Le rendez-vous électoral aurait hâté le règlement du dossier du CHUM
L'imminence du déclenchement des élections a précipité la semaine dernière la bonification du projet du CHUM malgré la résistance de l'équipe de direction de l'hôpital. C'est ce qu'a soutenu hier le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette, qui a tiré à boulets rouges sur les dirigeants du CHUM. Selon lui, le CHUM a même été une nuisance à l'évolution du dossier.
Au cours d'une conférence de presse convoquée pour clore la bataille menée depuis l'été par la FMSQ, le Dr Barrette a déploré l'attitude du CHUM. D'ailleurs, la FMSQ a vite compris qu'il lui faudrait s'adresser directement au ministre de la Santé, à la présidente du Conseil du trésor et même au bureau du premier ministre. «Je pense qu'au ministère il y a des gens intelligents qui ont à coeur que les services à la population soient donnés et que les caprices administratifs passent en deuxième», a raconté le Dr Barrette, qui n'a pas caché sa satisfaction à l'égard des résultats.
Vendredi dernier, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, confirmait que le projet du CHUM sera revu et corrigé: 772 lits plutôt que 700 et 39 salles d'opération plutôt que 30. Gaétan Barrette a indiqué hier que l'espace est prévu pour permettre une augmentation jusqu'à 808 lits «si la nécessité était démontrée». Le Dr Barrette s'enthousiasme pour certains éléments du projet, dont les quatre salles d'opération hybrides, c'est-à-dire qui bénéficieront d'équipements de très haute technologie permettant d'éviter de déplacer des patients en pleine chirurgie.
La FMSQ estime donc avoir gagné sur toute la ligne, sauf pour ce qui est du site (Outremont était l'objectif) et des stationnements, qui demeurent un casse-tête. Le désir du premier ministre Jean Charest de déclencher des élections a également été un facteur de premier ordre pour que les médecins spécialistes obtiennent l'oreille attentive du gouvernement. Le Dr Barrette l'a reconnu sans ambages. Il a toutefois précisé que sa sortie médiatique n'avait pas été réclamée par le gouvernement sortant.
Quoi qu'il en soit, l'équipe libérale a le beau rôle dans la résolution immédiate du problème aux yeux du Dr Barrette. En comparaison, le CHUM a fait preuve d'«orgueil» accentué par un «climat de secret», a-t-il dénoncé. Même le Dr Guy Breton, qui a été embauché par le CHUM pour mettre la dernière main au plan clinique, ne croyait pas justifiées les améliorations apportées, a ajouté le Dr Barrette.
Les hostilités électorales n'ont pas permis la publication du décret concernant le CHUM, mais le Dr Barrette ne s'en inquiète pas. Pour lui, il est maintenant clair que le projet du CHUM est sur les rails. Le lancement de l'appel de proposition est prévu pour la mi-décembre.
Au cours d'une conférence de presse convoquée pour clore la bataille menée depuis l'été par la FMSQ, le Dr Barrette a déploré l'attitude du CHUM. D'ailleurs, la FMSQ a vite compris qu'il lui faudrait s'adresser directement au ministre de la Santé, à la présidente du Conseil du trésor et même au bureau du premier ministre. «Je pense qu'au ministère il y a des gens intelligents qui ont à coeur que les services à la population soient donnés et que les caprices administratifs passent en deuxième», a raconté le Dr Barrette, qui n'a pas caché sa satisfaction à l'égard des résultats.
Vendredi dernier, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, confirmait que le projet du CHUM sera revu et corrigé: 772 lits plutôt que 700 et 39 salles d'opération plutôt que 30. Gaétan Barrette a indiqué hier que l'espace est prévu pour permettre une augmentation jusqu'à 808 lits «si la nécessité était démontrée». Le Dr Barrette s'enthousiasme pour certains éléments du projet, dont les quatre salles d'opération hybrides, c'est-à-dire qui bénéficieront d'équipements de très haute technologie permettant d'éviter de déplacer des patients en pleine chirurgie.
La FMSQ estime donc avoir gagné sur toute la ligne, sauf pour ce qui est du site (Outremont était l'objectif) et des stationnements, qui demeurent un casse-tête. Le désir du premier ministre Jean Charest de déclencher des élections a également été un facteur de premier ordre pour que les médecins spécialistes obtiennent l'oreille attentive du gouvernement. Le Dr Barrette l'a reconnu sans ambages. Il a toutefois précisé que sa sortie médiatique n'avait pas été réclamée par le gouvernement sortant.
Quoi qu'il en soit, l'équipe libérale a le beau rôle dans la résolution immédiate du problème aux yeux du Dr Barrette. En comparaison, le CHUM a fait preuve d'«orgueil» accentué par un «climat de secret», a-t-il dénoncé. Même le Dr Guy Breton, qui a été embauché par le CHUM pour mettre la dernière main au plan clinique, ne croyait pas justifiées les améliorations apportées, a ajouté le Dr Barrette.
Les hostilités électorales n'ont pas permis la publication du décret concernant le CHUM, mais le Dr Barrette ne s'en inquiète pas. Pour lui, il est maintenant clair que le projet du CHUM est sur les rails. Le lancement de l'appel de proposition est prévu pour la mi-décembre.
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