêt à payer ses d. g. 30% de plus

Kathleen Lévesque   11 novembre 2008  Santé
Devant les difficultés à recruter un directeur général pour chacun des centres hospitaliers universitaires (CHU), le gouvernement libéral veut offrir une augmentation de la rémunération allant jusqu'à 30 %. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a confirmé au Devoir que son ministère, en collaboration avec le Conseil du trésor «est en train de revoir toute la base salariale en ajoutant ce qu'on appelle un bonus à la performance». «Il faut aller chercher des gens compétents, et on pense qu'il faut qu'il y ait une bonification du salaire. Mais ce n'est pas astronomique, ce n'est pas du simple au double. C'est une augmentation que je considère comme raisonnable», a expliqué M. Bolduc.

Cette hausse pourrait se situer entre 20 % et 30 % de la rémunération actuelle. L'échelle salariale s'établit à l'heure actuelle autour de 184 000 $ par année. L'augmentation envisagée permettrait donc à un directeur général de recevoir entre 221 000 $ et 239 000 $, selon la formule retenue.

Il faut toutefois préciser que le directeur général du CHUM ainsi que celui du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont accès depuis 2005 à un bonus équivalent à 30 % de leur rémunération. La moitié de ce forfait peut être accordé par le conseil d'administration de l'établissement alors que l'autre portion de 15 % relève d'une décision ministérielle. Cette somme supplémentaire correspond à la lourdeur exceptionnelle de la tâche pour ces deux CHU.

Au CHUM, on ne cache pas que la rémunération offerte est une contrainte considérable pour le recrutement d'un nouveau directeur général. Le CHUM est sans directeur général depuis le départ forcé du Dr Denis Roy en juillet dernier. Et personne ne semble se bousculer au portillon.

«On va devoir élargir le spectre de recherche hors Québec. Non pas qu'il n'y a pas de candidats qui soient capables de le faire, mais on veut vraiment s'assurer de débusquer toutes les candidatures possibles. Dès lors, il est évident que le niveau de rémunération offert est nettement insuffisant. [...] Il faut payer les d.g. au prix qu'ils valent», croit le président du conseil d'administration du CHUM, Patrick Molinari.

Malgré l'ampleur de ces sommes, des écarts significatifs demeurent entre la rémunération accordée à un directeur général au Québec et celui qui travaille dans une autre province canadienne. «Un d.g. d'un hôpital comparable au CHUM, en Ontario, ne gagne pas moins de 350 000 $», a affirmé M. Molinari.

De fait, on se rappellera le passage à la tête de l'Hôpital d'Ottawa de David Levine, aujourd'hui président-directeur général de l'Agence de santé de Montréal, à qui l'on versait, en 2000, une rémunération annuelle de 355 000 $.

Le recrutement d'un directeur général à l'extérieur du Québec est de plus en plus chose courante. Ainsi, le CUSM avait recruté Arthur Porter aux États-Unis.

Le CHU Sainte-Justine a annoncé le mois dernier l'embauche d'un nouveau directeur général. Le Dr Fabrice P. Brunet, d'origine française, occupe le poste de chef du service de réanimation et soins intensifs de l'hôpital St. Michael de Toronto. Il entrera en fonction en janvier prochain.

Le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) fait face lui aussi au problème de trouver un successeur à la direction générale. Le CHUQ n'a toujours pas déniché la perle rare après deux affichages lancés depuis septembre dernier. L'actuel directeur général, René Rouleau, a prévu partir sous peu afin de prendre la présidence de la mutuelle d'assurance La Capitale. L'Hôtel-Dieu de Québec, l'un des trois hôpitaux formant le CHUQ, doit subir un agrandissement important, ce qui semble alourdir la tâche qui attend le nouveau directeur général.

Mais la situation apparaît particulièrement complexe pour le CHUM. Outre la question financière, le CHUM connaît des difficultés de gestion clinique (les services d'urgence, l'accessibilité des soins et la rétention du personnel, par exemple). Cela lui a d'ailleurs fait perdre une importante subvention de 100 millions de dollars provenant de la Fondation canadienne pour l'innovation le printemps dernier.

Aussi, le CHUM assume en même temps la responsabilité du projet de construction du futur hôpital. La gouvernance du projet est par ailleurs compliquée par la structure à multiples têtes imposée par Québec (ministère de la Santé et Trésor, direction exécutive, CHUM et Agence des PPP). Le CHUM est un immense navire difficile à piloter, un «défi supplémentaire».

«Toutes les facettes du CHUM sont largement publiques. Donc, les candidats qui s'y intéressent savent très bien dans quel type d'eau ils vont être appelés à nager», a fait valoir Patrick Molinari.

Le processus de recrutement n'est pas concrètement commencé. Le comité de sélection a été autorisé récemment par Québec. Une première rencontre est prévue d'ici à la fin du mois de novembre où il sera question d'établir un plan de travail ainsi que les critères de sélection. «C'est un processus pour les grands établissements qui est extrêmement long. Et il faut être lucide: il n'y a pas un nombre considérable de candidatures qui soient sur le marché», a souligné M. Molinari qui lance, en riant, que «ça prend plus de résilience que dans d'autres milieux».






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  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 07h47
    Les libéraux nous prennent vraiment pour des imbéciles !
    « Il ne sont pas capable de trouver quelqu'un de compétent à
    184 000 $ par année ? Incroyable ! Ils prennent vraiment les québécois pour des caves ! Moi j'en connais beaucoup de gens très qualifiés qui serait très heureux de travailler à $184 K/an surtout en pleine crise économique...

    Est-ce que monsieur Charest désire que je m'en occupe pour lui ?

    Quelle incompétence !

    Kebeca Liberata ! »

  • Kris Richard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 08h11
    Desjardins - La Bête Monétaire qui Contrôle nos Universités
    « C'est la Bête Monétaire Desjardins qui contrôle nos Universités, comme en fait foi le Président Alban D'Amour de l'Université et la prise de position des Coopératives qui se sont emparées des chaires en transformant les classes en autant d'Administrations cooptées et/ou Associations Personnifiées procurant beaucoup de gestion d'argent venant du Public et du Privé.
    C'est un leurre monumental que d'augmenter les salaires des Directeurs, car même La Fondation Chagnon y trouve une pécunière rétribution dû à ses implications de développement de ses Cuisines Commensal et Centres de Recherche sur le Milepertuis et ChagnoneX.
    Il faut non seulement REFUSER ces augmentations salariales pour Bien Nanti Administrateur, mais sortir Desjardins de nos Institutions Universitaires et Commissions Scolaires.
    http://17.xooit.fr/t92-VIRUS-COOP-DESJARDINS-COMMISSIONS-SCOLAIRES-ENFANTS-COOPTES-POUR-LA-VIE.htm
    Kris Richard, au nom des 17 enfants qui meurent de faim à la minute dans le Monde. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 08h14
    Un emploi de faux patron
    « Dans le secteur public et parapublic il n'y a pas de patron véritable. Seulement des petits et grands gérants coincés entre la bureaucratie gouvernementale et syndicale..qui n'ont jamais les coudées franches.. Je comprends que ça intéresse peu de gens.Même à 500,000$ ça ne m'intéresserait pas...

    Au-lieu de les payer plus cher, ça serait mieux de privatiser certains services comme dans plein de pays européens.Le service reste admissible à TOUS les citoyens, sauf que ceux qui dirigent ces services privés sont de vrais patrons qui DÉCIDENT et AGISSENT et DOIVENT RENDRE DES COMPTES au lieu de bureaucrates coincés entre deux bureaucraties qui rendent toute gestion inefficace..et ne sont jamais responsables puisque soumis totalement au bureaucratie gouvernementale et syndicale..

    Même chose dans les écoles. En Suède ce sont les directeurs d'école qui décident qui ils engagent et il n'y pas de vieux profs de religion qui se ramassent à enseigner des matières dans lesquelles ils sont incompétents..par une dictature bureaucratique syndicale qui oblige nos jeunes à se faire enseigner par des profs souvent incompétents... Il n'y a pas de boss ici dans les écoles, seulement des gens soumis aux bureaucraties gouvernementales et religieuses, sans obligation de rendre des comptes, sans compétition..seulement la mièvrerie bureaucratique stérile..

    Quel vrai leader veut être un faux patron?? »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 08h25
    Quelques ``plugs`` à poser C.Pelchat... tahcl@axion.ca
    « C'est pas drôle ! Pas encore élu et déjà des retours d'ascenseur. Comme si la compétence s'alignait sur les salaires...M.le Ministre ne doit pas avoir le temps de lire les journaux.Si nous sommes aujourd'hui en pleine crise économique,nous le devons ,Dieu Merci,à toutes ces grandes compétences payées des salaires astronomiques et qui ont jeté
    le monde financier et économique dans le bourbier.Bravo !
    Peut-être que si les entreprises en avaient engagé d'autres un peu moins voraces pour gérer la finance,aurions-nous pu éviter le pire,car ils auraient davantage pris soin du bien commun que du leur propre.
    Pourrait-on changer de sortes de ``plugs``de temps à autres ?

    C.Pelchat
    Lac-Mégantic

    p.s.Dans la fonction publique particulièrement,il y a foule de gens compétents que l'on fait travailler comme des tâcherons,à salaires inférieurs,alors que leur patrons immédiats sont incapables de prendre une décision sans leur subalternes,alors que ce sont eux qui empochent les salaires élevés.Allez y comprendre quelque chose ! C.P. »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 08h49
    Pas encore!
    « Et puis les gens qui travaillent comme des fous un peu partout? Ce n'est pas le seul poste pour lequel il est difficile de recruter des gens de qualité.

    Cela me fait rire, quand on compare toujours avec le poste de la province où l'on paie le mieux. Toute une justification. «Il gagne plus cher que moi, je dois avoir autant que lui (OUIN! OUIN!).

    Et cette équation étourdissante : plus d'argent égale plus de compétence!

    Il faut m'expliquer la logique. Pour attirer des gens plus compétents! HA oui! Je vous ferais remarquer que certains gestionnaires de Wall Street gagnent des millions! Exemple facile! Peut-être! Mais quand même, admettez que ça fait réfléchir sur l'adéquation compétence et salaire.

    En passant, le PDG de Nortel avait un pas pire salaire. Nous devrions le recruter celui-là. Il va être disponible bientôt (je me demande s'il va avoir une indemnité de séparation dans les six chiffres.)

    Le problème ne se pose pas au niveau du «gestionnaire» (quoique). Il faut avoir des recruteurs de meilleure qualité.

    Vous savez, la médiocrité engendre la médiocrité. Et encore une fois, je ne suis pas plus cynique que ceux qui désirent plus d'argent avec des raisonnements aussi insidieux. »

  • Gérard Laurin
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h34
    Halte au bonis
    « On se croirait dans le monde du sport professionnel.
    Il y a une pratique de rémunération qui m'a toujours rendu mal à l'aise et qui s'amplifie. D'abord la performance n'est jamais le fait du PDG tout seul. Rien ne va sans la collaboration du personnel. Par conséquent cette pseudo-performance ne devrait pas être rémunérée sans égard aux efforts du personnel en général. Il faudrait mettre fin aux augmentations au pourcentage. Dans mes rêves les plus fous, j'imagine que les organismes devraient plutôt ajuster (annuellement) le salaire de la catégorie des employés de soutien au taux officiel de l'inflation (au même titre que les assistés sociaux) avec possibilité de variation au gré des négociations. Si l'augmentation moyenne de ces employés est de 1200 $ par exemple, les cadres devraient toucher non pas un % mais ce montant précis de façon à ne pas augmenter l'écart entre les catégories d'emploi. Cette approche éviterait entre autre la nécessité de mettre les plus anciens à la retraite pour diminuer les coûts de main d'oeuvre. Bien sûr je rêve ... »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h47
    Une suggestion
    « Étant donné la déférence traditionnelle qu'ont les Québécois et leurs gouvernements successifs envers la minorité anglophone du Québec, le gouvernement actuel, qui sera probablement réélu grâce à cette minorité, devrait hausser le salaire, pardon, les émolements, du directeur du Centre universitaire de santé McGill à au moins un demi-million par année, lui garantissant en plus de copieux bonus s'il a l'amabilité de parler en français lors d'entrevues accordées aux médias des Desmarais et Péladeau. Bien sûr, la Société Saint-Jean-Baptiste descendra dans la rue sans regarder dans le rétroviseur, et le PQ déchirera sa blouse à l'Assemblée nationale. Mais le Québec suivra. Il est fondamentalement « gentil ». Quant au directeur du CHUM, le même gouvernement n'aurait qu'à offrir quelque 225 000 $ à un candidat de l'étranger dont le salaire actuel est nettement inférieur à cette somme, faisant ainsi preuve de générosité.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roger Dion
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 10h16
    L'ancien DG. DR. DENIS ROY était satisfait lui de son salaire
    « Oui depuis la démission forcé du DG DR..ROY,/ pour raison partisane des libéraux /qui lui était satisfait de son salaire.
    Le gros mélodrame des libéraux, pour donner a un de leurs AMIS, UN PLUS GROS SALAIRE, comme il ont fait a la S A Q, A HYDRO QUÉBEC ETC. tous des petits amis du parti libéral,
    IL faut défaire CHAREST aux prochaines élections,car il va manquer d amis a nommer.
    ROGER MONTREAL »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 12h03
    A Sylvie Reamblay, from Coluche, wirh love
    « "Depuis le temps qu'ils nous disent qu'on est con, on doit bien l'être une petit peu... ";-)

    Pierre JC Allard

    http://nouvellesociete.wordpress.com/
    2008/11/11/les-elections-2008-au-quebec-33-jours-et-33-billets-7/ »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 14h58
    Bolduc aussi insignifiant que l'autre nunuche
    « Nous pourrions utilement signaler à Bolduc que nous manquons de médecins au Québec. Allo du con !!! Il est pressé de trouver des DG, mais nous quand aurons-nous accès à un médecin de famille ? Quand cessera-t-on de privatiser de grands pans de notre système et commencera-t-on à s'intéresser à lui faire un bon lifting ? Quand cessera-t-on de nous prendre pour des valises ? S'il faut aller chercher des DG à l'extérieur, on pourrait peut-être importer une couple de douzaine de médecins de famille en même temps. Tant qu'à y être. »

  • Guy Fauteux
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 17h26
    Monsieur michaud vous avez 100% raison
    « J'en ignore la raison mais les quebecois francophone
    sont incapable de comprendre et veulent rien entendre de propos comme les votres.
    Je classerais cette attitude des quebecois francophones dans la meme famille de prejuge que leur prejuge contre les noirs,les etranger ,les beaucerons , et contre les gens ayant l'esprit d'entreprise. (serais ce de la jalousie ,je serais porte a le croire
    Pour avoir travaille quelques annees dans une entreprise
    d'etat Hydro-Quebec pour ne pas la nommer et maintenant entrepreneur je suis bien place pour comprendre vos propos.
    Guy Fauteux »

  • Mi Po
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 00h48
    Payer pour avoir les compétences nécessaires à une bonne gestion
    « Un médecin n'a pas la formation, ni les connaissances, ni l'expérience d'un administrateur. Depuis des décennies NOS HÔPITAUX SONT TROP SOUVENT DIRIGÉS PAR DES MÉDECINS PLUTÔT QUE PAR DES ADMINISTRATEURS. Regardez le résultat que ça a donné...

    L'administration est une science et autant on ne demanderait pas à un administrateur de soigner les malades, autant on ne peut espérer qu'en mettant des médecins dans des postes de haute gestion, qu'ils vont avoir la science infuse et les compétences requises.

    Historiquement, les médecins ont occupés les postes de gestion hospitalière afin de défendre leurs intérêts corporatifs en premier.

    S'ils sont payés 350 000$ en Ontario, pourquoi paierait-on les gestionnaires d'hôpitaux du Québec à moindre prix. Au coûts astronomiques qu'on doit débouser annuellement en Santé, ça ne serait pas du luxe d'avoir une bonne gestion.

    Le marasme dans lequel se trouve notre système de santé est dû au fait que ce sont des médecins qui le gèrent plutôt que des administrateurs.

    Mipo »

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