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Le rendez-vous électoral aurait hâté le règlement du dossier du CHUM

Kathleen Lévesque   7 novembre 2008  Santé
L'imminence du déclenchement des élections a précipité la semaine dernière la bonification du projet du CHUM malgré la résistance de l'équipe de direction de l'hôpital. C'est ce qu'a soutenu hier le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette, qui a tiré à boulets rouges sur les dirigeants du CHUM. Selon lui, le CHUM a même été une nuisance à l'évolution du dossier.

Au cours d'une conférence de presse convoquée pour clore la bataille menée depuis l'été par la FMSQ, le Dr Barrette a déploré l'attitude du CHUM. D'ailleurs, la FMSQ a vite compris qu'il lui faudrait s'adresser directement au ministre de la Santé, à la présidente du Conseil du trésor et même au bureau du premier ministre. «Je pense qu'au ministère il y a des gens intelligents qui ont à coeur que les services à la population soient donnés et que les caprices administratifs passent en deuxième», a raconté le Dr Barrette, qui n'a pas caché sa satisfaction à l'égard des résultats.

Vendredi dernier, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, confirmait que le projet du CHUM sera revu et corrigé: 772 lits plutôt que 700 et 39 salles d'opération plutôt que 30. Gaétan Barrette a indiqué hier que l'espace est prévu pour permettre une augmentation jusqu'à 808 lits «si la nécessité était démontrée». Le Dr Barrette s'enthousiasme pour certains éléments du projet, dont les quatre salles d'opération hybrides, c'est-à-dire qui bénéficieront d'équipements de très haute technologie permettant d'éviter de déplacer des patients en pleine chirurgie.

La FMSQ estime donc avoir gagné sur toute la ligne, sauf pour ce qui est du site (Outremont était l'objectif) et des stationnements, qui demeurent un casse-tête. Le désir du premier ministre Jean Charest de déclencher des élections a également été un facteur de premier ordre pour que les médecins spécialistes obtiennent l'oreille attentive du gouvernement. Le Dr Barrette l'a reconnu sans ambages. Il a toutefois précisé que sa sortie médiatique n'avait pas été réclamée par le gouvernement sortant.

Quoi qu'il en soit, l'équipe libérale a le beau rôle dans la résolution immédiate du problème aux yeux du Dr Barrette. En comparaison, le CHUM a fait preuve d'«orgueil» accentué par un «climat de secret», a-t-il dénoncé. Même le Dr Guy Breton, qui a été embauché par le CHUM pour mettre la dernière main au plan clinique, ne croyait pas justifiées les améliorations apportées, a ajouté le Dr Barrette.

Les hostilités électorales n'ont pas permis la publication du décret concernant le CHUM, mais le Dr Barrette ne s'en inquiète pas. Pour lui, il est maintenant clair que le projet du CHUM est sur les rails. Le lancement de l'appel de proposition est prévu pour la mi-décembre.






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  • Lise Morin
    Abonnée
    vendredi 7 novembre 2008 00h14
    dossier du CHUM
    « 15 ans d' attente. Avons-nous les moyens d' avoir deux hôpitaux à Montréal un anglophone et un francophone. Pourquoi pas les deux langues dans le même hôpital. Avons-nous suffisamment de médecins pour deux hôpitaux ou le premier qui ouvrira viendra siphonner les meilleurs. »

  • Jean Lapointe
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 08h21
    Deux grands hôpitaux c'est trop.
    « Les Anglos sont vraiment encore beaucoup trop envahissants au Québec.

    Comment peuvent-ils justifier l'existence d'un grand hôpital universitaire anglophone, payé pour beaucoup par nos taxes, alors que nous vivons dans un pays le Québec, qui n'est pas encore un vrai pays francophone mais qui aspire à le devenir?

    Est-ce que cet hôpital anglophone ne risque pas d'être un ghetto au sein de la société québécoise? Est-ce que c'est cela que l'on veut?

    Mais pour qui se prennent-ils ces Anglos ?

    C'est pas étonnant que l'on ne les entende pas beaucoup parler. Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent, ou presque, sans que la population québécoise ne puisse se prononcer. »

  • Raymond Vaillancourt
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 08h21
    La véritable clientèle du CHUM
    « Voilà, si cela était encore nécessaire, l'illustration de la véritable clientèle du CHUM et pour qui on le construit: les médecins ! En soi, ce n'est pas dramatique. Encore faudrait-il arrêter d'endormir la population en laissant croire que ce mastodonte lui est destinée !

    Raymond Vaillancourt
    www.prospectgestion.com »

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 7 novembre 2008 12h17
    Le PLQ et le PQ : blanc bonnet et bonnet blanc, l'ADQ : le retour à la petite noirceur frileuse et étriquée
    « Si le Québec se retrouve à subventionner deux hôpitaux universitaires, c'est parce que nous sommes une bande de colonisés et de moutons bêlants. Notre système de santé est volontairement négligé depuis des années et livré au privé par morceaux et là encore, personne ne proteste. Notre système scolaire est une déchéance et un fiasco, nous sommes en train de ruiner les chances d'avenir d'un grand nombre de nos jeunes et là encore, le silence des agneaux. Le Québec aime les gouvernements qui ne font rien, nous sommes servis avec le PLQ et il en irait de même avec le PQ, avec l'ADQ, nous pourrions en prime, retourner 50 ans en arrière à la vitesse grand V. Quel que soit le parti choisi, nous aurons exactement le gouvernement que nous méritons. Quand un peuple manque de vision, quand il se satisfait d'un petit pain, quand il se dote de trois chefs de partis insignifiants à vomir, il n'a que ce qu'il mérite. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 16h36
    À monsieur Lapointe
    « Vous vous demandez pour qui se prennent les Anglos du Québec. Pour ce qu'ils sont, les véritables décideurs. Les politiciens de l'Assemblée nationale sont leurs marionnettes. Ce sont eux qui ont décidé de mettre sur pied un hôpital universitaire anglo. Que feraient ces pauvres médecins anglos dans un hôpital universitaire francophone ? Il faut les prendre en pitié.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 21h44
    Dossier du CHUM par de parfait imbécile heureux
    « Ce sont les mêmes qui demandent un mandat de gouverner. Une farce. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 09h51
    À bas les nombrilistes accros des pouvoirs parallèles.
    « Deux éléphantesques hôpitaux à Montréal et un autre à Québec, alors que le Québec longe les fossés d'une crise financière sans précédent, quoiqu'en fricote et tricote Jérôme-Forget, alors que Québec vit en sursis, aux abords du précipice d'un endettement irréconciliable ; alors que le «Québec des politiques» frappe de plein fouet le mur de la pénurie des médecins et qu'il percute simultanément celui de la crise des nerfs et de la désaffection des personnels infirmiers et autres victimes d'une contagion dont l'incurie des gouvernants est globalement et spécifiquement responsable.

    Le méga CHUM et le macro CHUQ font problème et feront toujours problème, en raison, principalement, de la présence de l'ego démesuré de l'omnipotent monsieur «pouvoir parallèle» de la FMSQ, Gaétan Barrette, qui se targue d'avoir tassé, dans le coin gauche, l'ex-ministre libéral Couillard (contrôle des macros salaires des riches spécialistes), qui vient de tasser dans le coin droit, l'actuel parachuté libéral Bolduc (contrôle des plans et des devis, des orientations et modifications du CHUM) et qui croit pouvoir mettre knock-out le libéral campaigner minoritaire qui vient d'acheter la paix inhospitalière et le vote des goujats qui capitalisent sur le PRIVÉ, ce faisant avec l'argent des contribuables qui, EUX, subissent toujours les sévisses du régime capitaliste d'une SANTÉ PUBLIQUE OÙ LES PACHAS ET CAUDATAIRES DU RÉGIME, NE SONT ET NE SERONT PRIVÉS DE RIEN...

    Ayant assouvi ses FAIMS SALARIALES avec le libéral ex-ministre et médecin spécialiste Philippe Couillard, il poursuit ses charges, en fonction de ses FINS POLITIQUES, auprès du condescendant et complaisant LÀ-LÀ D'ALMA, l'actuel libéral médecin et ministre d'un système de santé où le béton coule à flot (campagne électorale libérale et achat de votes obligent), mais où les patients malades et souffrants, EUX, coulent et croupissent au fond des cales de la Galère des Maladies du Québec et s'empilent dans les placards et corridors d'une médecine publique de souterrain et de caveaux, soumise aux contingences et obligeances prioritaires, aux urgences, aux investissements et soulagements que le PLQ a largement consentis à la médecine lucrative, à la médecine sélective, à la médecine des richards, à la médecine du PRIVÉ, à la médecine qui paye, à la médecine qui attire les professionnels de la piastre et qui ne sont motivés que par ce qui s'empile dans leurs portefeuilles, à la médecine qui réunit les investisseurs de la caisse électorale, à cette médecine priorisée et privilégiée du PRIVÉ qui se pratique, celle-là, sans attente ni corridorisation, parce qu'elle se cache aux étages supérieurs des mégas CENTRE DES ACHATS ET DES SERVICES DE LA SANTÉ QUI SE SPÉCIALISENT DANS LA GUÉRISON DES BIEN NANTIS DONT LA RECONNAISSANCE SANS LIMITE EST ESCOMPTÉE...

    L'actuel bulldozer de la FMSQ n'a pas réussi à assumer l'intérim de Couillard et n'a donc pas pu atterrir dans JEAN-TALON, aux partielles de septembre dernier. Le voilà donc résolument amarré et bien ancré aux quais décisionnels du MSSS (Ministère de la Souffrance et des Sévices Subventionnés), affirmant haut et fort, qu'avec Yves Bolduc, «il a gagné sur toute le ligne». En raison de son aplaventrisme électoraliste et de ses complaisances minoritaristes, Jean Charest devra avoir le bulldozer de la FMSQ à l'oeil, puisqu'il a tout le potentiel tentaculaire et tout le poids fédératif, POUR JOUER, à l'intérieur d'un PLQ voué au minoritarisme et à l'aplaventrisme, AUX JEAN-CLAUDE SAINT-ANDRÉ, AUX MARC LAVIOLETTE et autres explosifs, pourfendeurs et emmerdeurs du PQ. De toute façon, ça semble écrit en rouge dans le ciel bleu du transfuge Jean Charest que Gaétan Barrette va le mettre échec et mat, à la première occasion.

    Revenant à l'essentiel ou à tout ce qui peut y mener ou nous y ramener, il importe de se rappeler que l'histoire de la RÉUSSITE QUÉBÉCOISE ne s'écriera pas avec les éclats et les coups de gueule des explosifs éléments de sa mineuse gouvernance et de ses exploiteuses sous-traitances. Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler des 40 dernières années des tergiversations politicailleuses qui ont signé nos reculs et consacré l'actuelle stagnation. La RÉUSSITE DU QUÉBEC doit s'écrire par et/ou avec LES ACTIFS TRAVAILLEURS (non les explosifs ni les putschistes des syndicats, des corporations et des fédérations) ; par et/ou avec LES POSITIFS INVESTISSEURS (non les maffieux trafiquants et revendeurs de nos biens et ressources); par et/ou avec LES LUCIDES VISIONNAIRES (non les cupides illusionnistes et spécialistes des imageries médiatiques) ; par et/ou avec CEUX ET CELLES QUI ONT DES VISEES SOCIETALES INSPIREES DE LA GRANDEUR D'ÂME ET DE LA NOBLESSE D'ESPRIT DES INFATIGABLES BATISSEURS dont l'histoire fut malheureusement balayée, par des parvenus à courte vue, du tableau maintenant révolu du 400e des tombolas et des falbalas, du tourisme et des revenus festivaliers encaissés, au cours desquelles festins et rendez-vous, le nationaliste libéral avait soigneusement fait toutes ses emplettes et provisions électoralistes 2008.

    Nous sommes à la jonction du Québec, ce jeune adulte du 3e millénaire. Nous avons l'obligation historique de porter très haut le flambeau de nos visées nationalistes, sous l'estampille de la fierté et de la solidarité québécoises. Visées qui devront échapper, pour toujours, aux emprises de l'actuelle émergence des boulimiques carriéristes, des voraces verticalistes et des obèses capitalistes qui n'ont de miroirs que pour contempler leur méga nombril d'accros désespérants et qui font leur, la place public de tous nos espoirs, y déversant, sans vergogne, toutes leurs sécrétions égotistes et y dégobillant, au surplus et sans la moindre retenue, toutes leurs frustrations d'individualistes bigarrés. Le Québec 2008 doit se distancer de cette génération montante des carriéristes verticalistes, en émergence, comme le Québec 2008 s'est dissocié des pontifes et souverains qui ont misé sur la division pour trafiquer l'union un soir de référendum, portant les charges de leurs échecs au compte des citoyens payeurs de taxes.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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